Bridge over troubled waters
Simon & Garfunkel
Depuis la fenêtre de son bureau, Albus Dumbledore contemplait le parc de l'école. Son école, sa fierté, ce pour quoi il se battait tous les jours. Et Merlin savait que le combat était difficile. Nombreux étaient ceux qui avaient déjà tenté de le déloger de son poste de directeur et nombreux seraient ceux qui tenteraient encore.
Mais Albus Dumbledore ne lâchait pas prise. Evidemment, il n'était pas le « père » de l'école, puisqu'il n'était pas le fondateur, bien qu'il l'eût aimé, ça oui. Non, il n'était peut-être pas non plus le meilleur directeur, même si Hagrid et quelques élèves, soutenaient le contraire. Mais il faisait de son mieux pour qu'en ces temps troublés, l'école soit un pont qui permette aux enfants de grandir en sécurité. Loin des misères de la guerre, loin de Voldemort dont l'ascension était sans cesse grandissante, les enfants s'épanouissaient et apprenaient, dans une bulle de bonheur.
Bien entendu, la plupart d'entre eux l'ignoraient et Dumbledore était ravi que ça se passe ainsi. Il n'avait pas besoin qu'on le remercie ou qu'on le félicite. Les rires des adolescents, leur éveil à la magie et à ces mille petites choses de la vie telles que l'amour, la joie mais aussi bien d'autres choses qu'il préférait ne pas nommer, était sa vraie récompense.
Rien ne comptait plus pour lui que le visage souriant d'un enfant qui observait une bonne remarque inscrite sur un morceau de parchemin. Rien ne comptait plus qu'une coupe de Quidditch brandie bien haut, qu'un premier baiser.
Avec un soupir, il se laissa aller à sourire. L'école était son foyer, son combat et chacun de ses pensionnaires pouvait être sûr qu'il n'abandonnerait pas. Jamais.
