Disclaimer : Les personnages de Kuroko no Basket ne m'appartiennent toujours pas !

Note de l'auteur : Coucou, je suis sincèrement désolée du retard que j'ai eu à poster mon extra mais j'ai eu quelques soucis, surtout des ennuis techniques :) J'ai dû tout réécrire alors j'espère que vous apprécierez ce bonus qui ne me satisfait pas trop, mais bon... Le rating a été aussi modifié, il passe à M car il y a la présence d'un lemon ! Bonne lecture ^^


- Ça te dirait de venir chez moi aujourd'hui Shin-chan ?

Le cours d'Histoire venait tout juste de se terminer et comme l'après-midi touchait à sa fin, tous les élèves de la classe s'affairaient à ranger leurs affaires, pressés de quitter la salle. Si auparavant le silence avait été de mise, il y régnait maintenant une sorte de brouhaha où rires et bavardages y étaient mélangés, accompagnés par les nombreux raclements de chaises.

Avachi à moitié sur son siège, Takao avait eu le même comportement que les autres, fourrant à la va-vite son cahier et sa trousse, se souciant guère de l'état de ses fournitures. Heureux que l'heure du cours se soit finalement écoulé, il s'était retourné vers son voisin situé derrière lui qui prenait le temps de classer et de mettre soigneusement son matériel dans son sac, afin de l'inviter.

Aux alentours, quelques élèves curieux avaient interrompu leurs activités et attendaient avec une certaine impatience la réponse du vert tout en appréhendant sa réaction. Après tout, il était connu pour être imprévisible, pour son mauvais caractère et ses remarques franches pas vraiment sympathiques. Pour eux, c'était toujours aussi déconcertant et étonnant de voir que seul le brun osait interpeller familièrement l'as du basket pour discuter naturellement avec, sans être effrayé par les représailles ou être affecté par ses paroles dures et froides.

Les questions qui revenaient sans cesse était du genre; pourquoi est-ce que tu traînes avec ce mec ? Comment arrives-tu à le supporter ? Takao avait plus d'une fois répondu en riant que son Shin-chan était un être timide et qu'après avoir cerné sa personnalité, ce n'est plus qu'un gros nounours. Il avait même rajouté qu'il le trouvait adorable parce qu'il était si expressif et que s'il se mettait souvent en colère, c'était une façon de lui montrer son affection. Personne n'avait alors su s'il avait été sérieux ou s'il blaguait seulement, ils s'étaient juste retrouvés plus perdus qu'ils ne l'avaient été et le mystère demeurait encore entier. Pourquoi l'exubérant brun s'était-il attaché au génie à lunettes ?

Empilant une à une les poupées russes défaites sur son bureau qui étaient son objet chanceux du jour, Midorima ne s'occupa nullement des chuchotements autour de lui. Remontant d'un geste automatique ses lunettes, un soupir s'échappa hors de ses lèvres, signalant qu'il n'avait pas l'air très emballé par la proposition mais consentit néanmoins à prendre la parole, sachant d'avance que son acolyte n'hésiterait pas à l'importuner davantage.

- Takao, tu peux me dire quel jour on est aujourd'hui ?

- Quoi ? S'exclama l'intéressé en fronçant les sourcils, ne comprenant visiblement pas quel rapport il y avait avec son invitation. Était-ce trop lui demander de lui répondre par oui ou par non sans compliquer les choses. Ne voulant toutefois pas faire de vagues, il répondit à la question posée. On est jeudi et alors ?

- Exactement, on est jeudi, confirma le tireur en plantant ses yeux dans ceux du brun. Et puisque tu le sais, tu dois aussi te rappeler que nous avons deux contrôles et un devoir à rendre pour demain. Ce n'est certainement pas le moment de perdre son temps à s'amuser ! Et les examens, c'est pour bientôt aussi !

Grimaçant intérieurement, Takao se recula légèrement en le regardant, pensif. Le voilà qu'il était en mode travail. Il étudia un instant le visage fermé de son compagnon et s'interdit de se démoraliser. Cela allait s'annoncer bien plus compliqué que prévu de le convaincre, étant quasiment certain que son Shin-chan préférerait largement faire passer en priorité ses devoirs avant lui mais il n'avait pas dit son dernier mot ! Il allait devoir la jouer finement.

- Oh allez, ne fais pas ton rabat-joie ! Réviser, réviser, tu n'as que ce mot à la bouche, en plus ce n'est pas comme si tu en avais réellement besoin. Et puis Shin-chan, c'est juste l'affaire d'une heure ou deux, le temps de décompresser et de profiter d'être ensemble.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à être sérieux dans ses études, cracha Midorima, piqué au vif. Enfin, je ne m'attends pas à ce qu'un crétin tel que toi qui paresse et joue aux jeux vidéos à la place d'apprendre ses leçons, puisse comprendre. Tu devrais essayer de faire fonctionner ton cerveau et de t'investir un peu plus dans ton travail personnel, alors peut-être que tu arrêteras de débiter des âneries à longueur de temps.

S'apercevant que le vert émeraude de ses prunelles commençaient doucement à prendre une teinte plus sombre, Takao tenta de calmer le jeu en faisant la moue, les yeux suppliants. Il misa sur sa bouille « de chiot tristounet » qui avait remporté un franc succès auprès de ses camarades qu'ils l'avaient complimenté en lui disant qu'il était très mignon ainsi. Confiant de son effet pour le faire craquer, il le fixa avec des yeux implorants et retroussa sa lèvres inférieure en la mordant.

- Et pour me faire plaisir ? Demanda t-il en approchant son visage, diminuant l'espace entre eux. Je te jure que je te reconduirais chez toi après. S'il te plaît, rien qu'une heure...

Malgré le pupitre qui les séparait, une brusque bouffée de chaleur s'empara de son corps et Midorima refréna à grand peine le rougissement qui menaçait de s'étendre sur ses pommettes. Toutefois, fidèle à lui-même, il garda une figure impassible afin de ne pas montrer le trouble qui l'habitait. Bon sang, pourquoi réagissait-il ainsi ? Il fut malgré tout attiré par la paire de lèvres en face de lui et s'intéressa tout particulièrement à la canine enfoncée dans le coin gauche avant de se fustiger mentalement. Mince, il fallait qu'il arrête de se comporter comme ça, il n'était pas une de ces filles écervelées qui s'extasiaient pour un rien ou qui bavaient sur une gravure de mode, c'était indigne de lui ! Il n'allait pas se laisser stupidement attendrir et tomber dans ce piège grotesque.

- Hmph ! Comme si j'allais changer d'avis. Ma réponse sera toujours pareille, affirma Midorima sur un ton tranchant. C'est un non définitif, je ne viendrais pas chez toi alors tu ferais mieux d'abandonner l'idée de m'emmener dans ta maison.

Hum, tenace, pensa Takao en le voyant boucler son sac. Bien que terriblement déçu de cet échec, il n'avait pourtant pas l'intention de baisser les bras, ce n'était que la première offensive. S'il savait que le shooter était quelqu'un de borné et têtu, lui aussi quand il devenait sérieux, il pouvait dévoiler une nature obstinée et persistante. Il était déterminé à ce que son Shin-chan aille dans sa chambre et il allait continuer jusqu'à ce qu'il obtienne ce qu'il convoitait, rien n'allait l'empêcher de mener à bien son projet.

