Bonjour/Bonsoir ! Et hop, place au chapitre 14. Il est plus long que les autres, j'espère que cela ne vous gêne pas, mais j'espère surtout que vous l'apprécierez :)
Merci à laure marez, Crotuy et Sieba972 pour leurs reviews si gentilles ! :3 Merci également à Sieba972 d'avoir ajouté cette histoire aux rubriques follow et favorite ! ^^
Lalalala Merlin est lalalalala à la BBC lalalalala ! *grosse gamine bonjour*
Alors, Crotuy m'a fait remarquer que je devrais suggérer des musiques plus souvent, donc... vous trouverez les titres des musiques entre parenthèses, comme pour le chapitre précédent :)
Je crois que c'est tout... sur ce, bonne lecture mes très chers ! :)
Chapitre 14: Aperçu du passé...
( ThePianoGuys - Arwen's vigil )
Merlin avait un poignard planté dans son abdomen.
Arthur le regarda un long moment, choqué, troublé, déstabilisé, paniqué, paralysé. Ses membres refusaient de bouger, refusaient de lui obéir. Son corps était lourd. Son esprit était bloqué, incapable d'émettre la moindre pensée, incapable de se déverrouiller pour lui hurler de s'animer, de faire quelque chose.
- A... Ar...thur...
La voix étranglée de Merlin le sortit de son état de transe, d'endormissement. Tout à coup, le monde extérieur redevint clair et compréhensible et ses capacités de réflexion se remirent en état de marche. Arthur lâcha l'épée qu'il avait ramassée et se précipita vers son ami, indifférent aux regards des sorciers braqués sur lui. Il allongea délicatement Merlin sur le pont, le souleva précautionneusement par les épaules, posant sa tête contre sa poitrine, et mit une main tremblante sur le manche du poignard. Devait-il le retirer ? Il savait d'expérience que cela pouvait causer une hémorragie et il ne savait pas comment il s'y prendrait ensuite pour gérer la situation, à part compresser la blessure. Il préférait ne pas y toucher jusqu'à ce que Gaïus arrive et décide quoi faire. Tandis qu'il passait ses doigts sur le manche, les ornements et les dessins entourant ce dernier lui apparurent... familiers. Ils réveillèrent en lui un vague souvenir d'une lointaine soirée. Il se souvint alors de cette dague qu'il avait mis un temps fou à dénicher pour l'offrir à Morgane le jour de son dernier anniversaire à Camelot. Oh seigneur, elle l'avait gardée tout ce temps et l'avait utilisée pour s'en prendre à Merlin.
- Arthur... gémit celui-ci, le visage de plus en plus pâle.
- Merlin..., murmura le roi, la gorge nouée, les larmes aux yeux. Je... qu'est ce que... Gaïus... il faut que Gaïus vienne...
Arthur resserra sa prise sur les épaules de Merlin et se tourna vers les sorciers qui les observaient sans rien dire, immobiles. Ils avaient aisément deviné qui était ce jeune homme que le roi de Camelot tenait dans ses bras d'un geste possessif et protecteur, mais étaient choqués de voir à quel point il s'inquiétait pour lui, à quel point sa panique et sa peur étaient fortes. A cet instant, Arthur Pendragon n'était pas un roi, mais un homme démuni face à la souffrance de son ami. Son serviteur. Un sorcier.
- Quelqu'un... que quelqu'un aille chercher le médecin, Gaïus... il... il est allé dans la forêt refaire son stock d'herbes, mais... je pense qu'il est à l'auberge maintenant...
Aussitôt, trois hommes répondirent à sa demande et s'engagèrent à toute allure vers l'endroit indiqué. Arthur ignora de nouveau les spectateurs de la scène et reporta toute son attention sur Merlin qui, en plus d'être pâle comme la mort, voyait ses paupières se fermer lentement. Arthur posa sa main sur sa joue et secoua doucement ses épaules de son autre main.
- Non, non, Merlin, reste éveillé, tu m'entends ?
- Mmmhh...
- Parle moi, dis moi n'importe, mais parle moi. Ne t'endors pas, d'accord ? S'il te plaît...
- Morgane... respire... plus ?
- Non, elle est morte pour de bon, Merlin. Tu as réussi !
Merlin eut un léger sourire en guise de réponse, les yeux à demi-ouverts.
- Et vous... vous... allez... bien ? Réussi ?
Arthur ne put s'empêcher de rire nerveusement face à cette question complètement stupide. Merlin agonisait depuis plusieurs minutes et il avait tout de même la force ( ou l'imbécillité ) de demander à Arthur si lui allait bien.
- Si je suis là, à te tenir lieu d'oreiller, forcément que je vais bien, idiot.
Le sarcasme, l'ironie, étaient ces seuls moyens de défense pour lutter contre son angoisse grandissante, contre cette peur tenace que, d'un moment à l'autre, Merlin lâche prise, que Gaïus arrive trop tard.
