Ave chers lecteurs.
Et voici le deuxième chapitre!
Je voudrai d'abord remercier mes chers revieweurs pour avoir laisser leurs impressions sur le premier chapitre - j'ai vraiment eu peur que ca ne plaise pas - mais aussi à tous ceux qui ont pris le temps de lire.
N'oubliant pas que les personnages appartiennent à un certain japonais du nom d'Hajime Isayama et que je ne fais que les emprunter pour faire souffrir Eren qui va passer une dure journée entre les provocations de Jean, les regards assassins d'un très détesté professeur et les suppositions improbables de Levi. Le pauvre.
Treve de bavardage et bonne lecture à tous.
Ereri
CHAPITRE II : Rencontre
Eren détestait Jean. Mais ca ce n'était pas nouveau.
Jean était irrémédiablement un idiot. Un sombre imbécile.
Marmonnant des insultes dans sa barbe inexistante, Eren fouillait dans la foutoire qu'était sa chambre, à la recherche de vêtements un tant soit propre vu que les siens étaient mouillés à cause de Jean-face-de-cheval. Les yeux bleus d'Armin le regardaient d'un air amusé bien que légèrement agacé par les bêtises de lui et de l'autre idiot, qui était dans le même état que lui.
Tous les matins, avant d'aller en cours, leur bande d'amis se retrouvait sur la plage pour faire du surf et dans sa grande débilité, Jean avait balancé ses vêtements dans la mer. Il avait poussé Jean - tout habillé, bien sûr - dans l'eau et ça s'était fini en bagarre, comme d'habitude.
Armin et Mikasa les regardaient de cet air exaspéré et las, trop habitué à leurs batailles qui remontait à la primaire. Il n'avait pas compris pourquoi Jean l'avait tout de suite pris pour cible. Il l'avait provoqué et Eren, impulsif, avait répliqué. Et depuis, c'était une grande compétition entre eux dans tous ce qu'ils entreprenaient et surtout le surf bien qu'il arrivait qu'ils s'allient pour faire des misères à leurs amis communs.
Sacha et Connie faisait des paris sur qui battrait qui et Ymir se foutait royalement de leur gueule sous les réprimades de Christa tandis que Beltholt, Reiner et Annie restait à l'écart. Et c'était comme ca à chaque fois.
- Eren, dépêches-toi! On va être en retard, pressa Armin.
-Oui, oui, marmonna le concerné en enfilant un vieux tee-shirt qui avait dû être rouge, fut un temps. Il devrait vraiment faire la lessive, enfin c'est ce qu'il se disait toujours. Mais il ne le faisait jamais par oublie ou juste par paresse. Il ramassa son sac avant de courir après le blond.
Mikasa les attendait déjà à l'arrêt-bus, un air désapprobateur dirigé vers Eren. Elle détestait ses disputes puériles avec Jean et le montrait, bien qu'elle ne dise rien la plupart du temps, surement pour préserver le peu de bonne humeur qui lui restait.
Le trajet se passa assez rapidement, leur quartier n'étant pas très loin du lycée, le seul de la région. Ce qui expliquait pourquoi il devait se coltiner Jean tous les jours.
Dès qu'ils sortirent du bus, le vieux batiment de briques rouge se dressa devant eux vu que celui-ci était juste en face de l'arrêt. Ils traversèrent pour rejoindre le reste du groupe qui attendait déjà devant le lycée.
Eren essaya de se tenir le plus loin de Jean et de ses provocations, en allant rejoindre la salle de classe. Surement Jean n'apprecierait pas que l'on l'ignore mais il devait aller nourrir Sirius après les cours et n'aurait ni le temps ni l'envie de rentrer chez lui, mouillé ou dans un autre état, pour se changer et recevoir des réprimandes de la part de Mikasa en bonus.
Jean les dépassa, lui et les autres d'un pas furieux et raide. Eren se contenta d'hausser les épaules en continuant sa route tranquillement. N'étant nullement en retard alors il ne voyait pas pourquoi se presser. Il ne vit pas le sourire carnassier de son rival.
Quand il arriva à destination avec Sacha et Connie, les autres étant dans d'autres classes, il vit Jean calmement assis à sa place, trop calmement. La sonnerie annonça le début des cours et ils s'installèrent tous à leurs places. Un bout de papier plié attérit sur sa table. Il avait un mauvais présentiment.
"On a notre première heure avec Collins"
Un mot de Jean.
Eren fronça les sourcils d'incompréhension. Albert Collins était le professeur le plus détesté du lycée. Irritant et constament irrité, il était la parfaite cible de la haine et des farces des élèves. D'ailleurs, des rumeurs commençaient à circuler sur le fait qu'il était chauve et portait une perruque. Mais Eren ne voyait pas en quoi l'avoir en premier dans la journée pouvait changer quoi que ce soit, à part son humeur et la plupart des élèves. Il lança un regard interrogatif à l'autre adolescent qui se contenta d'articuler une phrase qu'il comprit comme "Dans ton casier", un sourire moqueur aux lèvres.
Eren plongea sa main dans le dit casier pour sentir une chose douce et chevelue sous sa paume. Jean n'aurait jamais osé mettre une tête ou un quelconque mammifère poilu sous sa table, n'est ce pas?
Le jeune homme tira dessus pour le mettre sur sa table. Au même moment, la porte s'ouvrit sur la mine renfrognée de leur professeur, sans aucun cheveu sur la tête. La boule à zéro. La classe se fondit en rire, Jean en premier. Mais Eren ne vit que le regard furieux de l'homme dans sa direction ou plutôt ce qu'il tenait dans ses mains. La perruque. Sa putain de perruque.
