Notes : J'espère que vous avez apprécié le premier chapitre de cette fanfic et que la suite vous plaira autant !

Playlist : * Writing Poems - Ludovico Einaudi

* Dead Already - American Beauty OST

* Autumn Love - Two Steps From Hell


CHAPTER 2 : CHALEUREUSES ATTENTIONS.

Sebastian ouvrit doucement les yeux en tentant de bouger un peu. Ses membres engourdis ne lui répondirent pas et il se contenta donc de passer lentement une main sur son visage, frottant un peu ses yeux. Immédiatement, un horrible mal de crâne vint tambouriner à ses tempes, souvenir de sa soirée de la veille. Il poussa un grognement et resta immobile, attendant que sa migraine s'apaise, puisqu'à chacun de ses mouvements, celle-ci se remettait à se manifester. Il lui fallait donc tout faire doucement. Lentement donc, il tourna la tête vers la fenêtre, sa source de lumière. Quelques rayons de soleil passaient au travers du volet, pas tout à fait abaissé. Les fenêtres étaient même ouvertes, aérant la chambre et laissant une douce brise fraîche venir caresser le visage de Sebastian. Il referma les yeux, en profitant de cette agréable fraîcheur, qui le réveillait un peu plus et lui remettait un peu les idées en place. Il rouvrit ses iris et jeta un coup d'œil circulaire à la pièce. Il n'était plus sur la pelouse verte et mouillée du parc mais dans une chambre à la décoration assez moderne, à l'atmosphère rassurante et chaleureuse. Qu'est ce qu'il s'était passé ? Et où avait-il atterri ? Il se redressa pour s'asseoir sur le lit où il avait dormi, ne manquant pas de ressentir sa migraine. Une fois assis, il attendit quelques secondes encore, répétant le même procédé qu'avant pour que son mal se calme. En même temps, il nota la couverture qu'il avait sur lui et la repoussa un peu plus loin, afin de profiter pleinement de la brise matinale. Il observa plus attentivement ce qu'il y avait autour de lui. Une armoire noire aux portes coulissantes se tenait près des fenêtres et juste à côté du lit jouxtait une petite table et sa lampe de chevet, ainsi qu'un badge de police. « Une minute … C'est le mien ? » Il tendit la main vers l'insigne et le saisit. C'était bien le sien. Il fronça un peu les sourcils, ignorant toujours où est-ce qu'il se trouvait et continua son inspection visuelle. À sa droite, il y avait un bureau en bois sombre, où un ordinateur qui semblait plutôt puissant trônait fièrement. Quelques dossiers bien rangés ici et là et encore plus sur l'étagère qui était juste à côté du bureau. Sur le fauteuil à roulettes du bureau, plusieurs affaires étaient posées, comme un manteau beige, une arme, un gilet pare-balle. « ... Tout ça est à moi. » Il se tourna vers le côté droit du lit et posa un pied au sol, sentant encore l'engourdissement de son corps. « Putain ... »

Cela lui prit plus de temps qu'il ne l'imaginait. Arriver à se lever et surtout marcher sans manquer de se ramasser avec la grâce d'un blobfish tenait presque de l'exploit, sans compter sa migraine qui s'amusait malicieusement à lui faire vivre un enfer. Mais bon, il avait vu pire, même s'il avouait que cette fois-là, il ne l'oublierait pas. Il se dirigea vers le fauteuil et vérifia que toutes ses affaires étaient bien là. Étant toutes présentes, il s'intéressa au bureau. Tout y était parfaitement rangé, bien que seuls quelques papiers traînaient un peu. Des photos ornaient également le meuble. Sebastian s'en approcha et resta immobile en voyant la première. Présent sur le cliché, il était toutefois plus jeune que maintenant. À ses côtés, son partenaire de toujours, Joseph Oda. Tous deux étaient impeccablement habillés. « Hah … T'as gardé cette vieille photo … » Elle datait de leur première affaire, la première qu'ils avaient traité ensemble. Leur toute première coopération. Et depuis, ils n'avaient jamais arrêté. L'inspecteur Castellanos se surprit à voir ses lèvres s'étirer en un sourire. Après tout, c'était un très bon souvenir. Et au final, il savait où il avait atterri. Il prit une inspiration profonde avant de faire quelques pas, silencieusement. Il ne savait pas où était son collègue et c'est la raison pour laquelle il s'avança discrètement. Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être ; il savait simplement que le soleil était déjà levé. A pas de loup donc, il sortit de la chambre et jeta un coup d'œil dans chaque direction. A sa droite, il y avait un escalier, menant au rez-de-chaussée. Il y avait aussi d'autres portes ; du seuil de la chambre, il pouvait apercevoir un salon privé, avec son canapé rouge qui semblait délicieusement moelleux. Sebastian tendit l'oreille et s concentra. Il entendait l'eau de la doucher couler, tout près de lui. Faisant un nouveau pas dans le couloir, il tourna la tête vers la gauche, cherchant la salle de bains des yeux. La dalle d'eau était juste à quelques mètres de lui. Il esquissa un nouveau mouvement vers la gauche mais s'arrêta. Il n'était pas obligé d'aller le voir maintenant, il pouvait attendre qu'il ait fini. Mais quelque chose faisait tiquer Sebastian. Il sentait, au fond de lui, cette irrépressible envie d'aller le remercier. Maintenant. Quelle idée ! L'inspecteur secoua la tête et fit demi-tour, prenant le chemin vers les escaliers. Décidément, l'alcool avait eu de sacrés effets sur lui …