Décidant de changer de méthode, il eut un sourire rusé. Vu que le plan A n'avait pas fonctionné, le plan B allait pouvoir débuter. Se levant de sa chaise, Takao se pencha en avant et souffla une phrase à quelques mètres de l'oreille de son réticent partenaire.

- Est-ce-que " le peuple des mondes oubliés " t'évoque quelque chose ?

Sursautant, Midorima fut surpris pour deux raisons totalement différentes et releva la tête pour s'apercevoir que Takao s'était redressé et le fixait avec un petit sourire énigmatique qui ne lui plut pas du tout. Déstabilisé par ce simple contact qu'il l'avait électrifié lorsque le souffle chaud avait frôlé le lobe de son oreille telle une caresse aérienne, sa température corporelle avait augmenté d'un cran et de légers frissons lui avaient parcouru la colonne vertébrale. Mais depuis quand était-il aussi sensible pour que son corps soit dans cet état ? Choisissant d'enfouir ces réactions qu'il jugea bizarres dans son esprit, il se focalisa sur le fait que le brun ait prononcé le titre du livre qu'il recherchait ardemment pendant des semaines.

Composée de cinq tomes qui comptaient plus de neuf-cents pages chacun, il s'était pris d'intérêt pour cette vieille série en ayant dévoré le premier volume dans un temps record. Cependant, il n'avait pas pu lire la suite et cela le frustrait énormément de n'avoir pas réussi à dénicher les autres ouvrages, que ce soit dans les bibliothèques ou en vente, dans les librairies. Takao n'était pas un amateur de livres alors comment se faisait-il qu'il connaisse ce titre parmi tant d'autres et qu'il l'énonce devant lui ? Avait-il l'audace de prétendre l'avoir lu et donc de le narguer pour l'énerver ? Irrité, il lui adressa un regard assassin, ses yeux lançant des éclairs.

- Tu ne sais pas de quoi tu parles ! N'aie pas l'air si sûr de toi alors que tu abordes un sujet dans un domaine qui te dépasse ! Aux dernières nouvelles, toi et les livres n'étiez pas amis...

- Oh ! Eh bien...

L'adolescent aux cheveux noirs s'interrompit, dissimulant un ricanement diabolique. Son plan marchait à merveille, il était un génie ! Pour le moment, le résultat obtenu était très concluant parce que réussir à capter l'attention de son Shin-chan en quelques secondes n'était pas chose facile. Sincèrement, il n'aimait pas les livres. Trop chiants. Trop ennuyeux. Non, il ne leur vouait pas une haine incommensurable comme certaines personnes mais il n'avait pas la patience de lire d'innombrables pages et de déchiffrer les minuscules caractères qui composaient les mots, il en était très vite lassé.

De toute manière, il était plus branché mangas et bandes-dessinées. Néanmoins, lors d'une conversation anodine, il avait quand même mémorisé le nom du roman sur lequel son tsundere avait eu un coup de cœur en conservant soigneusement cette information dans un coin de sa cervelle. Cela pourrait être utile. Et comme par hasard, le week-end suivant, sa mère lui avait ordonné de nettoyer le grenier de leur maison et de procéder à un tri. En râlant, il s'était exécuté, la démarche traînante et pendant le rangement, entassée sous tous les cartons posés sur le sol, il avait découvert la collection complète du livre en question. C'était une opportunité en or !

- C'est vrai que ce n'est pas mon genre d'avoir le nez plongé dans un quelconque bouquin, reprit Takao en donnant la touche finale à son plan. Mais bon, ma mère en tant que fervente lectrice, elle possède des centaines de livres qui sont entreposés pour la plupart sur des étagères ou dans des cartons poussiéreux et inutiles par manque de place. Au cours des années, elle en a amassé tellement qu'elle a choisit de sélectionner les meilleurs et de se débarrasser de ceux qui ne lui plaisent plus. Et pour te dire la vérité, je crois que l'œuvre intégrale avec tous les tomes que tu cherches est dans la pile qu'elle projette de vendre ou de jeter donc je me suis...

- Jeter ? Ça serait vraiment du gaspillage, coupa Midorima, une lueur de convoitise s'étant allumé dans son regard. Enfin... je veux dire que je ne vois pas d'inconvénient à les prendre si c'est pour rendre service à ta mère ! Combien sont-ils vendus ?

Retenant un rictus moqueur qui gâcherait ses efforts, Takao n'eut aucun mal à déceler la pointe d'excitation présente dans sa voix. Et puis c'était quoi cette excuse ? Franchement son Shin-chan était impayable ! Mais le poisson était ferré.

- Oh, tu les prends ? C'est une excellente idée et en ce qui concerne le prix, eh bien vu que ces livres sont plutôt anciens, il n'y a pas de raison que je te les fasse payer. Surtout pour toi, c'est gratuit ! Par contre, tu vas devoir venir chez moi afin de vérifier si c'est les bons, ajouta t-il avec une expression innocente. Le plus tôt sera le mieux mais je ne veux pas te déranger.

En entendant ces mots, le vert plissa les yeux, suspicieux. Cette offre était beaucoup trop alléchante pour être honnête mais il dû admettre que c'était sa seule chance de les avoir en sa possession. D'un autre côté, rien ne lui prouvait que Takao ne lui racontait pas des mensonges. Et si c'était une blague ? Incertain, il se tortilla sur son siège mais son hésitation fut de courte durée quand il plongea dans deux billes bleues argentées qui le regardaient sans ciller. Ne cogitant pas davantage, son envie l'emporta sur sa raison.

- D'accord ! Je peux venir aujourd'hui mais pas longtemps. Et tu te débrouilles pour me ramener.

- Pas de problème, sourit Takao en poussant silencieusement un cri victorieux. Pendant un instant, il avait eu peur d'avoir une réponse négatif quand il l'avait vu le scruter mais il avait vite été soulagé qu'il accepte. Il avait gagné ! Observant son Shin-chan se mettre debout avec son porte-bonheur serré contre lui, il attendit qu'il le dépasse avant de marcher à sa suite tout en se passant la langue sur ses lèvres, un air prédateur affiché sur son visage.


- Entre mais fais gaffe, le sol est un peu glissant, prévint l'adolescent aux cheveux noirs. Et veille à retirer direct tes chaussures, ma mère est une maniaque de la propreté !

Refermant la porte d'entrée dans un bruit sec, Midorima obéit en se déchaussant et déposa ses chaussures dans un endroit qui ne gênerait pas le passage puis s'avança à la suite de son camarade, un peu mal à l'aise. Il longea un couloir, prit à droite et arriva dans une pièce chaleureuse décorée avec goût dont les murs peints d'une couleur ambrée avec une touche d'orangée contrastaient fortement avec les meubles foncés. Attiré par un tableau suspendu à sa gauche, il fut subjugué par son contenu qu'il trouva magnifique. Représentant un ciel étoilé, la vue d'ensemble était tout simplement incroyable avec tous ces petits détails saisissants de réalisme, le peintre ayant réussi à donner une touche de vivant par ses coups de pinceaux où le réel et le fantastique se dissociaient difficilement.

