Bonjour tout le monde! Je sais que ça fait énormément de temps que je ne publiais rien, mais c'était que j'avais écrit ce chapitre sur mon ordi et après, comme j'ai changé la version de Windows, j'ai complètement perdu ce chapitre, et, comme j'avais continué à écrire ma fic sur les différents cahiers de l'école, j'ai un peu perdu la motivation pour revenir en arrière dans l'histoire... En tout cas, sachez que j'ai beaucoup travaillé ces deux derniers jours pour vous fournir ce chapitre, étant donné que j'ai dû relire presque l'intégralité de ma fic pour pouvoir recoller les morceaux. En attendant, je crois que j'y ai retrouvé quelques erreurs sur le script, donc il est possible que les chapitres précédents soient encore modifiés. Pour les chapitres suivants, ça va prendre encore un petit bout de temps à publier, étant donné qu'ils sont un peu éparpillés par mes cahiers de philosophie, biologie, physique et chimie, et les segments ne suivent pas l'ordre des pages du cahier (les gros bordel en somme!), mais ils seront publiés.

Si aujourd'hui vous avez ce chapitre sous les yeux, vous devez remercier une lectrice qui m'a interpellée, et qui m'a vraiment donné envie de revenir en arrière pour compléter ma fic, c'est uneklaineuuuuuse, dont le soutien m'a poussé à reprendre le bouleau depuis le milieu.

Je suis désolée si je ne réponds pas à tous vos review, non pas que je ne les apprécie pas, bien au contraire, c'est que sinon ça rajouterait beaucoup de mots à l'histoire, et je ne suis pas du genre à bourrer mes chapitres de notes d'auteur. (contrairement à ce que je fais maintenant, mais je vous le devais bien...)

J'espère que vous appréciez ce chapitre, écrit avec une nuit blanche (presque deux) et beaucoup de réflexion, histoire de ne pas vous révéler des détails de la suite de l'histoire.


PDV Rachel

La semaine suivante, je ne me sentais pas bien au réveil. En plus, l'odeur de bacon qui émanait de la cuisine m'écœurait plus que d'habitude. Je dus donc me lever en quatrième vitesse pour aller vomir tous les restes du dîner de hier. Santana, qui était endormie à mes côtés, se rendit compte de mon geste et me rejoignit aux toilettes de ma chambre. Elle eût la gentillesse de me tenir les cheveux et de me donner un linge propre et mouillé pour me nettoyer.

-Est-ce que ça va ?- me demanda-t-elle pendant qu'on revenait à la chambre.

-Oui, c'est juste que l'odeur à bacon m'a écœurée. Ce n'est rien de grave. Comme quoi, il faut bien que toi et ton père arrêtiez avec cette mauvaise habitude que vous avez de manger une chose pareille le matin.

-Oh, mais dîtes donc, qu'est-ce qu'elle est grognonne la mademoiselle ce matin.- se moqua Santana de moi, alors que je prenais un coussin et le lui lançais, mais, vu qu'elle avait prévu mon geste, elle s'éloigna et le coussin passa à un centimètre de son bras droit.- Eh, mais c'est pas gentil tout ça, de balancer un coussin dans la figure de ta copine chérie.

-Mais qui a dit que t'étais ma copine chérie ?- rétorquai-je, juste pour me moquer d'elle.- Et, en plus, j'ai bien le droit d'être grognonne pour une fois, parce que, franchement, si j'étais comparée à Sylvester, je serais sans doute la fille qui a le plus souvent de la bonne humeur.

-Bon, avec cet argument, t'as gagné un point. Mais, ne pas me laisser être ta copine chérie, c'est vraiment pas gentil…- Santana fit une tête de chien battu, qui, au lieu de me donner pitié d'elle, me donna encore plus envie de rigoler.- Je fais tout pour toi.

-Ah bon, et depuis quand ? La dernière fois que je me suis souvenue que je t'aie demandé de me rendre service, tu m'as répondu que t'étais trop occupée à faire ton travail d'espagnol, alors que tout ce que je te demandais était d'aller me chercher du papier toilette parce qu'il y en avait plus dans notre salle de bain et que tu ferais ton travail d'espagnol même en dormant… Tu m'as obligée à aller le chercher moi-même, sans m'être encore nettoyée les fesses. Donc, si on suit ta logique, tu n'es pas vraiment ma copine chérie.- Submergée par ma rhétorique, Santana ne dit un seul mot, et baissa simplement la tête.- Mais tu sais, je rigolais, faut pas faire une tête pareille. Bien sûr que t'es ma copine chérie. Je t'aime plus que tout mon petit cœur fondu.

