SEASON FINALE ! Yeaaaaah ! Pardon, je m'emballe !

Angie se retrouve dans une position très inconfortable, cernée par les flammes et les rôdeurs, contrairement à Anna qui elle passe plutôt un bon moment avec Daryl, mais ca ne va pas durer car certaines intimités poussent forcément à révéler des choses...

Attention spoil, je préfère prévenir qu'il y a un petit lemon dans ce chapitre(du CUL QUOI ! pour ceux qui ne sont pas familier avec le vocabulaire de la fic), mais ca reste assez gentil. Je sais c'est mal de spoiler comme ca mais bon, trop taaaaard gniahahaha !

Aller je vous laisse kiffer ce final (ou pas ^^).


Chap 16

No pain No Brain

Entendant le cri de la jeune femme non loin, son colt brandit le long de son bras tendu, Rick s'empressa de rejoindre les gémissements d'angoisse qu'il percevait.

Il trouva l'allée d'Angie sans difficulté, un feu s'étendant devant lui permit de distinguer deux rôdeurs qui arrivaient vers la gauche, en plus de ce celui dont la jeune femme essayait de se débarrasser.

Rick ne réfléchit pas une seconde avant de coller deux balles dans les deux cervelles pourries approchant derrière lui. Il attrapa un premier corps non sans mal et le balança sans délicatesse sur le feu retenant son amie prisonnière. Le deuxième corps, celui d'un homme cette fois, était plus dur à déplacer, mais prit d'un élan d'adrénaline et de peur, il réussit à le soulever légèrement du sol et le coucha sur le feu. La chaleur devenait insupportable et sous l'effort, le corps de Rick tanga légèrement, se cognant contre les étagères derrière. Il réalisa soudainement ne plus entendre aucun bruit de la part d'Angie, son visage se redressa.

Rick pensait d'abord ne pas vraiment y voir clair, ne sachant pas s'il distinguait vraiment ce qu'il se passait là, devant lui. Le feu continuait le long de l'allée, mais n'était plus aux pieds de la jeune femme dont la main s'enfonçait lentement dans le cerveau du rôdeur à moitié affalé contre elle. Il ne rêvait pas, il voyait bien les doigts d'Angie triturer l'intérieur du crâne de la créature, repoussant sa mâchoire de sa chaire de sa main libre et le tuant lentement. Ses yeux restaient concentrés, Rick pouvait voir la haine emplir chaque parcelle de son visage, elle ne faisait que ce qu'elle devait faire. Survivre. Et elle navait plus peur.

Le rôdeur tomba finalement à terre dans un dernier grognement, le leader se rapprocha de la jeune femme, lui attrapant le bras. Il eut l'impression de la sortir de sa torpeur.

- Viens, le feu brûle toujours par-là, faut pas trainer, lui indiqua Rick en ne la lâchant pas pour autant.

Ils sortirent de l'allée, il continuait de regarder partout autour, si deux de ces merdes s'étaient ramenées, alors d'autres pouvaient arriver à tout moment. Il allait pour partir quand Angie le stoppa, la main de l'homme toujours autour de son bras.

- Ma hache… Elle est tombée.

Rick jeta un coup d'œil à l'allée qu'ils venaient de quitter, revint vers Angie.

- L'allée prend feu Angie, répondit Rick d'un ton hésitant. Je n'sais pas si…

- Il me faut ma hache, commença-t-elle, son regard aussi déterminé que précédemment face au rôdeur. J'partirai pas sans cette hache, conclut-elle simplement, ne laissant pas le choix au leader qui abdiqua d'un mouvement de tête léger, le regard maintenant aussi déterminé qu'elle.


Glenn et Carol continuaient de fouiller la pharmacie dans l'espoir de trouver quoi que ce soit qui puisse leur être utile. Glenn n'y connaissait pas grand-chose, mais s'attachait à prendre ce qu'il avait déjà aperçu, certains antidouleurs, des crèmes, il en restait tout un tas un peu partout dans les tiroirs derrières les anciennes caisses.

Carol savait que ce dont elle avait besoin se trouvait derrière, plutôt dans les réserves, ce genre de médicaments n'étant pas en vente libre ou à la vue des potentielles clients.

En plusieurs années de mariage houleux, cette femme avait eu le temps d'apprendre quelques trucs utiles sur la santé ou même savoir comment recoudre une plaie sur son propre corps. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle se retrouva à jouer les docteurs pour se soigner elle-même, son ex-mari ne supportant plus de la voir revenir des urgences avec des tas d'ordonnances et de consignes à respecter. Si Ed voulait frapper sa femme, alors il le faisait. Carol se disait qu'elle pourrait le tuer de ses propres mains après tout ce temps, elle regrettait parfois de ne pas l'avoir fait elle-même.

Elle força la porte d'un petit placard grâce à son couteau, tombant sur un large choix de médicaments. Son regard s'assombrit légèrement, devant elle se trouvait une bonne dizaine d'antidépresseurs ou anxiolytiques en tout genre. Un petit sourire nostalgique s'installa malgré tout sur ses lèvres, tout ceci la renvoyant à la vieille époque. Tout ça, elle les connaissait presque par cœur pour les avoir pris pendant des années. Et maintenant… Elle savait bien que tout ne servirait plus à rien, à personne. L'horreur s'emparait de chaque coin, même le plus reculé, de cette terre. Elle entendit quelques pas derrière elle, se retourna.

