Disclaimer : Les personnages de ce manga ne m'appartiennent malheureusement pas.
Note de l'auteur : Ah le soleil ! Vive ces beaux jours ensoleillés qui me mettent de merveilleuse humeur ! Je vous mets la deuxième histoire et comme vous vous en doutez, c'est toujours avec Takao et Midorima, l'un des duo de basketteurs très chaud du manga et anime ! Merci pour les reviews, ça me motive drôlement et pour les autres qui lisent seulement, quelques mots peuvent suffire à faire plaisir alors n'hésitez pas ;-) Bonne lecture !
Au milieu de personnes ordinaires, il y a quelquefois un individu qui se démarque en excellant dans un ou plusieurs domaines. Un génie.
On pouvait sans hésitation, affirmer que Midorima Shintaro rentrait dans cette catégorie.
Joueur de basket-ball qui avait fait partie de la célèbre génération des miracles, il était reconnu comme l'un des meilleurs joueurs lycéens grâce à son habilité incroyable de shooter avec sa spécialité de marquer des paniers à trois points. Sportif exceptionnel et talentueux, il faisait des envieux et se retrouvait souvent confronté à des sentiments néfastes comme la haine ou la jalousie qui provenaient de ses coéquipiers, de ses adversaires ou des simples supporters même si un bon nombre le respectait. De loin.
Il aurait pu avoir des fans ou des groupies, des tonnes de filles qui glousseraient et se palmeraient sur son passage rien que pour vouloir attirer son attention. Oui, il aurait pu être populaire mais les filles ne l'appréciaient guère, notamment à cause sa personnalité asociale et de son visage peu avenant aux traits durs et sévères. Il aurait pu tenter de corriger son attitude désagréable en changeant ses agissements et en ayant une conduite moins rude envers elles mais il ne l'avait pas jugé nécessaire, les filles ne l'intéressaient absolument pas. Trop bruyantes et trop superficielles.
Son problème avec la gente masculine était presque similaire, il n'arrivait pas à s'intégrer dans un groupe ou à suivre leurs discussions de jeunes adolescents. Les sujets étaient peu instructifs et bien trop répétitifs à son goût, ils tournaient principalement autour du sexe féminin. Pour cette raison, il les qualifiait de stupides et d'immatures et cela aurait été une véritable insulte à son intelligence si quelqu'un aurait clamé que malgré tout, ils existaient des points communs entre eux.
Face à cet adolescent qui adoptait la mentalité d'un adulte et qui dégageait inconsciemment une aura froide qui les intimidait et les repoussait, les jeunes de son âge se sentaient mal à l'aise et préféraient ne pas l'approcher et le laisser dans son coin. Quand à son entourage, il se méprenait sur lui et l'étiquetait constamment de quelqu'un qui se croyait supérieur en méprisant les gens qui n'avaient pas son niveau.
C'est aussi ce qu'avait cru Takao Kazunari, lycéen au caractère espiègle et joyeux, la première fois qu'il l'avait rencontré. Diamétralement opposé du tireur qui restait à l'écart des foules, il s'était rapidement attiré les faveurs et la sympathie de beaucoup de monde dans l'établissement. Les filles, les garçons et même les professeurs appréciaient sa bonne humeur, sa joie de vivre et son perpétuel optimiste.
Ayant dans l'idée que le joueur prodigue était hautain, arrogant et imbu de lui-même, il avait toutefois été obligé de reconnaître que sa première impression était fausse et que personne n'avait cherché à aller au-delà des apparences. Commençant par être camarades de classe puis partenaires de basket en formant un duo sur le terrain, il avait appris lentement à le connaître et à le cerner en passant la majeure partie de son temps avec lui.
Dans un laps de temps relativement court, il était devenu la personne la plus proche de Midorima au lycée, l'affublant même d'un petit surnom affectif: Shin-chan. Et bien que l'adolescent à lunettes n'était pas un bâtard vaniteux, il avait néanmoins un comportement complexe et son lot de défauts qui lui faisaient vivre un enfer au quotidien. Maniaque, méthodique, strict, exigeant, irritable, Midorima était aussi un excentrique.