- Désolé... de... m'in...quiéter pour... vous... crétin.
- Tu n'as jamais eu le sens des priorités, n'est-ce pas ? Fit Arthur d'un ton qui se voulait moqueur et assuré.
Il devait se reprendre sans tarder, il ne fallait pas que Merlin soit témoin de sa faiblesse, de son incertitude quant à son état de santé et ses chances de survie. Il devait être fort.
- Vous avez t... toujours été... ma... priorité, répliqua le sorcier en fermant les yeux, à bout de forces.
- Non, Merlin, ce n'est pas l'heure de dormir ! Reste avec moi, je t'en prie. Non...
Voyant que ses tentatives ne menaient plus à rien, Arthur laissa la panique le gagner pour de bon. Il se pencha sur Merlin et posa son front contre le sien, sa main bien ancrée sur sa joue dans l'espoir d'y sentir encore une imperceptible once de chaleur, lui prouvant que son meilleur ami n'était pas perdu, qu'il se battait pour survivre.
- Arthur !
Le souverain se retourna pour voir Gaïus se détacher de la foule, sa sacoche médicale avec lui. Il s'agenouilla de l'autre côté de son pupille et commença son examen.
- Merlin a perdu connaissance, mais il respire encore. Arthur, j'ai besoin que vous le transportiez dans mes appartements immédiatement. La majeure partie de mon matériel se trouve là-bas, ce sera plus simple pour moi de le soigner.
- Bien.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les deux hommes traversèrent la cour aussi vite que leur permettait l'agitation ambiante causée par le rassemblement des sorciers et des soldats et par les débris semés sur leur passage. Gaïus fut soulagé que personne n'ait touché à ses quartiers. Ils étaient restés intact.
- Mettez le sur le lit, ordonna t-il à Arthur.
Celui-ci déposa Merlin sur le lit normalement réservé à Gaïus, servant aussi pour les malades qu'il recevait de temps à autre. Cela fait, le médecin balança nonchalamment sa sacoche sur sa table de travail, alluma quelques bougies et revint au chevet du sorcier.
- Arthur, pouvez-vous le tenir le temps que j'enlève cette dague de son abdomen ? Il risque de s'agiter et je ne peux pas faire les deux.
- Bien-sûr.
Arthur positionna ses mains de chaque côté de ses épaules et fit signe à Gaïus qu'il pouvait agir. Dès qu'il retira la lame, Merlin poussa un cri de douleur et remua légèrement, mais rien d'insurmontable pour qu'Arthur le fasse tenir tranquille.
- Et maintenant ?
- Maintenant, laissez-moi m'occuper de lui, Sire.
- Ce... Ce n'est pas grave, n'est-ce pas, Gaïus ?
- Je ne sais pas encore, je dois l'examiner plus attentivement.
Tout en regardant Gaïus s'activer auprès de Merlin, Arthur prenait conscience qu'il ne pouvait pas rester avec lui. Il était roi, ce qui signifiait qu'il avait des responsabilités et un rôle strict à tenir, surtout à ce moment-là, alors qu'il sortait d'une bataille. Il devait retrouver Guenièvre, Mithian, Annis et Rodor, il devait rassurer le peuple, il devait parler aux sorciers. Il avait tellement de choses à faire, des choses qu'il ne pouvait pas repousser. Arthur serra les poings. Dieu qu'il ne voulait pas s'en aller, qu'il ne voulait pas abandonner Merlin, sans même savoir s'il s'en sortirait, mais... il n'avait pas le choix. Il prit une profonde inspiration et se rassura en se disant que plus tôt il aurait terminé ce qu'il avait à faire, plus tôt il pourrait revenir.
« Allez, un peu de courage ! »
- Gaïus... je ne peux pas rester... mais je reviens dès que possible.
- Oui, je comprends, Arthur.
- Faîtes tout ce qui est en votre pouvoir pour le sauver...
Arthur se rapprocha du médecin, un air grave sur le visage, et déclara d'une voix dure:
- Je dis bien... tout !
- Vous voulez dire la magie ?
- Si c'est nécessaire, oui.
- Je pense que ça le sera... je vous tiendrais au courant.
Arthur émit un hochement de tête affirmatif et contourna le lit. Il s'accroupit à côté de Merlin, serra sa main dans la sienne, et murmura:
- Bats toi, Merlin, sinon je... je te ferai polir toutes les armures des chevaliers et tu n'auras pas droit à la magie pour le faire !
Sur ces mots, il lâcha sa main à contre cœur et sortit des appartements.