- Tu vas bien ? Demanda Glenn, hésitant.

- Je vais bien, le rassura Carol en s'obligeant à sourire, ce que Glenn ne manqua pas de percevoir.

Carol ne s'attarda pas et continua ses recherches, remplissant ses sacs au fur et à mesure. Glenn la suivit dans ses gestes.

Dix-sept heures arriva bien vite, le binôme chargé des médicaments sortit de la pharmacie afin de charger la voiture. Ils avaient pu trouver quelques antibiotiques qui devraient contrer l'infection de la plaie de Daryl. Carol, en fouillant, trouva même quelques capsules de morphine. Le prochain grand blessé n'en serait que reconnaissant.

Ils finirent de ranger leurs sacs, restant devant la voiture en attendant Rick et Angie. Glenn regarda sa montre à gousset, les aiguilles indiquaient maintenant dix-sept heures et sept minutes. Carol l'interrompit dans ses pensées.

- C'est beau ce que vous avez réussi à créer, Maggie et toi, dit-elle en souriant cette fois-ci sincèrement. Glenn ne put que sourire en retour.

- Ouais… C'est dingue d'aimer autant, répondit-il d'un air rêveur.

Carol en sourit de plus belle.

- Ça te garde en vie.

Glenn le savait. Maggie l'empêchait tous les jours de baisser les bras. Si elle, la plus belle des choses qui lui soit arrivé, désirait survivre un jour de plus alors Glenn la protégeait de façon à ce qu'ils survivent une énième journée.

Cependant, Glenn savait également comment Maggie voyait les choses, elle ne comptait pas s'arrêter de vivre sous prétexte que tout se résumait à la survie et non plus à la facilité d'avant. Le jeune homme restait effrayé de la fougue de sa fiancée, Glenn ne pensait pas pouvoir assouvir certaines envies, surtout une en particulier. Carol remarqua le visage affaissé de son ami, elle s'approcha.

- Quelque chose ne va pas ? Demanda la femme aux cheveux grisonnants.

- Maggie veut un bébé, déclara le jeune homme d'un air dépité. Le pire c'est que j'en voudrais bien un moi aussi, mais…

- Mais ?

- Je n'arrêterai jamais de repenser à Lori si ça arrivait. Je n'voudrai jamais d'un bébé si Maggie n'est plus là pour le voir grandir avec moi, répondit-il comme s'il s'en voulait déjà.

Carol comprenait parfaitement les craintes du jeune homme, elle repensait à toutes les fois où Sophia hantait son esprit, lui rappelant qu'elle aurait peut-être mieux fait de ne jamais montrer ces horreurs à sa fille et l'achever elle-même, bien avant que tout cela n'arrive. Des pensées malsaines et désespérées prenaient possession de l'esprit de Carol, tous les jours un peu plus. Elle s'empêchait de désirer ou d'espérer quoi que ce soit et souvent, elle ne souhaitait bien qu'une chose…

Pourtant, elle ne voulait pas que Glenn, à son jeune âge, ne se prive de vivre certaines choses, il méritait bien plus encore.

- Tu n'dois pas laisser tes peurs te priver d'un bonheur certain, dit-elle en regardant loin devant elle, pensive. Ses petits yeux bleus restaient cernés. Maggie t'aime et sait ce qu'elle fait, elle ne voudrait pas d'enfant si une quelconque peur l'en empêchait. Elle sait qu'elle y survivra, assura Carol d'un ton ferme.

Glenn ne répondait rien, se contentant de réfléchir sérieusement aux paroles de l'aînée. Il regarda à nouveau sa montre, le cadrent lui indiquant cette fois-ci dix-sept heures dix-sept. En relevant les yeux il aperçut Rick et Angie un peu plus loin, tous les deux tâchés de sang frais. Les mains de la jeune femme lui semblaient entièrement rouges et bandées. Carol également les remarqua, ouvrant déjà les portières pour reprendre la route.

En arrivant à leur hauteur, personne n'échangea un mot, leurs amis avaient le regard bas ne tenant pas à croiser le-leur. Ils se contentèrent de charger la voiture à leur tour, Rick s'installant au volant et Angie derrière, comme à l'aller. Carol et Glenn échangèrent un regard mais ne dirent rien, imitant les deux autres, la route devant eux s'annonçant longue pour tous.


Aucun des deux n'auraient su dire depuis combien de temps leur souffles s'entremêlaient, leurs lèvres se frôlant avec plein de tendresse.

Tout restait tendre, aucun d'eux ne brusquait l'étreinte, souriant quelques fois dans leurs baisés remplis d'un attachement pur, mais également d'une certaine mélancolie.

Anna ne voulait pas s'arrêter, ses mains étaient venues s'accrocher au visage de l'homme. Daryl, malgré sa mise en garde, ne fit rien pour la repousser, l'une de ses mains toujours derrière sa nuque, l'autre posée délicatement sur sa taille qu'il carressait doucement sans vraiment s'en rendre compte. Lui aussi désirait éterniser ce moment.