Nourrissant une obsession quasi-maladive pour l'horoscope, sa vie n'était rythmée que par l'astrologie qui contrôlait littéralement toute son existence. Il avait une foi inébranlable en l'art de la divination, les astres ne mentaient jamais et d'après lui, tout avait été prédit depuis sa naissance où son destin avait été consciencieusement écrit. De signe cancer, il devait impérativement veiller à ne pas louper l'émission de Oha-asa diffusé le matin afin de se s'informer et de savoir quel serait son objet fétiche du jour qui servirait à augmenter sa chance et son taux de réussite. Dans ce monde chaotique, c'était le seul pilier auquel il pouvait se raccrocher, sa survie personnelle en dépendait grandement. Pour lui, c'était un besoin vital et naturel comme pour boire de l'eau ou manger.
Certes, sa dépendance pour l'horoscope n'était pas très réjouissante et le vert avait énormément de défauts mais cela n'avait pas dérangé Takao parce qu'il avait découvert que sous ce masque glacial, une part de sensibilité et de gentillesse s'y cachait et que son cœur n'était pas aussi froid et fermé. Il avait aussi compris que son camarade était incapable d'exprimer correctement ses sentiments et qu'il disait presque toujours l'inverse de ce qu'il ressentait réellement. Un tsundere. En somme, c'était un problème assez sérieux pour communiquer avec les autres, surtout avec les étrangers et pour ceux qui n'avait pas le décodeur pour déchiffrer son Shin-chan.
La première fois qu'il avait aperçu Midorima se trimbaler avec son objet fétiche, il n'avait pas su se maîtriser et il avait explosé de rire. Ce fut un souvenir inoubliable; le menton levé, la posture droite, le tireur était arrivé à pied et avait passé le portail avec un cerceau rose autour de sa taille sans flancher sous les dizaines de regards abasourdis et éberlués qu'il avait reçu. Les joues rougies, la larme aux yeux et les côtes douloureuses, Takao avait été submergé par le fou-rire, s'effondrant pitoyablement au sol. Il avait été suivi par les autres occupants qui avaient eux aussi laissé libre court à leur hilarité tellement la scène avait été grotesque et ridicule.
Aujourd'hui, les autres élèves n'y prêtaient plus trop attention et acceptaient les bizarreries de leur camarade considérant que c'était une partie intégrante de son être même si pour la plupart, ils feignaient de ne rien voir. Takao, lui avait une vision différente de la chose; ces excentricités l'amusaient au plus haut point et il était toujours partant pour chahuter le tireur sur ce sujet. Et puis, il avait toujours droit à une bonne rigolade comme la fois où il s'était ramené avec une canne à pêche en pleine hiver ou quand il s'était équipé d'un chapeau pointu à pois violets et jaunes.
Pourtant, assis sur la selle de son vélo en roulant sur une route inconnu, il regrettait amèrement que Midorima soit un fanatique des astres. Dépassé par les événements, il s'était rendu compte trop tardivement que ces superstitions sans fondements pouvaient engendrer de terribles conséquences et qu'il en faisait justement les frais.
Pédalant à toute vitesse en tractant une vieille remorque en bois derrière lui, Takao se trouvait dans un état d'épuisement avancé. Le tee-shirt mouillé de transpiration, le front luisant de sueur et le souffle court, il parla d'un voix laborieuse sans chercher à se retourner :
- Hé, Shin-chan ! On... est... bientôt... arrivés ? Parce que moi, ...je suis à bout...
- Non, je te l'ai déjà dit ! Mais puisque que tes oreilles ont l'air déficientes, je te répète qu'il te reste du chemin à parcourir, cingla Midorima en regardant le plan posé sur ses cuisses. Et si tu n'as plus de force dans les jambes, je te signale que c'est de ta faute à jouer les idiots et à courir n'importe où !
- QUOI ? Cria Takao, outré face à ces accusations. Je ne courrais pas partout comme tu le prétends, je faisais seulement les exercices donnés à l'entraînement. Moi aussi j'aimerais profiter de savourer du vent frais mais je ne peux pas car je pousse le carrosse de sa majesté. Et puis, c'est quoi ces conneries d'aller super loin pour visiter un parc qui se situe à l'autre bout de la ville ? T'as pété un plomb ?
- Voyons, calme-toi ! Cesse donc de geindre à tout bout de champ et conduit-toi convenablement ! Je déteste les mauvais perdants qui ne tiennent pas leurs engagements alors tu ferais mieux d'honorer ta parole. Et si possible, en silence !
