Coucou tout le monde !
Me voilà de retour, et oui, cela aura été long !
Je pourrais vous expliquer en long, en large et en travers les raisons de ce retard mais je me contenterais de dire : problèmes en chaîne avec internet (BBOX sont des escrocs), volonté d'achever mon roman que j'espère tenter de faire éditer au plus vite, aggravation de ma maladie et changement de formation.
Eh oui, ma vie n'a pas été de tout repos ces derniers mois.
Mes chapitres ne seront plus corrigés car je n'ai toujours pas de nouvelles de ma correctrice. D'ailleurs, Ludmilla, je m'inquiète énormément comme tu ne répond pas à mes mail, j'espère que tout va bien pour toi et je te fais d'énormes bisous.
Sinon merci d'être de nouveau au rendez-vous et, comme toujours, j'attends vos avis et, peut-être, vos reproches pour cette longue absence que j'accepterais sans broncher, c'est promit.
Bisous à tous & Bonne lecture.
Lilly x3
Ce que nous sommes.
Chapitre 1
La tête me tourne dangereusement et, lorsque je commence à voir des étoiles, Klaus me soulève du sol pour me déposer dans le lit.
-Je reviens. M'assure-t-il en disparaissant à vitesse vampirique.
Il tient promesse, environs cinq minutes plus tard il est de retour accompagné de Bonnie. Celle-ci me dévisage.
-Que se passe-t-il ?, s'enquiert-elle.
-Elle a crachée du sang. Explique-t-il.
-Quoi ?!, s'écrie-t-elle en se précipitant sur moi.
Sa main se pose sur mon front et ses yeux fouillent les miens avec inquiétude.
-Je vais mieux. Assuré-je.
-Ça crève les yeux, tu es pâle comme un cadavre et ton front est brûlant. Rétorque-t-elle. Je vais arranger ça !
Je lui souris. Elle commence à réciter quelques paroles en ce qui me semble être du Latin et fronce les sourcils.
-Tu n'arrive pas à la guérir ?, demande Klaus.
Ses yeux sont baignés de larmes et elle fuit mon regard.
-C'est aussi mauvais que ça ?, m'enquiers-je.
-Tu...
-Quoi ?!, s'impatiente Klaus.
-Elle est en train de mourir. Déclare-t-elle, toute pâle, s'écartant du lit en titubant.
Je me redresse sur mes avant bras.
-Pourquoi ?, demande Klaus.
-Je ne sais pas mais... On a utilisé trop de magie en même temps, son corps ne l'a pas supporter... enfin ça ne peut être bon pour personne. Bégaye-t-elle.
-Pourquoi ne l'as-tu pas dis avant ?, s'énerve Klaus.
-Parce que je ne le savais pas.
Soudain, elle fond en larme, portant sa main devant sa bouche pour étouffer un sanglot.
-Je ne savais pas. Répète-t-elle.
Je saute du lit pour la prendre dans mes bras et la serre de toutes mes forces.
-Tu n'es pas responsable, Bonnie. Certifie-je.
-Ne dis pas ça, c'est en partie moi qui t'ai fais ça...
-Tu ne pouvais pas savoir, tu voulais m'aider, tout vas bien.
-Tu vas mourir, mon Dieu...
Je me recule légèrement et prend son visage en coupe dans mes mains pour essuyer ses larmes de mes pouces.
-Ne pleure pas, parce que je ne vais pas mourir. Pas réellement. Précise-je.
-Vraiment ?, s'enquiert-elle d'une petite voix. Comment ?
Je jette un regard à Klaus. À son regard je sais qu'il a comprit. Il recule de quelques pas en levant les mains de façon défensive :
-Jamais !, prévint-il.
-Jamais ?, m'étonné-je.
-Jamais.
-Et tu comptais qu'on fasse comment ?
Il ne répond pas.
-Oh je t'en prie, tu sais que ça serait forcément arrivé !
-La dernière fois tu es morte !
-Et alors ? Je suis en train de mourir.
-Ce n'est pas une raison.
-Bien sûre que si, je n'ai rien à perdre !
-Quelques jours de plus.
-C'est sûr que ça m'avance énormément.
-Attend tu parle bien de ce que je pense ?, s'enquiert Bonnie.
-Oui, elle veut que je la transforme en vampire. Rétorque Klaus. Et c'est NON !
-Je demanderais à quelqu'un d'autre. Déclare-je.
-Et qui ? Tout le monde ta vus mourir après que Rebekah ait tenté de te transformer ! Personne ne prendrait le risque.
-Bien sûr que si, je suis mourante, ça change la donne.
Je m'approche de lui et dit :
-Tu veux que je t'avoue quelque chose : être vampire me manque, être forte me manque.
-Bien sûr. Ironise-t-il. C'est ce pour quoi tu me fuyais quand on s'est revu.
-Moi je le ferais. Tranche une voix.
Nous nous retournâmes tous les trois vers la porte. Henrik...