Anna s'arrêta finalement, à bout de souffle. Elle ne rouvrit les yeux qu'au bout d'un certain temps. Un petit sourire de plaisir se dessina sur ses propres lèvres, elle reposa ses mains sur les épaules du brun, arrachant un petit gémissement à celui-ci, sûrement pas de plaisir. Elle ne put s'empêcher d'étouffer un léger rire.

- Ça c'était moins cool… Pouffa-t-il, une petite grimace accompagnant ses mots.

- Moins cool que quoi ? Le taquina la jeune femme.

Daryl leva les yeux au ciel, faussement excédé. Anna ne rigolait pas, son expression devenue sérieuse. Elle ne savait pas réellement où cela pouvait bien les mener même si elle ne s'en formalisait pas, elle se demandait jusqu'où elle serait capable d'aller avec Daryl. Remarquant le visage pensif de la jeune femme, ce dernier ne pu s'empêcher de soupirer.

- J'tavais dis que la réalité était moins drôle, souffla-t-il en tournant son visage de façon à ce qu'elle ne puisse pas le voir en face.

- J'me suis attachée à toi, je crois que… Je devais faire ça. Je l'voulais vraiment Daryl.

La sincérité d'Anna touchait cet homme habitué à devoir garder cette façade de dur à cuir en toute circonstance, détestant faire par d'une quelconque émotion. Seulement, en la présence de la jeune femme, il ne savait plus vraiment comment cacher ce qu'il ressentait et cela était une première pour Daryl qui ne laissait jamais entrer personne au plus profond de son cœur. Cela le rendait nerveux, ses mains serrées, triturant ses doigts. Il hésitait entre détester les paroles de la petite brune ou au contraire, reprendre où ils s'étaient arretés. Un petit frisson lui parcouru le corps lorsqu'il sentit des petites mains froides descendre tout le long de son torse à moitié dénudé. Anna baissa au passage la couverture qui les séparait, jusqu'en dessous de son nombril. Elle voyait la peau de Daryl se dresser sous la chair de poule que lui proccuraient ses caresses. Elle ne put retenir un sourire en coin.

Son regard restait fixé sur ce corps allongé à ses côtés. Elle détaillait chaque parcelle, posant ses yeux un peu partout pour être sûre d'imprimer cette image à tout jamais. Elle ne voulait pas oublier ça.

Demain l'un d'entre eux serait peut-être mort, et puis qui savant quand l'occasion se représenterait.

Daryl sous ses mains lui semblait être vraiment beau, sa peau recouverte de quelques cicatrices en tout genre et d'un tatouage au niveau du pectoral droit. Elle passa doucement ses doigts sur dessus, retraçant le mot « Norman » inscrit dessus. La main de Daryl attrapa la sienne, obligeant la jeune femme à redresser la tête, son regard tombant dans le sien.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-il, son souffle légèrement plus rapide.

- Je te regarde et… Ses doigts passèrent autour de la main de Daryl, ramenant celle-ci contre sa poitrine, elle pouvait sentir L'hésitation soudaine de son ami. Et j'apprends à te connaitre, souffla-t-elle en lui caressant le ventre de son autre main.

La situation laissait Daryl quelque peu surpris, mais une plus grande partie de lui trouvait cela vraiment excitant. Il s'interdisait presque d'avoir ce genre de pensées, mais le regard de la jeune femme le confortait sur le fait qu'elle n'en pensait pas moins. Il en oubliait presque la vingtaine d'années qui les séparait. Presque.

- On devrait pas… Marmonna-t-il, pas réellement convaincu. Ses doigts caressaient pourtant légèrement le dos de la jeune française.

Anna fit la sourde et elle continua de le caresser lentement. La jeune femme savait quel effet son touché lui provoquait, elle désirait aller plus loin encore, se sentant prête à lui apporter un peu de réconfort et également se satisfaire elle-même par la même occasion. Ils étaient tous les deux des adultes après tout.

Ses doigts se baladaient tout le long de sa peau, arrivant bientôt aux boutons de son pantalon. La jeune femme se doutait qu'il n'y aurait pas de retour en arrière possible après ça, même si cela ne signifiait pas forcément quelque chose de plus que du plaisir.

Elle tenta de relever le regard vers lui, Daryl gardait ses yeux perdus et légèrement fermés fixés sur elle. Anna pouvait sentir la tension intense que dégageait ce regard qui la fit frissonner.

Daryl caressait le dos de la française. Ils continuaient de s'embrasser, rougissant de ce qu'ils osaient faire. Aucun d'eux n'avaient vécu ça depuis un peu plus de deux ans, l'envie prenait possession de leurs corps un peu plus à chaque instant. De ses doigts le brun remonta lentement le t-shirt de la jeune femme et lui enleva, le jetant quelque part à côté du lit. Ils reprirent leur baiser sans réfléchir. Ils s'arrêtèrent un instant, se regardant droit dans les yeux. Que faisaient-ils ?

