Notes: Je vous rappelle que cette histoire est classée M . Enfin, comme Game of thrones en fait ^^,,,,
Conflit interne.
Au petit matin, Jaime s'était joint en retard au groupe sur le départ. Il avait fait appel à la jeune Tiamaïa pour l'aider à fixer son gantelet d'or: procédure qu'il peinait encore à exécuter rapidement quand il était seul. Toutefois, les rayons du soleil n'avaient pas encore percé quand le chevalier surgit enfin au dehors, attendu impatiemment par le reste de la troupe dont une Brienne trépignante,
Pod et l'aubergiste arrivèrent à leur rencontre accompagnés des chevaux. La jeune femme se dirigea vers sa monture, le bonheur se lisait sur son visage. Jaime nota soudain quelque chose de changé chez la géante: elle avait bonne mine, les joues rosées et ses cheveux fins habituellement sans éclat virevoltaient légèrement autour de son visage. Elle caressa l'animal et frotta sa joue contre le museau du cheval. La bête émit un piaffement de contentement.
_ «À moi aussi tu m'as manqué.»
Le régicide s'approcha et les examina d'un air amusé.
_ « Vu l'air de famille que vous partagez tous les deux, heureusement que le Limier ne vous a pas fait sauter les deux dents de devant, la pauvre monture ne vous aurait plus reconnu.»
_ «Le jour ou vous ne tomberez plus dans la facilité et cesserez d'attaquer gratuitement mon physique, je crois que même les chevaux auront perdu les leurs.» répliqua la jeune femme, le regard sévère.
Le lion pinça les lèvres. Contrairement à son habitude, la pucelle semblait blessée par la remarque si bien qu'un sentiment de culpabilité le traversa de part en part. Il grigna un sourire gêné et marcha vers sa propre monture.
D'après les informations qu'ils avaient pu glaner, Arya Stark n'avait plus été aperçue depuis la rencontre avec Clegane, quand à Sansa, des voyageurs avaient colporté les rumeurs d'une jeune damoiselle au cheveux d'un rouge sombre séjournant chez la Dame des Eyrie. Le lion se tourna vers Pod et Brienne.
_ «Lysa Arryn est la tante des gamines Stark, cela peut être le refuge que chercherait une enfant se croyant seule rescapée de sa famille.»
Ceux-ci acquiescèrent. Il leur fallait donc se diriger vers l'est. Alors que la troupe allait mettre pied à l'étrier, Timaïa accourut vers le jeune écuyer, un baluchon entre les mains. Elle offrit poliment son présent au garçon.
_ «Pour vous Messires, pour la route, plusieurs pains frais, offerts par la maison.»
Le jeune homme saisit timidement le cadeau que lui tendait l'adolescente, puis adressa un regard confus à Jaime. Le chevalier fit avancer son cheval.
_ «Merci jeune Lady, les Lannister n'oublieront pas l'hospitalité de votre établissement.»
La gamine rougit au compliment tandis que le lion flanquait un clin d'œil au jeune écuyer. Faisant demi-tour, il lança alors son cheval au trot, bientôt suivit par le reste de la troupe.
oooOOOOoooo
Quelques lunes plus tard, le groupe de cavaliers fit irruption dans un petit village le long de la route des rois. Éreintés après plusieurs longues journées de galop, les chevaux furent rapidement conduits aux écuries afin d'y recevoir eau et soins. Plus tôt dans la journée, un paysan leur avait confirmé la présence d'une jeune Lady correspondant à la description de Sansa au château des Eyrie. La jeune fille se serait fait appeler Alayne et serait la nièce d'un Lord arrivé de King's Landing. Pour Jaime, il ne faisait aucun doute: il s'agissait de Petyr Baelish et de Sansa Stark. Forts de la bonne nouvelle, les trois compagnons soupèrent avec bonne humeur dans la seule auberge du hameau en compagnie des soldats de la Garde. Jaime ne cessait d'envoyer d'amicales boutades à Brienne sous l'œil diverti de Podrick. La jeune femme qui avait voyagé sans sourciller malgré ses côtes endolories réceptionnait les plaisanteries avec amusement et se trouvait même disposée à les renvoyer. La simple idée de revoir Sansa et de lui apprendre la survie d'Arya lui avait redonné la vitalité d'une jeune louve. Jaime se sentit comme entraîné par son exhaltation. Depuis plusieurs jours qu'ils étaient à nouveau réunis, l'homme n'avait plus repensé à sa sœur, à King's Landing, ni même à Tyrion ni à personne d'autre dans le royaume qu'à ses compagnons de route et à Brienne.
