Salut tout le monde !
J'espère que vous avez passé un bon noël, en tout cas le mien était très Twilight, pour mon propre bonheur ^^
La trame commence petit à petit à apparaître dans ma tête.
On est en temps de fête donc je vous ai fait un petit cadeau, voir un minuscule puisque que je suis mis au lemon. Que je ne trouve pas concluant de tout façon.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, ainsi qu'un bonne réveillon
Chapitre II
- Alors qu'est-ce que tu vas faire ? demanda Jessica, avide de détails.
Les cinq filles étaient dans la chambre de Jessica. Elles se manucuraient les ongles de pieds tout en se racontant des ragots. Elles devaient passer tour à tour pour raconter quelques choses de nouveau aux autres. C'était une tradition dans les soirées pyjama qu'elles organisaient. C'était au tour de Bella. Celle-ci avait confié, à ses amies, la proposition du professeur de sport.
- Je ne sais pas encore, répondit-elle.
- Mais tu as envie de le faire ? questionna Angela.
- Je dois dire que l'idée ne me déplait pas.
- Bah, pourquoi tu ne dis pas oui, alors ? questionna Alice.
- Ma moyenne, elle baissera avec les entraînements. Vous ferez quoi à ma place, vous ?
- J'accepterais tout de suite, moi, s'empressa Jessica de répondre. Je n'ai déjà pas une moyenne très haute, mais le sport pourrait me donner une bourse que je ne pourrais avoir avec les notes.
- Je ne suis pas d'accord avec toi, Jess, s'opposa Angela. Les notes ne doivent pas être prises à la légère. Ce n'est pas parce que tu ne peux pas avoir de bourse avec les notes qu'il faut obligatoirement te lancer dans le sport. En plus, pour le cas de Bella, elle peut en avoir une avec sa moyenne. Ce serait dommage qu'elle n'essaie pas de l'avoir avec ses notes.
- Oui, mais en même temps, elle ne doit pas ce privé de sport pour ses notes, contredit Alice. Certes, elle doit obtenir une bourse, mais elle peut tenter de l'avoir par ses notes et par le sport. Elle n'est pas obligée de faire un choix entre les deux. Sauf si elle obtient les deux. Là, c'est une autre histoire.
- Tu ne m'avances pas, Alice. Et, toi tu en penses quoi, Rose ?
Cette dernière avait écouté la conversation attentivement sans y prendre part. Elle savait que les filles feraient le plus gros du travail en amont. Son avis serait donné en dernier lieu pour départager tout le monde. Elle ne pensait pas qu'elle était la cinquième roue du carrosse, mais plutôt la voix de la raison.
- Si tu te plais à jouer, alors fonce ! Tu ne dois pas te priver pour une bourse. Tu aurais toujours la possibilité de changer de métier si ça ne te plaît pas. Mais tu ne pourras pas revenir en arrière quand tu t'apercevras que tu auras fait le mauvais choix ou, dans ce cas, que tu aurais pu devenir une joueuse professionnelle. Et, il sera trop tard.
Bien sûr qu'elle devait faire un choix. L'argument que Rose avait énoncé lui plaisait. Elle ne voulait pas se priver de volley pour sa moyenne. C'était décidé, elle irait s'inscrire dès le lendemain.
Une voix intérieure fut heureuse du choix qu'elle avait fait. Et bien plus que la voix, IL était content. La présence approuva son choix et c'est tout ce que Bella voulait. Même cela pouvait être une manifestation de son subconscient, elle voulait tout faire pour rendre heureux son bel inconnu. Il la rendait heureuse rien qu'en apparaissant près d'elle.
- Bella ? Bella ? demanda une voix lointaine. C'était Alice.
- Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
Elle avait été tirée de sa rêverie. C'était comme si elle s'était endormie.
- Je demandais si tu avais des nouvelles pour le nouveau.
Comment pouvait-elle avoir des nouvelles depuis le dernier cours alors qu'elles étaient toutes avec elle ? C'était vraiment idiot de demander ça. Bella secoua la tête pour éviter de dire à voix haute ce qu'elle pensait.
- Non, bien sûr que non ! Vous étiez présentes quand j'ai eu les dernières nouvelles !
En effet, le proviseur était venu à la sortie des vestiaires pour informer Bella que le nouvel élève serait dans la plupart de ses cours pour qu'il puisse s'intégrer plus facilement. Il avait aussi précisé qu'il avait eu récemment des moments très difficiles à supporter et que c'était pour cette raison qui devait avoir une intégration en vitesse rapide. Le directeur n'a pas voulu en dire plus quand les filles lui ont demandé quels étaient ces moments difficiles. Il a juste répondu que ce n'était pas à lui de le dire et que si le nouveau voulait le dire, il le ferait. En plus, elles ne savaient même pas son prénom.
