Disclaimer : Les personnages de Kuroko no Basket ne sont pas ma propriété.

Note de l'auteur : Laissez-moi vous présenter la troisième histoire de cette série ! Dans celle-ci, je mets l'accent sur le fait que Takao est attiré physiquement par son Shin-chan d'amour amenant des pensées pas très catholiques dans son cerveau. Alors tous à vos écrans et je vous souhaite une agréable lecture !


Sortant tranquillement de la salle de classe, Midorima avait troqué son uniforme noir habituel pour des vêtements plus confortables; un tee-shirt blanc et un large short qui s'arrêtait avant le genou, laissant le reste de ses jambes découvertes. Déambulant dans les couloirs déserts, il descendit lentement les marches d'escaliers mais entendit des bruits de pas, signalant qu'une personne courrait en montant. Manifestement, il n'était pas le seul à circuler dans le bâtiment alors que les cours avaient déjà commencés.

Il ne mit pas longtemps à savoir l'identité de l'élève retardataire car quelques secondes plus tard, il découvrit Takao, son camarade entrain de monter à toute vitesse les escaliers. Même si Midorima parut un peu surprit, il poussa bien vite un soupir, exaspéré du comportement de l'autre. Ah, il l'aurait parié, il était souvent en retard ! Pour ne pas se cogner au gêneur, le shooter s'arrêta et fronça les sourcils de contrariété, n'aimant pas la situation présente. Takao qui avait couru la tête baissée, la releva, aperçut son Shin-chan immobile et sourit.

- Hé, qu'est-ce que tu fais là, Shin-chan ? Fit-il en se stoppant à son tour. Traîner dans les couloirs alors que les cours ont débuté, serait-ce une crise de rébellion de ta part ? Je n'imaginais pas ça de toi, l'élève modèle !

- Très drôle. Vraiment, à chaque fois que tu ouvres la bouche, c'est toujours pour dire des bêtises ! Répliqua Midorima n'appréciant pas d'avoir vu une lueur taquine passer dans le regard du brun. Il savait que cette étincelle de malice voulait le pousser à bout pour qu'il s'énerve. Cependant il ne ferait pas cette erreur, il allait demeurer imperturbable. Et toi, alors ? Reprit-il. Tu as encore été flâné quelque part, oubliant l'heure ce qui expliquerait pourquoi tu n'as pas eu le temps de te changer. Tu ferais mieux de te dépêcher ou sinon le professeur risque de te sanctionner !

Écoutant les remontrances à son égard, Takao arrondit sa bouche, se souvenant brusquement qu'il devait changer de vêtements afin d'aller en cours de sport et sortit son téléphone pour savoir l'heure. Quelle poisse ! Il ne lui restait que peu de temps pour se préparer car ce professeur était très strict, un peu de retard équivalait à une punition ou alors pour éviter d'être pénalisé, il fallait avoir une raison valable.

- Bon tu te pousses ? S'impatienta Midorima en le voyant planté au milieu du passage. Arrête de rêvasser, il y a des gens qui ne sont pas comme toi, la tête dans les nuages !

Agacé. Oui il était agacé et Takao n'eut aucun mal à le deviner, alors il leva ses deux mains dans le but de l'apaiser et se décala sur le côté gauche.

- Voilà, voilà ! Désolé, je n'avais pas fait gaffe que je bloquais mais tu ne m'as pas toujours pas dit la raison de ta présence ici.

La voie enfin libre, le tireur le toisa un instant et décida de continuer sa route en descendant les marches. Pourtant, alors que le brun pensait qu'il n'aurait pas de réponse, sa voix sèche retentit :

- J'avais oublié mes bandages de rechange, je me devais d'aller les chercher.

Étant seul, Takao laissa échapper un petit gloussement avant qu'un bruyant éclat de rire sorte de sa bouche et se répercute entre les murs blancs des étages. Hilarant. C'était tout bonnement tordant de constater que limer ses ongles et changer de bandage quand il faisait du sport était une tâche indispensable pour lui.

- Hahahahaha, il se met en retard juste pour des bandages ! Et oser dire ça si sérieusement comme si cela était une chose importante, Shin-chan tu es trop marrant ! Rigola t-il en gravissant les escaliers.

