Bonjour tout le monde, me revoici avec une fiction suivie cette fois ! Et je vous présente le prologue, oui c'est court mais les prochains chapitre seront plus consistants la prochaine fois, je vous le promets !
L'intrigue de cette histoire se passe dans un UA Crossover, mais je ne vous dis pas lequel. À vous de le trouver. ;3 Je ne dis pas non plus qui sont les personnages principaux, histoire mettre un peu de suspense même si je suis sûre que la moitié d'entre vous vont trouver leur identité...
Mais bref ! Je m'égare, je vous prend sur votre temps de lecture en plus. Alors, il ne me reste qu'à vous souhaitez un grand plaisir à lire mon prologue et je vous envoie pleins de gros bisous et de câlins depuis la Suisse !
ET N'OUBLIEZ PAS UNE PETITE REWIEW. :D
° THE OWL AND THE SNAKE : PROLOGUE °
J'ai toujours su que j'étais différent.
Là tout au fond de moi. Je ne saurais comment l'expliquer. Je voyais et ressentais pleins de choses qui étaient inconnues aux autre enfants.
Comme des cornes dépassant d'un quelconque cuire chevelu, ou une paire de bras caché sous un long manteau. J'entendais des voix, des murmures qui chatouillaient mes oreilles. Parfois des chants quelques fois des cris animal, souvent des invitations à rejoindre quelqu'un.
Je me sentais mal dans ma peau, et pas seulement à cause de l'adolescence (c'est des conneries tout ça). J'étais dyslexique, pas capable de lire une pauvre phrase inscrite à la craie au tableau noir. J'étais hyperactif avec un cas avancé de déficit de l'attention. J'avais toujours besoin de bouger une main, une jambe, mon corps tout entier.
J'ai peine à m'entendre avec les autres, car ils ne comprennent pas pourquoi je suis comme ça. Je vous rassure, moi non plus j'en sais rien ! Je suis intelligent, mais pas devin.
"Au moins, je suis pas tout seul." Voilà ce que je me disais souvent, en pensant à mon jumeau (cadet) qui avait les même emmerdes que moi. Sauf que lui, il avait l'air de plutôt bien le vivre, s'occupant à peindre, à se promener et à mettre au point toutes sortes de stratagèmes pour la vie de tous les jours. Je sais pas pourquoi il fais ça, mais si ça lui fait plaisir. Même s'il m'arrive de le faire aussi... Mais bon c'est une une occupation comme une autre, hein. C'est ce que je croyais.
J'étais également tout le temps sur mes gardes, les nerfs à fleur de peau, comme si on allait me sauter à la gorge à tout moment. Les plus cons disent que je suis un trouillard, les autres disent que je suis fou.
Mais mon jumeau et moi, on sait qu'il y a quelque chose de pas net dans l'air, et c'est pas parce qu'on habite dans un quartier pourri de New York. Non, on étais sûrs que quelque chose se tramait. Quelque chose de dangereux, qui pourrait mettre notre famille en danger, en plus de nous-même.
Mais cette sensation était là depuis tellement longtemps qu'on a commencé à l'ignorer, à la refouler pour finalement l'oublier.
Et notre vie a continué, on passait d'école en école. Soucis de comportement, non respect des règles et j'en passe. Notre père devenait fou, car tous les problèmes qu'on lui apportait étaient aussi grands et encombrants que nous.
On a jamais eu de mère. Papa nous a souvent dit qu'elle étais partie après notre naissance, car elle devait régler des broutilles personnelles. Elle est jamais revenue, laissant un jeune adulte seul avec deux bébés dans un minuscule appartement. Merci Maman.
Un jour, j'en ai eu plus que marre de ces merdes. Je ruminais dans mon lit en pensant à la nouvelle école où on nous expédiait.. Encore. J'ai regardé mon réveil, il était 2h37 du matin.
Mon frère dormait comme un bienheureux à côté de moi, mais je sentais qu'il n'en pouvais plus de cette situation non plus et qu'il se cachait derrière une façade souriante. Je vous l'ai pas encore expliqué, mais lui et moi on a une sorte de connexion mentale, ce qui fait qu'on sait toujours comment va l'autre, même si on est séparés. Un autre bizarrerie qui vient s'ajouter au tableau.
Il avait sûrement dû sentir ma colère et mon exaspération, car il s'est réveillé et m'a demandé ce qui n'allait pas. Je me suis levé et je lui ai dit de préparer ses affaires. Il a d'abord ouvert la bouche, puis l'a refermée aussitôt. Il s'est ensuite levé et fit ce que je lui avait demandé et je fis de même. On a rassemblé nos faibles possessions, j'ai pris quelques provisions dans les placards, laisser un petit mot à mon père avant de prendre la main de mon jumeau et de sortir de l'appartement en faisant bien attention de ne pas claquer la porte comme un sauvage.
On a ensuite descendu les quatre étages de notre immeubles, pour arriver au rez-de-chaussé et finalement sortir du bâtiment.
J'ai regarder sans grande émotion la grande tour de béton, pour poser mon regard sur la fenêtre de la chambre de mon père. Il devait dormir tranquillement. J'ai quand même eu mal au cœur en sachant qu'il allait se réveiller dans quelques heures et qu'on ne serait plus là.
J'ai soupiré tristement et j'ai relevé la tête en sentant mon frère caresser le dos de ma main avec son pouce. Je lui ai souri, et on est parti, s'engouffrant dans la version nocturne de la grande ville de New York, où les lumières ne faisaient que briller pour tous.
Mais pas pour nous.
À suivre . . .