Mécontent que son compagnon tapageur ait un comportement excessif en public et qu'il hausse le ton, le vert avait employé des mots de manière à laisser transparaître son irritation en espérant que l'autre se taise et modère ses ardeurs.
Agrippant le guidon d'un geste convulsif, Takao était à deux doigts d'exploser de rage, indigné d'être traité de la sorte. Dans ces paroles, pas un once de remord ne s'était fait entendre et bien qu'il savait que Midorima n'était pas cruel, il haïssait le fait qu'il puisse agir aussi froidement et mettre une barrière entre eux. Cela devait être le prix à payer pour avoir forcé le destin. Dans ces moments- là, il se souvenait que le tireur lui avait maintes fois répété qu'ils étaient incompatibles à la base et qu'il avait l'intime conviction qu'ils ne pouvaient pas se côtoyer mutuellement sans provoquer un mauvais présage.
Le brun n'était pas de cet avis-là; il n'avait aucune envie de croire à ces sornettes et il n'allait certainement pas quitter son Shin-chan pour une broutille pareille. Alors afin d'éviter une dispute violente, il s'efforça de se calmer en énumérant une liste d'insultes destiné au vert. Il les récita mentalement et sa colère devint plus gérable, s'atténuant doucement.
- Et donc ? Questionna t-il en changeant délibérément de sujet. Pourquoi doit-on se rendre dans un parc où tu n'as jamais mis les pieds ? C'est une nouvelle lubie ? Ou c'est pour une caméra cachée ?
- Ai-je l'air de plaisanter ? Là-bas, les fleurs y sont plus roses, répondit le vert, ennuyé.
Serrant les dents, un tic déforma ses lèvres et Takao laissa échapper un gloussement nerveux. Il se passa fébrilement une main dans les cheveux et cogita sur cette phrase énigmatique. Bon, il savait que c'était en rapport avec des fleurs mais lesquelles ? Et pour quoi faire ? Peut-être voulait-il cueillir des fleurs et offrir le bouquet à quelqu'un ? Mais pourquoi dans ce parc en particulier ?
Réfléchissant à toutes les possibilités, même les plus farfelues, il ne fit que s'embrouiller davantage et perdit le fil de ses pensées. Soufflant un bon coup, il chassa sa mauvaise humeur et se demanda pourquoi les scientifiques n'avaient pas encore inventé la machine à voyager dans le temps. Elle lui aurait été bien pratique, cela lui aurait évité des surprises en sachant à l'avance son futur. S'il avait su que son après-midi tournerait au cauchemar, il se serait porté absent ou malade !
Et dire que sa matinée avait été tranquille et douce. Il avait été particulièrement chanceux; deux de ses professeurs avaient attrapé un rhume carabiné et un autre avait eu une panne de voiture, ses cours du matin avaient donc été carrément été annulés. Il n'avait repris qu'après le déjeuner de midi pour finalement aller à l'entraînement de basket avec son Shin-chan. Étirements, flexions, tactiques de jeu, rien ne s'était produit d'inhabituel et à cause d'un capitaine trop enthousiaste, il avait regagné les vestiaires pour se doucher, fourbu et les muscles en feu. N'aspirant plus qu'à rentrer chez lui et à s'affaler sur son lit, il avait été interrompu dans ses projets par un Midorima qui l'avait pressé de l'accompagner quelque part.
Normalement, son Shin-chan rentrait directement chez lui après le lycée ou faisait un saut à la bibliothèque pour consulter des ouvrages de références. Mais bon, peut-être avait-il envie de nouveauté. Le corps encore endolori, il n'avait pas été très motivé à l'idée de monter sur sa bicyclette et s'était apprêté à refuser sauf que ses mots s'étaient coincés dans sa gorge et il avait acquiescé docilement, le cœur battant. Son point faible avait été ces orbes vertes intenses qui avaient la faculté de lire à travers lui et de remuer profondément son âme.
Entraîner bien malgré lui dans cette situation peu attrayante, Takao pria pour arriver à la destination prévue. Avec la poisse qu'il collectionnait, il devait rester sur ses gardes !