-Eh, je ne suis pas un petit cœur fondu ! Je suis une dure à cuire je te le rappelle !- me dit-elle, indignée.

-Mais bien sûr que oui, mon amour. Tout ce que tu voudras…- me moquai-je encore une dernière fois d'elle avant de descendre les escaliers pour aller prendre le petit-déjeuner.

En arrivant dans la cuisine, l'odeur à bacon était à son sommet, et je me sentis à nouveau mal, devant courir une nouvelle fois aux toilettes, avec Santana derrière moi pour me soutenir. De retour dans le couloir, mon père et Miguel me regardaient, soucieux.

- Tu vas bien, ma chérie ?- me demanda mon père.

-Oui, je vais bien. C'est juste l'odeur au bacon qui m'écœure un peu. Rien de grave.- à ce moment, Santana rentra dans la cuisine pour prendre mon petit-déjeuner et me l'amener au salon, histoire que je ne sois pas trop en présence à la forte odeur à bacon de la cuisine. Ensuite, elle revint à la cuisine pour manger son petit-déjeuner à toute vitesse parce que, par ma faute, elle était déjà en retard pour l'entraînement des Cheerios. Je m'assis alors sur le canapé, mon assiette de pancakes végétaliens et mon verre de lait de soja devant moi, alors que Miguel et mon père me rejoignaient au salon. Ils me regardaient bizarrement, comme si j'étais un cas médical grave et dur à résoudre. Finalement, tous deux se regardèrent dans les yeux avant de me regarder. Bon, ils commençaient à me foutre la trouille, et je ne savais plus vraiment comment agir. Ça me faisait penser à la fois où ils m'avaient surpris en train de sortir d'une douche plus que chaude avec ma petite (grande, ne lui dîtes pas que je la traite de petite) San. Au bout de quelques minutes à m'observer, mon père finit par dire :

-Depuis quand est-ce que tu manges aussi peu ?- demanda-t-il en voyant que je n'avais mangé que deux de mes cinq pancakes.

-Depuis que je n'ai pas très faim le matin et que je me sens mal si je mange trop d'un coup.- lui répondis-je.

-Et ça fait depuis quand que t'es comme ça indisposée ?- me demanda alors Miguel, comme qu'entrain de suivre le train de pensées de mon père.

-Disons que ça fait deux trois jours, pourquoi ?- ils se regardèrent à nouveau, comme s'ils parlaient par télépathie. Qui sait, peut-être qu'ils le faisaient vraiment.

-Rachel, je vais te laisser un test de grossesse dans la commode de ta salle de bains. Je veux que tu penses sérieusement à le faire, parce que tout ce que tu sens me fait beaucoup penser aux moments où ta mère était enceinte.

-Je ne suis pas enceinte ! Mais c'est quoi votre problème ? Pourquoi vous n'arrivez pas à comprendre que ça peut arriver à une personne de se sentir mal pendant quelques temps. On dirait que c'est un symptôme de médecins, de toujours compliquer les choses ! Je n'étais même pas en période d'ovulation quand j'ai fait l'amour avec Santana !- Je pétai un câble avec ce qu'ils étaient en train de me dire. Je ne pouvais pas être enceinte, c'était tout simplement impossible. Je ne pouvais pas me permettre une chose pareille. Être enceinte serait exactement la même chose que de renoncer à tous mes rêves, ceux pour lesquels j'ai tellement travaillé, sans parler du fait que San ne saurait pas comme réagir face à une situation pareille. Je ne pouvais tout simplement pas penser à cette idée ridicule, au cas où je pourrais encore y croire, tout comme mes parents. Je me levai donc, rageuse, pris mes affaires et partis en direction de l'école.