- Tu veux vraiment…

- Ouais, vraiment. J'en ai réellement très envie, le coupa Anna en se redressant, se gliassant hors de ses vêtement elle-même sous les yeux noir de désir de Daryl.

Il savait que cela n'était pas vraiment poli mais son regard ne pouvait se détacher de la petite poitrine d'Anna. Il ne lui semblait pas avoir vu quelque chose d'aussi plaisant depuis un long moment.

La jeune femme se contentait s'observer Daryl. Ses gestes restaient hésitants, presque timides. La tendresse que dégageait le brun ne faisait que l'envouter un peu plus et très vite ils se retrouvèrent sous les draps.

Du mieux qu'ils pouvaient, ils essayaient tous les deux d'étouffer leurs gémissements passionnés, n'entendant même pas ceux remplis de désespoir de la chambre d'à côté où résidait Sasha.

Plus rien d'autre n'existait si ce n'est cet instant.


Rick regardait la route face à lui, son esprit ne remarquant même plus les quelques rôdeurs errants sur le bitume, qui s'étendait toujours plus loin.

Conduire avait toujours été un plaisir pour lui comme pour beaucoup d'hommes.

Son permis, Shane l'avait poussé à le passer à seize ans. Il se souvenait de ses premières balades avec son meilleur ami, ils s'amusaient à vagabonder d'une ville à une autre. A l'époque, il savait que Shane restait la meilleure personne qu'il gardait près de lui, son frère d'esprit et de valeur.

Carol confia pendant le trajet qu'elle et Glenn avaient dénichés quelques médicaments qui pourraient leur être très utiles. C'est certain, cela rassurait Rick, quelque part. Il se demandait juste combien de temps avant de perdre quelqu'un d'autre. Cela restait malheureux, mais il ne pouvait pas se permettre de perdre certaines personnes, en priorité.

Le silence reprit sa place rapidement, chacun perdu dans ses pensées. Angie regardait vers la gauche, la verdure défilant sous ses yeux. Elle soupira et tenta un petit regard vers Carol qui s'était endormie à son tour, la tête reposée contre sa vitre. Glenn l'imitait à la place du mort.

En regardant Rick, elle remarqua directement les yeux du barbu qui la regardait dans le rétroviseur intérieur. Angie détourna les yeux rapidement, reposant à son tour son visage contre sa vitre, se perdant à nouveau dans ses pensées.


Rick partait pour y retourner, mais Angie l'en empêcha, lui attrapant le bras. Elle ne lui demandait en aucun cas de devoir risquer sa vie à nouveau pour un objet dont elle ne pouvait pas se passer.

- Je vais la récupérer, c'est à moi de l'faire, dit-elle de façon à ne pas lui laisser le choix.

Malgré le feu qui progressait de l'autre côté, tous les deux pouvaient entendre les grognements d'autres rôdeurs qui devaient se jeterd'eux-mêmes dans les flammes. Le leader ne comptait pas perdre quelqu'un de plus, pas aujourd'hui et certainement pas Angie, pas maintenant. Pourtant, il savait quelque part que la jeune femme ne lui demandait pas son avis, elle lâcha son bras et s'aventura dans l'allée où sa hache demeurait toujours.

Angie toussait de plus en plus, la fumée et l'odeur la réduisant à avancer avec une lenteur extrême, et pour couronner le tout, elle distinguait clairement quelques rôdeurs, à terre dans le feu, et qui pouvaient encore lever les bras dans sa direction. Rien ne les arrêterait d'avoir envie de déchiqueter de la chaire fraiche.

- Tu t'en sors ? Entendit-elle un peu plus loin derrière.

- Ça va.

En vérité ça n'allait pas, elle avait beau se baisser et fouiller un peu partout elle ne trouvait rien. Le sol était recouvert d'alcool, de sang et d'autres saletés. Elle se rapprocha un peu plus de l'étagère contre laquelle elle fut projetée, sa main fouillant plus rapidement, la panique l'envahissait à mesure qu'elle entendait les grognements affamés. Un petit cri lui échappa sous la douleur, elle rapporta instinctivement sa main contre elle, sentant les picottements lui tirailler la peau. Elle pesta à nouveau.

- Putain ! Quelle conne, pouffa-t-elle en regardant l'état de sa main.

Elle pouvait maintenant être sûre d'avoir retrouvée sa hache, celle-ci l'ayant coupée tout le long de la paume de sa main.

Elle continuait de se maudire quand Rick arriva derrière elle, la faisant sursauter au passage lorsqu' elle sentit sa présence, ne distinguant presque rien. La jeune femme tira sa hache des quelques fracas de verres à terre et se releva, sa main la faisait.

Elle dépassa le leader et sortie en première de l'allée, continuant sa marche un peu plus loin dans le magasin. Rick ne mit pas beaucoup de temps à la rattraper, remarquant les tâches de sang sur le sol, lui qui avait rallumé sa lampe une fois sortis de l'allée pleine de rôdeurs. Ils devaient quitter cet endroit rapidement, il risquait de prendre entièrement feu d'ici peu de temps.