- Je tourne à gauche ou je continue tout droit, Shin-chan ? Interrogea t-il en voyant la route se séparer en deux intersections. Il préférait confirmer le chemin à prendre, quitte à passer pour un incapable mais il ne se farcirait pas des kilomètres en plus.
- Tourne. Une pancarte indique que le parc est à plusieurs mètres, certifia calmement Midorima. Pliant la carte en six, il la rangea dans sa poche de pantalon estimant qu'elle ne lui était plus utile.
Enhardi par cette bonne nouvelle, le brun sentit l'adrénaline courir dans ses veines et il accéléra la cadence, puisant dans ses derniers retranchements. A l'horizon, le parc se dessinait et Takao se dirigea vers un petit chemin puis chercha un endroit où mettre son engin à deux roues. Remarquant un tronc épais et large qui appartenait à un vieil arbre d'un demi siècle à l'écart, il porta son choix sur celui-ci et se stoppa juste devant. Il descendit du vélo, s'étira et zieuta sur son camarade qui s'était mis debout et sortait de la charrette.
- C'est quoi la suite du programme ? Se coucher dans l'herbe ou une petite leçon sur la flore naturelle ? Ironisa le brun, incertain de la conduite à tenir. Est-ce que son Shin-chan avait été victime d'un coup sur la crâne ? Ou bien avait-il développé une passion récente pour les fleurs ?
Midorima qui époussetait et défroissait ses vêtements, retroussa ses lèvres, exaspéré. Une pointe d'amusement se reflétait quand même dans son regard.
- Non, mon intention n'est pas de pique-niquer sur la pelouse, crétin ! Sers-toi de tes rares neurones et tu auras ta réponse !
Vexé, l'adolescent brun bougonna mais observa les alentours, curieux. Le vent lui souffla en pleine figure sans toutefois le fouetter et lui procura un agréable sentiment de fraîcheur, décoiffant ses courts cheveux. Des arbres dont il ne connaissait pas le nom étaient enracinés dans le sol avec leurs feuillages fournis, de nombreuses variétés de plantes avaient été savamment disposées entre les allées et surtout des dizaines de cerisiers étaient en pleine floraison.
De minuscules pétales s'envolaient et virevoltaient avec grâce, les branches fines se balançaient de bas en haut, tel un battement d'aile d'oiseau. Tandis que les fleurs précédemment en boutons s'exposaient en jouissant de l'air pur, un tapis rose-blanc s'était formé et avait recouvert le sol terreux.
C'était un spectacle magnifique et Takao ne se priva pas de s'imprégner de cette majestueuse vue. Populaires lors de cette saison au Japon, arbres symbolisant la beauté éphémère, les cerisiers se montraient sous leur meilleur jour sans artifice.
Rêveur, Takao se força à revenir à la réalité en ayant presque oublié le tireur. Il se retourna près à rectifier son erreur et s'apprêta à parler...dans le vide. Visiblement, Midorima avait profité de s'éclipser et avait déniché un banc, patientant sous le ciel ensoleillé. Quand il le repéra, il le rejoignit et se posta devant lui.
- Tu voulais admirer les cerisiers ? Je me suis tapé toutes ces montées pour des cerisiers ? T'es au courant que près de chez toi, dans ton quartier ou au lycée, il y en a des tonnes qui sont identiques à ceux-là ?
- Je le sais, assura le vert en levant les yeux. Néanmoins, tu as tort sur un point. Mon objectif n'est pas de contempler ce paysage mais de trouver mon objet fétiche de demain. Selon son expérience personnelle, les fleurs colorées favoriseraient et multiplieraient la chance donc Oha-asa a spécialement recommandé ce parc qui réunit ce critère de sélection.
- Je... vois...
Takao articula ces mots avec lenteur, n'assimilant pas que la source de ses problèmes était l'horoscope. Non, il attribuait la faute à ce présentateur tordu dont Midorima écoutait aveuglement ses conseils et ses prédictions vaseuses. C'était hallucinant, il lui pourrissait l'existence avec son Oha-asa, agissant comme si c'était Dieu en personne. Il allait se marier avec ou quoi ? Il prit une longue inspiration.
- Bon, si j'ai bien compris, une fleur avec des pétales roses constitue ton porte-bonheur de demain, résuma t-il sommairement. Je suis donc coincé ici, relayé au rang de ramasseur à jouer à la cueillette des fleurs. C'est fantastique pour un premier rendez-vous, le cadre est si romantique !
