CCC le retour avec l'avant dernier chapitre de ce one shot UA totalement débile où tous mon humour de merde c'est mobilisé ! xD Regrettez vous que je l'ai partagé? Si oui dommage pour vous, t'façon j'lai pas écrit pour vous bande d'ingrats ! Quoiqu'il en soit, il ne reste plus que l'épilogue, à ciao bonsoir! ~(°w°)~


« Et maintenant, comment on descend ? »

« Oh ça, il suffit de se laisser tomber et de s'envelopper dans un morceau de nuage pour amortir la chute. On a de la chance, l'île passe juste au-dessus de notre prochaine destination. »

Aussitôt dit, aussitôt fait, ils atterrirent… au beau milieu de l'océan.

« Euh… t'es sur que c'est là ? »

« Ouai ouai ! Encore 1000 mètre sous l'eau et on y est ! »

« Tu te fous de nous ?! » s'écria Crocodile.

« Nan. »

Tant de sincérité était impossible à contrecarré et le pirate ne trouva rien à répondre.

« Et… comment on est sensé descendre ? » demanda finalement Li.

« Comme ça ! »

Et la fée, qui était bel et bien une fée, invoqua une immense bulle qui les enveloppa et commença tranquillement sa descente. Une heure plus tard, la tension était assez intenable, les deux compagnons de voyage de la brune semblant particulièrement inapte à la cohabitation. Finalement, ils rejoignirent une immense cité sous l'eau, qui était enveloppé d'une bulle d'air atypique. C'était magnifique, et Lissandra sentit ses yeux s'écarquiller d'émerveillement et une nouvelle fois, le pirate dut se rappeler à l'ordre. Cette ambiance le rendait totalement gaga, et il en avait de plus en plus mare.

Ils traversèrent la cité, rencontrant des sirènes et des tritons, ainci que toute sorte de créatures sous-marines aussi bizarre les unes que les autres avant de se retrouver devant un immense palais.

« On fait quoi maintenant ? »

« Maintenant ? On va voir la princesse sirène qui est une vrai pleurnicharde, et on lui demande gentiment de nous filer des larmes en promettant d'être ses amis alors que pas du tout ! »

« C'est pas très morale comme façon de faire. » Fit remarquer Lissandra. « On peut pas oublier la deuxième partit ? »

La fée haussa les épaules : « bah vas-y, fait comme tu veux. De toute façon à tous les coups ils vont jamais nous laisser rentrer alors… »

Lissandra, que leur aventure à Skypiea avait inspiré, décida de frapper à la porte et de demander, tout simplement. Un homme hippocampe leur ouvrit, et quand elle lui exposa leur problème, il prit le temps de la réflexion avant de déclarer qu'il allait demander son avis à la princesse, et qu'ils pouvaient attendre dehors un instant car le palais était fermé aux visiteurs.

« Merci ! Tu vois, je t'avais dit qu'il suffisait de demander. »

La fée marmonna dans sa barbe d'un air boudeur tandis que le pirate se payait sa tête avec toute la délicatesse qui le caractérisait (autrement dit aucune). Quand le bonhomme revint, il avait une petite fiole dans la main qu'il leur donna aimablement avant de leur claquer la porte au nez.

« Bon et bien voilà, maintenant on a tous les ingrédients. » déclara Lissandra.

Elle se sentait un peu triste que les choses soient aller si vite, elle aurait voulu passer plus de temps avec eux mais on n'y pouvait rien. Chacun des trois compères gardèrent le silence un moment, plongé dans leur pensés, et Lissandra songea tristement que Crocodile devait être ravi que ce soit enfin la fin.

« Rejoignons déjà la capitale. » déclara finalement la fée. « Ici je manque de matériel pour réaliser la potion. »

« Décidément, tu passes ton temps à nous balader, t'es sur que tu sais ce que tu fou ? » grinça Crocodile.

« Je t'emmerde pirate d'eau douce ! Je fais ce que je peux avec les moyens à disposition ! ».