PDV Omniscient

Brittany, Quinn, Rachel et Santana avaient passé beaucoup de temps ensemble pensant cette dernière semaine. On aurait d'ailleurs pu les considérer comme inséparables désormais. Mais Quinn et Santana ne l'avoueraient jamais. Elles ne voulaient pas l'assumer, mais elles étaient devenues de très bonnes amies, trouvant de plus en plus de points communs. Grâce à cette semaine qu'elles avaient passée ensemble, Santana se rendit compte qu'elle avait seulement haït Quinn parce qu'elle avait fait autant de mal à sa précieuse Rachel, et peut-être aussi parce qu'elle lui faisait penser à cette période qu'elle-même avait eue, où elle n'acceptait que personne ne s'approchât d'elle, au cas contraire elle aurait fait tout pour blesser les autres, tout simplement parce qu'elle ne s'acceptait pas comme elle-même était. Rachel, en passant ce temps en compagnie de Brittany, avait enfin réussit à mettre de côté tout le reste de différents qu'elle sentait pour la blonde. Quant à Quinn, Rachel commença à comprendre ses raisons et à bien s'entendre avec elle, mais pas aussi bien que Santana. Quinn avait réellement fait des progrès. Désormais toute l'école savait qu'elle était la meilleure amie pour toujours (BFF) de Brittany. Elle ne se sentait pas encore prête pour s'assumer devant toute l'école, mais, au moins, elle ne lâchait pas sa femme pendant une seconde. Malheureusement, les attaques de granita n'avaient pas encore arrêté. Quinn et Santana, désormais co-capitaines des Cheerios, avaient tout essayé pour changer cette situation, mais la Psychopathe (faut entendre Sylvester) ne les avait pas laissé arrêter les attaques, seulement passer à humilier des vrais losers, vu qu'elle avait finalement compris que Rachel n'avait pas autant le profil de loser qu'elle croyait (c'étaient seulement des fausses paroles parce qu'elle avait compris qu'elle ne pouvait pas insulter Rachel, surtout maintenant que Quinn et Santana s'entendaient si bien). Mais cela ne l'empêchait malheureusement pas de continuer à comploter contre le Glee Club et les gleeks.

Cette matinée-là c'était bien passée. Il n'y avait pas eu d'incidents spéciaux, sinon que Finn salua amicalement Rachel et que Santana, comme c'était prévisible, avait semblé un animal dans une cage prêt à bondir, tellement elle était jalouse. Néanmoins, avec l'aide d'un bisou sur la joue de Rachel, tout redevint paisible. À l'heure de midi, comme c'était désormais devenu une habitude, les quatre amies mangeaient ensemble. Tant Santana, comme Quinn et Brittany, avaient remarqué que leur amie mangeait de moins en moins, et toutes commençaient à s'inquiéter. Aurait Rachel commencé à développer de l'anorexie ? Et si oui, pourquoi ? Bon, Santana savait que tout allait bien dans la vie de Rachel et qu'elle n'était pas devenue anorexique tout d'un coup, mais elle s'inquiétait quand même, parce que, en plus de manger de moins en moins, sa copine se sentait de plus en plus souvent mal et devait souvent rejeter toute la nourriture qu'elle mangeait. Elle pensa même à l'hypothèse de sa copine être enceinte d'elle, mais elle se dit que cela n'était autre que ridicule. Certes, ni elle ni Rachel n'avaient pris de protection, mais Santana avait déjà été rassurée par Rachel que, lorsqu'elles avaient fait l'amour, ce n'était pas sa période d'ovulation. Elle espérait de tout son cœur que tout cela ne soit qu'une indisposition passagère. Non pas qu'elle soit capable de rejeter un bébé, mais plutôt qu'elle pouvait déjà pressentir comment la vie de son amour s'effondrerait à l'entente d'une nouvelle pareille.

Les filles finirent de manger entre rigolades. En effet, Quinn et Santana, encore une fois, pour le plus grand désarroi de Rachel, avaient décidé de se moquer de Finn, alias L'Homme Enfant, ou Finnocence, et, bien évidemment, la risée dans la table fût générale. C'était clair que Rachel rigolait aussi, mais un côté d'elle n'aimait pas qu'on se moque d'un de ses amis, si elle le pouvait considérer ainsi, pour plus bête qu'il soit. Après cinq minutes de bonne rigolade, les filles finirent par se lever, ranger leurs affaires, et aller vers la salle de chorale avec une demi-heure d'avance, histoire de laisser à Rachel le temps de préparer les idées qu'elle avait pour cette réunion du Glee Club. Seulement, leurs plans furent interrompus par une des acolytes de Sylvester que demanda aux quatre, sans exception, d'aller de toute urgence à son bureau. Comme c'était prévisible, Rachel se demanda bien ce qu'elle pouvait avoir à faire dans le bureau de la Coach, mais comme la colère de celle-ci était redoutable par toutes et tous, bien que réticente, elle finit par accompagner ses amies au bureau du Monstre, comme elle aimait bien l'aimer, secrètement.