- D'après vous, c'est quoi "ces moments difficiles" ? demanda Jess en mimant les guillemets.
- Il ne faut pas être bête pour savoir qu'il a eu un décès dans sa famille, rétorqua Angela.
- Ce n'est pas forcé ! répliqua Rosalie. Il a très bien pu être l'objet de chantage, de séquestration, et de bien autre chose horribles.
Les quatre autres filles la regardèrent avec des yeux ronds.
- Tu es vraiment flippante quand tu t'y mets, Rose, déclara Alice.
- Je dis juste la vérité sans omettre les choses les plus pessimistes.
- Rectification, tu es trop pessimiste. Si ça se trouve, ce n'est même pas un décès.
- Et tu veux que ce soit quoi d'autre, Alice ? rétorqua Jess.
- Bah, qui sait, il s'est peut-être fâché avec ses parents et il est venu vivre avec ses grands-parents, tenta-t-elle.
- Tu as déjà vu une personne de notre âge changé d'école, car il ne s'entendait pas avec ses parents ? C'est vraiment une histoire ridicule, Alice. Trouve mieux !
- Ok, Bella, tu as gagné, j'abandonne !
Elle leva les mains en signe de capitulation. À côté d'elle, Angela se redressa comme si elle avait trouvé la solution à un problème mathématique.
- On ne change pas de lycée parce qu'on ne s'entend pas avec ses parents, mais parce qu'eux ne s'entendent pas entre eux ! s'exclama-t-elle, fière d'elle.
- Je suis perdue, là ! admit Jessica avec un air confus.
- Un divorce ! Un divorce peut faire changer d'école un adolescent.
- C'est une bonne idée, approuvèrent Rose et Alice. Cette dernière hochait de la tête.
- Deux couples sur trois divorcent maintenant, je ne vois pas pourquoi se serait considéré comme un moment difficile concluant sur une intégration rapide.
- Là tu marques un point, Jess. En tout cas, on n'en sait pas plus. Alors en attendant demain pour en connaître plus, allons se coucher. Il est tard et on a cours demain.
En effet, certaines étouffaient des bâillements. La soirée était très avancée. Elles avaient positionné leurs matelas en étoiles dans le salon pour que leurs têtes se rejoignent au centre. Il ne leur fallut que quelques minutes pour s'endormir.
Au milieu de la nuit, Bella se réveilla en sueur par un cauchemar. Il avait été tellement réaliste qu'elle se demandait comment elle n'avait pas pu réveiller les autres filles. Elle le leva pour aller chercher un verre d'eau dans la cuisine et se stoppa net. Il était là, devant elle, appuyé sur le chambranle de la cuisine, avec son plus beau sourire. Sans réfléchir, Bella se jeta dans ses bras. Elle recula quelques instants pour le regarder. Il était vrai, ce n'était pas une illusion cette fois-ci, et encore plus beau qu'elle ne pouvait l'imaginer.
- Pourquoi as-tu mis autant de temps à venir ? demanda-t-elle.
- Je voulais juste attendre le bon moment. Celui où tu serais prête à m'accepter.
Sa voix chantante lui rappelait les prairies de Phoenix où gazouillaient colibris, chardonnerets et buses.
- Je l'ai toujours été !
Pour lui prouver, elle posa ses lèvres sur les siennes. À son plus grand plaisir, il y répondit. Se devenu plus qu'un baiser, mais une passion dévorante. L'un ne pouvait lâcher l'autre. Sans qu'ils ne puissent s'en rendre compte, leurs vêtements tombaient les après les autres. Peu leur importait le lieu, seule leur envie insatiable comptait. Ils furent vites nus, sur la table de la cuisine, cherchant le regard le l'autre. Aucun mot ne fut prononcé, mais le plaisir fut intense. Les sensations nouvelles que Bella ressentait lui firent perdre pied. Alors qu'elle se sentait complète et prête à prendre son ascension, une sonnerie stridente retentit dans toute la pièce.
- C'est quoi tout ce bazar ? demanda-t-elle, alors que le décor tombait autour d'elle pour révéler le salon de Jessica et ses amies s'affairer à côté d'elle.
- Il est l'heure de se lever, on a cours dans une heure !
Ce ne pouvait pas être un rêve, elle n'avait pas pu faire un rêve érotique avec son inconnu comme protagoniste surtout alors qu'elle dormait près de ses amies. Le rouge lui monta aux joues en y repensant.