Sous l'effet de l'alcool, le régicide conta à qui voulait bien l'entendre, le récit du combat de la Pucelle contre l'ours.
_ «Et vous l'auriez vue, toute mal à l'aise et saucissonnée dans sa robe rose! Avec un cure dent à la place d'une épée! Et bien, elle n'avait pas peur la gueuse, c'est l'animal qui était terrifié! C'est à lui qu'on aurait dû passer la robe!»
Les hommes s'esclaffèrent tandis que Brienne reposait sa chope.
_ «Osez-vous avancer que je suis plus poilue qu'un ours?»
_ «Je n'ai pas dit ça, n'oubliez pas que j'ai pu constater l'inverse par moi-même!»
À cet instant, un silence embarrassant s'abattit sur la tablée, les soldats se dévisagèrent en silence ne sachant pas s'il convenait de rire ou de ne rien dire, Podrick s'était figé la bouche grande ouverte devant la cuillère qu'il s'apprêtait à engloutir et la pauvre Brienne était devenue cramoisie de mortification. Le lion se racla la gorge et afficha une expression décontractée.
_ «Et bien oui, figurez-vous que lorsqu'on m'a coupé la patte, le morceau s'est infecté. J'étais bien en peine de faire quoique ce soit. Alors la gueuse m'a donné le bain. C'était son boulot après tout. Ça reste un peu flou, mais si je m'étais fait soigner par une bête aussi touffue, je pense que je m'en serais souvenu! Quand on y regarde sous l'visage, elle est pas si monstrueuse la Pucelle!»
Du coin de l'œil, Jaime aperçut la jeune femme passer par toutes les couleurs de l'arc en ciel tandis que les soldats éclataient d'un rire tonitruant. Que le régicide se soit souvenu des détails de leur séjour à Harrenhal la surprenait. Il était comateux et si près de la mort qu'elle n'aurait jamais pensé un instant qu'il ait pris le temps de la détailler entièrement. Elle se sentit rougir comme une adolescente.
_« La Pucelle de Tarth pas si laide que ça ?! Elle est bien bonne celle là!» s'exclama l'un des cavaliers en se gaussant ouvertement.
La géante sentit la honte et le désappointement la gagner. Elle se contenta de mimer un sourire sans conviction, abaissant les yeux sur son dîner. À quoi s'attendait-elle de toute manière? C'était bien elle que l'on surnommait ironiquement «Brienne la Beauté» partout ou elle se rendait. Par ailleurs, on lui avait attaché bien d'autres sobriquets sans qu'elle n'en tint rigueur. Etait-ce parce que le sarcasme avait été provoqué par Jaime lui-même, lui rappelant l'homme qu'il était avant sa capture, que cela la touchait tant?
_" Laisse- moi te couper la langue ou autre chose avant d'en juger." cingla le lion. "J'imagine que ta prostituée ne doit pas penser bien mieux de toi quand elle caquette et fait les comptes avec ses consœurs".
L'homme déglutit péniblement sous le ton menaçant de son commandant tandis que ses camarades se concertaient sans un mot. Le régicide frappa soudainement en riant le fond de sa chope contre la table et indiqua à la sommelière de les resservir. La conversation ne tarda pas à reprendre son cours, orientée vers les filles de joie, Pod se retrouvant à son tour sujet de la causerie bien malgré lui. Le garçon balbutia, l'acool n'aidant pas. Il était a présager que d'ici quelques semaines, sa réputation aurait traversé le pays et fait jalouser plus d'un bonhomme. De son côté, le régicide dissimulait à nouveau sa culpabilité sous de grand éclats de rires exagérés. Pourquoi avait-il fallut qu'il ramène les choses à la geuse, ne pouvait-il pas trouver un autre sujet d'anecdotes? Feignant de plaisanter avec ses hommes, le chevalier n'avait cesse de porter des regards rapides à la jeune femme qui terminait son souper en silence. Il se sentait idiot et n'avait plus guère qu'une envie, celle d'en finir avec cette soirée pour rejoindre sa chambre hâtivement. La guerrière se lèva, adressant un salut à ses compagnons.