Arrivées devant la porte, toutes quatre prirent une grosse inspiration, à la suite de quoi Santana frappa de trois coups secs la porte. Ça ne prit pas beaucoup de temps pour recevoir l'approbation de la Coach. D'ailleurs, la connaissant comme Santana le faisait, elle pouvait être sûre que la Coach les attendait déjà, assise sur sa chaise de bureau, les jambes croisées sur le bois d'ébène du bureau. Mais, quand elle ouvrit la porte, ce qu'elle vit à l'intérieur du bureau du tyran du McKinley fut tout sauf ce qu'elle s'attendait à voir. Le bureau semblait soudainement s'être transformé en salle pour réunion des alcooliques anonymes, avec des chaises disposées en rond. Ses sourcils se levèrent d'étonnement en voyant ses parents (tant sa mère, que son père, que Leroy et Franceline) assis sur quatre chaises suivies. De leur côté gauche, il y avait deux places libres, à la suite de quoi était la chaise sur laquelle était assise Sylvester. Suite à elle il y avait à nouveau une place de libre, et après se trouvaient deux femmes blondes, qui devaient sans doute être la mère et la sœur de Quinn, de par la ressemblance, et un homme, sans doute Mr. Fabray. Les deux chaises suivantes étaient occupées par les parents de Brittany, que Santana reconnut et salua d'un petit signe de tête, et, à la suite d'eux, il y avait encore une place libre. Santana n'avait aucune idée de ce que Sue Sylvester avait préparé, mais elle avait la sensation que cela ne serait pas beau à voir.

PDV Quinn

Santana rentra dans le bureau de la Coach, et la première chose que je vis furent mes parents et ma sœur, Samantha. Je ne savais pas quoi dire, quoi penser, quoi faire. J'étais figée là, en train de les regarder, mes parents, eux qui m'avaient brisée et qui m'avaient fait du mal pendant si longtemps. J'avais parlé avec Samantha il y avait trois jours. Santana avait raison. Samantha ne m'avait pas abandonné. Quand j'avais parlé avec elle au téléphone elle m'avait raconté qu'elle n'avait jamais arrêté de prendre de mes nouvelles ni de penser à moi. Elle m'avait dit que j'avais été très courageuse, et qu'elle était désolée pour tout ce dont j'avais passé, mais que si elle n'avait pas été là pour moi c'était parce qu'elle avait peur que je ne l'accepte pas parce que je pensais qu'elle m'avait abandonné. C'était donc pour ça qu'elle n'avait pas pris de contact avec moi, elle avait attendu que je sois prête à lui parler. On allait bien toutes les deux. Donc, si elle ne m'avait pas dit à ce moment-là qu'elle allait venir à Lima c'est sans doute parce que la Coach l'avait convoquée au dernier moment. Elle n'avait pas de raisons pour me mentir. Et je voyais dans ses yeux qu'elle essayait de me dire qu'elle ne savait rien de ça.

Quand mes yeux réussirent enfin à passer vers Sylvester, je vis qu'elle avait un sourire malin sur le visage, comme si elle venait de préparer un très mauvais coup, et, je ne savais pas pourquoi, j'avais l'impression que cette histoire allait marquer toutes les personnes ici présentes. Je pris tranquillement place à côté de ma sœur, en remarquant, néanmoins, les regards dédaigneux de ma mère et de mon père. En effet, qui avais-je été pour croire qu'ils pouvaient encore changer et m'aimer telle que j'étais. Aveugle ! Voilà ce que j'avais été.

Je regardai mes amies. Toutes semblaient effrayées, surtout Rachel, qui n'était jamais réellement entrée dans l'antre du loup. Elle été terrifiée, et elle avait des raisons pour l'être. Ayant convoqué tous nos parents, mêmes nos sœurs qui étaient à l'université, pour une quelconque réunion ne pouvait être synonyme de gros ennuis.