Revenant tout juste de la cuisine, Takao fut amusé de le voir immobile devant la peinture et se fit la réflexion que c'était bien un fanatique des astres.

- C'est un cadeau de l'ami de mon père, l'informa t-il. Je ne l'ai jamais aimé mais si tu veux le même, je pourrais me renseigner auprès de mon père pour savoir s'il reste des exemplaires.

- Ça ne sera pas nécessaire, souffla le tireur en se détournant. Oha-asa a l'habitude de dire que comme tout ce qui provient de l'homme est unique en son genre, il a été prouvé scientifiquement que l'être humain est dans l'impossibilité de faire quelque chose à l'identique et donc que que le détail qui fait toute la différence ne se trouve pas sur un autre produit. Par exemple, cette copie-là a éveillé mon intérêt mais si j'en aperçois une autre, peut-être que je n'aurais pas la même impression que j'ai eu avec celle-ci.

Takao pouffa de rire. Waouh, il se compliquait drôlement la vie.

- Et si tu montais à l'étage, proposa t-il. Je pense que ça sera plus confortable de m'attendre dans ma chambre qu'ici, c'est la deuxième porte à gauche, tu ne peux pas la rater ! Sinon tu prends du thé ou du jus ?

- Je contenterais d'un verre de jus, rétorqua le vert. Un amateur comme toi n'a pas les capacités pour faire un thé qui soit buvable !

Et il disparut de la pièce. Le brun secoua la tête. Franchement, son Shin-chan ne changerait jamais mais il l'aimait comme cela ! Quoique ses limites commençaient sérieusement à être atteintes car depuis moins d'un mois, il sortait enfin avec l'intouchable Midorima Shintaro mais il n'y avait strictement rien qui prouvait qu'ils formaient un couple. Le problème résidait dans le fait que leur relation n'avait pas du tout progressé, restante au point mort. Ils ne s'étaient échangés que deux ou trois malheureux baisers mais rien d'autre. Son Shin-chan était si près mais si loin à la fois que cela en devenait insupportable. Comment résister pour ne pas le toucher quand celui qu'il aimait et qui le faisait fantasmer était juste à côté de lui ?

Remplissant les deux verres translucides d'un liquide orangé, Takao se rappela clairement du jour où il avait rassemblé tout son courage pour se confesser au tireur. Rongé par un amour à sens unique, il avait voulu se libérer de ce poids engendré par ces sentiments douloureux et trop lourds à porter. Sans doute, cela avait été l'un des moments les plus angoissants et stressants de sa vie. Il avait littéralement été au bord de la crise de nerf quand Midorima lui avait demandé si c'était une blague et qu'il avait été obligé de lui assurer que c'était la vérité avant de lui répéter son petit discours. Après plusieurs secondes, il avait cru que celui-ci allait se mettre en colère ou le traiter d'idiot mais il avait simplement exigé qu'il stoppe la remorque afin qu'il puisse continuer le chemin tout seul.

Dans un état second, il n'avait pas tenté de le retenir, le cœur déchiré par le rejet. Il avait fait de gros efforts pour contenir sa peine et ravaler ses sanglots silencieux. Il était ensuite rentré chez lui et s'était juste terré dans sa chambre sans prendre son dîner. Le lendemain, il avait repris son attitude habituelle avec un sourire jovial forcé pour tenter de sauver et de préserver la relation qui les liait après avoir passé une nuit épouvantable. La meilleure solution était de prétendre que cet événement n'était jamais arrivé. Tant qu'il pouvait rester aux côtés de son Shin-chan !

Ce fut pourtant après un énième entraînement qu'il pensa avoir perdu le shooter pour toujours en se faisant impitoyablement trahir par son corps. Dans les vestiaires, pendant que le plus grand se rhabillait, il n'avait pu s'empêcher de mater son torse galbé et celui-ci avait vraisemblablement intercepté son regard gourmand. Autant dire que sa réaction fut violente, très violente. Choqué, il lui avait catégoriquement interdit de s'approcher de lui et de rester à bonne distance. Les oreilles bourdonnantes, la figure livide, Takao avait reçu ces mots comme un poignard en plein cœur. Il avait eu la sensation que tout son sang s'était glacé dans ses veines et que sa dernière parcelle d'espoir l'avait quitté en s'effritant comme une traînée de poussière. Pour la première fois en tant d'adolescent, des perles salées avaient coulé sans fin le long de ses joues.

Chassant ses mauvais souvenirs, Takao entreprit de monter les marches en transportant le plateau en équilibre avec une main et de prendre l'ouvrage à la couverture sombre aux bords abîmés avec l'autre. Parvenu en haut sans rien n'avoir cassé, il se retrouva face à une porte aux couleurs beige/blanche, incapable d'actionner la poignée.

- Shin-chan, peux-tu m'aider ? Je suis coincé !

Entendant des bruits de pas, la porte s'ouvrit et l'adolescent à lunettes se décala pour lui permettre de s'engouffrer à son tour. Déposant précautionneusement son chargement, il tendit le bouquin à Midorima qui alla s'adosser contre le lit en se plongeant précipitamment dans les pages jaunâtres. Remarquant qu'il était absorbé et qu'il ne prêtait plus attention à son environnement et à lui, Takao monta sur son matelas et adopta une position couché, le nez dans sa grosse couette.

Après une quinzaine de minutes à écouter de la musique via son portable et à lancer de fréquents coups d'œils à son voisin, il s'agita de plus en plus, son corps réclamant de l'action. D'un geste malhabile, il rampa sur ses genoux et se faufila derrière Midorima qui semblait tellement obnubilé par son livre qu'il ne sentit pas la présence dans son dos, n'étant plus sur ses gardes. La tête penchée en avant, le vert lui offrait une vue plongeante de sa nuque blanche et immaculée de toutes marques et Takao fut rapidement tenté par cette parcelle de peau qui s'exposait impudemment sous son regard.

Sans attendre plus longtemps, il écarta le col d'uniforme et entreprit de goûter la chair crémeuse qui lui donnait tant envie. D'un léger coup de langue, il lui lapa la peau et décida de la suçoter doucement dans l'optique de la faire rosir. Presque aussitôt, Midorima lâcha son roman qui s'écrasa au sol et bondit sur ses jambes, un air abasourdi sur sa figure qui fut rapidement remplacé par une expression de rage.

- NON MAIS T'ES MALADE ?! Tu fous quoi là ?

Furibond, il essaya vivement de s'éloigner, une main apposée sur la zone que Takao avait mordillé. Mais avant d'avoir pu tourner les talons, il fut retenu par son avant-bras gauche que le brun avait attrapé et agrippé afin d'éviter qu'il ne s'échappe et ne mette de la distance entre eux. Face à face, ils se toisèrent mutuellement et le shooter envoya une œillade meurtrière à son compère qui retenait fermement son membre.