« Ah ! Tu parles d'une fée ! j'ai jamais vue personne d'aussi incompétent ! »

« Ah ouai ?! Et ah allez au diable ! Demerdez vous pour la suite, moi j'ai passé suffisamment de temps à vous aider pour avoir bonne conscience ! Sur ce ! »

Et elle disparut dans un nuage de fumée rose sous le regard choqué de Lissandra qui n'avait pas eu le temps de piper un mot. Lentement, elle se retourna vers le pirate qui faisait comme s'il n'avait pas fait fuir leur seul moyen de remonter à la surface et de rompre ce stupide charme, même si elle laissait derrière elle les ingrédients essentiels. Sa main partie toute seule et la claque retentit dans le silence :

« Mais tu pouvais pas la boucler ! » s'écria-t-elle, furieuse.

L'instant d'après, il lui saisissait le poignet et elle se retrouva sur la pointe des pieds a essayer de garder l'équilibre alors qu'il penchait son visage dangereusement près de son visage avec mauvaise humeur. Mais Lissandra n'en avait rien à faire, il venait de faire fuir sa première amie depuis les lustres et c'était impardonnable. Alors elle le défia du regard avec une arrogance toute nouvelle empruntée à son vis-à-vis qui la foudroya du regard un long moment. Le fait est que s'il avait réagit ainsi sous le coup de la colère, maintenant c'était ce foutu charme qui lui posait problème et le poussait à franchir la dernière distance entre eux pour l'embrasser avec toute la sauvagerie qu'elle méritait. Mais il ne laisserait jamais personne dicter sa conduite, et encore moins une connerie magique. Alors il la repoussa un peu violemment et lui tourna le dos pour chercher plutôt un moyen de quitter cette marmite à poisson.

Lissandra soupira et se résigna à le suivre. Dès qu'elle commençait à l'apprécier, il fallait qu'il vienne tout gâcher ! A une dizaine de pas derrière lui, elle se mit à ruminer en songeant qu'au point où ils en étaient il serrait et bien capable de l'abandonner derrière puisqu'il avait tous les ingrédients nécessaires à rompre le charme. Et elle ne voulait pas se retrouver toute seule. Non… réalisa-t-elle soudain avec effroi, elle ne voulait pas se retrouver toute seule, mais surtout elle ne voulait pas qu'ils soient séparés. Pourquoi ? Elle préféra ne pas s'attarder sur la question par ce qu'elle avait peur de la réponse.

Finalement il s'avéra qu'il y avait une navette entre la ville engloutie et la capitale Shabondy, ce qui était logique car ils étaient d'importants partenaires commerciaux, et que la prochaine navette partirait le lendemain, ce qui leur faisait une soirée à passer ici en attendant. Pour sa part, Lissandra n'avait pas d'argent, et elle doutait que le pirate ait pensé à prendre de l'argent avant de partir à sa poursuite. Comment trouveraient-ils à se loger et de quoi se remplir le ventre ? Elle se contenta de suivre le pirate sans que celui-ci ne fasse mine d'en avoir cure et elle en eut mare. Très bien, qu'il l'ignore, elle en ferait de même ! Elle s'arrêta et fit demi-tour, si elle se montrait aimable, peut-être que quelqu'un la prendrait en sympathie et accepterait de l'héberger pour la nuit (en toute logique, ce sera surement un pervers sexuel mais la pauvre fille n'a pas vécu dans le vrai monde jusqu'à maintenant donc elle ne s'en doute pas)! Elle marcha dans le quartier commerçant en s'émerveillant sur la moindre bricole dans les vitrines, tout était tellement différent de sa tour ! Pourtant… elle était à nouveau seule.

Elle finit par s'assoir sur le rebord d'une fontaine et laissa son esprit vagabonder. Comment réagirait son père quand elle surgirait de nulle part ? La ferait-il emprisonner en la traitant de menteuse ? La croirait-il ? Et si c'était le cas, la laisserait-il mener sa vie à sa guise ? Mais que voulait-elle faire de sa vie ? Voyager. Mais surtout, elle ne voulait plus jamais être seule. Elle voulait se faire des amis, voir même tomber amoureuse… Cela semblait si difficile de commencer sa vie maintenant, à partir de rien. Sa mère lui manquait… Il lui faudrait retourner à son village natale pour honorer sa mémoire, peut-être ferrait-elle le voyage avec son père qui sait ?