Je remarquai que ma sœur regardait beaucoup Franceline Berry. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais l'impression qu'il y avait de l'histoire ancienne là-dedans, qui sait, peut-être que ma sœur était amoureuse d'elle. Faut dire qu'elle était exactement comme moi au lycée, froide et distante et ne sortant qu'avec des mecs qu'elle n'aimait pas. Donc, ça ne m'étonnerait vraiment pas qu'elle aime cette Frannie. De toute façon, ce n'était pas pour cela qu'on était tous là réunis. Je pris place à côté de ma sœur, pendant que Santana alla s'asseoir auprès de sa mère, Rachel quant à elle prenait place à côté de Brittany, qui était juste à côté de ses parents. C'était drôle, je venais de remarquer que la Coach avait fait en sorte que ses deux co-capitaines soient assises de ses deux côtés, et, la connaissant, elle avait tout bien calculé pour que les choses se produisent ainsi.

-Bonjour tout le monde !- commença Sylvester, avec un peu trop d'enthousiasme à mon goût.- N'est-ce pas bien d'être réunis tous ici ensemble, comme une grosse famille ?- ça, c'était tout sauf typique dans le tyran des Cheerios.

-Est-ce que vous pouvez arrêter avec ces histoires ?- dit mon père, bien évidemment…- On n'a pas vraiment compris pourquoi on a été appelés ici à cause d'une adolescente qui n'est même pas notre fille ni à notre charge.- ça commençait bien, il mettait tout de suite les cartes dans le jeu, indépendamment du fait que cela me blessait ou pas. De toute façon, je ne savais même pas pourquoi ses paroles m'atteignaient. C'était lui qui m'avait bannie de la famille, c'était lui qui n'avait pas voulût connaître la fille qu'il avait…

-Si je suis ici, c'est parce que j'ai eu une idée qui pourrait contribuer tous les élèves de ce bel établissement, surtout pour arrêter la violence qui règne ici.- Mais bien sûr… Depuis quand est-ce que Sue Sylvester se préoccupait avec les élèves, et encore plus avec la violence qu'elle-même avait instaurée ? Pitié. Ça puait le coup monté à des kilomètres ! Un seul regard vers Santana me fit comprendre qu'elle pensait exactement la même chose que moi. Seul Dieu pouvait nous sauver maintenant…

-Et en quoi est-ce que nos enfants et nous pouvons être utiles en cela ?- demanda Leroy, tombant en plein dans le placard, et avec sa politesse de toujours.

-Personnellement, je ne vois pas comment est-ce que des créatures comme vous peuvent aider, en effet. C'est vous qui gérez toute cette violence. Si vous n'existiez pas, peut-être que cette société serait une société correcte !- il fallait que mon père, en bon chrétien qu'il était, ouvre la bouche. Leroy fût tout indigné et Miguel, avec son tempérament mexicain, se leva aussitôt et ne le laissa pas en blanc.

-Pardon ! Mais qui êtes-vous donc pour parler de cette façon ? Un soi-disant bon chrétien qui arrive tous les jours à la maison dans un état proche du coma éthylique ? ¡Hijo de puta, nunca voltees a hablar así à mí familia! (Fils de pute, ne parle plus jamais comme ça à ma famille!)- aboya aussitôt Miguel, comme c'était prévisible. Sue se leva et ordonna aussitôt le calme.

-J'ai essentiellement besoin de vous, famille Pezberry, comme on aime vous appeler par ici. Et de vous, Mr. Et Mrs. Fabray, je n'ai besoin que de votre autorisation pour faire parler Samantha et Quinn dans le projet que j'ai en tête. De même avec vous, monsieur et madame Pearce, pour votre fille Brittany.

-Peut-on savoir de quoi s'agit ce projet ?- demanda celle qui me semblait être la mère de Santana.

-J'ai l'intention de faire une espèce de conférence sur l'homosexualité dans l'école, et comme vos filles sont toutes homosexuelles, je ne vois pas de mieux exemples que mes Cheerios et leurs amies, ainsi que la belle famille homoparentale représentée par la famille Pezberry.- je voyais déjà le tsunami arriver. Dès que Sylvester prononça ces mots, mon père se leva et gifla Samantha.