- Ne me fuis pas, Shin-chan ! Je suis désolé, ok ? J'ai eu un moment d'égarement, ce n'était pas dans mes intentions de te faire quelque chose qui te déplairait mais on sort ensemble, non ? Et dans un couple, c'est normal de vouloir se toucher, s'embrasser ou de s'enlacer, expliqua Takao, chagriné par la tournure des événements. Il n'avait pas prévu que cela prendrait des proportions énormes et que son compagnon réagirait ainsi.

Enlevant sa main de sa nuque, Midorima se mura dans le silence, furieux que Takao ait profité de sa confiance pour lui faire des choses honteuses. Il n'était pas prêt de lui pardonner ! Voulant lui dire sa façon de penser, toute la colère qu'il ressentait, fondit comme de la glace quand il avisa la figure mélancolique du brun. Maintenant qu'il reprenait son calme, il réalisa que lui crier dessus était plutôt extrême mais il fallait se mettre à sa place, il avait été si surpris.

- J'ai l'impression que tu ne veux pas que notre relation avance, confessa amèrement Takao. On est en train de faire du surplace, on fait un pas en avant pour en faire trois en arrière. Quand je crois qu'on est devenus plus proche, tu me prouves que c'est faux en te fermant comme une huître et il n'y a aucun progrès. J'en ai marre ! En plus, à chaque fois que je souhaite te toucher ou te prendre la main, eh bien, tu esquives et tu t'éloignes de mon contact. Tu me sors toujours des prétextes bidons que quelqu'un pourrait nous voir et que personne ne doit découvrir notre relation.

- Ridicule, nia avec force le vert en se dégageant de sa poigne. Deux garçons ne se tiennent pas la main en pleine rue et je ne vois pas de quoi tu te plains car on est ensemble du matin au soir. On effectue le trajet tous les deux pour aller au lycée, on est dans la même classe, on partage nos repas sur le toit et je consens même à ce que tu m'envoies des messages de bonne nuit. On est aussi allés faire un tour en ville, cela ne te suffit pas ?

- Tu rigoles ? Se révolta Takao en grinçant des dents, les poings serrés. C'est ça, ta définition de sortir avec quelqu'un ? Les choses que tu viens de citer, on les faisait déjà avant. Est-ce-que tu saisis la différence entre amis et amoureux parce que je ne crois pas que me laisser te donner une tape dans le dos après un match ou que tu me tapotes la tête en guise de félicitation soient des gestes affectifs qui prouvent qu'on est plus que des camarades. Tu savais que je n'allais pas me limiter à une relation platonique alors pourquoi tu as accepté de sortir avec moi si tu es aussi dégoûté à l'idée que je te touche ? Es-ce-que je te répugne autant ? Non, je pense cela car quand on a visionné un film au cinéma, la salle était plongé dans le noir complet mais ma main a été repoussée quand j'ai voulu la poser sur ton accoudoir.

- Ce...ce n'est pas vrai, le contredit Midorima, les muscles raides et le regard fuyant. C'est juste qu'avant le mois passé, je n'aurais jamais imaginé que tu m'aimais de cette façon alors,... alors si tu crois que c'est facile pour moi de... Je ne suis simplement pas prêt à...

Bafouillant, il fut incapable de continuer à s'exprimer davantage, le reste de sa phrase se perdit en de paroles inintelligibles. Honnêtement, il était confus, il ne comprenait pas ce qu'il l'avait poussé à accepter de devenir plus intime avec son partenaire de basket qu'il avait rencontré depuis sa première année au lycée. C'était une nuisance, il ne le considérait déjà pas comme un ami alors un petit-ami...

Quand il avait reçu sa confession, il avait émit plusieurs hypothèses: soit c'était une farce, ou soit c'était un gage parce qu'il avait perdu à un jeu. En dernier recours, il avait même cru que le brun s'était trompé en ayant confondu amour et amitié mais il avait fini par prendre conscience que ce dernier était attiré physiquement par lui. Ce constat lui avait fait peur et il avait perdu son sang-froid, hurlant à son camarade de ne plus le côtoyer et de ne plus s'approcher de lui. Takao était dangereux. Ainsi, une routine s'était formé sans son coéquipier qui avait respecté son ordre et les jours s'étaient paisiblement écoulés.

Il allait à l'école avec ses propres moyens, il restait assis sur sa chaise, seul à lire un livre pendant les pauses et le midi, il mangeait son sandwich acheté à la cafétéria ou son bentô fait-maison, seul, à l'endroit qu'il choisissait. La solitude ne l'avait pas dérangé mais inconsciemment, le manque de Takao dans son quotidien lui avait pesé de plus en plus, lui qui habituellement le suivait partout et ce besoin ne s'était pas atténué comme il l'avait espéré, non, cela avait empiré. Il avait commencé à rechercher sa présence, à multiplier les rencontres et à tressaillir au son de sa voix. Et pour témoigner de son esprit instable, il avait raté trois fois de suite ses paniers lors d'un entraînement. Cette situation ne lui avait pas paru normale, il avait alors cherché la cause de ses piètres performances, de son mal-être en réfléchissant et en tournant le problème dans un sens puis dans un autre avant de finalement comprendre. Takao s'était approprié une part de son cœur.

A peine pris la résolution de se réconcilier avec lui car le sentiment néfaste qu'il ressentait et qui était responsable de son état l'agaçait de plus en plus, il s'était fait devancé par le principal concerné qui l'attendait au portail de sa maison. Voir un Takao les épaules basses, un sourire aux lèvres qui n'atteignait pas ses yeux pour les illuminer et une voix plus éraillée qu'enjouée l'avait fait culpabilisé. Il était si vulnérable. Devant cette vision pitoyable, il avait eu un pincement au cœur et déclaré sous l'impulsion du moment être d'accord pour sortir avec lui sans savoir si cela avait été par pitié ou pour vouloir arrêter le tiraillement de sa poitrine.

Et quand le brun s'était mis sur la pointe des pieds et avait empoigné son écharpe pour qu'il se courbe et atteigne sa bouche, ils avaient eu leur premier baiser. Pur et chaste. Un effleurement comparable à une plume d'oiseau. Ça n'avait pas été désagréable, au contraire, cela avait été très doux et le sourire éblouissant que lui avait adressé Takao pour le remercier lui avait coupé le souffle. Cependant, il n'arrivait pas à se représenter l'étape supérieure et l'idée que son camarade lui arracherait plus qu'un bisou, l'effrayait. Les doutes l'assaillaient de partout et l'inconnu le terrifiait.

Debout tous les deux, Takao fixa le vert qui se pinçait les lèvres. Sa bouche s'ourla d'un petit sourire. Son Shin-chan était tellement timide mais là, il avait fait un effort pour lui faire comprendre son point de vue et ça le rendait content qu'il ne fuit pas. Il ne voulait pas lui forcer la main mais un coup de pouce n'avait jamais tué personne. Amorçant un mouvement dans sa direction, il prit l'initiative de faire le premier pas.

Levant sa main droite, il la posa sur la joue chaude du plus grand et y pressa sa paume en veillant à ne pas l'effaroucher. Midorima ne tenta pas de se soustraire à la caresse, il se blottit même contre ces doigts tièdes.