De son coté, ayant atteint la porte qui menait vers l'extérieur Midorima la poussa vivement et sortit. Une fois dehors, il remarqua instantanément la différence de température. L'air était sec et chaud, sans vent et le soleil brillait fortement, l'aveuglant presque avec ses rayons lumineux qui l'enveloppaient de chaleur étouffante. Avoir un beau temps sans pluie était parfait pour pratiquer des activités en plein air mais aujourd'hui, la température était un peu trop élevée. Passant une main lasse sur son visage, il alla en direction du bâtiment où se trouvait le grand terrain de sport.

Apercevant au loin des élèves de sa classe, il scruta la foule pour distinguer si l'enseignant était présent ou non. Cela ne semblait pas être le cas car chacun était réparti en petits groupes, discutant, riant sur différents sujets. Se fondant dans la masse, Midorima se sentit soulagé de n'avoir pas été repéré car il était un peu honteux de n'avoir pas été ponctuel pour la première fois. A présent, il devait seulement attendre le commencement du cours.

- SHIN-CHAAAN ! JE SUIS LA !

Ce cri. Ou plutôt ce hurlement digne d'un film d'horreur.

Midorima n'eut pas besoin de se retourner pour connaître l'auteur du braillement, sachant d'avance qu'une seule personne osait utiliser ce surnom ridicule pour l'appeler. Personne d'autre ne serait assez fou pour lui donner un surnom ! Sincèrement, raccourcir son prénom et mettre le suffixe -chan à la fin, comme pour les filles, c'était bien l'invention d'un imbécile. Maintes fois il avait essayé de le faire changer d'avis, argumentant sur le fait d'être mal à l'aise en voyant la réactions des autres lycéens, cela s'était soldé par des échecs à chaque fois.

Un sourire vissé sur ses traits, Takao trottinait gaiement sans se préoccuper d'avoir attiré l'attention sur lui quand tout à coup, son pied droit marcha sur le bout de son lacet défait et le haut de son corps pencha dangereusement en avant. Heureusement grâce à ses réflexes, il réussit à ne pas trébucher et se rattrapa de justesse avant la chute. Pas secoué du tout, il fanfaronna presque, satisfait de son rattrapage.

- Oh, putain ! T'as vu ça ? J'ai bien failli me casser la gueule, ça aurait été pas cool du tout.

- Pitoyable, déclara Midorima en remontant ses lunettes. Il faudrait que tu apprennes à lacer convenablement tes chaussures, tu n'es plus un bébé ! Aujourd'hui tu as eu de la chance mais un jour, tu risques de te blesser en tombant.

- Oh mon dieu ! Fit semblant de s'indigner le brun, la voix haut-perchée. Tu veux me porter malheur ou quoi ? N'as-tu pas une once de compassion envers ton cher partenaire ? Pauvre de moi !

Les yeux faussement humides, il renifla et porta à son nez un mouchoir imaginaire pour imiter un personnage dramatique, tel une veuve éplorée comme dans une pièce de théâtre. Il compléta son jeu d'acteur en portant sa main à son front pour souligner son état de détresse. Voyant clair dans la comédie de l'autre, le tireur crispa sa mâchoire et détourna le regard.

- Oh, comme je souffre, tu es si froid avec moi ! Suis-je le seul à être si triste ? Mon cœur se brise !

Alors qu'il voulait continuer, Takao fut coupé par l'arrivée du professeur à la mine assez sombre et en un instant, il retrouva son sérieux malgré la déception qui étreignait son cœur, désappointé de n'avoir pas plus embêté son bien-aimé Shin-chan, l'une de ses activités favorites.

Les lycéens auparavant dispersés, furent regroupés et rassemblés en cercle autour de l'adulte chargé du cours et celui-ci expliqua et donna des consignes pour le bon déroulement. Le programme était simple; dans un premier temps faire des tours de terrain et ensuite des courses de vitesse se dérouleraient. En entendant cela, quelques élèves bougonnèrent, pas motivés de devoir courir sous cette chaleur.

- Monsieur, interpella un élève tout maigrichon habillé d'un survêtement gris. Je ne supporte pas trop le soleil, pourrais-je être dispensé pour aujourd'hui ?