_ «Pardonnez-moi mes amis mais je sens mes côtes me tirailler, permettez-moi de prendre congé Ser. »
Elle se tourna vers le régicide. Celui-ci inclina le menton.
- «Bien entendu, Brienne.»
Il ne releva pas la tête ni ne la regarda jusqu'à ce qu'elle ait disparu de son champ de vision.
OooOOOOOoooo
Après avoir regagné les quartiers qu'elle partageait toujours avec Pod, Brienne s'était réfugiée dans l'eau d'un bain réconfortant. La nuit était tombée lorsqu'elle ressortit de la salle d'eau, les cheveux encore humides d'où perlaient de minuscules gouttelettes à chacun de ses pas. Alors qu'elle s'apprêtait à regagner sa chambre, un mouvement presque imperceptible attira son attention. Le lion était adossé silencieusement contre le mur du couloir plongé dans l'obscurité. Sur la défensive,la jeune femme releva légèrement le bougeoir qu'elle tenait en main, illuminant une partie du visage du chevalier.
_ «Jaime? Que faites-vous là dans le noir? Votre chambre est de l'autre côté.»
Le régicide se détacha de son appui pour se rapprocher d'elle. La géante se contenta de cligner des yeux. Sous son bras en écharpe, elle tenait ses vêtements de jour et le lion s'aperçut qu'elle n'était vêtue que d'une tunique légère sans manche et de hauts-de-chausses serrés, épousant le galbe de ses longue jambes.
_ «Je vous cherchais.» cèda-t-il à voix basse. «Pardonnez-moi pour les vilenies que j'ai dites sur vous. Vous ne le méritez pas Brienne. Je suis un imbécile. Excusez-moi.»
L'homme baissa les yeux puis se détourna. S'excuser n'était pas chose courante chez lui. Tandis qu'il s'éloignait le long du corridor, il entendit la jeune femme l'appeler.
_ «Jaime?»
Le lion se retourna pour lui faire face. Elle le dévisagea avec ses grands yeux de biches dont la teinte saphir, bien qu'à demi engloutie par l'obscurité, semblait danser sous la lumière vacillante de la bougie. Les lèvres de Jaime s'entrouvrirent mais aucun son n'en franchit la barrière. Il cadenassa ses yeux à ceux de la géante, attendant la suite.
- «Bonne nuit.» murmura simplement celle-ci.
Le lion la dévisagea encore un instant, relâchant ses épaules crispées.
- «Bonne nuit Brienne»
Dans un souffle, il se retourna pour s'éloigner précipitamment.
OoOOOOooooooo
La porte claqua lorsque Jaime franchit le chambranle de son habitation. Alors qu'il se laissait glisser, dos contre la porte de bois, il laissa échapper un long soupir. Il resta là un instant, la main gauche portée à son visage, essayant de calmer sa respiration et la lutte qui le consumait de l'intérieur. Il passa la patte dans ses cheveux puis dans le crin de sa barbe de blé, rivant ses yeux au plafond. Avec un grognement sourd, il entreprit de défaire avec hargne les lanières et les boucles qui maintenaient son gantelet d'or à son avant-bras. Une fois libéré, il fit rouler le gant d'acier à terre et se laissa tomber sur son lit.
Sur le dos, un bras sur le front, l'autre dans le vide, le régicide fixa intensément le plafond. Mais son attention ne se portait pas sur l'enchevêtrement de poutres en bois qui le surplombaient. Ses pensées se livraient un combat dont il ne parvenait pas à trouver l'issue. Il ne comprenait pas pourquoi la présence de la gueuse le troublait de cette façon. Il avait déjà ressenti ces émotions à sa proximité, il ne savait pas exactement depuis quand, mais jamais cela n'avait été aussi intense que ces derniers temps. Il se sentait continuellement obligé de la provoquer, bien qu'il n'ait aucune envie de la blesser, au contraire. La période ou il le faisait par haine s'était très vite transformée en jeu amical.
Pourquoi ne pouvait-il tout simplement pas s'adresser à elle comme il le ferait avec n'importe lequel de ses autres chevaliers? Pourquoi est-ce que cette sensation vint à le mettre en colère et lui rappeler Cersei?