-Tu ne prendrais pas ce risque. Déclare Klaus.
-Je le ferais. Assure Henrik. Je préfère prendre ce risque que de ne rien faire et de la perdre. Et toi ?, rétorque-t-il, Klaus le foudroie du regard mais il reprend : C'est ma meilleure amie et belle-sœur et je suis prêt à tout pour tenter de la sauver. C'est l'amour de ta vie, et toi es-tu prêt à tout ?
Klaus semble réfléchir à toute allure et il se tourne vers Bonnie en demandant :
-On pourrait pas simplement purifier son corps de toute trace de magie ?
-Les résidus de magie sont très résistants, on peut pas simplement les effacer comme ça.
-Il y a certainement une solution.
-Mais tu t'entends ?, rétorque Bonnie. Tu propose de soigner Caroline avec de la magie alors que c'est, à la base, à surplus de magie qui est à l'origine de son état.
-Je cherche une solution !
-J'ai bien comprit mais tu n'es pas rationnel !
-Rationnel ? Tu veux que je sois rationnel ? Ma femme est entrain de mourir pour la seconde fois !, hurle-t-il.
J'amorce un pas pour le prendre dans mes bras mais il se dérobe et quitte la chambre. Au même moment, Rebekah entre mais il la contourne pour sortir.
-Que se passe-t-il ? On a entendu Klaus hurler depuis le salon.
Tout le monde regarde ailleurs.
-Caroline ?, insiste-t-elle. Pourquoi Klaus à dit que tu étais sur le point de mourir pour la seconde fois ? Le sort à marcher non ?
-Le sort à marcher. Confirmé-je.
-Alors que se passe-t-il ? Et pourquoi es-tu aussi pâle ?
De nouveau pas de réponse.
-Elle a subit un trop plein de magie. Explique Bonnie, le regard baissé.
-Elle est en meurt. Conclut Henrik.
-Quoi ?, s'étonne Rebekah. Non. Non, elle ne peut pas. On l'a soigné, on... Non.
Les larmes s'amoncellent dans ses yeux alors qu'elle fixe son regard aux miens, j'y vois toute la panique qu'elle ressent et, secouant négativement la tête, elle répète :
-Non.
J'avance de quelques pas et la serre contre moi. D'abord, elle ne réagit pas, comme anesthésiée, les bras ballant le long de son corps, continuant à répéter « non » encore et encore. Puis, elle fond en larmes et s'accroche à moi.
-Pas encore, je t'en prie. Murmure-t-elle dans mes cheveux. Ne me laisse pas...
-Je donnerais absolument tout pour rester avec vous. Assuré-je, mon regard croisant celui d'Henrik. Et je le ferais.
-Quoi ?, s'étonne-t-elle en reculant pour me regarder.
-Je vais devenir un vampire.
Elle pâlit d'un coup.
-Non. Dit-elle froidement.
-Rebekah...
-J'ai dis : Non. Répète-t-elle.
-C'est la seule solution.
-On en trouvera une autre.
-Peut-être que je n'ai pas le temps d'attendre d'en trouver une autre !, rétorqué-je, plaidant ma cause.
-Il en est hors de question ! La dernière fois c'est moi qui t'es transformée et je t'ai regardée agoniser pendant des jours, rejetant tout le sang que je te faisais ingurgiter ! C'est NON !
-Henrik le fera. Murmuré-je.
Rebekah fait volte-face pour affronter son frère et le foudroie du regard.
-Tu ne le feras pas. Assure-t-elle.
-Si, je le ferais. Détrompe-t-il.
-Non !
-C'est notre seule chance et je compte bien la tenter !
-On trouvera une autre solution.
-Il n'y en a pas d'autre.
-Qu'est-ce que tu en sais ?, s'énerve-t-elle.
-Rebekah sois réaliste. Soupire-t-il.
-Je refuse !
Et à son tour, elle quitte la pièce comme une tornade. Henrik fixe son regard au miens et m'assure :
-Je tenterais tout et n'importe quoi si il y a une petite chance de te garder, ok ?
J'acquiesce légèrement et me réfugie dans la chaleur rassurante de ses bras.
POV Rebekah.
En sortant de la chambre j'entends la stupide promesse qu'Henrik fait à Caroline et je le maudis intérieurement pour la chose qu'il envisage de faire. Ce qu'il est stupide ! Mes yeux se baisse sur mes mains qui tremble et je pars à la recherche de Klaus, imaginant tout à fait dans quel état d'esprit il doit être. Je le trouve, sans étonnement, dans son atelier. Il est assit sur le sofa, la tête entre les mains, les coudes sur les genoux. Il ne relève même pas la tête à mon arrivé et, après avoir refermée la porte, je vais m'asseoir à côté de lui.
-Je vais de nouveau la perdre. Souffle-t-il.
-On trouvera une solution. Dis-je pour ce qui me semble être la dixième fois de la journée.
-Et si ce n'est pas le cas, que ferons-nous ? Prendrons-nous réellement le risque de la transformer ?, s'enquiert-il.
