Le rêve

Ridan

Fred Weasley, deuxième du nom, détestait son prénom et tout ce qu'il signifiait. Certains membres de sa famille, notamment son père et sa grand-mère, espéraient retrouver en lui son oncle défunt, tué pendant la grande bataille de Poudlard.

Mais Fred était bien différent de son oncle. Bien entendu, il avait le visage rieur et constellé de taches de rousseur de son père, la même tignasse rousse qui lui tombait dans les yeux, les mêmes yeux scrutateurs qui ne loupaient rien.

Mais Fred ne voulait pas passer sa vie dans les blagues et à la limite de la loi. Son rêve se résumait à une plume, un flacon d'encre et beaucoup de parchemin. A vingt-cinq ans, Fred Weasley, deuxième du nom, se lançait dans une grande carrière d'écrivain. Après avoir étudié le journalisme et publié plusieurs articles dans le Chicaneur puis dans Sorcière Hebdo, il se lançait dans la rédaction de son premier roman : « Le niffleur se réveille ».

Lorsqu'il trempa sa plume dans l'encrier et qu'il inscrivit le titre, il sut qu'enfin il touchait son rêve du doigt et tant pis pour ceux qui ne comprenaient pas. C'était ce qu'il voulait, ce qu'il avait toujours voulu et ce qu'il voudrait toujours. Ecrire était un exutoire, un défouloir. C'était le seul moment où il se sentait enfin vivant.