Arthur mit plus de temps qu'il ne l'aurait crut avant d'arriver à l'auberge. Quand il entra, les blessés, soldats comme sorciers, remplissaient tout l'espace de la pièce principale et, au vu des allers-retours de Guenièvre, Mithian et Annis, s'entassaient également dans les salles adjacentes. Il se fraya un chemin comme il put, veillant à ne pas marcher malencontreusement sur un bras ou une jambe. Sur son chemin, les sorciers se redressaient tant bien que mal pour le regarder passer. Arthur crut même en entendre certains murmurer des choses comme « Il va rétablir la magie », « Son serviteur était un sorcier » « Nous serons libres, libres ! ». Savoir que la joie et l'espoir régnaient à présent dans le cœur des sorciers tira un sourire au monarque, bien que son sourire était terne, fade, tout sauf heureux. Son inquiétude pour Merlin occupait une grande partie de ses pensées et il ne pourrait se réjouir de leur victoire qu'une fois son ami de nouveau sur pied. Arthur parvint à retrouver Guenièvre à l'étage, sortant d'une chambre, une bassine dans les mains.
- Arthur s'écria t-elle en l'entourant de ses bras ! Merci, mon dieu ! Vous n'avez rien ?
- Non, Guenièvre, je vais bien.
Son épouse remarqua cependant que son visage n'arborait pas cette satisfaction, cette fierté qu'elle pensait déceler chez lui. Son angoisse étant montée en flèche, elle risqua:
- Que s'est-il passé ?
- Merlin a tué Morgane, mais... il est gravement blessé...
- Non... souffla t-elle du bout des lèvres. Il va s'en sortir ?
- Gaïus va tout faire pour. J'ai confiance en lui.
- Merlin est un battant, il est têtu, vous le savez aussi bien que moi. Tout ira bien.
Guenièvre lui offrit un sourire réconfortant et confiant avant de poser un baiser sur sa joue. Arthur la regarda plusieurs minutes passer de chambre en chambre, parcourir l'étage de l'auberge en quête d'autres blessés qui n'auraient pas reçu de soins appropriés. Il allait sortir pour se mettre à la recherche de Rodor afin de faire le point avec lui, mais Mithian lui barra le passage. Elle affichait un air concerné et anxieux qu'Arthur ne lui avait jamais connu... enfin, si... juste une fois... le jour où elle lui avait offert son livre.
- Arthur, comment allez-vous ?
- Comme vous le voyez, je vais bien.
- Et... Merlin ?
- Morgane... Morgane l'a blessé, mais il ira bien, j'en suis sûr.
Mithian devint alors aussi pâle que l'avait été Merlin sur le pont. Elle préserva un silence songeur, comme perdue au cœur de ses pensées.
- Mithian ? L'interpella Arthur, les sourcils froncés. Quelque chose ne va pas ?
- Vous êtes sûr qu'il ira bien ? Gaïus vous l'a affirmé ?
- Non, mais... il utilisera la magie s'il n'y a aucune autre solution pour le soigner.
- Une solution..., murmura la princesse, la bouche sèche.
- Mithian, vous êtes certaine que ça va ?
La porte de l'auberge s'ouvrit soudainement et Rodor pénétra dans la pièce. L'attention d'Arthur dériva aussitôt sur le souverain de Nemeth avec lequel il devait avoir une sérieuse discussion sur la marche à suivre maintenant que la paix, ou pour le moment, le calme, était revenu. Il prit congé de Mithian et emmena Rodor à l'extérieur, à l'abri des oreilles indiscrètes et des regards inquisiteurs.
- L'annonce de votre retour se propage dans tout le royaume, Arthur.
- Et l'annonce du rétablissement de la magie aussi, je suppose ?
- En effet. Je ne serais pas étonné que les sorciers affluent ici dans les jours à venir, commenta Rodor.
- Moi non plus...
- Comment va Merlin ? Je suis au courant de ce qui lui est arrivé...
- Gaïus fait tout ce qu'il peut, répondit une fois de plus Arthur.
Il commençait à être agacé de devoir répéter les mêmes paroles, tout en devant gérer ses émotions, son inquiétude, sa peur, ses interrogations sur ce qui avait bien pu se passer pour que Merlin se retrouve dans cet état. Afin de se changer les idées, Arthur inspecta les environs et prit connaissance des dommages occasionnés dans la ville basse. Les maisons étaient pour la plupart encore debout, ou partiellement touchées, il ne restait que des braises des feux allumés pendant la bataille ou des flammes insignifiantes achevant de se consumer, et les débris étaient petit à petit déblayés par des habitants tenant à se rend utile pour redonner un aspect correct à leur ville. C'est dans ce décor encore fumant que Léon et Perceval vinrent à la rencontre d'Arthur.
- Nous avons libéré les chevaliers faits prisonnier, relata globalement Léon, et... nous avons déplacé le corps de Morgane à l'intérieur du château.
- Très bien... merci, Sir Léon.
- Sire, comment va M...
- Arthur !
Le quatuor, interrompu par la voix de Gaïus, vit celui-ci approcher, arborant une expression de pure panique. Arthur sut immédiatement que quelque chose n'allait pas.