- Garde tes délires pour plus tard et va me couper une branche de cerisier, exigea Midorima en se calant le dos contre le banc. Il était la copie conforme d'un roi des temps anciens qui avait la manie de quérir des serviteurs pour leur confier des tâches ingrates. Le visage sans émotion, la main gauche sur son genou, il ne sourcillait pas et attendait que son compagnon s'exécute.
Choqué par tant de culot, Takao voulut le secouer dans tous les sens et lui dire sa façon de penser. Était-il son esclave ? Les épaules voûtées, la mine abattue, il savait pourtant qu'il allait céder à ce caprice. La meilleure solution était de lui ramener sa branche et chacun pourrait rentrer dans leurs maisons respectifs.
- J'y vais ! Mais tu pourrais avoir un peu de pitié, râla t-il. J'espère que tu vas me remercier après...
Marchant à grandes enjambées, il dévia de son chemin et foula l'étendue verdoyante en choisissant judicieusement un cerisier qui était éloigné des passages. Il ne voulait pas se faire surprendre par une vieille qui chipotait pour un oui ou pour un non. A la hauteur de l'arbre, il leva son bras droit et cassa facilement un bout de branche. Tenant délicatement sa trouvaille, il fit demi-tour et se précipita pour revenir près du tireur.
Tireur qui s'était assoupi.
La respiration paisible, la tête sur le côté et les jambes toujours croisées, Midorima dormait et était sans défense. Ses paupières fermées mettaient en valeur ses longs cils noirs, quelques mèches vertes flottaient sous la brise et ses lèvres entrouvertes invitaient aux baisers. Ses traits fins mais indéniablement masculins s'étaient détendus et son visage ressemblait davantage à celui d'un adolescent.
L'image qu'il renvoyait était enchanteresse et Takao en eut le souffle coupé, n'ayant jamais vu son partenaire endormi. Aussi sublime que les cerisiers, il représentait la beauté pur, intouchable et insaisissable dans toute sa splendeur, celle qui pouvait seulement être touchée qu'avec les yeux, règle d'or pour ne pas l'effacer. Gravant cette scène dans sa mémoire, il se pencha en avant et remarqua que sa paire de lunettes avait été retiré et que quelques pétales s'étaient égarées sur ses vêtements.
Dans un état second, il se rapprocha des fines lèvres qui laissaient filtrer un mince filet d'air mais se redressa vivement quand Midorima marmonna dans son sommeil. Portant ses mains à sa bouche, il se recula, choqué d'avoir presque goûté au fruit défendu. C'était limite, un Shin-chan endormi était plus que mauvais pour sa santé et ses nerfs. Pour son cœur aussi. Tremblant, il alla lui donner une pression à l'épaule qui suffit à le réveiller car il ouvrit ses yeux et fronça instantanément les sourcils.
- Un coup de fatigue, Shin-chan ? Charria Takao avec un sourire railleur. Attendais-tu ton prince charmant ?
Agacé d'avoir été pris sur le fait, Midorima remit ses lunettes sur son nez, se leva abruptement du banc et marcha vers le lieu où la bicyclette avait été déposé.
- Oh, boude pas ! Mais comme tu ronflais si fort, un pervers aurait pu te tripoter que tu ne l'aurais pas senti, continua le brun sans mentionner qu'il était lui-même un voyeur. Tu aurais pu aussi te faire attaquer par une mamie en manque de jolis garçons !
- Et toi tu devrais apprendre à fermer ta bouche puisque nous empruntons la même route, lui rappela vicieusement le vert. J'espère que tes pieds récupèrent aussi vite que ta langue.
Takao étouffa un juron et pâlit soudainement en entendant la cruelle vérité. Eh merde, il avait failli zapper le trajet inverse ! Il allait mourir ! Qu'il aille au diable Oha-asa avec toutes ces saloperies d'objets fétiches, ce n'était pas lui qui devait parcourir tous ces kilomètres à souffrir le martyr !
Hop, un petit commentaire ?
PS : Autrement, je voulais vous dire que j'ai hésité à mettre le mot japonais "sakura " mais j'ai finalement gardé le mot français "cerisier ".
