Après une nuit mouvementée pour certains, le groupe se réveille doucement et continue d'inspecter l'hôpital et aucuns d'entre eux ne s'attendent à ce qu'ils vont découvrir...
Chap 7
4th Floor
Le lendemain, Rick, comme a son habitude, fût le premier à se lever. Il avait dormi tout habillé, son colt encore à sa ceinture.
Tout pouvait basculer à n'importe quel moment et il devait être prêt à réagir vite pour protéger les siens.
Il erra dans les couloirs déserts et poussa indiscrètement quelques portes afin de s'assurer que rien ne venait troubler leur repos.
Au détour d'un énième couloir, il tomba sur Daryl qui était affairé à forcer un distributeur automatique de boissons.
- Tu as trouvé des trucs sympas ?
- Ouais... Si j'arrive à ouvrir c'truc, et que j'fais bouillir de l'eau dehors, au réveil tout l'monde aura son p'tit café, qu'est-ce que tu dis de ça ?
- J'en dis que c'est Dieu qui t'envoie, Daryl Dixon.
- Un p'tit café, un p'tit join et l'monde serait parfait.
- Tu oublies que tu parles à un flic !
- Pardon m'sieur l'agent.
La porte du distributeur céda soudain, déversant des dizaines de sachets de boissons en poudre, de sucres et de gobelets en plastique sur les pieds de Daryl qui s'empressa de tout ramasser.
- J'ai examiné le corps de la nana d'hier, dit-il en se relavant. Y'a un truc pas net avec c't'histoire. Mec, elle avait des marques sur le corps, des brûlures, des cicatrices et y'avait un numéro sur son front, gravé.
- Elle a pu se faire ça elle-même, elle avait l'air pas mal barrée.
Daryl secoua la tête.
- P'têtre bien, mais t'expliques comment les cicatrices dans le dos. Rick, quelqu'un lui a fait ca !
Le sheriff passa sa main dans sa barbe.
- On va fouiller tout le bâtiment aujourd'hui, ouvre l'oeil.
Il fourra son butin dans son sac et repris.
- Devine qui traînait dans les couloirs cette nuit.
- S'il te plaît ne me dis encore une folle échappée d'un film d'horreur...
- Pas loin... Anna.
- C'est vrai qu'elle à l'air d'avoir un bon caractère, mais je leur fais confiance, à toutes les deux. Et ne fais pas ton ours pour une fois.
- C'est quoi c'délire que vous avez tous avec les ours ? Allez, j'vais faire le café, Ronchonna-t-il en s'éloignant. Enfin p'têtre pas pour toi...
- N'oublies pas les croissants, chérie ! Le héla Rick.
Daryl ne se retourna même pas et lui répondit par un majeur tendu.
Rick s'esclaffa et secoua la tête. Il ne changerai jamais, mais Daryl était l'homme le plus droit et honnête qu'il connaissait et il l'aimait comme un frère.
Il ne comptait plus le nombre de fois ou Daryl avait été là, et des moments pénibles lui revinrent en tête, ainsi que tout ce qu'il avait fait pour survivre. Et l'idée que ça ne finirait jamais lui noua l'estomac.
Angie sentit une douce pression sur son bras et ouvrit les yeux.
Le jour était levé et le soleil frappait les carreaux sales. Penchée sur elle avec un beau sourire, Maggie la secouait doucement pour la réveillée.
- Hey, dit-elle doucement.
Angie se frotta les yeux et se redressa.
- Bien dormi ?
- Ces lits sont fantastiques...
Maggie sourit.
- Et il y'a mieux.
Elle attrapa, posée derrière elle, une tasse de café fumant.
- Avec les compliments du chef, Daryl Dixon.
Elle lui tendis la tasse.
Angie n'en revenait pas.
Du café. Elle saisit la tasse brûlante et l'odeur la laissa pantoise.
- Ouah... J'ai l'impression que c'est noël !
- Tout le monde y a eu le droit. Ta sœur est déjà levée, tu devrais t'habiller et nous rejoindre.
Elle se leva pour sortir et Angie l'interpella avant qu'elle ne passe la porte.
- Maggie !... Merci, pour le café et pour... ta gentillesse.
La jolie brune lui sourit avec un regard compatissant, la main sur le chambranle de la porte.