- Que se passe t-il, Gaïus ? Demanda t-il, tentant de réprimer des frissons de terreur.
- Arthur... ce que j'ai à vous annoncer n'est pas facile...
- Quoi... ? Murmura t-il, imaginant Merlin être sur son lit de mort, voire... être déjà mort.
- J'ai essayé de soigner Merlin, j'ai utilisé la magie comme vous me l'aviez demandé, mais ça n'a pas fonctionné, alors...
- Comment ça, ça n'a pas fonctionné ?! S'écria Arthur, oubliant totalement de mesurer sa voix.
- … alors j'ai regardé la blessure de plus près et puis la lame...
- Et ? Le pressa Arthur, craignant le pire.
- Elle a été forgée dans le souffle d'un dragon.
Arthur perdit alors le peu de couleur qui lui restait et sentit un étau abominable lui enserrer la poitrine. Aucune potion, aucune plante, aucune médecine humaine ni magique n'était en mesure de guérir une telle blessure, Arthur le savait. Il n'avait donc plus qu'une seule option.
- Il faut l'emmener à Avalon !
- C'est impossible, Arthur... sa blessure est trop grave, trop profonde. Rien que le voyage le tuerait.
- Nous... Nous devons quand même essayer...
- Attendez ! S'interposa Léon, aussi secoué que son souverain. Merlin nous a dit, la nuit où nous avons fui Camelot, que le dragon avait soigné Morgane. Elle avait été touchée par une arme similaire.
- Le dragon aurait la faculté de guérir Merlin ? S'étonna Rodor, jusqu'alors resté en retrait de la conversation.
- Il faut le retrouver ! Déclara Arthur sans penser plus loin.
- Arthur, le coupa Gaïus, j'ai pensé à cette solution, mais Merlin a envoyé le dragon loin de Camelot. Nul ne sait où il est à l'heure où nous parlons. Et même si nous le retrouvions, il ne se laissera pas commander. Seul Merlin a le pouvoir de le faire obéir...
Un silence tendu prit place jusqu'à ce que Gaïus murmure lentement, très lentement, les mots ayant du mal à franchir ses lèvres:
- Il n'a plus... que quelques heures...
A cette annonce, Arthur sentit son sang se glacer. Il percevait la souffrance de Gaïus, Merlin était comme le fils qu'il n'avait jamais eu, mais à ce moment-là, il ne pouvait songer qu'à sa propre souffrance, son propre chagrin. Ce qu'il entendait ne pouvait être vrai, ça ne pouvait pas se réaliser. Merlin avait traversé tant d'épreuves, il avait survécu à bien des embuscades, des batailles, des guerres, des conflits, et il s'en était sortit. Il avait échappé aux pièges de Morgane à de nombreuses reprises... c'était impossible qu'elle soit parvenue à l'avoir aussi facilement, alors que tout était rentré dans l'ordre pour lui, qu'il n'avait plus à se cacher de qui que ce soit, qu'il allait enfin recevoir sa récompense après tant d'années de services et souffrances. Comment cela avait-il pu arriver ?! Arthur refoula ses larmes et courut sans s'arrêter jusqu'aux appartements de Gaïus. Quand il arriva, Merlin était réveillé et regardait la cheminée, profitant de la chaleur dégagées par les flammes. Bien qu'essayant de garder un visage neutre et fort, Arthur devinait à quel point il devait avoir mal.
( Pandora Hearts ost - Parting song )
- Merlin...
Le sorcier tourna la tête et un sourire heureux naquit aussitôt sur ses lèvres en découvrant Arthur sur le pas de la porte. Toutefois, la mine décomposée de son ami lui fit comprendre que Gaïus lui avait annoncé la nouvelle... Arthur prit une chaise près de Merlin, mais ne sut quoi dire. Sa gorge était comprimée par des sanglots et il savait que, bien malgré lui, il ne tiendrait pas s'il ouvrait la bouche une fois de plus.
- On dirait que... que vous avez... vu un... fantôme... Arthur, plaisanta Merlin.
- Je ne veux pas que tu en deviennes un, Merlin...
Une larme roula sur la joue d'Arthur qu'il s'empressa de faire disparaître. Il ne devait pas craquer, pas maintenant, pas devant Merlin, pas devant lui qui souriait malgré la douleur, résigné à son sort.
- Arthur... vous tiendrez... votre promesse... n'est-ce pas ? La magie... reviendra...?
Arthur emprisonna la main de Merlin dans la sienne et hocha vigoureusement la tête pour manifester sa résolution... et cacher par ce fait son abattement.
- Oui, oui, la magie reviendra, Merlin et... je... je te nommerai Sorcier de la cour ! Annonça Arthur, laissant échapper un rire tremblant et nerveux.
Merlin sourit de plus belle en imaginant la scène et chuchota:
- ça aurait été... amusant... j'aurais bien aimé...
