Chapitre IV
« Bienvenu à Sainte-Madeleine Prince, »
Harry salua Mr et Mrs Leroy. Il avait pris un portoloin et était arrivé dans un grand hall du style classique dans les tons blancs et bleus. Guillaume et Agatha l'avaient accueillit poliment, ils portaient de magnifiques robes, bleu et argent. Apparemment, le bleu était la couleur officielle du blason familial.
Le jeune homme fut déçut de ne pas voir June mais il n'osa pas demander à ses parents où elle se trouvait.
Les deux aristocrates le menèrent de pièce en pièce en discutant à la fois politique et culture. Malgré la magnificence de la demeure, avec son style renaissance, ses grandes fenêtres lumineuses donnant sur le parc et ses couleurs chatoyantes, Harry s'ennuyait. Au final, ce voyage serait comme tout les autres, beaucoup de parlote courtoise, quelques visites, quelques cocktails …
Il était déjà l'heure de diner lorsqu'ils finirent la visite. Alors qu'il s'asseyait dans la grande salle qui servait aux repas, il eut la surprise de voir arriver June, vêtu d'une robe de sorcier blanche et dorée.
Elle était resplendissante. Ses cheveux blonds étaient retenus en une natte leste et ses yeux vairons le fixaient avec cette malice et cette insolence qui titillait toujours autant sa mémoire.
« Mon Prince » Fit-elle en s'inclinant poliment. « Je m'excuse de n'avoir put accompagner la visite du domaine. J'étais à ma leçon de musique »
Elle parlait d'une voix posée et s'assit à ses côtés.
Jouant le jeu, Harry demanda poliment :
« Vous jouez d'un instrument ? »
Elle lui lança un regard amusé avant de répondre :
« En effet. De la flute traversière. »
« Et quel morceau avez-vous travaillé ? » Demanda le jeune homme, toujours avec un intérêt poli en apparence mais réel.
« Et bien, votre beau pays m'a inspiré. Je jouais un hymne d'Irlande du Nord, A Londonderry Air. »
Harry sourit. La conversation était subtile, captivante. Hélas, Mr Leroy intervint en parlant de concerto et autres opéras. La discutions redevint protocolaire.
« Mon Seigneur, je suis navré de vous apprendre que nous ne pourrons vous faire la visite de la ville. Des problèmes dans quelques-uns uns de nos domaines aux États-Unis nous forcent à nous absenter. »
« Mais n'ayez craintes » Rassura Mrs Leroy « Notre fille connaît la ville sur le bout des doigts et elle sera ravie de vous la faire connaître »
« Ce serai un honneur » Ajouta pompeusement June et seul Harry perçut le ton moqueur qui le fit sourire.
« Et bien, j'accepte avec joie. Je suis certain que la visite sera parfaitement organisée. »
June lui fit un discret clin d'œil et il sourit encore.
« Parfait. Nous partirons demain, très tôt dans la matinée. June vous fera réveiller plus tard pour commencer la visite. » Finit Guillaume sans voir la complicité des deux jeunes gens.
Lorsque le repas fut terminé, un elfe de maison mena Harry à sa chambre.
Elle était splendide. La fenêtre de grande taille aux rideaux crème ouverts donnait sur le parc vert et la fontaine à deux bassins. Dans la chambre, les murs étaient blancs et le lit à baldaquin, d'un bleu marine magnifique. Un feu reposant brulait dans une grande cheminé immaculé. Devant le foyer se trouvait un vis-à-vis vert, brodé de bleu et d'or. Une porte de chêne donnait sur une salle d'eau ou trônait une baignoire à pied et un évier de marbre.
Très vite, Harry fit sa toilette et, une fois son pyjama de soie émeraude mis, sauta dans son lit moelleux. Une semaine. Une semaine sans Tom.
Il avait bien vu (et ressentit) que le Lord Noir était plus fougueux et passionné la veille. Ils ne se verraient pas pendant une semaine et, même si c'était déjà arrivé une ou deux fois par le passé, cette fois-ci était différente. Cette fois, en plus d'être loin de Tom, il était près de June.
Harry avait ressentit une très grande joie à la revoir. Il ne savait pas quoi penser de ses sentiments envers la jeune fille. En fait, tout ce qu'il savait, c'est qu'il adorait la présence de June, qu'avec elle, il se sentait presque normal. Presque.
Il se plongea dans les couvertures et respira l'odeur de propre des draps. Cela faisait du bien d'être seul dans un lit. C'était une bonne solitude, contrairement à celle qu'il vivait parfois au manoir. C'était une solitude douce et reposante. Si reposante qu'il s'endormit très vite.
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Tom s'allongea dans son grand lit de satin. Harry était en France, chez les Leroy.
Il lui manquait. C'était insupportable. La vision de son corps, le goût de sa peau mais aussi sa constante fougue et son impérieuse colère refoulé.
Il lui manquait. Jamais personne ne lui avait manqué avant lui. Jamais personne ne lui avait manqué.
Il se tourna dans ses draps. Vers son côté.
Le Lord grogna. « Son » côté ? On aurait dit un vieux couple.
Mais la présence chaude à ses côtés lui manquait aussi. Il se sentait seul. Mais pas une bonne solitude comme celle qu'il choisissait de vivre le jour en s'isolant. C'était une solitude nocturne, oppressante, triste et fatigante sans pour autant lui permettre de s'assoupir.
Au bout d'un temps infini, il s'endormit d'épuisement.
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Harry fut réveillé par la lumière délicate du soleil. Il avait oublié de tirer les rideaux avant de se coucher. Il se sentait bien, parfaitement bien, dans l'alcôve de ses couvertures chaudes.
Il remarqua soudain que le soleil était haut dans le ciel. Pris d'un doute, il jeta un coup d'œil à sa montre d'argent (cadeau de Tom pour ses dix-huit ans).