Quelques têtes se tournèrent vers lui et l'enseignant âgé d'une quarantaine d'années avec un sifflet accroché à son cou, lui rétorqua :

- C'est une blague ? Il est absolument hors de question que je favorise l'un des mes élèves ! Je fais une exception quand une personne a des problèmes de santé mais toi, je sais que tu vas très bien. Si tu te sens mal, cela a peut-être un rapport avec le fait que tu portes un survêtement, tu aurais dû mettre un short comme tout le monde. Bien si personne n'a plus de réclamations à faire, c'est parti !

- Oui monsieur, répondirent à l'unisson tous les garçons de la classe.

Pas trop enthousiaste à l'idée de faire des efforts, Takao traîna des pieds mais suivit Midorima qui avait posé son bouddha miniature et qui effectuait des exercices pour s'échauffer sans rechigner.

- Bon sang, il est malade ou quoi ? Se plaignit le brun. Ce mec veut nous tuer, c'est un sadique, j'en suis certain ! Courir en pleine canicule, c'est pas possible...

- Garde ta bouche fermée, conseilla Midorima qui s'apprêtait à courir. Ta gorge va vite devenir sec si tu parles pour ne rien dire, préserve ta salive !

- Oooh, tu t'inquiètes pour moi ? Je suis si heureux que...

Le tireur n'attendit pas que l'autre finisse sa phrase qu'il s'éloigna déjà pour courir sur le terrain poussiéreux, essayant de trouver son rythme afin de ne pas s'essouffler trop vite. Même s'il pratiquait le basket et était endurant, son corps avait ses limites et avec la chaleur suffocante, cela pourrait se révéler assez ardu.

Une quarantaine de minutes plus tard, un coup de sifflet indiqua qu'une pause était accordé. La plupart des élèves peinaient à reprendre une respiration normale et chacun eut l'idée de se précipiter vers les robinets pour pouvoir étancher leur soif et se réhydrater.

En bout de fil, Takao reprenait difficilement son souffle, les poumons en feu, la bouche pâteuse, les effets du soleil ne l'avaient définitivement pas épargné. Il s'étonna que personne ne s'était évanoui ou avait abandonné. Qu'est-ce que les filles avaient de la chance ! Elles jouaient au volley-ball dans une salle où il faisait frais, il était jaloux. Finissant par avoir son tour, il put boire plusieurs gorgées d'eau et s'éclaboussa le visage. Se redressant, il alla retrouver son Shin-chan qui était appuyé contre un mur.

Il le vit déboucher une bouteille d'eau et porter le goulot à ses lèvres sèches. Sans trop se rendre compte, il porta son attention sur la goutte d'eau qui s'était échappée des lèvres et qui glissait sur le menton terminant sa course le long des clavicules. Ah, même couvert de transpiration, son Shin-chan ne perdrait en rien de son charme, non, cela renforçait grandement son sex-appeal.

Le brun s'agita un moment, troublé de la sensualité qui se dégageait de son camarade mais n'arriva pas à détacher ses yeux de lui. Il fixa les cheveux verts décoiffés, voulant tendre la main pour caresser cette chevelure qu'il savait douce. Il observa les paupières entrouvertes qui laissaient voir des prunelles émeraudes étincelantes, un peu absentes mais éclatantes de lumière. Sous le plaisir, ces yeux seraient-ils plus clairs ou au contraire, deviendront-ils plus foncés ? Et ces lèvres appétissantes, étaient-elles aussi douces et sucrées qu'il le pensait ? En le détaillant minutieusement de haut en bas, Takao nota que le tee-shirt étant trempé de sueur, lui collait au corps, redessinant ses muscles bien formés et que la peau de son cou était vierge de toutes marques. Qu'est-ce qu'il aimerait se pencher vers ce cou et planter ses dents dessus pour lui apposer sa marque ! Aaah, il voulait le toucher, le prendre dans ses bras...

Se sentant épié, Midorima reposa sa bouteille et croisa les yeux bleus-gris de son voisin qui sursauta et brisa le contact. Pour cacher son émoi, Takao lui adressa un fin rictus :

- Euh... Eh bien si sa majesté a fini, pouvons-nous y retourner ?