- Bella, pourquoi tu rougis ?
Bien sûr, Alice l'avait vu. Elle était foutue.
- Euh… rien !
Elle fit style de rien en cherchant ses vêtements.
- J'en suis pas si sûre, marmonna Alice.
- Ce qui est sûr, c'est que tu as du prendre ton pied cette nuit, vu comment tu couinais… révéla Rosalie.
Oh, non ! Et en plus, elle s'était mise à parler cette nuit ! Elle était vraiment maudite !
- De quoi tu parles ? Je n'ai pas rêvé cette nuit !
Elle savait qu'elle mentait très mal et les filles aussi.
- Arrête ton char, tu ne sais pas mentir. Et en plus, on rêve toujours ! Alors, dis-nous ce que tu faisais cette nuit !
Devait-elle réellement tout leur avouer ou seulement leur dire ce qu'elles voulaient seulement entendre. La seconde solution lui semblait être la meilleure.
- Bon, ok, j'avoue, j'ai eu une nuit torride avec un inconnu.
Ce n'était pas faux, mais elle n'avouera pas qu'elle le connaissait un peu.
- Et c'est tout, on n'aura pas le droit aux détails ? demanda Jessica.
- Bah non, j'ai été dérangée par le réveil avant qu'on ait pu aller jusqu'au bout.
Là, c'était un mensonge.
- Tu nous frustes vraiment, Bella !
- Parles pour toi, Jess ! Moi, je ne vis pas aux dépens de la vie privée des autres, s'indigna Rose.
- C'est parce que tu as un petit ami, toi, dont tu vantes les prouesses physiques ! réplique Jessica.
- T'as qu'à t'en trouver un, voilà tout.
- Et c'est reparti, déclarèrent Alice, Angela et Bella en cœur.
Jessica et Rosalie se chamaillèrent souvent à propos de garçon. Cela ne durait pas longtemps, mais certaines paroles pouvaient être dures à la fin, leur causant des torts à toutes les deux.
Après cette dispute assez mouvementée, elles finirent par aller au lycée. En arrivant sur le parking, elles remarquèrent que tous les élèves étaient dans une euphorie jamais atteinte.
- Que se passe-t-il ? demanda Bella, perplexe de ce nouveau comportement.
- T'es stupide ou tu le fais exprès ? rétorqua Alice.
- Ni l'un, ni l'autre. Pourquoi ?
- C'est aujourd'hui que tu dois aller accueillir le nouveau et d'après cette masse de filles, j'en déduis qu'il est arrivé.
Alice avait montré le groupe de fille en face d'elle. Elles étaient attroupées les unes sur les autres, cherchant à voir la personne au milieu.
- Vous voulez dire que je dois passer entre ce troupeau ?
- Je te souhaite bon courage, soutenu Angela. Elles sont vraiment beaucoup.
- C'est pas du courage qu'il me faut, mais le SWAT.
- Ton père est shérif, il pourra sûrement t'aider à les contacter.
- Très drôle, Alice.
Il y eut quelques minutes où elles regardèrent les réactions primitives des filles en face d'elles. Bella appréhendait de devoir passer en travers du groupe. Ça n'allait pas être facile. Elle risquerait sûrement d'obtenir des griffures et quelques bleues avant de parvenir au milieu.
- Bon, j'y vais avant qu'elles ne le mettent en morceau. Je ne voudrais pas avoir un mort sur la conscience.
- Merde, alors, encouragea Rosalie.
- Bonne chance, ajoutèrent les autres filles.
Bella leur fit un signe de tête pour les remercier et s'avança vers le troupeau. Elles étaient vraiment nombreuses et la jeune fille se demanda comment elle avait pourvoir passer.
Elle souffla un bon coup pour se donner du courage et commença son ascension vers le nouvel élève. Comme elle l'avait prévu, elle avait déjà des griffures alors qu'elle n'était qu'au début. Son passage se faisait difficile, mais elle était résignée à le faire jusqu'au bout.
Après ce qui fut 10 griffures, 5 pieds écrasés et 2 coups de poing, elle gagna enfin le centre. L'élève était bien là et lui tournait le dos. Elle ne comprenait pas pourquoi, mais il y avait un cercle distinct autour de lui évitant tout contact avec ces furies.
Alors qu'elle cherchait un moyen d'avoir son attention, il se retourna. Son cœur s'arrêta de battre : elle le connaissait. Ces cheveux cuivre, ce regard émeraude et cette carrure. C'était lui, son inconnu, en chair et en os, devant elle.