Il arriva à sa hauteur et l'arrêta une nouvelle fois. Cela commençait à devenir une habitude. Angie se retourna, les sourcils froncés et les yeux embués. Rick remarqua directement qu'elle tenait sa main ensanglantée contre elle, sa hache maladroitement retenue entre son bras et son buste. L'homme à son tour fronça les sourcils.

- Que s'est-il passé dans l'allée ? Demanda-t-il, inquiet.

- Rien d'important, souffla-t-elle sur un ton qui trahissait sa douleur.

Rick s'approcha un peu plus d'elle et prit délicatement sa main, regardant la plaie dégager du sang en abondance. Il se doutait qu'Angie portait beaucoup trop d'importance à sa fierté pour avouer qu'elle souffrait énormément, mais le soucis restait de garder cette coupure saine. Ils devraient bien trouver quelque chose dans ce supermarché. Il ne la lâcha pas et continua sa marche, la jeune femme continuant de se mordre la lèvre pour ne pas pleurer.

Rick connaissait mieux ce genre de commerce qu'elle, plus habitué à son pays natal. Il ne mit pas beaucoup de temps à trouver une allée dotée d'un petit rayon dédié à la santé. Il n'hésita pas à piquer plusieurs produits, notamment un peu d'alcool et des bandages pour Angie.

- On fera ça dans la voiture c'est bon, assura-t-elle accentué d'un faux sourire.

- Je n'vais pas laisser s'infecter Angie, je soigne ça et on s'en va après, répondit-il, renversant déjà un peu d'alcool sur un mouchoir en papier.

Angie se mordit la lèvre et retint un grognement au contact du liquide sur sa plaie. Rick lui maintenait fermement la main de façon à ce qu'elle ne bouge pas trop, mais la coupure était étendue sur toute sa paume, elle ne pouvait même pas plier légèrement sa main sans tourner de l'œil et détester Rick l'espace de quelques secondes. Elle détourna les yeux de ce qu'il faisait, retenant ses larmes du mieux qu'elle put.

- Ca va aller, entendit-elle d'un ton qui se voulait rassurant.

- Je sais, répondit-elle.

Rick prit une bande vierge et l'entoura doucement autour de la main d'Angie.

En sa présence, le leader arrivait souvent à se convaincre que les choses iraient vraiment bien. Il n'en disait rien mais la venue des deux sœurs avaient été très bénéfique, pour beaucoup d'entre eux et il en faisait partit. Il ne se souvenait pas avoir autant sourit que depuis qu'il connaissait l'ainée des deux françaises.

Parfois il se plaisait à croire que certaines personnes tombaient sur leur chemin pour de bonnes raisons. Et il savait que malgré sa fierté et sa force, Angie continuait d'avoir peur quelques fois. Elle ne s'autorisait cependant jamais à le montrer.

Quand Rick eu finit de prendre soin de sa blessure, un long silence prit place dans le magasin malgré les quelques rôdeurs plus loin.

Il ne lâchait pas pour autant la main de la jeune rousse, continuant de passer inconsciemment ses doigts sur le bandage. Quand leurs regards se rencontrèrent à nouveau, une légère gêne les envahit. Angie ne savait plus comment le remercier et elle sentait son cœur battre un peu trop fort dans sa poitrine, cela en faisait presque mal.

- Je n'sais plus comment te remercier maintenant, elle chuchotait sans s'en rendre compte.

Rick ne put retenir un petit sourire en coin.

- Tu n'as pas à le faire, tu te souviens qu'on est une famille ?

- Je sais, répondit Angie, mais soyons honnêtes… Je n'suis pas de ta famille réellement et on ne se connait que depuis peu. Ce que tu fais pour moi, à chaque fois… Tu n'as pas forcément à le faire, non plus. Et parfois je n'sais plus comment te remercier Rick.

Sans réellement comprendre pourquoi, le leader fut touché de ces mots. Personne ne lui disait ce genre de chose, les gens s'habituaient vite à se sauver la vie mutuellement depuis quelques années et ne prenaient pas toujours le temps d'exprimer à quel point la gratitude devenait grande. Lui également voulait la remercier car elle aussi savait être là quand il en ressentait le besoin, qu'importe si cela signifiait devoir lui sauver la vie ou juste l'accompagner dans ses pensées, être présente.

- Je sais que tu es quelqu'un de torturé, reprit-elle, le sortant de ses pensées. Je l'suis aussi. Je n'vie que pour revoir le visage de ma sœur en me réveillant et savoir qu'on respire encore un peu. Angie s'arrêta un instant et repris, la voix tremblante. Depuis quelques temps j'me surprends à apprécier voir ton visage chaque matin… Et toi t'as passé les trois quarts de ces deux mois à me maintenir en vie, qu'importe ce qui pouvait arriver et, ouais, je voudrais te remercier à la hauteur de tout ce que t'as fait pour nous, finit-elle en se demandant si tout ce qu'elle venait de débiter était bien clair.

Rick gardait un regard sur elle qu'elle ne savait pas comment interpréter. Il ferma les yeux un moment qui sembla être une éternité à la jeune femme. Angie se surpris a se demander si ce silence consterné trahissait l'impossible confession de ses sentiments où s'il hésitait à lui dire qu'au contraire, ces sentiments n'étaient pas partagés. Elle reprit sa main, soudain gênée, et se retourna.