-Mais ça va pas ! Je n'ai pas créé deux filles du Diable ! Samantha, tu vas directement à l'exorciste, de toute façon, ta « sœur » est déjà perdue !- cria mon père en essayant de pousser Samantha, qui refusa avec toutes ses forces.

-Je ne vais nulle part, encore moins avec toi!- je fus surprise d'entendre Samantha s'assumer comme ça, elle qui était normalement toujours la fille à papa, obéissante et préférée.- Je n'ai pas de comptes à te rendre, encore moins après ce que tu as fait à Quinn !- avec je ne savais quelle force, elle enleva le bras de Russell de son poignet, alors que Leroy et Miguel s'approchaient de lui pour le faire sortir de cette pièce à la force, vu qu'il était vraiment déterminé à emmener ma sœur. Quant à ma mère, elle semble me regarder avec un regard désolé, non pas le désolé qu'elle semblait être l'autre jour, de pitié, mais plutôt un désolé sincère, comme si elle voulait vraiment s'excuser pour toute la souffrance qu'elle nous avait infligée, à moi et à Samantha. Contre mon gré, les larmes coulaient sur ma joue. Je ne pouvais sentir de douleur, c'était impossible. Ils m'avaient déjà fait tellement de mal… Et pourtant, je ne pouvais arrêter de pleurer, parce que, dans le fond de mon âme, je venais de comprendre qu'il n'y aurait plus jamais d'espoir pour moi, plus jamais mes parents ne m'accepteraient telle que j'étais. C'était une sentence avec laquelle je devrais vivre chaque jour. D'un certain côté, j'avais de la peine pour eux, parce que leur esprit était trop petit pour pouvoir comprendre que je n'étais aucun monstre, mais, d'un autre côté, je compris qu'ils ne méritaient même pas ma peine, parce que ce n'était que justice que maintenant leurs filles leur tournent le dos. Ils avaient été trop bêtes pour comprendre que leurs filles n'attendaient que leur amour, et pour comprendre, qu'en tant que parents, c'était leur rôle de le leur donner.

Soudain, parmi mon choc émotionnel, je sentis deux bras m'entourer la taille. Je reconnus aussitôt ces bras, et l'odeur qui émanaient d'eux. C'était ma Brittany, mon amour, la seule personne, mise à part Samantha, pour laquelle je vivais désormais. Elle me réconfortait, et je ne pourrais jamais la remercier assez d'être là dans les moments où j'avais le plus besoin d'elle. Bientôt, avec mes parents expulsés du bureau de Sylvester, le silence régna, et d'autres bras se trouvèrent autour de moi, se rejoignant à ceux de ma copine. C'était Samantha, ensuite je reconnus trois paires de bras mates, qui devaient sans doute appartenir à Rachel, Santana et Frannie, bien que je ne la connaisse de nulle part. Je compris alors que mes parents n'avaient été que des donneurs de sperme et d'ovules pour ma vie, car les personnes les plus importantes dans ma vie étaient devenues celles-là, qui étaient là avec moi, qui m'aidaient à remonter la pente. Ils étaient devenus ma famille. Les amis sont la famille que l'ont choisi. Ce proverbe ne pouvait qu'être plus juste.

Et puis, au milieu de ce bruit de pleurs, tant miens que de Samantha et de Brittany, qui avait été on ne peut plus bouleversée par cette situation, un rire qui se voulut silencieux provint de la part de Sylvester. Je remarquai alors que les bras les plus foncés, ceux de Santana, quittèrent mes épaules, et bientôt j'entendis sa voix, au loin, comme si j'étais dans un cauchemar qui se passait au plus profond de mon inconscient :

-Oubliez-nous ! Vous êtes allée trop loin, Sylvester ! Vous venez de perdre vos trois meilleures éléments !- il me semblait qu'elle lui criait, mais, à mes oreilles, il me semblait qu'elle était à des kilomètres de distance, et non pas à quelques pas de moi.- Ça ne va pas rester comme ça, vous pouvez en être sûre, hija de perra ! (fille de chienne !)