- Je t'aime Shin-chan, souffla Takao en vrillant ses yeux bleus-gris dans ceux de son vis-à-vis. Je te mentirais si je te disais que je n'ai jamais regretté d'être tombé amoureux d'un mec aussi aveugle et bouché que toi et que je ne t'ai pas maudit pour ton indifférence et ta froideur. J'ai souffert, beaucoup souffert et tu m'as brisé le cœur une fois, néanmoins j'ai eu le meilleur des cadeaux en découvrant que je ne te laissais pas si insensible que ça. Tu es spécial, tu es mon premier amour ! Et au fur et à mesure que le temps passe, je tombe encore plus amoureux de toi et ça m'inquiète car je n'imagine pas ma vie sans toi. Tu m'es indispensable. Je t'aime tellement que j'angoisse à la pensée que tu me quittes un jour ou que tu m'ignores à nouveau. Je suis chanceux de pouvoir me tenir à tes côtés, de jouer au basket avec toi et de créer des souvenirs que je chérirais toujours. Tu es si mignon que c'est impossible que je te déteste.

- Je ne suis pas mignon, grogna Midorima, ému par ces confidences. Les battants de son cœur s'étaient considérablement accélérés et sa nervosité s'était accrue sous le regard tendre du brun. Les hommes ne peuvent pas être appelés "mignons ", c'est aux filles que ces compliments servent.

- Oh ? Alors comment dois-je te qualifier ? Taquina le plus petit. Ses doigts allèrent se poser sur les lèvres fermées roses pâles et avec la pulpe de son pouce, il les brossa délicatement. L'ambiance intime était propice à un rapprochement.

Midorima déglutit et avant même d'avoir pu articulé un seul mot, ses lèvres furent recouvertes par celles de l'adolescent aux cheveux noirs qui, d'une petite poussée força le barrage de ses dents. Sa langue se fraya un chemin et s'introduisit dans la bouche de son Shin-chan pour rencontrer sa consœur. Sentant l'inexpérience du vert qui ne prenait pas part au baiser, il prit le contrôle total et l'enjoignit à y participer, sa langue souple s'enroulant autour de l'autre. Langoureusement, Takao explora tous les recoins de l'antre humide avant d'entamer un ballet, mélangeant leurs salives respectives et de l'avis du tireur, ce baiser profond dura trop longtemps car il gémit et chercha à se retirer.

Excité par ce son pour le moins érotique, Takao modéra ses ardeurs et accéda à sa demande, relâchant ses lèvres prisonnières et décrocha son bras qu'il avait enroulé autour de sa taille. Les jambes tremblantes, la respiration sifflante, les pommettes colorées et la bouche gonflée, son Shin-chan avait l'air si débauché avec juste un baiser. Il essuya le mince filet de bave qui restait à la commissure de ses lèvres et l'appela.

- Shin-chan, ça va ?

- Hmmmm...

Visiblement, son cerveau s'était déconnecté sous l'afflux de plaisir et sa raison ne dictait plus ses actions. Encore plongé dans un océan de volupté, Midorima parvint difficilement à reprendre pied à la réalité et rouvrit les yeux qu'il ne se souvenait pas d'avoir fermé en clignant péniblement des paupières afin se retrouver face à deux pupilles brillantes d'envie de désir.

- Tu vas bien ? Lui redemanda Takao d'une voix rauque. Comme les yeux verts étaient absents et fixaient un point à l'horizon, il ne se priva pas d'enlever les lunettes.

Brusquement, il haleta. Mon Dieu, ses yeux étaient de véritables bijoux ! Il se noya littéralement dans cet immensité de vert émeraude qui semblait scintiller de mille feux et fut fasciné de voir que près de ses iris, des pigmentations plus foncées rehaussaient l'éclat de son regard. La forme en amande de ses yeux si caractéristique des félins ne le conquit d'autant plus. Il avait l'air si sensuel en étant si innocent que ce cocktail eut un effet dévastateur sur lui. Profitant de la docilité momentanée de son compagnon, Takao l'entraîna sur son lit où il le fit asseoir et le poussa pour qu'il s'allonge totalement. Tremblant d'anticipation, il lui grimpa dessus et s'installa sur les hanches du vert avant de déboutonner sa veste d'un geste maladroit.

Sans autre forme de procès, il releva le tee-shirt bleu clair et dans son champ de vision, apparut le corps partiellement dénudé de Midorima. Il ne s'était pas trompé, le shooter possédait des attributs alléchants. D'ailleurs, celui-ci gigota, le poids qui était sur lui l'incitait à reprendre ses esprits. En fin connaisseur, Takao savait que son Shin-chan allait le stopper alors il se pencha et s'empara une deuxième fois de sa bouche en jouant avec sa langue et attaqua sans pitié sa jumelle, étouffant un gémissement sourd qui provenait du vert. Parallèlement, ses mains se faufilèrent jusqu'au torse musclé et s'activèrent sur la peau à la texture soyeuse en apposant de longues caresses. De ses longs doigts, il cajola ses flancs puis remonta vers l'abdomen et tâta aussi la chair tendre de son ventre tout en évitant délibérément les deux bourgeons roses de sa poitrine.

Dans un bruit de succion, sa bouche se décolla de celle de Midorima et après avoir vérifié que son regard était de nouveau vague et que sa conscience était reparti au pays des bisounours, Takao déposa une multitude de baiser le long de sa gorge et remonta au niveau de son cou pour grignoter avidement la fine couche de peau. A force d'aspirer sans relâche l'épiderme, une rougeur fit son apparition et Takao un brin possessif, fut satisfait de cette tâche qui prouvait que Midorima lui appartenait. Il s'apprêta à dévorer ces ravissants tétons quand un sourire sardonique éclaira son visage. Il avait encore quelque chose à faire.

Migrant sur l'oreille droite de Midorima, il se rapprocha du corps de ce dernier en se frottant contre lui et lui goba le lobe qu'il lécha et mordilla en passant une main dans les mèches duveteuses. Il dévia ensuite sur l'arcade de l'organe pour lui faire subir le même traitement mais quand ses dents l'éraflèrent, un gémissement se fit entendre. Takao avait trouvé une zone érogène. Fier de cette petite découverte, il ne lambina pas et suça avec une application particulière le cartilage osseux, les plaintes de plaisir du shooter résonnant agréablement comme une douce musique.

Midorima avait chaud. A travers la brume de son cerveau, il sentait des doigts qui lui parcouraient le haut du corps. Tantôt chatouilleurs, tantôt caressants qui faisaient trembler son corps de plaisir et qui propageaient une chaleur brute dans tout son être. C'était étrange, il n'avait pas connaissance que de telles sensations pouvaient exister. Il avait lu un bon nombre de livres qui traitaient sur le plaisir charnel mais il n'aurait jamais pensé que la théorie était totalement différent de la pratique. N'ayant pas encore eu l'honneur d'expérimenter ce genre de choses, il ne savait pas si c'était normal que son corps réagisse ainsi mais il fallait qu'il arrête son camarade. La chaleur se répandait à la vitesse de la lumière et il devait user de tout son self-contrôle pour ne pas gémir à nouveau.