- On devrait y aller avant d'se faire bouffer, conclut-elle en reprenant sa marche jusqu'à la sortie.

Le barbu la suivit en silence jusqu'à hauteur des portes vitrées. Il l'interpella avant qu'elle ne sorte, Rick pouvait voir le regard perdu de la jeune femme face à lui. Sa bouche s'ouvrit plusieurs fois sans que rien ne sorte.

- Je t'aime beaucoup, c'est pour ça que je n'souhaite pas de remerciement à chaque fois. C'est naturel entre nous.

Angie ne répondait rien, ces mots lui faisant oublier la douleur lancinante de sa main droite.

- Tu es le genre de personne que j'aurais aimé rencontrer avant que tout cela n'arrive parce que je suis quelqu'un de meilleur quand tu es là, ajouta Rick en se rapprochant doucement d'elle. Et c'est ce qui fait que je peux t'aider a survivre…

- Tu le fais déjà, le coupa-t-elle.

- Et je sais que je peux continuer, reprit-il. Et j'aimerais… Eh bien.. Parfois moi aussi j'apprécie réellement de voir ton visage chaque jour. Je n'veux juste pas…

- Souffrir ? Anticipa-t-elle, capitulant déjà à l'idée de la réponse.

- Hmm, souffla-t-il d'un air gêné. Je ne peux pas te donner plus.

Bien sûr qu'Angie avait compris, depuis longtemps. Rick ne s'autoriserait probablement plus à s'attacher de cette façon à quelqu'un après Lori. En deux mois de rapprochement, le prénom de sa défunte femme n'était pas souvent apparut dans les conversations.

Angie se moqua intérieurement d'elle-même, se rappelant à quel point elle était attirée par les hommes torturés, souvent trop. Elle ne pouvait pas en demander plus que ce qu'il voulait bien lui donner, alors la jeune femme se contenta d'essayer de sourire simplement et de venir déposer un léger baisé sur la joue de Rick, qui ferma les yeux sous cette caresse.

- Je te ferai survivre Angie Rose, chuchota le leader à l'oreille de celle-ci.


Dans la maison résidait un calme depuis quelques heures. Carl passait son temps à nettoyer des armes, les démonter et les remonter sous les yeux fatigués de Michonne qui prenait place dans le canapé central de la pièce, Judith allongée à ses côtés. Tyreese faisait des allés retours constants entre l'extérieur et l'intérieur, surveillant le moindre rôdeur s'approchant un peu trop prêt de la maison. Tara l'interpella au bout d'un bon moment, lassée de le voir bouger en permanence.

- Tu devrais aller voir ta sœur, souffla-t-elle gentiment. Je l'entendais pleurer tout à l'heure, mais elle ne me parle pas vraiment. J'prends la garde.

Tyreese abdiqua et partit voir Sasha.

- Tu veux que je vienne avec toi ? Proposa Michonne à la jeune brune.

- Non, merci. J'ai besoin d'être un peu seule, répondit-elle en fermant la porte derrière elle, coupant court à la conversation.

Michonne haussa les épaules et continua de surveiller Carl, une partie d'elle appréciait bien ça.

En arrivant dans le couloir des chambres, Tyreese put clairement entendre quelques gémissements qui ne venaient pas de la chambre de sa sœur, mais de celle de Daryl.

Un petit rire lui échappa avant qu'il ne rentre dans la chambre de Sasha, retrouvant celle-ci assise sur son lit, sa tête entre ses mains. Son envie de rire disparue bien vite, remarquant le couteau à côté de la jeune femme. Ses sourcils se froncèrent gravement avant qu'il ne se précipite pour récupérer l'objet, craignant le pire pour sa sœur. Que pouvait-il bien lui passer par la tête ?

Il s'assit à côté d'elle, posa sa main sur son épaule afin de la rassurer. Sasha s'en dégagea vivement, se relevant tout aussi vite. Elle ne voulait qu'on la touche, pas même Tyreese.

- Sasha…

- Ne me touche pas, articula-t-elle, la voix élevée. J'en peux plus.

Tyreese imita son mouvement et se rapprocha d'elle, choqué des paroles de sa petite sœur, elle qui voulait autrefois survivre plus que tout. Il savait que la mort de Bob torturait encore la jeune femme, elle n'arrivait pas à comprendre comment cela avait pu arriver si vite, si bêtement. L'homme dont elle était tombée amoureuse était maintenant mort et enterré et ça, Sasha ne voulait pas l'affronter.

- Parfois je veux juste mourir, déclara-t-elle aux oreilles de son frère.

- Tu n'peux pas penser ainsi ! Cria l'ainé à son tour. Bob est mort pourtant ma petite sœur est bien vivante et ça ne changera pas !

Tyreese en jeta le couteau à terre sous la colère. Sasha continuait de pleurer sous la réaction de son frère, s'effondrant à terre en haletant de désespoir. Elle ne voulait plus essayer de survivre.