La figure de la reine surgit dans son esprit, ses yeux émeraudes le priant de lui revenir, laissant glisser lentement sa robe de soie le long de ses épaule veloutées. Le lion passa une main irritée dans ses cheveux. Il pourrait rentrer là maintenant et tout serait plus facile. Comme avant. Il redeviendrait le bon petit toutou à sa chienne de reine, il pourrait peut-être même lui refaire des héritiers. Il avait encore assez de graines pour cela. Il serait de nouveau un père inexistant, l'ignominie que l'on doit taire et qui ne doit jamais intercéder. Ses chiards seraient ensuite mariés à des inconnus, assassinés ou pire encore, des dégénérés.
_ «Non!»
L'homme frappa de toutes ses forces contre son oreiller. Il avait les dents si serrées qu'il pouvait les entendre grincer. S'il n'était pas le frère de la reine, s'il avait connu quelqu'un comme Brienne, il aurait peut-être pu devenir honorable, peut-être même devenir un vrai père.
Avec une femme comme elle et son patrimoine à lui, ils auraient pu avoir des enfants d'une constitution sans égale, à l'honneur d'acier. De vrais titans, les meilleurs chevaliers de Westeros et d'Essos réunis, peut-être même capables de repousser la menace du Nord. Ils auraient vécut dans le château de son enfance, à Casterly Rock passant leurs vacances à Tarth, pour couler bien plus tard des jours heureux, loin des complots sanglants et des tourments des Sept Royaumes.
Le lion convulsa soudain, un rire saccadé s'échappa de ses lèvres. Il devenait fou pour se mettre à souhaiter ce genre de vie. Comment pouvait-il imaginer et désirer ne serait-ce qu'une seconde une chose pareille de la gueuse? Ou même de n'importe qui? Et la gueuse elle, pourrait-elle souhaiter une chose pareille de lui? Pourrait-elle oublier tous ses pêchés que lui même ne parvenait pas à se pardonner. Si Cersei avait eu le pouvoir de pénétrer ses pensées à l'instant, elle l'aurait traité de faible fou et se serait moqué de lui à gorge déployée d'un rire teint de mépris et de rage.
L'éclat de cheveux blonds passa devant ses yeux, il tenta de chasser l'apparition mais une voix suave lui murmura à l'oreille tandis qu'une peau laiteuse et douce caressait la sienne. Le régicide abandonna le combat. Les yeux fermés, il laissa ses pensées aux griffes acérées de son imagination. Une main aux doigts fins vint caresser son visage et repousser les longues mèches dorées qui lui tombaient dans les yeux. Le lion descendit progressivement la main le long de son torse. Sa patte s'arrêta sur les laçages de ses hauts-de-chausses qu'il entreprit de dénouer fébrilement. Ses doigts se glissèrent à l'intérieur du vêtement tandis que la peau nue qu'il imaginait contre la sienne l'enivrait et attisait le feu brûlant dans son bas-ventre.
L'apparition caressa ses épaules, son cou, laissa ses longs doigts courir le long de son torse puis de son bassin, effleurant l'intérieur de ses cuisses, ses cheveux blonds se mêlant aux siens. Le lion gémit et se cambra. Sa main gauche reprit maladroitement les gestes que lui prodiguait la créature de ses fantaisies. Les chausses du régicide ne pouvant plus contenir sa virilité, Il dû s'extraire de ses vêtements et empoigna la hampe à sa base. Il entreprit de mouvoir sa main de haut en bas, lentement d'abord, puis de plus en plus vite. Sa respiration se fit courte et haletante.
Elle se tenait devant lui, nue dans toute sa splendeur, ses petits seins fermes exposés et durcis par le courant d'air qui courait sur ses épaules . L'eau perlait le long de son ventre musclé, de sa toison d'or jusqu'à ses cuisses. Son bassin large et étonnement féminin était fait pour porter des enfants. Elle s'avança vers lui dans le bassin d'Harrenhal alors qu'il s'affaissait entre ses bras. Elle murmura son nom, ses yeux saphir rivés aux siens, Il sentit sa poitrine contre la sienne.
«Brienne!» souffla le lion au pic de la jouissance.
Il s'arc-bouta et laissa échapper un râle, sa semence se répandant sur les muscles de son ventre.
Après un moment qui sembla une éternité, encore haletant, Jaime empoigna les vêtements qu'il avait repoussés et sècha les fluides qui roulaient sur son estomac. Il se faufila ensuite sous sa couverture et souffla sa bougie.