Soudain, Midorima s'arqua de surprise et étouffa de justesse le petit cri qui menaçait de sortir de sa bouche en voyant que Takao s'occupait de ses tétons en les faisant rouler entre ses doigts et en y pinçant l'extrémité. C'est un peu douloureux mais pas moins appréciable. Quand le brun s'aperçut que ce dernier était réceptif à cette stimulation, il engloutit le mamelon droit en le suçant sensuellement sans abandonner l'autre qu'il titilla et tritura dans toutes les directions.

- Shin-chan, tu es vraiment sexy, chuchota Takao à voix basse. Détend-toi, c'est bon, hein ?

Il recommença à martyriser à coups de langue les boutons de chair avant de les relâcher pour souffler dessus. L'air froid raidit les pointes et Midorima se dressa sous la torture en se recevant des décharges dans tout le corps. Takao ne s'arrêta pas la; il parsema les puissants pectoraux de baisers-papillons et sortit le bout de sa langue avant de s'abaisser sur l'estomac en laissant une traînée brûlante sur la peau sensible puis continua sa route jusqu'au nombril. L'arôme naturel du vert, un mélange de gel douche mêlé à l'odeur de la transpiration envahit sa bouche. Ce parfum était enivrant et Takao parut encore plus excité, pas dégoûté du tout.

Ses hanches se mirent donc à bouger, créant une friction entre son corps et celui du génie en tentant de soulager son désir. Il récolta plusieurs soupirs fiévreux en frottant son entrejambe contre celui du vert qui entra inconsciemment dans cette danse qu'il se livrait en allant à la rencontre de son bassin. Sans tarder, leurs mouvements se firent saccadés et désordonnés, des halètements emplissaient la pièce. Pourtant Takao se figea, la mine frustrée. Ce n'était pas assez, il voulait plus de contact.

Insatisfait de sa position, il se suréleva et se recula afin de s'asseoir sur les jambes de Midorima, remerciant le ciel que ses os ne pesaient pas une tonne. Dégrafant le pantalon noir, il descendit la fermeture éclair, ouvrant complètement la braguette et distingua un caleçon gris. Dans le tissu une bosse s'était formée et Takao la toucha avec une main en souriant malicieusement. Le corps de son Shin-chan était tellement honnête, pas comme son propriétaire ! Voulant enlever la dernière barrière de vêtement qui cachait les parties intimes, il en fut incapable car les fesses bloquaient le caleçon.

- Tu veux bien ôter ton pantalon Shin-chan ? Se risqua à demander Takao d'une voix anormalement chaude. C'est pour que je puisse te faire du bien. Beaucoup de bien.

N'étant plus soumis aux caresses dérangeantes, Midorima parvint à capter cette phrase qui lui fit l'effet d'un électrochoc. Il récupéra ainsi toute sa lucidité et reprit les commandes de son corps. Mais qu'est-ce qu'il était en train de faire ? Il était catégoriquement hors de question d'obéir à Takao. Enlever son pantalon ? Et puis quoi encore, il n'était pas aussi crédule.

- Non ! Refusa ce dernier en repoussant le brun qui bascula du côté droit de son lit. Sa mobilité retrouvée lui permit de se mettre en position assise et il essaya de poser l'un de ses pieds sur le sol, sans succès. Takao venait de le plaquer sur le matelas et cherchait à faire glisser le pantalon déboutonné le long de ses hanches en maintenant sa prise.

Paniqué, l'adolescent aux cheveux verts se débattit en bougeant ses jambes et ses bras sans savoir que cette manœuvre permettait à son uniforme de se baisser de plus en plus. Il ne comprenait tout simplement pas; il était plus lourd que Takao alors normalement ça aurait été un jeu d'enfant de s'échapper mais son corps était bloqué avec une telle force qu'il arrivait pas à se lever. Ce qu'il ignorait c'est que le brun même si sa taille était toujours inférieure à la sienne, sa force physique s'était potentiellement développé.

- Calme-toi Shin-chan, le pria Takao en voyant que les yeux verts étaient empreints de peur même si la colère était omniprésente. Je te l'ai déjà dit, je veux seulement te faire plaisir alors arrête de t'agiter comme ça ! Je ne veux pas de faire du mal, c'est bien la dernière chose que je ferai, crois-moi !

- Et tu es en train de faire quoi là d'après toi, ironisa Midorima en le fusillant du regard. Dégage et laisse-moi partir espèce d'enfoiré !

Takao soutint son regard et encaissa l'insulte avant qu'une expression de surprise ne se peigne sur son visage. Mais c'est que son Shin-chan commençait à devenir vulgaire ! Il n'utilisait jamais un registre aussi familier alors il devait être bien en pétard pour employer ce terme. C'était surprenant mais ce n'était pas ça qui allait le terrifier, il y était habitué. Enfin, vu que parler s'avérait inutile, il allait le calmer à sa manière. Se rapprochant des lèvres de Midorima, celui-ci tourna vivement sa tête ayant deviné son intention de l'embrasser.

- Non ! Arrête ! Je te jure que je vais...mmmh...mmh...mmmmmh

La fin de sa menace se perdit dans la bouche du brun qui avait attrapé son menton, posé ses lèvres sur les siennes et s'affairait à lui ravager la bouche. D'abord passive, la langue du vert tenta ensuite d'expulser l'intruse mais Takao tint bon et se vengea en approfondissant le baiser. Le corps de Midorima se relâcha légèrement, étant faible face au plaisir de la chair et le plus petit put sans problème, baisser simultanément le pantalon rêche et le caleçon qui n'étaient plus coincés par le fessier jusqu'aux genoux. Dès qu'il découvrit la virilité de son Shin-chan, il avala difficilement sa salive. Il était sacrement bien proportionné et voir le sexe à demi-érigé raviva son propre désir qui palpita dans son sous-vêtement. Il devait être patient, pour l'heure, il allait se consacrer à donner du plaisir à Midorima !

- Non, protesta faiblement le vert en frissonnant. La pièce chauffée avait plutôt une température élevée mais ça ne l'empêcha pas de ressentir un courant d'air qui se déposa sur sa peau. Il en avait la chair de poule. Ajouté au fait que Takao s'apprêtait à lui faire quelque chose, il était réellement dans une situation embarrassante.

- Chut, fit Takao en le dévorant des yeux. Tiens-toi tranquille, tu vas bientôt avoir chaud ! Ne t'inquiète pas !

Joignant le geste à la parole, il fit courir son index le long de la cuisse droite et toucha le membre de Midorima en y traçant une ligne imaginaire pour préparer le terrain puis le prit en main sans l'ombre d'une hésitation. Il l'encercla délicatement et effectua quelques va-et-viens sur la verge avant de s'enhardir en augmentant la vitesse. Il s'aventura aussi à caresser les bourses pleines et bientôt, sous ses doigts experts, il sentit que le sexe grossissait et prenait du volume. Des spasmes secouèrent le corps du shooter sous l'intensité du plaisir et celui-ci se mordit les lèvres, peu désireux de gémir ouvertement. Ici, ses sens étaient décuplés et même s'il cédait parfois à la masturbation en solitaire, ce n'était pas du tout pareil.

Takao reporta son attention sur le vert et constata que son Shin-chan masquait tous ses plaintes en se bâillonnant la bouche. Ennuyé, il le fixa d'un air réprobateur. Les douces lèvres qu'il avait embrassé plus tôt allait être abîmées et il voulait l'entendre, c'était tellement rare qu'il soit dans une telle position de faiblesse.