Cela faisait presque deux heures qu'ils avaient tous reprit la route, Rick roulant un peu plus vite en pensant à la blessure de Daryl. Le soleil commençait à se coucher lentement, le leader espérait arriver avant la tombée de la nuit, tout le monde dans la voiture semblait ne rêver que d'un lit.

Il souffla de mécontentement en voyant une petite horde se diriger dans leur direction, cela l'obligeait une seconde fois à faire marche arrière et emprunter une autre route. Il s'arrêta un instant et fit demi-tour, réveillant tout le monde en calant.

Glenn, en ouvrant les yeux, recula un peu plus dans son siège sous la vision devant lui. Il tourna son visage vers Rick qui semblait aussi surprit que lui.

- Ils n'étaient pas là y'a encore cinq minutes… Bordel, pesta le leader en cognant le volant.

Angie releva la tête et put apercevoir le spectacle qui s'étendait sur la route. Plus d'une centaine de rôdeurs marchaient droit vers eux, lentement mais sûrement. Un frisson lui parcouru la colonne vertébrale en voyant que la route était occupée dans les deux sens. Leur seul échappatoire restait la forêt qui s'étendait sur leurs côtés. Carol ne tarda pas à intervenir.

- On doit bouger d'ici, s'exclama-t-elle. Rick ! On doit bouger…

- On n'peut pas abandonner les sacs dans la voiture, remarqua-t-il.

- On les portera, intervint Glenn à son tour. On dégage ! Assurait-t-il en sortant le premier de la voiture, bientôt rejoint par Carol.

Rick et Angie restèrent un instant dans la voiture, se regardant par l'intermédiaire du rétroviseur.

- Tu penses toujours que tu vas me faire survivre ? Demanda-t-elle comme si cette promesse était bien loin déjà.

Le barbu se retourna sur son siège, la regardant maintenant en face.

- C'est ma priorité pour le moment, assurait-il, confiant.

Ils rejoignèrent leurs amis, s'encombrant de tous les sacs remplis de leurs trouvailles. Tous prirent la direction indiquée par le leader, se retrouvant à courir vers la forêt avant que les voraces n'arrivent à eux.

S'ils couraient assez vite ils pourraient retrouver la maison dans un peu plus d'une heure, mais les pensées de Rick vinrent se contredire en voyant la masse de rôdeurs éparpillés dans les bois. Il y en avait partout et rien ne pouvait les cacher autour d'eux. Ils n'avaient plus d'autre choix que de courir à travers les corps en décomposition qui essayaient de les suivre, le groupe s'attardant quelques fois à en tuer quelques-uns encombrant leur passage.

Angie criait aussi bien de rage que de douleur en enfonçant sa hache dans plusieurs crânes, sa plaie recommençant à saigner sous la violence de ses gestes. Elle manquait de tomber à chaque fois que trois ou quatre rôdeurs s'en prenaient à elle, mais son adrénaline la poussait toujours plus à s'en défaire, écrasant ses bottes contres leurs gueules pourries.

Rick lui attrapa soudainement la main, ne la laissant pas plus s'attarder dans sa haine. Il savait à quel point cela pouvait les mettre en danger plus que de leur être bénéfique et c'est aussi pour ça qu'il restait effrayé de son rapprochement avec la jeune française. Elle avait un coté noir enfoui en elle, tout comme lui, et suffirait qu'un drame la touche de suffisament prêt pour qu'elle ne sombre, ce qui finirai par arriver un jour où l'autre.

Ils se remirent à courir alors que Glenn scandait leurs noms un peu plus loin devant.

Alors que leur souffle leur hurlait intérieurement de faire une pause, leur instinct de survie leur dictait à tous de continuer à courir, un peu plus vite encore.

Rick courrait derrière Angie de façon à la garder en vue, Glenn lui ouvrait la marche. Il se retourna rapidement pour vérifier que Carol suivait toujours mais ne vit rien, si ce n'est des rôdeurs toujours à leur trousse. Il s'arrêta sur le coup, clignant plusieurs fois des yeux.

- Carol ?

Seul des grognements lui revint aux oreilles.


Carl et Michonne rigolaient devant l'air interloqué de la petite Judith. Ils imitaient de célèbres personnages de films à tour de rôle depuis presque une heure, la jeune femme ne supportant plus de voir Carl obnubilé par les armes comme s'il préparait un mauvais coup. Elle avait donc proposé ce jeu sur lequel elle s'amusait plus jeunes avec ses amis. De Niro fut le comble, déclarant un fou rire chez l'adolescent qui s'agenouilla à terre devant les yeux ronds de sa jeune sœur. Michonne souffla longuement avant d'essuyer ses larmes de rire, essayant malgré tout de reprendre son sérieux.

- Ok, ok… Abdiqua-t-elle en se relevant, reprenant son sabre en main. J'vais voir si j'peux aider Tara, elle n'est pas revenue depuis, toi continue de faire rire ta petite sœur, conseilla-t-elle en souriant au jeune homme.

Elle sortit de la maison en fermant bien la porte derrière elle, regardant d'abord un peu partout avant de s'avancer. Le temps était calme, il ferait presque bon d'organiser un petit pique-nique autour d'un feu de camp si seulement aucun grognement n'était susceptible de venir perturber le calme ambiant.