« Gente demoiselle ! Je ne sais ce qui vous tracasse ainsi, mais je vous en conjure, laissez moi vous aider à ramener un sourire sur ce ravissant visage ! » s'écria une voix chevaleresque en la faisant sursauter.

Devant elle se trouvait un jeune homme blond, dont l'un des yeux était dissimulé par une mèche de cheveux, et qui était vêtu comme un chevalier. La crédibilité du personnage s'effondra pourtant quand elle vit les cœurs dans ses yeux, et elle sourit vaguement d'un air gênée sans trop avoir quoi répondre.

« Hum… désolé mais je ne pense pas que vous y puissiez grand-chose hum… ? »

« Sanji pour vous servir ! Et j'insiste, il y a toujours quelque chose à faire ! Il est de mon devoir de- »

« Eh connard, t'a un problème ?! » s'exclama une voix rogue qui fit bondir le cœur de Lissandra dans sa poitrine.

« Je- »

Crocodile, car pour ceux qui sont attardé il s'agissait bien de lui, lui décocha un coup de poing digne d'un boxeur (ou d'un pirate) avant d'attraper la jeune fille par le colle avec humeur et de la trainer dans la rue sans lui demander son avis.

« C'est quoi ton problème ? » s'écria Li' qui luttait pour reprendre son souffle, encore déstabilisée.

« T'ain c'est pas possible d'être aussi idiote ! On t'a jamais appris à te méfier des inconnues ?! » Grogna le pirate sans se retourner ni ralentir l'allure.

« « Si, mais je peux me méfier ET être aimable. »

« Tch, conneries. »

Lissandra se dégagea violemment.

« J'en ai ma claque que tu m'insultes à tout bout de champ sans la moindre raison valable ! Tu te crois supérieur à tout le monde ?! En attendant tu t'es fait avoir comme un bleu par un peu de poudre de fée, et t'a eu besoin de l'aide de deux filles pour régler ton problème, alors la moindre des choses, à défaut d'être reconnaissant, serait d'être correcte ! J'en ai mare de me faire traiter de haut par un grognon mal luné ! T'es pas content de ta situation mais en attendent ça fait même pas deux jours que t'y es ! Et ça ne te serais jamais arrivé si tes sous fifres m'avaient pas kidnappé et que t'avais pas décidé de m'exploiter sans me demander mon avis ! Alors maintenant t'assume et tu te comportes en adulte et pas en gamin de 4 ans qui pique un caprice ! »

Elle pris une grande inspiration à la fin de sa tirade et le fusilla du regard tandis qu'il… éclatait de rire après quelques secondes de silence interloqué.

« Pas mal gamine ! Finalement t'a plus de trippe que t'en a l'air ! » Déclara-t-il finalement.

Avait-il réellement fallu qu'elle lui hurle se quatre vérités pour obtenir enfin son respect ? Lissandra n'y comprenait plus rien. Et elle détestait ça au moins autant qu'elle aimait le rire pour une fois sincère du pirate. Elle se pinça l'arête du nez en se sentant vraiment très très fatiguée. Elle n'avait pas mangé depuis qu'ils avaient quitté l'auberge le matin avant de partir, et toutes les aventures de la journée commençaient à lui peser.

« Un jour, il faudra qu'on m'explique ce qui ne va pas avec ce monde et les êtres humains, par se que là je suis perdue. » Soupira-t-elle en ne faisant même pas semblant d'être aimable.

Puisqu'il la préférait sans le vernis social, grand bien lui face ! Ça lui demandait beaucoup moins d'effort et visiblement ça marchait mieux ! Crocodile dut avoir pitié d'elle, ou bien alors lui-même avait faim… le fait est qu'il la traina jusque dans une auberge très louche, du genre à accueillir le club des hors-la-loi. La façade tombait en ruine, et les vitres étaient tellement sales et poussiéreuses qu'on ne voyait pas ce qui se passait à l'intérieur. L'endroit parfait pour se faire violer puis assassiné, pas forcément dans cet ordre-là selon les gouts ! Elle ne fit pas de remarque, ne posa pas de question, et se contenta de faire la chose la plus agréable et reposante du monde : garder le silence. Oui Lissandra venait de découvrir le concept de « faire la gueule ». Et pour une novice en la matière, elle s'en tirait remarquablement bien. Elle mangea en silence, puisse leva en silence, et monta les escaliers en silence pour rejoindre sa chambre où elle comptait prendre une douche sans chanter avant d'aller dormir.