- Et ça se fera, je te le jure, ça se fera !
- Vous savez que... vous savez que non... je... je vais mourir, Arthur...
- Non, je t'interdis de dire ça, Merlin, je t'interdis de parler comme ça !
- Je le sais...
Arthur relâcha sa prise sur la main de son ami et se leva en sursaut, les mains sur les hanches et la tête baissée, faisant des efforts surhumains pour chasser ses larmes et raisonner clairement.
- Arthur... je peux... vous demander... une autre pro... promesse... ?
Le roi ne répondit pas. Merlin le voyait tendu, crispé, affecté au plus haut point, et ne savait pas quoi faire pour l'aider, il ne savait pas quoi lui dire pour le soulager. Malgré tout, sachant que son attention était sur lui, il poursuivit:
- Promettez moi de... de ne pas... m'oublier.
- Pardon ?!
- Je n'ai jamais... cherché la... reconnaissance... mais, vous souvenir... de moi... c'est la seule... reconnaissance... que je demande...
- Je n'aurais pas à me souvenir de toi, Merlin, parce que tu vas vivre ! Tu m'entends, tu vas vivre ! Je ne te laisserai pas mourir, c'est hors de question ! Alors je ne veux plus jamais t'entendre parler de cette manière !
Sur ces mots, Arthur envoya son pied dans la table, manquant de renverser ce qui se trouvait dessus, et sortit de la pièce, plus furieux que jamais. Il alla s'enfermer dans ses appartements et fut surpris de voir que ses affaires y avaient été transportées, affaires bien maigres qui se résumaient à son épée, sa cape et son sac. Néanmoins, Arthur n'y prêta pas un plus grand intérêt et commença à tourner en rond entre la table et la cheminée. Ses nerfs le lâchaient, il avait envie de hurler, de frapper quelque chose, d'exploser. Merlin ne pouvait pas mourir, c'était... impossible. Inimaginable. Inconcevable. Arthur avait envie de vomir à l'idée de le perdre, de perdre son meilleur ami, son frère. Parce que oui, il réalisait enfin l'importance que Merlin avait pour lui. Ils avaient beau se chamailler continuellement, se lancer des remarques agrémentés d'une bonne dose de sarcasme, s'insulter même, l'amitié et la confiance qui les reliaient l'un à l'autre était indestructible et puissante. Songer à ce que serait la vie sans Merlin effrayait Arthur, soudainement. Il avait la nausée et tremblait de tous ses membres, incapable de penser correctement, incapable de réfléchir à une solution qui serait en mesure de sauver Merlin. Arthur posa ses mains sur la table, essayant de réguler sa respiration hachée, saccadée, torturée... et sentit quelque chose de dur sous sa paume, sous la toile de son sac. Il mit la main à l'intérieur et en sortit... la boule magique que Freya lui avait donné. Sa déception fut grande. Il avait naïvement espéré faire une découverte, mettre la main sur un remède apparut miraculeusement. Conscient que ses pensées n'avaient aucune logique, aucun sens, et frustré comme jamais il ne l'avait encore été, Arthur ferma rageusement les doigts sur le verre et balança la sphère à travers la pièce, sphère qui éclata en milles morceaux contre le mur. Une intense lumière blanche illumina toute la pièce, tirant une grimace de douleur à Arthur, jusqu'à se réduire petit à petit. Bientôt, il ne resta plus qu'une image en mouvement imprégnée au mur, comme un écran géant. Arthur s'en approcha et étudia ce qui composait cette image, ou plutôt cette scène du passé... car il se vit, appuyé contre la table de ses anciens appartements, à l'époque où il était encore prince. Merlin était debout derrière lui, inquiet d'après l'expression de son visage. Puis, Arthur s'entendit parler...
( The imitation game soundtrack - Running )
- Je t'ai cru... Je t'ai fait confiance et tu m'as fait passer pour un parfait idiot !
- Je sais que ça ne s'est pas déroulé comme prévu...
- Pas déroulé comme prévu ? Mon père et la cour royale en entière me considèrent comme un lâche, tu m'as humilié en public !
- Nous pouvons encore démasquer Valiant.
- Je n'ai plus besoin de tes services.
- Vous me renvoyez ?
- J'ai besoin d'un valet digne de confiance.
- Vous pouvez me faire confiance !
- Et alors regarde où ça m'a conduit, maintenant tu disparais !
Arthur n'en croyait pas ses yeux, ni ses oreilles, par la même occasion. Cette conversation s'était tenue à peine quelques jours après l'entrée de Merlin à son service. S'entendre parler ainsi, à Merlin... ne lui ressemblait pas, ou du moins, ne lui ressemblait plus. Il était choqué de revoir son ancien lui, déboussolé au possible.