Carl lui resta avec sa sœur, apercevant Tyreese revenir des chambres, l'air plus que désespéré. L'adolescent fronça les sourcils, s'approchant de l'homme musclé qui ne semblait jamais avoir eu une seule once d'une quelconque méchanceté en lui. Son regard restait à présent juste… Livide, pensait Carl.

- Tyreese ? Tout va bien ? Questionna-t-il sans être réellement sûr que son ami ait entendu.


Un frisson parcouru le corps nu d'Anna sous les caresses distraites du chasseur. Elle ne savait depuis combien de temps elle était dans les bras de Daryl, recroquevillée contre son corps, ses jambes repliées le long du corps du brun. Il passait ses mains un peu partout sur la jeune femme, s'attardant sur ses jambes. Elle gardait son visage enfouit dans son cou, s'enivrant de son odeur un peu plus chaque instant.

Aucun mot n'avait été prononcé depuis la fin de leurs ébats, l'un comme l'autre ne sachant pas réellement quoi dire de plus après ça.

Anna s'endormait presque, bercée par la respiration du plus vieux. Ses pensées l'emmenaient loin de tout, se perdant à nouveau dans un instant qu'elle souhaitait être éternel.

Elle ne sentit pas Daryl jouer un peu plus du bout des doigts le long de sa cicatrice.

Elle ne remarqua pas ses sourcils se froncer en tâtant cette parcelle de peau plus lisse à la forme étrange, ni même le mouvement de Daryl pour se dégager légèrement de leur étreinte afin de se pencher sur son mollet.

Son épaule lui arracha un gémissement de douleur ce qui réveilla la jeune fille, qui recula aussitot du corps de son amant mais Daryl se redressa et attrapa sa jambe entre ses doigts, contemplant la cicatrice. Anna eut voulu se dégager rapidement, mais il la maintenait trop fermement.

- On dirait une forme de…

Mais il ne put continuer sa phrase, se rendant compte de ce qu'il s'apprêtait à dire. Cela paraissait trop fou, ce n'était pas possible. Il vit la jeune femme s'empourprer et sortir rapidement du lit, réenfilant ses vêtements aussi vite que possible, ne manquant pas de tomber plusieurs fois sous l'angoisse.

Daryl ne pouvait pas avoir compris. Pas maintenant, pas après ça.

- C'est une morsure, déclara-t-il sans avoir besoin de confirmation.

Après tout, il était chasseur et pouvait bien reconnaitre ça.

Le visage d'Anna devint livide, elle se retourna face au mur, ne voulant pas avoir à faire au regard de l'homme à qui elle venait de s'offrir.

Putain, il fallait toujours que les choses se retournent contre elle. Cependant,

Daryl n'en resta pas là, sortant du lit à son tour et se rapprocha d'elle malgré sa faiblesse. Il retourna son visage de sa main, sans lui laisser d'autre choix que de le regarder et lui répondre.

- T'as été mordue ? Demanda-t-il d'un ton qui suppliait à la jeune française de lui répondre non, pourtant, les yeux de Daryl devinrent brillants à l'instant même où il posa la question.

Ne sachant que répondre et sentant les larmes arriver à son tour, elle n'eut le temps de faire le moindre geste, des coups violents résonnant contre la porte. Ils sursautèrent tous les deux en même temps.

- Anna ? Daryl ? Entendit-il de la part de Tyreese.

Anna se dégagea de l'emprise de Daryl, celui-ci se cachant derrière la porte. Elle ouvrit devant un Tyreese au visage qu'elle n'avait encore jamais vu jusque-là, mélangeant désespoir, colère et surtout de la peur.

Il n'eut même pas la force de faire une quelconque réflexion sur la tenue froissée ou les cheveux emmêlés de la jeune femme, eux qui avaient pourtant toujours le cœur à blaguer lorsqu'ils se rendaient compte que deux personnes revenaient de s'envoyer en l'air, ce qui, à part pour Maggie et Glenn, devenait assez rare. Les mots de Tyreese finirent d'effondrer la jeune femme pour la journée.

- Tara a disparue… On a retrouvé son couteau par terre devant la maison, articula-t-il d'un ton faible.

Anna n'eu pas le temps de répondre quoi que ce soit, il reprit.

- On doit s'en aller maintenant, ils arrivent tous de la forêt, par centaine.

Son visage se figea.


Et voilà ! Multi cliffhangers pour cette fin de saison qui j'espère vous a plu et vous aura donné hâte de lire la 2. En parlant de ça, la publication ne va vraiment plus tarder maintenant, les premiers chapitres sont en correction ! Je vous annonce déjà du bien plus sombre, des gros clashs, des trahisons, et beaucoup de morts. Et enfin, vous pourrez rencontrer le grand méchant scientifique fou !

Mille mercis pour toutes vos nombreuses et élogieuses reviews et pour m'avoir suivie ! Et merci encore a Neunonska pour la correction de cette saison !

Bisous à tous et rendez-vous bientôt pour la suite ;)