10h45
Il sursauta. Mais n'eut pas le temps de se demander pourquoi personne ne l'avait réveillé lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit en grand et qu'une tornade blonde bondit à ses cotés sur le lit le faisant se soulever sur le matelas.
« Bonjour ! » S'exclama June.
Elle portait un pyjama rose pâle fait d'un pantalon de toile et d'un débardeur.
« June ? » S'étonna Harry, totalement pris au dépourvu et un peu gêné. « Que se passe-t-il ? Je suis désolé, je ne me suis pas rév… »
June, les cheveux décoiffés et brillants au soleil matinal leva les mains en signe d'apaisement.
« Du calme Harry. C'est moi qui ais empêché Tanty, notre elfe, de venir te réveiller. »
« Pourquoi ? » Demanda le garçon, perplexe.
« Parce que mes parents ne sont pas là et que, par conséquent, nous sommes en vacances ! Et en vacances on fait la grasse matinée ! »
Le jeune homme en resta bouche bée. La grasse matinée ? Voilà quelque chose qu'il n'avait plus fait depuis trois ans. Car rester au lit avec le Lord ne pouvait pas être considéré comme tel.
« Euh … Et bien, merci de m'avoir laissé dormir … »
June leva les yeux au ciel.
« J'ai fait ça aussi pour moi tu sais ? Et maintenant, debout ! »
Harry se leva alors que la jeune fille le tirait par le poignet.
« Attend ! Où vas-tu ? » S'exclama-t-il alors qu'elle l'entraînait dans le couloir.
« Il est presque onze heures Harry ! » Dit-elle comme une évidence.
Pas sur de comprendre, le brun fut entrainé jusqu'à une belle chambre dans les tons jaunes et verts pomme avec un grand lit à baldaquin, un bureau surchargé de papiers, une étagère surchargé de livre et un sol surchargé de vêtements.
« C'est ta chambre ? » Questionna le garçon alors que la blonde lui lâchait la main et plaçait deux pouffes orange devant une étagère pleine de bibelots.
June acquiesça et pris une des babioles, une petite fée, qu'elle fit tourner deux fois à droite et une fois à gauche. L'étagère tourna soudain sur elle-même et, de l'autre côté, apparut une télévision.
Harry écarquilla les yeux de surprise alors que June s'assaillait sur un pouffe et lui faisait signe d'en faire de même.
« C'est ma télévision top secrète ! » Annonça-t-elle avec un sourire amusé. « Je l'ai trafiqué magiquement pour recevoir les programmes sans antenne ! »
Arthur Weasley.
Harry secoua la tête et s'assit alors que la jeune fille allumait la TV en appelant Tanty.
« Tanty, peux-tu nous apporter mon petit déjeuné spécial s'il te plait ? »
Le petit elfe aux oreilles de chats et aux grands yeux aux pupilles dilatées s'inclina et disparu pour réapparaitre quelques minutes plus tard avec un plateau qu'elle posa avant de s'en aller.
Harry regarda la nourriture et éclata de rire.
« C'est ça ton petit déjeuné spécial ? »
Elle eut un sourire radieux et tira la langue.
« Quoi ? C'est mon petit déjeuné spéciale grasse matinée ! Bol de Chocapic, tartine de Nutella et jus de fruit ! »
Harry sourit et se saisit d'un bol de céréale.
« Et maintenant » Fit June « Dessins-animés ! »
Le jeune homme éclata de rire une fois encore. Et ce ne fut pas la dernière. Ils regardèrent tout le programme de dessin animé que June semblait connaître par cœur. Ils rirent et discutèrent du réalisme des séries.
Harry ne s'était jamais sentit aussi bien depuis trois ans, il en oubliait même sa situation. Il faut dire que son niveau de français étant approximatif, c'était surtout June qui lui expliquait la situation. Situation qui se résumait souvent par « Trois lycéennes, sensés êtres normales mai qui vivaient dans des villas, deviennent des espionnes pour le gouvernement et on des capacités de combat venu d'on ne sait où qui leur permette de battre tous les méchants sans même se décoiffer ».
« Et après ça, les moldus ne croit pas en la magie ! » Ricana Harry.
Lorsque le programme fut terminé et le petit déjeuné englouti, il était midi et demi. Harry s'en alla à sa salle de bain et s'habilla de façon décontractée sous l'ordre de June. Un tee-shirt rouge et un jean bleu.
Il retrouva la jeune femme dans le grand hall. Elle avait attaché ses cheveux en une queue de chevale haute et portait un débardeur bleu et un jean. La simplicité lui allait vraiment très bien.
Elle sourit en le voyant habillé comme elle le voulait.
« Bon, comme nous venons de manger, on va d'abord faire un tour en ville, ok ? »
« Comme tu veux, j'avoue que ton petit déjeuné spécial m'a rassasié pour un moment »
Elle prit un air fier et lui fit signe de la suivre.
Ils se rendirent devant la propriété sous l'œil curieux des domestiques et passèrent les grande grilles de fer forgé surplombée d'un L magistral.
Harry se laissa conduire le long du mur d'enceinte. Il faisait beau, le ciel était d'un bleu parfait et un léger vent venait rafraichir l'air saturé de chaleur.
Soudain, June s'arrêta. Ils étaient devant un panneau qui indiquait un arrêt de bus.
Il leva un sourcil interrogateur et la jeune fille roula des yeux.
« C'est tout de même plus discret qu'une limousine ! » S'exclama-t-elle.
(à suivre ...)
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Ne me frappez pas ! Bon, enfin la suite, je fait de mon mieux promis,
Ce chapitre est plus léger que les précédant, un peu de bonheur pour notre Harry ,,,