- Montre-moi que t'aime ça, ronronna le brun en accélérant la cadence sur le membre dont le gland devenait humide. Il n'y a que toi et moi dans cette pièce alors tu n'a aucune inquiétude à avoir ! Laisse-toi aller !

- Hnnn...nnn...

Midorima remua et garda ses lèvres scellées en décochant un regard hargneux à Takao qui contre-attaqua en happant une petite partie de son sexe dans sa bouche. N'ayant jamais pratiqué de fellation car il n'était pas gay, son Shin-chan étant une exception, l'adolescent aux cheveux noirs décida d'appliquer le même principe que celui de sucer une sucette. Après tout, il n'y avait que la taille qui changeait. Faisant un essai, il entreprit d'en suçoter la base d'une couleur rose pastel et sa langue se mit lentement à tournoyer en couvrant toute la surface. La saveur âpre ne le rebuta pas le moins du monde. Finalement habitué à cette présence étrangère, il enfourna le pénis de quelques centimètres de plus, sa bouche procédant à des aller-retours en alternant de rythme.

- Aaaaaaaaaahhhh...hnnnnhnn...

Un long râle s'échappa de la gorge de Midorima et Takao gloussa de satisfaction, le bruit se répercutant sur le membre du shooter qui geignit, les yeux embués de désir. Impuissant, ce dernier balança ses hanches en avant pour tenter d'éteindre le feu au ceux de ses reins qui s'était déclenché suite à l'action du brun mais en vain. Un soupir frustré passa la barrière de ses lèvres. Il allait devenir fou !

En voyant que Midorima baignait dans la luxure, Takao s'arrêta et délaissa le pénis, ne permettant pas à son Shin-chan de jouir. Il fouilla ensuite avec sa main droite dans la poche de son uniforme et en ressortit un petit flacon en plastique. Techniquement, cette huile parfumée était à sa mère et il l'avait piqué dans la salle de bain mais elle pouvait être utilisée d'une autre manière. Ouvrant le bouchon, il fit couler une bonne dose de liquide violacée sur sa main et huma la substance. Il identifia instantanément le parfum cassis. Écartant les cuisses fuselées du vert, il accéda à l'endroit où se trouvait l'ouverture plissée et appuya dessus, la mine concentrée.

- Aaaaaahhhh...n...on...hnnn...

Midorima cria de surprise mêlé de plaisir quand le doigt de Takao pénétra à l'intérieur de lui. Son corps trembla et son souffle se bloqua face à cette sensation nouvelle. En évaluant l'étroitesse de l'orifice, le brun étira méticuleusement les chairs, bougeant doucement son doigt et regarda attentivement le visage de son Shin-chan pour décrypter ses émotions. Il était tellement bandant avec cette pose lascive qui mettait en valeur ses courbes de rêve que lui-même était au bord de la jouissance.

- Ugh ! Fit le plus grand en réponse à l'intrusion du deuxième doigt. Il éprouva de plus en plus de douleur et les élancements qu'il ressentait semblaient se multiplier. Angoissé et terrassé par la peur, toute son excitation était retombé. Ça faisait mal, affreusement mal.

- Tu vas bien ? S'enquit Takao en entendant l'exclamation du vert et s'inquiéta un moment de l'expression de souffrance sur la figure de son bien-aimé. Ça va passer, respire un grand coup ! Je te promets que dans quelques minutes, tu en redemanderas ! Respire...

- Noooooon...sto..op...Ta...aaaaaaah...

Midorima avait l'air d'être sur le point de pleurer, seul sa fierté l'en abstenait. Il n'allait pas en encaisser davantage, c'était intolérable, il souhaita fortement que ce supplice se termine. Il allait tuer Takao, l'étriper, en faire de la chair à pâtée, c'était tout ce qu'il méritait ! Ses deux mains recherchèrent un point d'ancrage et s'accrochèrent à la couette blanche. Dans sa détresse, son corps eut le réflexe de se crisper, stoppant l'ascension des doigts qui fourrageaient toujours plus profondément.

- C'est presque fini, encore un effort, détend-toi !

Takao avait maintenant inséré trois doigts lubrifiés et s'efforçait de les retirer et de les rengainer aussi méticuleusement. Il n'aimait pas blesser son Shin-chan et avait une sainte horreur de voir son visage se tordre de douleur mais cette préparation était une nécessité. Tentant de consoler le vert et de détourner son attention, Takao empoigna le sexe mou et recommença à le masturber durement.

Plusieurs minutes passèrent. Les complaintes s'étaient transformées en de beaux gémissements et prouvaient que Midorima replongeait progressivement dans les méandres du plaisir. Il se sentait toujours un peu inconfortable mais les doigts de Takao glissaient avec plus de facilité dans le passage serré. Du liquide pré-séminal s'écoulait en petite quantité le long de son pénis et avec la pointe de sa langue, le brun récolta ce fluide transparent en se délectant du goût.

Jugeant que les préliminaires étaient suffisamment complets, il extirpa ses doigts devenus poisseux de l'orifice et s'attela à la tâche de sortir son propre membre compressé. Une fois que sa hampe fièrement dressée ne fut plus emprisonnée dans sa prison de coton, Takao se débarrassa complètement du pantalon et du sous-vêtement du plus grand, certain que ça allait prochainement le gêner. Il scanna un instant le corps alangui de Midorima, croisa son regard qui reflétait une lueur de concupiscence avant que celui-ci n'écarquille ses yeux.

- Ne me dis pas que tu veux rentrer ça en moi ? S'écria Midorima, épouvanté en secouant la tête d'un air affolé. Non et non, c'est trop gros ! Il est plus large que le mien en plus, c'est impossible ! Arrête ! On est tous les deux des hommes, ça ne va pas fonctionner, ce n'est pas fait pour !

- Tout doux, mon petit Shin-chan, tempéra Takao en déversant le produit lubrifiant sur son sexe et d'en étaler partout. Je t'ai bien préparé, le plus dur est passé. Je vais faire en sorte d'y aller mollo !

Alarmé, le cœur à cent à l'heure et le sang qui battait furieusement à ses tempes, Midorima grimaça quand le gland entra et coulissa lentement en lui. C'était encore pire qu'avant, il se sentait déchiré et écartelé de toute part. Ses muscles internes se contractèrent violemment et son quota de souffrance réapparut à grande vitesse. Takao était un menteur, il savait que c'était trop gros. En sentant que les parois se resserrèrent autour de son membre, ce dernier glapit de douleur.

- Détend-toi, bon sang ! Si tu te relaxes, tu auras moins mal, conseilla Takao en s'enfouissant jusqu'au fond de la cavité. Il s'immobilisa ensuite pour donner un peu de répit à son compagnon afin qu'il puisse s'y habituer. Comme pour se faire pardonner qu'il ait à endurer ce calvaire, il le manualisa avec une dextérité peu commune.