~ Mais Arthur n'eut guère le loisir de méditer plus longtemps qu'une autre scène se joua devant lui... Merlin était sous le château, en face du Grand dragon:
- Comment puis-je avoir comme destin de protéger quelqu'un qui me déteste ?
- Une moitié ne peut pas vraiment détester ce qui fait d'elle un tout. Très bientôt, tu apprendras cela.
- Ah fantastique ! Juste ce qu'il me fallait, une énigme.
- Le chemin d'Arthur et le tien se rejoignent, ce n'est que la vérité.
- Qu'est ce que ça veut dire ?
- Dis toi bien, jeune magicien, que ce n'est pas la fin. C'est le commencement.
Nom de... Le dragon était doué de parole ! Merlin lui avait sûrement mentionné ce détail, mais l'entendre réellement... c'était très troublant, vraiment très troublant !
~ Une autre scène se forma. Merlin était alité, Gaïus auprès de lui, et s'agitait dans son sommeil. Une forte fièvre le terrassait et son visage était en sueur:
- Arthur... trop d'obscurité... il fait trop sombre... furomon féogiftum fiaderperni omomza féogiftum.
- Merlin... ? Qu'est ce que tu es en train de faire ?
- Laissez les, ne les cueillez pas, Arthur ! Allez, sauvez-vous, suivez la lueur... Plus vite... Arthur, plus vite ! Suivez la lueur ! Plus vite, grimpez !
Tout en disant ces mots, Merlin tenait au creux de sa main une boule lumineuse, cette même lumière qui avait guidé Arthur jusqu'à la sortie de la grotte alors qu'il venait de cueillir la fleur de Morteus et que Nimueh l'avait piégé, livré en pâture aux araignées. Alors... cette présence qu'il avait ressentie, cette apparition magique, sortie tout droit du néant, c'était Merlin...
~ La scène suivante se passa au lac d'Avalon. Merlin se jeta dans l'eau, hurlant le nom de son maître, de son ami, tout en scrutant la surface. Il plongea dans l'eau, à la recherche d'Arthur, finit par le trouver et le remonta à l'air libre.
~ Arthur n'eut pas le temps de penser, cette fois-ci, son attention était toute entière attachée au défilé des images... Merlin était à Ealdor, assit à côté de Will, son ami d'enfance:
- Alors, qu'est-ce qui t'arrête ? Quelle importance si Arthur le voit ?
- Je ne crois pas que tu puisses comprendre.
- Essaie toujours !
- Un jour, Arthur sera un grand roi, mais il a grand besoin de mon aide et si quelqu'un s'apercevait un jour de mes pouvoirs, je devrais quitter Camelot pour toujours !
- Est-ce que tu me dis qu'à cause d'Arthur tu préfères que ta magie reste un secret au lieu de servir à protéger tes amis et ta famille ?!
~ Merlin venait de débarquer sur une île et se retrouvait face à face avec la sorcière Nimueh:
- Tu sais ce que je suis venu demander ?
- Oui...
- Le feras-tu ?
- Je n'ai pas le pouvoir de redonner la vie à quiconque sans rien avoir en échange.
- Il y a évidemment un prix à payer.
- Pour sauver une vie, une mort doit advenir pour que l'équilibre du monde soit restauré.
- J'échange volontiers ma vie contre celle d'Arthur.
- Quel immense courage, Merlin ! Si seulement les choses pouvaient être aussi simple.
- Que veux-tu dire ?
- Une fois que l'on a conclu ce marché, rien ne peut plus changer !
- Quel que soit ce qu'il faut faire, je le ferai ! Sa vie vaut plus de cents fois la mienne !
~ La scène qui suivit se déroula sur la même île. Merlin et Nimueh s'affrontaient. Après avoir été mis à terre par la sorcière, Merlin était parvenu à prendre le dessus sur le combat et, en concentrant l'énergie du ciel, avait réussi à la faire exploser.
~ Une autre scène se forma sans perdre une seconde. Arthur avait l'étrange impression que les images s'accéléraient, l'empêchant d'encaisser le choc de tout ce qu'il voyait ou entendait. Il était totalement scotché, obnubilé par l'écran magique. Cette fois-ci, ils étaient de retour à Camelot, pendant une joute. Merlin était dans le public et surveillait attentivement le chevalier qui affrontait Arthur. Une lance tendue droit devant lui, il fonçait sur Arthur, apparemment prêt à le tuer. Usant d'un sortilège, Merlin parvint à le mettre en déroute, donnant l'avantage à son maître qui put aisément gagner. Arthur se souvenait de cette journée là. Il s'était fondu dans la masse, avait été hébergé par Guenièvre et lui avait donné son premier baiser...
~ Les chevaliers de Medhir approchaient vers Arthur, intimidant dans leurs armures noires. Arthur et Merlin venaient de vérifier que les feux d'Idirshola avaient bel et bien été allumés et les chevaliers les avaient pris par surprise. Merlin murmura un sortilège et poussa Arthur en arrière juste avant que le plafond ne s'écroule.