Évitant une descente trop brusque pour son crâne, Sebastian avançait doucement, pas à pas dans les escaliers. Il finit par atteindre la dernière marche et releva la tête. Il se trouvait à présent dans une très grande pièce. Celle-ci était départagée ; à sa droite, le salon, avec son canapé en cuir, ses fauteuils moelleux, sa table basse en verre et aux pieds en chêne ainsi que son écran plat, allumé et diffusant les infos sur les dernières affaires de la police. À sa gauche, une salle à manger avec sa table longue pour quatre personnes, son buffet avec des verres à vin, à bière, à cocktail en tout genre ; et finalement, la cuisine, qui était séparée de la salle à manger par un plan de travail assez grand, permettant largement à plusieurs personnes de préparer un repas au même endroit. La cuisine semblait plutôt bien équipée et Sebastian sentit une délicieuse odeur lui chatouiller les narines. Jetant un coup d'œil circulaire autour de lui, il se rendit compte que la table était couverte de viennoiseries, pâtisseries et plus encore. Des carafes de jus se tenaient à côté des corbeilles de fruits et une légère fumée s'échappait du lait et du café, encore chauds. Castellanos s'en approcha et, posant une main sur le meuble, il huma le délicieux parfum qui émanait de la table. Il remarqua un morceau de papier, posé sur une des deux assiettes. Il le saisit et le lut.

« Fais comme chez toi, prends ce que tu souhaites et mets toi à l'aise. J. »

Sebastian eut un sourire en coin. Joseph s'était donc occupé de tout ça, alors que lui dormait tranquillement dans sa propre chambre. Il reconnaissait bien là son attitude de travailleur assidu. Reposant le papier sur la table, Castellanos prêta un plus attention à tout ce qui se trouvait sur la table. Croissants, muffins à la myrtille, tartines, brioches, confitures à toutes les saveurs, pâte à tartiner, miel, beurre … Les choix qui s'offraient à lui étaient tous aussi alléchants les uns que les autres. Mais quelque chose en particulier retint son attention. Plissant un peu les yeux pour être sûr de ce qu'il voyait, il l'identifia immédiatement. Là, sur une petite assiette en porcelaine, était posée une pâtisserie particulière. C'était un brownie au chocolat. Sebastian n'eut qu'à sentir l'odeur du gâteau pour savoir qu'il contenait de la cannelle et de la vanille. Prenant un couteau pour le découper, il fut surpris d'y voir des pépites de chocolat blanc.

D'ordinaire, Sebastian ne faisait pas particulièrement attention à ce genre de choses. Très peu pour lui. Pour lui, il n'y avait pas de quoi s'extasier devant la cuisine. Il savait tout de même apprécier un repas mais sans plus. Mais là, c'était tout autre chose. Confus, il se laissa tomber sur l'une des chaises qui entouraient la table. Qu'est ce que ce gâteau avait de particulier ? Déjà, il était rare de voir un tel mélange pour un brownie. N'importe quel cuisinier dirait que c'est une faute de mariage de saveurs et de couleurs. Or, il se trouvait bel et bien devant cette pâtisserie. Mais la chose la plus importante était que ce gâteau, c'était son épouse et sa fille qui l'avaient -sans doute- inventé.

Myra avait laissé Lily choisir les épices qui parfumeraient le gâteau et elle avait choisi la cannelle et la vanille, en suppliant sa maman de rajouter des pépites de chocolat blanc. Les choix de la petite fille, quelque peu déconcertants, furent cependant maintenus et au final, donnèrent une petite merveille. Sebastian, occupé à écrire son rapport à cet instant-là, ne vit pas sa fille rentrer dans la pièce, avec une assiette bien trop grande pour elle, qu'elle tendit vers son père. Remarquant la présence de celle-ci, il saisit le plat des petites mains et le posa sur son bureau, intrigué. « Goûte Papa ! » L'inspecteur, haussa un sourcil, quelque peu réticent. Mais la moue suppliante et les grands yeux larmoyants de la petite lui fendirent le cœur et il porta un morceau du gâteau à ses lèvres. Lui qui n'aimait pas particulièrement les gâteaux et autres choses du genre, il fut agréablement surpris de sentir ses papilles frétiller en croquant dans la pâtisserie. C'était une explosion de saveurs, toutes aussi exquises les unes que les autres. Il se tourna vers son petit trésor, qui se tortillait les mains. « Alors Papa … Tu trouves qu'il est comment le gâteau à moi et Maman ? » Myra apparut dans l'encadrement de la porte, un sourire aux lèvres et le regard porté vers son époux et sa fille. Sebastian leva les yeux vers elle, encore surpris d'avoir autant apprécié le brownie. Le sourire de la jeune femme s'élargit.