Le brun à l'œil de faucon attendit un peu avant de faire onduler calmement ses hanches. Il exécuta précautionneusement des mouvements réguliers, le fourreau de chair s'élargissant à chacune de ses allées et venues. Midorima, lui avait l'impression de suffoquer sous le degré de plaisir qu'il recevait et toutes les fibres de son corps vibraient de bien-être. Entre les bras de Takao, il n'était plus qu'une marionnette, une poupée qui se laissait docilement porter par le courant.

- Aaaaaah...hhhaaa...Ta...kao...aaaaahhh...

- Mmmmh...c'que t'es étroit, Shin-chan...avoua suavement le brun qui tapa une énième fois contre ses entrailles. Oh putain ! Mmmmhhh...C'est si chaud à l'intérieur de toi, aah...

Il saisit rudement le bassin du shooter qui avait les joues écarlates et changea légèrement l'angle de la pénétration. Un cri aigu s'éleva dans la chambre et Takao sut qu'il avait déniché et trouvé sa prostate. Avec une énergie renouvelée, il donna de vigoureux coups de reins en quête de la zone magique et une fine pellicule de sueur recouvrit son corps.

- Aaaaaaah...no..n...hnn...pas...là...aaaah...sto...aaaaaah...

Désorienté, Midorima avait une respiration hachée et il gémissait en discontinu. Il était consumé par la chaleur du sexe de Takao qui le remplissait, la jouissance le guettant de près. Des frissons convulsifs lui traversaient le corps entier et graduellement il sentit qu'il perdait les pédales. Dans son état normal, il aurait eu honte de son comportement indécent et aurait préféré mourir mais maintenant, plus rien ne comptait, sa conscience était dirigé par un petit démon qui en réclamait davantage.

- Aaah...oui...Shin-chaaa...aaan..., s'extasia Takao en pilonnant fougueusement l'adolescent aux cheveux verts, malmenant ainsi sa prostate. Incroyable, tu m'aspires comme si tu n'en avais jamais assez ! Huuummm...

- Noooon...pas...aaaaaaah...plus...Taka...o...hhhhhnnn...

Les deux corps emboîtés bougeaient en harmonie et Takao s'aperçut que son Shin-chan n'était pas loin d'exploser, lui-même prédisait que sa délivrance était proche. Il se résolut toutefois à ralentir de rythme avant de se stopper complètement en retirant son pénis de l'anus de Midorima qui chercha à le retenir. Il avait envie que son Shin-chan l'appelle par son prénom pendant qu'il lui faisait l'amour et il voulait qu'il le prononce, juste une fois était suffisant.

- Dis mon prénom, quémanda le brun, charmeur. Je veux l'entendre sinon je ne continue pas. Ka-zu-na-ri, épela t-il en mouvant avec lenteur ses lèvres. Essaye !

- Aaaaaaah...Ta...kao..., bredouilla Midorima en se lamentant face à la sensation de vide, ses orbes vertes flashèrent de désespoir. Il essaya de toucher son membre dur mais sa main se fit attraper en plein vol et les doigts de Takao enlacèrent les siens.

- Mon prénom ! Tonna le plus petit qui refusa de s'attendrir en voyant les yeux luisants devenir suppliants. Son haleine chaude caressa le visage de Midorima et il loucha sur les lèvres appétissantes. Ce n'est pas si difficile, c'est seulement quatre syllabes ! Ka-zu-na-ri...

Émoustillé par la proximité de la figure de son partenaire, le shooter ferma les yeux de délice en croyant que celui-ci allait capturer ses lèvres sans obéir mais Takao remarquant qu'il ne réagissait pas, se redressa abruptement et se positionna à l'entrée en fourrant son sexe dans le canal moite et procéda à un rapide va-et-viens avant de s'arrêter. Il recommença son manège plusieurs fois avant de s'adresser à son Shin-chan.

- Alors ? Tu ne veux toujours pas le dire ? Quel vilain garçon tu fais, alors que tu es si mouillé et tout excité..

- Hnnnnn...aaaaaaahhh...

Midorima s'arqua, la gorge desséchée et ses ongles griffèrent la couette froissée. Quand le brun musela son phallus de sa main droite, l'emprisonnant dans son emprise, il feula de rage. Sa frustration était à son comble, ses nerfs et son corps étaient à vif.

- Per...vers..., souffla le génie à lunettes à son tortionnaire avec le peu de mordant qu'il lui restait. Tu...aaaaah...n'est...aaaaaah...

- Merci du compliment, s'amusa Takao dont la patience était mis à rude épreuve. Dépêche-toi de le dire et je te donnerais ce que tu veux !

Submergé par les vagues du plaisir, Midorima peinait à avaler sa salive et avec Takao qui lui imposait des mouvements frénétiques en cognant constamment contre sa zone érogène, il termina par céder à ce chantage.

- Kazu...aaaah...ari...aaaaaaahhhh...Kazun...ari...

Il répéta en boucle le prénom de son bourreau et déclencha une passion dévorante chez Takao qui n'aurait jamais imaginé que son prénom avait une sonorité aussi érotique, vraiment, son Shin-chan avait le don de le surprendre. Il entreprit donc de frapper sauvagement la prostate du vert en le branlant d'une main pour le récompenser.

- Aaaaah...nonnnnnn...Ta...kao...noooon...aaaaaaaahhh...

- Mmmnh...oh...oui...

A chaque poussée, Midorima voyaient les étoiles, son corps tendu à l'extrême se contorsionnait et tremblotait violemment. Il était à sa limite. Au summum du plaisir, la jouissance le faucha sans préavis, ses muscles anaux se contractèrent et il éjacula avec force, sa semence blanche jaillit puis gicla sur son torse imprégné de transpiration. Ce puissant orgasme le plongea dans une léthargie profonde, son esprit recouvert d'un voile blanc et il se détendit, fermant les yeux. Takao ne tarda pas à le suivre, pénétrant encore deux trois fois dans le corps fatigué avant qu'il atteigne le septième ciel et ne se répande à l'intérieur de Midorima, tapissant les parois de son sperme à l'aspect gluant.

Comblé, Takao se retira, quelques gouttes blanchâtres tombèrent sur sa couette et il s'allongea au côté du tireur en le regardant amoureusement. Il embrassa ses paupières closes et l'enveloppa dans une douce étreinte.

- C'était génial...merci... je t'aime Shin-chan...

Il nicha son visage à l'expression repue dans le cou de Midorima et bisa la marque sombre avant de somnoler, prenant le temps de se remettre de ses émotions, encore anéanti par le plaisir. Il comptait bien profiter au maximum de son tsundere adoré qui avait l'air pour le moment inoffensif et apprivoisé car il savait qu'après cette sieste improvisée, celui-ci allait hurler au scandale et probablement au viol. Mais bon, il n'avait rien fait d'illégal, le shooter lui avait paru très consentant et puis il avait des circonstances atténuantes. Par exemple, Midorima en général, si maître de lui qui sombrait dans la luxure, comment pouvait-il résister ? Ce n'était pas un surhomme.

Bref, ce n'était pas que de son faute et si son Shin-chan lui montrait ses crocs à son réveil, il dompterait la bête. Ce n'était après tout qu'un gros chaton et il aurait peut-être droit à un second round.


Verdict ? Ai-je foiré mon premier lemon ? Laissez une review et merci de m'avoir lu !