~ La scène suivante se déroula à Camelot. Merlin parlait au dragon, désemparé:
- C'est une chose de jeter un sort qui fait dormir toute une population à poing fermé, mais le pouvoir de le faire durer est une autre histoire, mon ami. Il faudra bien davantage que des mots pour rompre cet enchantement.
- Expliquez-vous.
- Tu vas devoir en éradiquer la source, Merlin.
- Très bien, quelle est-elle ?
- Ce n'est pas une chose, mais un être. Un tel sortilège a besoin d'un réceptacle, autrement dit de quelqu'un qui le renforce. La source de cette peste est la sorcière, oui, la dame Morgane.
- Ce n'est pas vrai...
- Je t'avais prévenu à son sujet autrefois, mais tu n'as pas voulu m'écouter. Morgane est dangereuse.
- … Non...
- Et aujourd'hui elle a choisi de tourner le dos aux siens.
- … Que dois-je faire pour l'arrêter ?
~ Merlin tendit sa gourde à Morgane qui, après en avoir bu une pleine gorgée, se mit à étouffer, un regard épouvanté braqué sur Merlin.
~ Le Grand Dragon venait de mettre Arthur à terre d'un bon coup de patte et Merlin, immobile devant lui, commença à hurler dans une langue inconnue. Le dragon refréna ses ardeurs meurtrières et Merlin parvint à se faire obéir, lui ordonnant de quitter Camelot.
~ Merlin retrouva Morgane qui, grâce à un puissant artefact, était parvenu à lever une armée de squelette. Après un combat, maladroit pour l'un, acharné pour l'autre, le sorcier parvint à assommer la prêtresse et détruire le bâton.
~ Retenu prisonnier dans le château de Cenred, Arthur se voyait faire face au roi et à Morgause. Celle-ci fit apparaître une tornade enflammée qu'elle dirigea tout droit vers Arthur. Merlin arriva à temps et fit s'écrouler le plafond, mettant fin au sortilège de la sorcière.
~ Arthur, inconscient, s'apprêtait à être dévoré par des vouivres. Merlin s'interposa et leur ordonna de s'enfuir, dans la même langue qu'il avait utilisée pour parler au dragon. Il retira le bracelet d'Arthur, bracelet offert par Morgane ayant pour but de drainer l'énergie vitale de celui qui le possède.
~ Merlin prit l'apparence de Dragoon, le vieux sorcier, pour innocenter Guenièvre, alors accusée d'avoir ensorcelé Arthur pour qu'il tombe amoureux d'elle. Merlin visait, en se déguisant, à sauver l'amour en péril de son maître et son amie.
~ Réfugiés dans un château abandonné, Merlin et Lancelot, allongé l'un à côté de l'autre, se prêtaient à une discussion nocturne. Tous les deux chuchotaient, de peur qu'Arthur ou les autres chevaliers, couchés dans la même pièce, ne les entendent...:
- Qu'est ce que tu manigances ? N'essaie pas de me mentir, je te connais trop bien.
- C'est trop difficile à expliquer.
- Tu peux tout me dire.
- Morgane détient la coupe de la vie. Si j'arrive à la trouver et à la vider du sang qu'elle contient, l'armée sera alors détruite et Morgane n'aura plus de pouvoir.
- N'as tu pas oublié un petit détail ? Elle est gardée par une armée de soldats immortels.
- Auriez-vous oublié que j'ai des pouvoirs magiques ?
- Mais tu n'es pas immortel.
- … Non.
- Tu sais, Merlin... c'est toi qu'Arthur aurait dû faire chevalier. Tu es le plus courageux d'entre nous et il n'en a aucune idée.
- Il ne doit pas le savoir. Il est trop tôt.
~ Après avoir échappé à Morgause grâce à l'aide de Gaïus, Merlin se releva, empoigna Excalibur et utilisa la lame pour renverser la coupe de vie, envoyant le sang s'écraser contre un pilier.
~ Merlin et Gaïus étaient assis sur un banc, à l'extérieur du château. La nuit tombait lentement et une ambiance lourde de tristesse rodait dans Camelot...:
- Tout ceci est ma faute. Je l'ai tué.
- Tu n'as point tué Uther. Morgane en est la cause. La vie d'Uther s'est arrêtée lorsqu'elle lui a brisé le cœur... Nous devons tourner notre regard vers l'avenir... La mort d'Uther permet à Arthur d'accéder au trône. Espérons qu'il apportera paix et stabilité au royaume.
- Mais la magie restera punie par la loi. J'ai dressé Arthur contre elle à jamais... Jamais il ne saura qui je suis...
- Ce temps-là viendra, j'en suis persuadé. Arthur subira des pressions accrues maintenant qu'il est roi... Et il aura besoin de toi plus que jamais.