Je souris intérieurement. Il n'y avait que Santana qui pouvait rester aussi froide et menacer quelqu'un comme Sylvester dans une situation pareille, et moi, peut-être, si je n'avais pas été au milieu de toute situation. Ce fut à ce moment que je compris qu'elle était vraiment mon amie. Pour plus que j'aie blessé sa copine dans le passé, elle comprit pourquoi je l'avais fait, m'avait pardonné, avait mis nos différends de côté, et c'était levé pour faire entendre ma voix dans un moment où je ne pouvais pas parler par moi-même. Mais elle avait raison en disant ces mots à la Psychopathe. Plus jamais je ne pourrais croiser une personne pareille tous les jours. Elle venait de détruire toute ma vie, et tout cela pourquoi ? Pour essayer d'éviter que ces meilleurs membres traînent avec des losers ? C'était un peu trop tard pour ça, surtout que dite loseuse était devenue une de mes meilleures amies, et que je lui devais tout, surtout après tout ce que je lui avais fait subir.

-J'avais du respect pour vous, vous savez ?- dit alors Samantha.- Faut croire que l'âge n'a fait que vous rendre de plus en plus cruelle. Sachez que vous avez perdu tout mon respect, Sylvester. Vous venez de détruire ma famille. Semblant de famille, mais famille. Et vous venez de détruire le cœur de ma petite sœur et ça, jamais je ne le pardonnerai, à qui que ce soit. Et, en ce qui me concerne, votre règne ici est terminé. Oubliez votre pied d'estrade. Oubliez votre respect. Oubliez la peur que les élèves ont de vous. Oubliez votre émission TV minable. Vous n'êtes plus rien, Sylvester !- jamais je n'avais vu ma sœur prendre ma défense. Dans la famille Fabray, c'était chacun pour soi, se débrouilles pour être au sommet, piétiner tout le monde, même sa famille. Je savais que Samantha tenait à moi, surtout après ce qu'elle avait dit à Russell, mais désormais je savais qu'elle ne me laisserait jamais tomber.- Apprenez une leçon, peut-être qu'elle vous servira un jour : La confiance et l'amour sont mille fois plus valeureux que la peur, parce qu'ils requièrent mille fois plus de travail pour l'acquérir. Ce n'était pas en appliquant une politique de peur que vous auriez réussi à contrôler ce lycée, c'était en inspirant confiance et respect aux élèves avec de l'amour et des bons actes. Vous avez manqué rondement à vos objectifs. Sur ce, je pense qu'on n'a plus rien à ce dire.- Samantha sortit de l'étreinte qu'elle me faisait, et bientôt je ne sentis plus qu'un bras de Brittany autour de ma ceinture, qui me menait hors de l'enfer que nous venions tous de vivre.

On marcha pendant ce qu'il me semblait être une éternité, mais on n'alla pas très loin, seulement à l'auditorium. Là-bas, les parents de Rachel, Santana et Brittany vinrent m'enlacer à moi et à Samantha, et nous offrirent de l'aide. J'acceptai d'aller vivre chez les Pearce. Je savais qu'ils m'appréciaient beaucoup et que, depuis que j'avais refait le bonheur de leur fille, ils me tenaient en bon compte. Surtout que maintenant, après ce qu'ils avaient témoigné, ils avaient compris que plus jamais je ne laisserais tomber leur fille, et que notre amour était bien plus fort que le rejet de mes parents. Pour je ne sais quelle raison, Samantha refusa poliment l'offre des Pearce pour aller chez eux et de dormir dans la chambre d'invités de leur maison, mais accepta plutôt la proposition que les Pezberry leur firent, surtout quand Frannie lui dit qu'elle lui laissait le lit qui lui appartenait pour aller dormir dans la chambre d'invités. Fallait que je mette cette histoire au clair, mais ce ne serait pas pour le moment. La priorité à cet instant était de me mentaliser une bonne fois pour toutes que mes parents ne me méritaient pas, et encore moins ma souffrance, et de préparer un plan pour me venger de Sylvester, parce que les choses ne pourraient jamais rester comme ça. Appelez-moi vindicative, mais c'était dans mon sang, et, en plus, je ne pouvais tout simplement pas laisser les gens me piétiner dessus. Cela était déjà arrivé trop de fois, et j'avais aussi piétiné beaucoup de gens moi-même, mais, ce que je voulais vraiment, c'était remettre la Psychopathe à sa place, et lui faire comprendre qu'elle ne pouvait tout simplement pas se jouer des sentiments des personnes de la sorte, comme lui essayé de dire ma sœur.