- Tu veux savoir ma Lily ?

- Oui Papa, dis-moi !

- Je crois que c'est ton papa qui va manger le gâteau entier.

- Noooon !

Il éclata de rire et la prit dans ses bras, la serrant tout contre lui, chose que la petite fille fit aussi. La mère les rejoignit et déposa un baiser sur le front de son époux, passant ses bras autour d'eux.

Les souvenirs se ravivaient, tout comme la douleur dans sa tête mais surtout dans son cœur. Il ferma les yeux et laissa le flot d'émotions lui passer. Il en avait l'habitude à présent. Revivre, souffrir puis faire comme si de rien n'était en noyant sa douleur dans l'alcool. Il portait tout ça au quotidien alors il avait appris à maîtriser ses émotions. Même si cela restait difficilement surmontable. Une fois que son esprit fut un peu plus apaisé, il tendit sa main vers le morceau qu'il avait coupé et le porta à sa bouche. Les saveurs le transportèrent ailleurs, l'espace de quelques secondes. Il fut ramené à la réalité en entendant des pas dans les escaliers. Secouant un peu la tête, il fixa le bas des escaliers. Joseph y apparut, frais et habillé. Enfin, pas tout à fait … Le nippon s'était contenté de mettre un jean bleu foncé, contrastant avec la pâleur de sa peau. Torse nu, une serviette enroulée autour de son cou, il mettait tout juste ses lunettes sur son nez lorsqu'il leva le regard vers son coéquipier.

- Salut Seb.

- Bonjour Joseph.

Le japonais s'avança vers la table. L'inspecteur Castellanos remarqua alors la musculature fine de son partenaire, notamment avec ses pectoraux légèrement saillants ; elle convenait parfaitement à sa morphologie. Nul besoin d'avoir des muscles de bodybuildeur ; celle-ci était amplement suffisante. Joseph saisit une chaise et s'assit en face de Sebastian, croisant ses jambes et s'accoudant au dossier. Il remarqua la seule chose à laquelle il avait touchée.

- Ah … Je me doutais bien que tu le remarquerais. J'espère que ça t'a plu.

- T'as été chercher ça spécialement pour moi ?

- Une manière de te remonter le moral. Je me souviens encore de la photo que tu m'avais envoyé de ce gâteau, ce jour-là. J'ai simplement demandé au pâtissier si c'était possible de le faire et voilà. C'est pas grand-chose.

Joseph prit la serviette qui était autour de son cou et essuya, encore une fois, l'eau qui dégoulinait de ses cheveux charbon. Sebastian était un peu lent à réagir : l'alcool de la veille et surtout son mal de crâne lui engourdissait toujours l'esprit, la surprise de la pâtisserie le laissait toujours sans voix … Tout ça jouait. Et c'est sans un mot qu'il se prit à étudier plus attentivement les traits de son coéquipier. Comme il sortait de la douche, Joseph n'avait pas eu le temps de coiffer ses cheveux en arrière, ce qui faisait que de nombreuses mèches noires venaient se coller à son cou ou à ses tempes, chatouillant son front. C'était sans doute la première fois qu'il le voyait tel quel. Il pouvait sentir de sa place la fraîcheur qui se dégageait de lui. Une fraîcheur douce, agréable, contrairement à lui qui sentait ses vêtements lui coller à la peau, légèrement moite voire poisseuse. Il semblait avoir quelque chose de différent ... À moins que ce ne soit Sebastian qui rêvait. Il ne savait pas ce que c'était, ni l'exprimer de manière compréhensible, mais il y avait quelque chose. Quelque chose qui faisait que l'inspecteur Castellanos trouvait Joseph attirant, voire carrément séduisant. Discrètement, il vérifia qu'il n'avait pas pris d'alcool à la place du jus de pomme et secoua légèrement la tête. Non non. Ce n'était pas ça. Qu'est-ce qu'il lui prenait au juste ? Pourquoi est-ce qu'il agissait de la sorte ? Il ne l'avait jamais fait auparavant. Détailler un homme -surtout son coéquipier- en se disant qu'il trouvait qu'il avait du charme était une chose nouvelle pour lui et il tentait de l'accueillir en contenant sa confusion et sa surprise. Il avait dû trop forcer sur l'alcool hier. Ça ne pouvait qu'être ça... N'est-ce pas ?