- Vous êtes des nôtres.
Elle s'habilla et sortit, son café à la main. Tout le monde était là, profitant de ce moment de calme et du bonheur de savourer un café.
Elle salua ses nouveaux compagnons, le cœur gonflé de joie de les voir lui répondre avec un sourire, de se sentir acceptée et de renouer avec le genre humain.
Même Michonne la salua.
Angie avança tout en sirotant son café et vint saluer Carol qui changeait Judith.
- Vous avez trouvez des choses utiles pour la petite ? Lui demanda-t-elle en portant la tasse à ses lèvres.
Carol fixa la couche propre et souleva l'enfant dans ses bras.
- Oui, une vraie mine d'or ! Des couches pour plusieurs semaines, des tonnes de lait en poudre et un joli berceau. Tu peux me remplacer une minute ? Lança-t-elle soudain en lui tendant Judith.
Surprise, Angie recracha son café dans la tasse et s'empressa de la poser avant d'attraper Judith par le bout des bras.
- Heu... C'est que, les enfants et moi... Ça fait deux, je suis pas sûre que ça soit une bonne idée.
- Tiens la comme un ballon de football américain.
Elle l'aida à mieux saisir la petite fille.
- Voila, tu te débrouilles très bien !
- Mais... Et je fais quoi si elle pleure ?!
Mais Carol était déjà partie et Angie se retrouva planté là, sans trop quoi savoir faire de ce paquet encombrant qui la fixait avec ses deux grands yeux bleus.
- Salut... Judith !
Elle leva les yeux au ciel.
- Rha c'est pas vrai...
Rick arriva près d'elle, son café à la main, et elle tenta de se ressaisir mais le regard amusé du père lui fit vite comprendre que son malaise était bien visible.
- Je suis pas douée avec les enfants, ils ne m'aiment pas.
Il sourit et caressa la petite tête blonde de sa fille.
- Judith aime tout le monde.
- Vous voudriez pas la prendre par hasard, Carol m'a eu par surprise.
Compatissant, Rick posa son café et prit sa fille dans ses bras tendis qu'Angie se cachait, embarrassée, derrière son gobelet. Ses yeux tombèrent sur l'alliance qu'il portait.
- Elle est morte comment ? Votre femme.
Rick la fixa un moment et elle se demanda s'il allait lui sauter à la gorge pour avoir eu cette indiscrétion.
- Pardon... Je voulais pas...
- Elle n'a pas survécu à la naissance de Judith.
Angie imagina qu'il avait dû l'achever avant qu'elle ne se transforme et elle ressentit la douleur que cela avait dû être. Elle l'avait ressenti aussi lorsque sa sœur avait été mordue.
Elle ferma les yeux quelques secondes.
- Je suis désolée...
- On a tous perdu des proches.
Il y eu un lourd silence puis Rick repris.
- A Atlanta, nous sommes allés au CDC, à la recherche de réponses à nos questions, et un scientifique nous a dit qu'aux dernières nouvelles qu'il avait eu, la France avait un début de solution à tout ça. Tu sais quelque chose ?
Angie secoua la tête.
- Le dernier contact que l'on à eu laissait peu de place à l'espoir. Anna a eu son petit ami au téléphone, il disait que l'état avait déclaré la loi martial, que l'armée était dans la rue et qu'ils ne sortaient plus de chez eux. Je ne pense pas que les autres pays s'en sortent mieux que nous et je me suis faite à l'idée que tous mes proches étaient morts. Il ne me reste qu'Anna.
Il posa une main sur son épaule, juste à la base du cou et Angie frémit.
Elle pouvait sentir la chaleur de ses doigts sur sa peau.
Elle baissa les yeux pour cacher son trouble, elle se sentait soudain toute petite. Impossible de regarder ces yeux là en face.
- C'est faux. Tu es membre de cette famille maintenant. Tu n'es plus seule.
Il lui tapota l'épaule, reprit son café et s'éloigna, Judith toujours dans ses bras.
Angie reprit son souffle et se maudit intérieurement d'avoir eu l'air si niaise, lorsqu' Anna déboula à coté d'elle, un large sourire aux lèvres, visiblement témoin attentive de la scène.
- Si tu dis quoique ce soit je t'arraches les yeux, la prévint sa sœur.
Rick avait répartit les missions de la journée.