-Je suis fière de toi.- me dit Brittany alors que les adultes étaient tous partis.

-Mais je n'ai rien fait.- répliquai-je, encore en larmes.

-Si tu as fait, tu n'as pas laissé tes parents te manipuler. Je sais que t'as fait du mal, mais tu as enfin accepté la vérité de qu'ils ne pourraient jamais t'aimer. Et t'es restée là, avec moi. T'aurais pu partir avec eux, t'aurais pu me laisser tomber, nous laisser tomber, mais tu ne l'as pas fait, et c'est pour ça que je suis fière de toi.

-Merci.- je l'embrassai alors sous le regard attentif de mes amies.- Sam, merci. Merci d'avoir pris ma défense, merci de t'être battue pour ce que tu penses être juste. Je sais que ça n'est pas facile pour toi de faire ce que tu as fait, et jamais je ne pourrai être assez reconnaissante envers toi pour ce que tu as fait aujourd'hui.

-Tu n'as pas à me remercier.- répondit alors ma sœur.- Je ne l'ai pas seulement fait pour toi, je l'ai fait aussi pour moi. Je n'en pouvais plus de faire semblant d'être la fille à papa, parfaite et obéissante, surtout quand leurs idéaux ne me convenaient pas et qu'ils t'avaient fait souffrir autant. Je t'aime petite sœur, et je pense que je te devais bien ça, pour toutes les années où je n'avais pas soutenue comme je le devais.- elle m'embrassa alors le front et m'enlaça.

-Je t'aime aussi, Sam. Merci.- répondis-je en la serrant contre moi.

À mes côtés, toutes mes amies regardèrent cette scène, un sourire triste sur le visage. Elles avaient été presque autant affectées par ce qui s'était passé aujourd'hui que moi, et ce ne fût qu'à ce moment-là que je reconnus que j'avais là des amies pour toute la vie. Ce fut alors que Santana se rappela de nous encourager à préparer quelque chose contre Sylvester. Nous restâmes alors là-bas jusqu'au début du Glee Club, où nos amis gleeks nous virent arriver les six, avec encore quelques restes de larmes sur les joues.


Alors, qu'est-ce que vous avez pensé de ce chapitre? Je sais que cette scène dans le bureau de Sylvester peut paraître tombée du ciel, mais c'est que je n'ai pas réussi à tout mettre en place aussi bien que je l'avais fait la première fois que j'avais écrire ce chapitre. Personnellement, ce chapitre est celui que j'aime le moins... J'ai beaucoup de peine à faire des revirements de situations, je suis plutôt quelqu'un qui aime les happy endings. (ou peut-être, je suis tout simplement faite pour écrire des OS, je ne le sais pas encore...) En tout cas, merci pour votre soutien, il me fait chaud au cœur. Je vous promets qu'à partir de maintenant les choses vont être plus drôles. Pour ne pas vous cacher beaucoup de choses, j'ai pris une idée qui trottait déjà depuis un certain temps dans ma tête (que j'avais obtenue de la fanfiction Bringing Hell Down) et l'ai insérée dans cette fic, à ma sauce! ;-) Bon, sachez aussi qu'à partir de maintenant les choses vont un peu dévier de ce que j'avais prévu dans le résumé de la fic, et je m'en excuse d'avance, mais je pense qu'il y aura certaines choses qui vous plairont. D'ailleurs, je m'excuse d'avoir enlevé le prénom de Frannie à la sœur de Quinn, mais c'est qu'au début j'avais seulement prévu l'apparition d'une sœur pour Rachel et pas de sœur pour Quinn... Mais, dîtes-moi, qu'est-ce que vous pensez de l'apparition des sœurs? Est-ce que vous pensez qu'elles vont rester? Si oui, pourquoi est-ce que Sam est allée chez les Pezberry? Je veux savoir tout ce que vous pensez, vous me connaissez!

Santana et ses amies ont l'intention de se venger de Sylvester (je la déteste XD), qu'est-ce qu'elles vont faire? Voilà ce que vous verrez dans le prochain épisode de... Fall! Bisous!