- Encore mal au crâne ?

Sebastian fut sorti de son tumulte d'émotions intérieures par la voix de Joseph. Ce dernier le regardait avec un sourire, quelque peu amusé. Sebastian se massa les tempes en grimaçant et en lâchant un grognement. Non, décidément, il avait trop forcé hier. Ça ne pouvait être que ça.

- Ouais... Ça a du mal à passer.

- Bouge pas.

L'inspecteur Oda se leva de sa chaise et se dirigea vers la cuisine. Castellanos reporta encore une fois son regard vers le brownie. Joseph avait vraiment cherché à lui remonter le moral... et ça le touchait. Parce que ce n'était pas que par des paroles mais par des actes significatifs. Peu de gens savaient combien cette histoire l'atteignait et ce qui le touchait ; Joseph venait de viser dans le mille. Il prit un nouveau morceau, dans lequel il mordit. Tandis qu'il s'abandonnait au délice que la pâtisserie était, Joseph revint, avec un verre et un tube. Il tendit le verre à son coéquipier, qui le regarda d'un air suspect et ouvrit le tube, mettant un peu de crème sur son index. La voix rauque de Castellanos s'éleva, après un court silence durant lequel ce dernier se contenta de fixer ce que contenait le verre.

- Qu'est ce que tu viens de me donner ?

- Une vieille recette qu'un barman m'avait donné, un soir où on était sortis. Apparemment, c'est efficace contre les lendemains de soirée.

- Hah, tu l'as déjà testé ?

- Non … Je n'ai jamais fini ivre en soirée, contrairement à d'autres.

Sebastian se contenta de grogner, tandis que Joseph étira un sourire amusé sur ses lèvres, lâchant un rire. Sebastian, renifla le verre puis le porta à ses lèvres. Le contenu était immonde, infect et il faillit le recracher. Mais bon, Joseph venait juste de prendre sa douche, il était hors de question de faire ça. Et puis, il fallait bien qu'il se soigne. Alors, il se résolut à boire le verre entier en faisant la grimace, sentant le liquide s'écouler dans sa gorge. Aussi fut-il surpris en sentant quelque chose de frais sur ses tempes et dans son cou. Il reposa le verre et identifia ce qu'il sentait sur sa peau. C'était les doigts de Joseph, qui parcouraient sa peau, étalant une crème, doucement. Le contact était doux, précis. Il massait doucement les tempes de son partenaire.

- Il va vraiment falloir que t'arrêtes de jouer les mamans poule avec moi.

- Le jour où tu ne te prendras pas un banc en pensant que c'est ton lit, je le ferais.

Sebastian éclata de rire. Heureusement qu'il avait été là pour rattraper le coup. Heureusement qu'il avait été là pour l'aider et le soutenir. Heureusement qu'il avait été là... tout simplement. Il laissa sa tête se renverser en arrière et ferma les yeux, se détendant un peu plus. Même si ce qu'il venait d'avaler était juste imbuvable, le liquide avait été très efficace en un rien de temps. Il commençait à sentir son mal de tête se dissiper. En comptant en plus le petit massage que lui octroyait Joseph, Sebastian ne pouvait qu'être sûr que sa migraine disparaitrait rapidement. Joseph laissa ses doigts glisser jusqu'à son cou, redoublant de douceur et d'attention dans ses gestes.

- Au fait, Joseph.

- Hm ?

- Merci.

Ce simple mot suffisait. Sebastian n'était pas non plus du genre à s'étaler en de longues déclarations et il savait que Joseph comprendrait la portée de ce remerciement. Il savait qu'il le remerciait pour toutes les attentions qu'il a eues à son égard, du fait de l'avoir emmené ici au petit déjeuner et aux soins qu'il lui prodiguait. L'inspecteur Castellanos rouvrit les yeux pour découvrir ceux de Joseph sur lui. Il y eut un moment de flottement. L'un et l'autre se contentèrent de se regarder dans les yeux, Sebastian toujours la tête en arrière et les mains de Joseph toujours dans son cou. Les secondes s'écoulèrent mais le temps semblait s'être arrêté pour eux. Chacun trouvait à l'autre un charme soudain, quelque chose d'attirant, une beauté jusque-là dissimulée. Une étrange sensation les envahit tous deux ; une étrange sensation de bien-être, de sécurité. Lentement, la distance entre leurs deux visages se réduisit et ils ne se retrouvèrent plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, leurs regards toujours ancrés dans celui de l'autre. Les cœurs se mirent à battre un peu plus vite et le rythme cardiaque accéléra. Les cheveux de Joseph effleurèrent le front de Sebastian. Ce dernier était totalement confus. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait. En réalité, il ne voulait pas comprendre.

END OF THE CHAPTER 2.