-Si il s'avère que... qu'il n'y a vraiment aucune autre solution, que l'on a... fais absolument tout notre possible, eh bien, j'imagine... j'imagine qu'il nous restera qu'à tenter le coup... de toute façon dans les deux cas nous la regarderions mourir mais dans un cas nous aurons un espoir aussi mince soit-il. Réponds-je difficilement.
-La dernière fois...
-La dernière fois c'est moi qui m'en suis chargée et ça l'a tuée, je sais. Conclus-je.
-Crois-tu que cette fois ce serait différent ?
-Je ne sais pas.
-Je pense que tu devrais le faire. Informe-t-il.
-Moi ? Pourquoi ?
-Tu ne t'ai jamais pardonnée d'avoir échouée sauf que ce n'était pas de ta faute. Si... si ça réussis, tu iras mieux.
-Et si ça échoue, cette fois, je ne m'en remettrais pas.
-C'est à double tranchant. Concède-t-il.
Je pose ma tête sur son épaule.
-On va trouver une solution.
-Il le faut. Je ne pourrais pas revivre ça une seconde fois.
Je sais de quoi il parle, il a nullement besoin d'explicité : voir la femme de sa vie mourir, endurer des siècles de souffrances, de manque, de solitude, cherchant quelque chose qu'une seule femme sur terre peut lui donner mais qui n'est plus là pour le faire...
POV Caroline.
Devant la porte de Maïa je sens le stresse me gagner. Hier soir je n'ai pas pus me résoudre à lui dire ce qu'il se passe mais il est temps de le faire, ma fille doit savoir. De plus, j'avais vraiment mauvaise mine hier, il était donc inutile de lui faire encore plus peur... Oui, enfin je peux me trouver toutes les excuses du monde mais je devrais bien le faire à un moment ou à un autre alors autant que ce soit maintenant avant qu'elle ne l'apprenne par quelqu'un d'autre. Je pose mon oreille contre sa porte et entends une légère musique, Henrik m'a assurée qu'elle était réveillée mais je voulais m'en assurer – ou retarder le moment -, inspirant un bon coup je toque à la porte et entre lorsqu'elle me dit de le faire. Elle m'adresse un immense et éblouissant sourire que je m'apprête, malgré moi, à détruire... Je viens m'asseoir à côté d'elle et débute :
-Il faut que je te parle de quelque chose, ma chérie.
Son sourire se fane en une fraction de seconde.
-Tu me fais peur... Dit-elle.
Je prends ses mains les miennes et réfléchis à la manière de lui dire. En réalité je sais qu'il n'y en a pas de bonne, j'ai tenter de le faire toute la nuit sans réussir à rien. Je comptais un peu sur Klaus pour m'aider à en trouver une mais il n'est pas venu dormir avec moi, préférant le sofa de son atelier... Blessée, moi ? Pas le moins du monde... Enfin, si il veut faire sa mauvaise tête ce n'est pas moi qui lui courrait après.
-Maman ?
Je sursaute, mes yeux rencontrant les siens qui déborde d'inquiétude. Je lève doucement ma main et caresse sa joue. Elle ressemble à une poupée de porcelaine avec ses cheveux blond formant de parfaites anglaise autour de son visage, son teint pâle et ses yeux bleus. Les magnifiques yeux de son père. Elle est la chose la plus belle que je n'ai jamais vu. Enfin, je ne suis peut-être pas la personne la plus impartiale qui soit.
-Il y a des complications. Commencé-je.
-Quel genre de complications ?
-Le genre qui... craint.
-Je vois... Souffle-t-elle. Je suis prête, vas-y.
-Mon corps à subit trop de magie ce qui l'a endommagé. Expliqué-je, elle acquiesce mais je vois la peur redoubler dans son regard. Je suis entrain de mourir.
Ses mains se resserrent sur les miennes, sa bouche s'ouvre légèrement et une larme roule le long de sa joue.
-Tout vas bien se passer, mon cœur.
-Tu crois ?
-J'en suis persuadé. Henrik a accepté de me transformer.
-Tonton va te transformer ?, s'écrie-t-elle.
-C'est notre dernière chance.
-Elle craint ta solution. La dernière fois tu es morte.
-Tu es bien la fille de ton père, il n'y a aucun doute. Dis-je en souriant légèrement.
-Je ne rigole pas maman !
-Moi non plus mon cœur.
-Alors tu vas prendre le risque de mourir une nouvelle fois ?, insiste-t-elle.
-C'est notre seule chance, dans tous les cas, si nous ne faisons rien, je meurs.
-Ne dis pas ça !
-C'est la vérité chérie, mais j'ai besoin que tu le comprenne.
-C'est vraiment la seule solution ?
-Oui...
-Alors je te soutiendrais et... je serais là à ton réveil. Promet-elle.
-Et moi je te promet de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour ne plus jamais t'abandonner.
Elle acquiesce et se love dans mes bras.