Anna se retrouva à nettoyer le dernier étage avec sa sœur, Michonne, Sasha et Tyreese.
Il faisait plus clair que la veille et l'étage était lumineux.
Sasha avait tué un rôdeur qui flânait dans le couloir principal mais tout était calme.
Ils trouvèrent un distributeur d'eau à moitié plein, des tonnes de médicaments dans les salles alentours et des draps propres ou presque.
Anna stoppa à la hauteur de Michonne qui fouillait méticuleusement un placard, lisant les étiquettes des médicaments d'un air sévère et perplexe. Dans le doute, elle prenait quand même.
- J'aime bien ton épée.
Michonne la regarda du coin de l'œil puis lui fit face, tira son sabre de dans son dos et lui tendis le pommeau.
- Tout le monde aime mon épée.
Anna se saisit de l'arme. Elle était incroyablement légère.
Elle esquissa quelques mouvements, fendit l'air puis redonna son sabre à la jeune femme.
- Merci, ma machette est pas aussi cool, mais elle est efficace.
- Tu te débrouilles bien.
Anna hocha la tête en remerciement et laissa Michonne à ses fouilles.
Dans le couloir elle s'avança vers une arche sur laquelle un panneau indiquait « aile psychiatrique ». Au souvenir de la veille, elle frissonna.
- On devrait aller jeter un coup d'œil, proposa Tyreese.
- Ça me fou la chair de poule, murmura Sasha.
Ils s'avancèrent et ouvrir les portes battantes, armes au poing, sur leurs gardes.
Comme par hasard, cette aile était bien plus sombre et sinistre que la précédente, les néons du plafonds pendaient de leur support et se balançaient dans le vide en grinçant. Les murs étaient maculés de sang et les cadavres recouvraient le sol.
- Il va falloir nettoyer tout ça, soupira Angie en enfouissant son nez sous son t-shirt pour tenter de camoufler l'odeur. Je dors pas tant que je sais ce qui se trouve ici.
- Ca l'air récent, remarqua Tyreese. En tout cas ca ne date pas du début de l'épidémie...
Sasha repoussa un cadavre du pied pour avancer.
- Ho mon dieu, mais qu'est-ce qui c'est passé ici...
Sur les murs, des mots étaient écrits en lettres de sang. « Démons », « Diable », « Enfer »...
Ils avancèrent et ce qu'ils découvrirent leur glacèrent le sang. L'intérieur des portes des chambres était couvert de griffures ensanglantées et de morceaux d'ongles incrustés dans le bois. Les draps des lits étaient rouges et des liens pendaient encore accrochés aux barreaux.
- Il s'est passé quelque chose d'inhumain ici, chuchota Tyreese.
Dans une des pièces devant eux, un bruit métallique retentit suivit d'un grognement.
Michonne avança la première, son sabre tendu devant elle.
Dans la chambre, un rôdeur était allongé sur le lit, encore attaché avec des liens comme ils en avaient vu dans les chambres précédentes.
Sasha porta la main à sa bouche et étouffa un souffle d'horreur.
C'était une femme aussi, comme celle de la veille, avec les mêmes traces sur le corps.
Michonne s'avança et mit fin aux souffrances de la créature, autrefois une pauvre fille qui avait traversé l'enfer et qui avait visiblement croisé la mauvaise personne.
Ils sortirent en silence et continuèrent progressivement leur avancée dans ce hall des horreurs.
Dans un bureau, Anna tomba sur des carnets manuscrits. Elle en ouvrit au hasard et parcouru quelques lignes et ce qu'elle lû la figea sur place.
Elle appela les autres qui débarquèrent dans le bureau et elle tendis le carnet qu'elle tenait dans sa main à sa sœur qui l'attrapa non sans une certaine appréhension.
Elle jeta un œil à son tour puis releva la tête et regarda sœur, laquelle lui renvoyait son regard terrorisé.
- Il faisait des expériences sur des gens vivants...
Tyreese attrapa le carnet, regarda à son tour, tendis que Michonne piochait dans les autres manuscrits.
Puis elle se tourna vers eux.
- Il faut montrer ça à Rick.
Encore un peu plus loin dans le gore ! J'espère que la petite scène du début entre Daryl et Rick vous a plu, en tout cas elle était très sympa à écrire !