Crocodile quant à lui la trouvait fort charmante quand elle se rebellait, et sa moue boudeuse était à croquer, et surtout, ça le faisait bien marrer de la voir bouillonner en silence : ça faisait briller presque sauvagement son regard et donnait à son visage quelques couleurs. Ainsi, elle ressemblait beaucoup à un personnage lambda de conte de fée dont le principal trait de caractère était de ne pas en avoir. Il ne comprenait pas pourquoi il accordait une telle importance à ça tout à coup, mais tandis qu'elle montait à l'étage, il rejoignit au fond de la salle une personne de sa connaissance qui pourrait parachever la potion sensée lui rendre sa liberté.

La surprise faillit lui décrocher la machoire.

« Bordel tu te fous de moi ?! » S'écria-t-il en frappant la table du poing en tremblant de rage.

« Absolument pas, Sir. Il n'y a strictement rien que je puisse faire, par ce qu'il n'y a aucun charme. »

Le bonhomme qui faisait face au pirate semblait totalement imperméable au soudain revirement d'humeur de son vis-à-vis et repris.

« Le fait est que la poudre dont tu m'as parlé à probablement eut des effets aphrodisiaque au début, mais ce genre de charme ne dure pas bien longtemps, 12 heures grand maximum. Je ne sais pas qui t'a raconté qu'il fallait une potion pour s'en débarrasser, mais c'est faux. En plus, pour ce que j'en sais, ce mélange d'ingrédient sert plutôt à soigner les ulcères à l'estomac plutôt que les charmes d'attraction. »

En gros, il s'était fait roulé par une stupide fée qui avait probablement trouvé son diplôme dans un œuf de paque et qui pouvait d'ailleurs se considérer comme morte dès à présent. Elle les avait bien fait tourner en bourrique ! Pas étonnant qu'elle ait disparu aussi rapidement une fois les sois disant ingrédient réuni ! Le pirate serra le poing furieusement, et son vis-à-vis donna le coup final :

« Franchement, vue à quel point tu semblais persuadé de l'existence de ce charme, de mon point de vue ça veut dire que tu es réellement attiré par cette fille. Maintenant que tu en as le cœur nette, tu devrais pouvoir profiter de votre temps ensemble sans arrière-pensée ! »

Il semblait réellement croire que ce qu'il disait réconfortait le pirate, mais en réalité ça avait plutôt tendance à alimenter sa hargne. Il se leva brusque de sa chaise, foudroya du regard tout l'assemblée avant de foncer furieusement vers les escaliers. Quelle plaisanterie ! Il s'était fait avoir comme un bleu ! Il songea à toute ses fois où il avait pensé à la jeune fille en attribuant ça au foutu charme, alors qu'en fait pas du tout ! Il ne prit pas la peine de frapper à la porte et entra en trombe dans la chambre, surprenant Lissandra encore enveloppé dans sa serviette de douche, les cheveux humides qui s'apprêtait à l'engueuler. Il ne lui en laissa pas le temps et l'attira contre lui pour s'emparer férocement de ses lèvres en ricanant intérieurement. Quand il pensait à tous les problèmes que cette stupide fée leur avait inventés ! Quelle blague, il était un pirate, ce qu'il voulait, il le prenait. Alors maintenant qu'il avait la certitude de ce qu'il voulait, tous les problèmes étaient réglés (à noté qu'en grand macho manchot qu'il est, il n'envisage pas un instant que Li ne veuille pas de lui. Pauvre garçon, il est dans le déni !).

Pour être totalement perdu, Lissandra était fichtrement égaré à l'autre bout du cosmos. Heinquoicomment ? Furent ses premières et dernières pensés avant de les envoyer au diable pour profiter de l'instant présent. Mec, c'était la première fois qu'on l'embrasser, mais c'était pas du baiser chaste de collégiens ! Elle en oublia où elle était, qui elle était, ainsi que tout autre détail superflu. Et quand leur lèvres se séparèrent au bout d'un moment, cette fois si, elle fut celle qui lui sauta dessus sans préavis.

Bande de dépravés.