- Mr Yeager, dans le bureau du directeur.
Ereri
- T'as raté la bifurcation, fit remarquer Levi calmement.
- Sur? Hanji alternait entre la carte qui lui cachait à moitié la vue et la route, ce qui s'averrait de plus en plus dangereux.
- Je te rappelle que j'y ai passé le premier quart de ma vie, répliqua le brun, sarcastique.
- Je te rappelle que c'est la première fois que je viens ici, le campagnard.
Elle fit demi-tour subitement, faisant criser les pneus. Levi manqua de s'étouffer avec sa ceinture de sécurité - mais quelle mort honorable pour Lance Caporal Levi - et sa main lui tira atrocement, si il avait un moyen de ressusciter celui qui lui avait pété le bras, il l'aurait tué encore une fois avec cette folle de binoclarde et il danserait autour de leurs corps.
- Putain mais tu veux nous tuer espèce de folle!
Hanji se contenta de pouffer bruyamment. Reprenant la route qu'ils avaient manqué.
- C'est pas ma faute si tu es une petite nature, Levi.
Il se renfrogna et se contenta de reprendre la contemplation de la route. Une musique retentit dans la vieille voiture et Hanji se mit à chanter à tue-tête, ses mains quittant le volant quelques secondes au dessus de sa tête pour crier le "Yeah!" avec la chanteuse. La pluie commencait à tomber, fine et légère.
La première maison apparue puis elles se succedèrent petit à petit. Des voitures commençaient à circuler dans les rues. Sa ville natale était là, évoluante mais point changeante, tout comme l'épicerie où il allait souvent avec cette vieille femme au comptoir, la même. A croire qu'elle ne mourra jamais.
Quelques bâtiments et maisons avaient poussé par ci et par là, mais pas d'immeuble. Bien que la ville soit au bord de la mer, elle ne connaissait pas beaucoup de touristes. Juste les même personnes ou ceux, attirés par le calme et la mer à proximité, qui venaient s'y installer.
Ils traversèrent la ville, animée malgré la pluie et les trottoirs glissants. Des groupes d'adolescents et des adultes remplissaient les rues sous leurs parapluies, les uns planifiant des sorties malgré le temps qui s'y accordait pas, mais peu importait parce que le lendemain était un samedi, tandis que les autres prenaient le chemin de leur chez soi, rêvant de confort et de chaleur familial ou juste de repos après une longue semaine. Le bleu de la mer commençait à apparaitre et le vent émanait cette odeur de sel et d'humidité. Marin disait on.
- Tu continues sur le chemin de terre à la sortie de la ville, informa Levi en éteignant la radio sous les protestations d'Hanji, qu'il ignora subtilement. C'est la prochaine à droite.
La brune prit sur la droite pour s'engager sur la route tortueuse et repris son monologue, comblant le silence soudain de la sortie de la ville. La mercedes 300D - sérieusement, cette série existait elle encore? - d'Hanji rebondissait sur les trous qu'elle ne prenait même pas la peine d'éviter, trop occupé à monologuer sur tous les meurtres qu'ont surement abrités le bois les entourant, et produisait des grincements inquiétants. Levi faillit lâcher un soupir de soulagement en voyant apparaître sa maison mais le ravala bien vite en voyant une silhouete assise sur son perron. Est-ce que des sans-abris avaient envahi sa maison?
Ereri
La pluie tombait. Fine et légère, mais assez pour mouiller si l'on s'y attardait trop. Eren était assis comme à son habitude, son crayon à la main. Sirius roulé en boule contre sa cuisse, celle qui n'était pas repliée pour supporter son cahier, volant le peu de chaleur à travers son jeans, troué au genou. Il était venu plus tard que d'habitude, retardé par la retenue qu'il avait gagnée grâce à Jean. Le chiot l'attendait déjà sur leur place habituelle, leur perron. Affamé et frigorifié.
Les nuages gris se teintaient en partie de ce blanc brillant aux reflets orangés derrière lesquels le soleil commençait à disparaître, avalé par la mer. Le paysage était légèrement brouillé par la pluie.
Le silence paisible dans lequel il était plongé fut soudainement coupé par des bruits de moteur. Aucune voiture ne passait par là pourtant. Une vieille voiture apparue sur le bout du chemin qu'il avait tant de fois parcourue avant de traverser la clôture pour s'arrêter juste devant lui. Eren resta ébahi sans savoir quoi faire. Se lever? Partir? Même Sirius semblait hésiter à aboyer ou pas.
Un homme y sortit et se planta devant lui, le dardant de son regard gris, acier.
- T'as pas l'air d'un clochard.
- P-pardon?!
A suivre...
Fanah Seikatsu : Merci pour ta review, j'espère que tu aimeras aussi ce chapitre.
Candy Snow : Merci beaucoup. Ta review m'a vraiment touché. Si l'on m'avait pas poussé à publier, je serai encore en train d'écrire à mon bureau, crayon à la main en essayant de puiser le courage de poster. En fait ça a carrément remonté mon ego (hum!). Maintenant je dois faire attention de ne pas avoir la grosse tête.
Lulyt : Je te remercie beaucoup. J'avais vraiment peur que ça ne plaise pas. Il y a une grande différence entre faire lire à tes amis qui te diront toujours qu'elle est bien pour ne pas te vexer et des personnes extérieurs qui ne seront pas aveuglées par l'amitié. Et je compte bien continuer sur cette lancée alors j'espère que tu as eu du plaisir à lire ce second chapitre.
Compliments? Critiques?
N'hésitez pas à laisser des reviews. A la semaine prochaine!
Renh.