~ Merlin comprit qu'Arthur et les chevaliers s'étaient fait empoisonnés. Il posa sa main sur la poitrine du roi et usa de magie pour le guérir, puis réitéra le même traitement pour les chevaliers.
~ En haut de la falaise, Merlin étudiait attentivement l'évolution du combat se jouant entre Arthur et un soldat choisi par la reine Annis. L'épée du roi était devenue subitement lourde et Merlin devina que la magie en était la cause. Il utilisa la sienne afin de jeter un sort similaire sur l'épée du soldat ennemi, accordant à Arthur la victoire.
~ Merlin était dans une cabane, attachée par de solides cordes. Morgane était devant lui et s'activait à soigner une blessure qu'il avait reçue à l'épaule:
- Il y a une chose que je ne comprends pas, Merlin. Tu es le serviteur d'Arthur, rien de plus, mais... tu as prouvé de nombreuses fois que tu sacrifierai ta vie pour cet homme.
- Mais qu'est ce que vous faîtes ?
- Tu n'as jamais vu Gaïus soigner une blessure ?
- Je sais que vous êtes en train de me soigner, en revanche ce que j'ignore c'est pourquoi.
- Il me semble t'avoir posé une question... pourquoi tant de loyauté ?
- Je doute que vous puissiez comprendre cela Morgane, vous n'avez aucun sens du devoir, aucun sens de la loyauté !
~ Merlin regardait Arthur qui, la main enserrant le manche d'Excalibur, alors retenue dans la pierre, essayait de l'extraire de la roche avec toute la force qu'il pouvait rassembler. Merlin, le sentant en confiance et prêt à la retirer, utilisa la magie pour la débloquer, donnant vie à la légende qu'il racontait juste avant à Arthur.
- STOP ! Hurla Arthur, presque hystérique. Que ça cesse ! Vous vouliez que je vois ce que Merlin avait fait pour moi, ça y est, j'ai vu ! Maintenant arrêtez ça !
Arthur tourna le dos à l'écran et se boucha les oreilles, décidé à ne pas jeter un regard en arrière, à ne pas se torturer davantage en prenant conscience qu'il était... minable, à ne pas vouloir ressentir plus longtemps cette culpabilité, cette impuissance, ce désespoir. Merlin avait tant fait pour lui, Arthur l'avait vu à travers ces moments du passé, à travers toutes ces paroles échangées derrière son dos. Son fardeau avait dû être écrasant, étouffant, il avait dû tellement souffrir de devoir se cacher et prétendre être le pire des idiots de Camelot. Mais pourtant, il avait toujours tenu son rôle à la perfection, il avait toujours réussi à trouver des réponses à ses questions et à ses doutes et avait toujours su établir une solution aux problèmes qu'il rencontrait.
Et aujourd'hui, alors que les rôles étaient inversés et que Merlin avait désespérément besoin d'aide, lui, Arthur, n'avait aucune solution, aucun remède miracle en mesure de guérir son protecteur, son meilleur ami. Il se sentait faible, impuissant, désespéré, et ce concentré d'émotions le rendait encore plus instable, de moins en moins apte à réfléchir. Des larmes de frustration se mirent à couler sur ses joues et il éjecta violemment son épée de la table, ainsi que son sac qui s'écrasa sur le sol, provoquant un « boum » sonore. Ce bruit interpella Arthur et le ramena à la réalité. Il osa un coup d'œil sur le mur et constata avec soulagement que les images s'étaient effacées. L'appartement baignait de nouveau dans un silence des plus total. Arthur se pencha afin de ramasser son sac et fut immédiatement surpris par son poids. Il étala son contenu en vrac sur la table et découvrit, traînant au milieu d'objets divers et sans importance... un livre. Arthur s'en saisit, les sourcils froncés et lut le titre.
- Lumière.
Les paroles de Mithian lui revinrent brusquement en mémoire. « Le jour où vous vous sentirez impuissant et que vous penserez qu'il ne reste aucun espoir... ouvrez ce livre et lisez le jusqu'à la fin. Il vous aidera. ». S'il y avait bien un jour où Arthur était rongé par ces sentiments, c'était sans conteste ce jour-là ! Il se laissa tomber sur une chaise laissée en évidence et, sans perdre une seconde de plus, ouvrit le livre.
Que pensez-vous de ce livre ? A votre avis, de quoi parle t-il ?
*se revoit quelques jours plus tôt* J'ai pris deux heures à passer en revue la série pour rechercher les bons passages à insérer... en français. J'ai dû subir les voix françaises HORRIBLES pendant deux longues heures ! ( mes excuses à ceux qui ont regardé la série en vf ^^' ) Mais puisque c'était pour vous mes très chers et parce que j'aime Merlin au delà de tout, je me suis motivée à fond ! :333 Tout ça pour dire que... j'espère que les passages que j'ai choisis correspondent.
A la semaine prochaine ! :)