Plissant les yeux, le vert remarqua l'attitude un peu suspect de l'autre. Comme d'habitude, il avait voulu faire de l'humour mais sa voix lui avait paru un peu tremblante, hésitante. En plus de ça, il remarqua que son camarade avait les joues rouges et qu'il avait l'air mal à l'aise. Sans doute avait-il prit un coup de soleil sur la tête. Ne tentant pas plus de comprendre, il haussa les épaules, déposa ses affaires et partit regagner le terrain. Derrière lui, Takao inspira une bouffée d'air, se tapota les joues et retourna à son tour vers le groupe.

Le cours reprit et se passa sans incident jusqu'à ce que le deuxième coup de sifflet annonce la fin définitive, soulageant tous les garçons présents. N'ayant plus de cours pour l'après-midi, ceux qui n'étaient pas inscrits dans un club pouvaient directement rentrer chez eux ou alors prendre une douche dans les vestiaires.

En bon perfectionniste, Midorima récupéra ses effets personnels et choisit de s'accorder un moment de détente. Choisissant un coin tranquille, il put finalement s'asseoir à l'ombre et étendre ses jambes. Les muscles tiraillés par la fatigue, les pieds irrités par la chaleur que dégageait ses chaussettes, il oublia sa douleur et ses courbatures pour se laisser bercer par le calme de l'endroit.

Il ne put malheureusement pas beaucoup en profiter car Takao apparu en face de lui avec des glaces, une dans chaque main.

- Où as-tu été encore les chercher ? Demanda Midorima en pointant les glaces de couleur blanche et marron. Ce n'est pas quelque chose qu'on amène et qu'on trouve au lycée.

Opinant de la tête, Takao s'approcha et mit d'office la glace blanche dans la main du tireur puis s'assit à côté, tout content.

- En fait, je suis allé au gymnase voir les filles et c'est là que Aiko, celle qui porte des couettes m'a donné ces glaces. Je crois qu'elle avait pitié qu'on soit dehors par ce temps et en plus quand j'ai parlé de toi, elle est devenue toute folle ! Bah, considère ça comme un cadeau de sa part, tu sais, elle t'adore mais tu lui fais un peu peur !

- Mmmh... Je ne pense pas avoir le choix, ces choses-là fondent vite !

Généralement, Midorima n'acceptait aucune gourmandise, que ce soit gâteau ou bonbon mais là, il pouvait bien faire une exception. Sortant sa langue, il commença par le sommet, léchant la crème froide au parfum vanille. C'était rafraîchissant, succulent et le contact froid avec sa bouche chaude créa une sensation exquise.

Observant et suivant les mouvements de l'organe rose, Takao le vit mordiller doucement un morceau et le garder en bouche pour apprécier le goût en finissant par l'avaler. Quelques gouttes blanches tombèrent sur les longs doigts fins qui tenaient le bâtonnet et le shooter passa sa langue dessus pour nettoyer, évitant le gaspillage et totalement inconscient de l'effet qu'il produisait sur son voisin. Déglutissant faiblement, Takao était fortement excité par les actions à caractère érotique involontaires de l'autre. Des images envahirent son esprit, imaginant son Shin-chan dans un contexte différent de celui-ci mais toujours aussi séduisant. Quand il l'aperçut entrain de déguster sa glace en la suçotant, il eut un flash montrant une tout autre scène. Ah, qu'est-ce qu'il apprécierait l'avoir à sa merci pour l'initier aux plaisirs nocturnes. Le plaquer au sol et lui faire subir toutes sortes de tortures pour lui faire prendre son pied. Est-ce que cette langue à l'air habile pourrait lui procurer mille délices ? Rien que d'y penser le rendait déjà fébrile et désireux.

- Takao, pourquoi me dévisages-tu de la sorte ? Je n'échangerais pas ma glace si c'est ce que tu veux !

Sortant de sa contemplation, le brun regarda Midorima d'un air perdu avant de ricaner.

- Non, je n'en veux pas. Je pensais à quelque chose, rien qui te concerne, mentit-il.

- Si tu le dit ! Répondit le tireur en se passant la langue sur les lèvres pour récolter les restes de crème. Ensuite, il goba la moitié de sa glace et procéda à quelques aller-retours dessus.

Ne pouvant plus en supporter davantage, Takao se leva précipitamment, balbutia quelques mots et s'enfuit vers les vestiaires. Seigneur, pourquoi, fallait-il que son Shin-chan soit aussi innocent mais si sexy en mangeant une glace ? Fichus hormones !


Euh...une review ? A la prochaine =)