Chapitre XV

La réunion avait commencé depuis environ vingt–minute et Tom soupira en clôturant enfin le sujet des privilèges des sang-pur. Harry c'était montré particulièrement tranchant à ce sujet, refusant toute négociation. Finalement, il en était venu à supprimer l'augmentation prévue pour les Aurors dont le sang était irréprochable à son sens. Il avait cru qu'engager la jeune Leroy allait créer une réaction chez Harry, il était certain que c'était elle qui avait fait craquer le jeune prince. Pourtant, après une semaine, il devait se rendre à l'évidence, Harry était toujours aussi furieux.

Peut être finalement était ce la rencontre avec ses anciens amis qui avait ainsi bouleversé le prince. Ou peut être jouait–il la comédie pour endormir sa méfiance. Harry était–il devenu si malin avec les années ? Lorsqu'il l'avait eu, il y a trois ans, il était loin d'être le jeune homme qu'il était aujourd'hui. Tom revit en mémoire l'adolescent chétif mais téméraire, son regard franc mais troublé par la fragilité et une peur de l'inconnue aussi délectable pour Tom qu'incontrôlable pour le gamin. A cette époque, le garçon ne pouvait se laisser toucher sans trembler de tout son corps, sa peau était rougie tant il la frottait lors de ses ablutions. Il avait perdu un poids considérable, atteignant un dangereux 45 kilos pour un mètre soixante-dix et Tom se rappela la sensation des os de ses côtes lorsqu'il passait sa main sur son flanc. La personnalité de Harry était pourtant si complexe qu'il avait réussit, sans aide, à remonter la pente. La carapace qu'il s'était construit pour se protéger d'un monde qu'il jugeait surement trop dur avait était efficace.

Voilà pourquoi aujourd'hui, Tom avait du mal à cerner son changement brutal de caractère. Pourquoi la carapace c'était elle subitement couverte de piques acérées ?

Voldemort reprit le court de la réunion, le sujet suivant traitant des vampires de Haverhill. Le Seigneur des Ténèbres avait pris la décision d'envoyer un nouvel émissaire avant de passer aux choses sérieuse dans le cas de cette colonie de vampire ayant fait siège sur une ville moldue.

— Nous attendrons leur réponse pour choisir la solution à cet épineux problème.

— Pff…

Tom serra les dents, s'il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était l'insolence. Harry était très doué à se jeu.

— Un problème Prince ? Siffla–t–il.

— Combien de temps et d'émissaire devront nous gâcher chez ces vampires ? Il semble évident qu'ils ne veulent pas faire d'effort, votre plan est stupide.

— Mon plan est prudent, Harry. Je te rappelle que se servir de sa tête ne veux pas dire foncer tête baisser sur l'ennemi.

— Oh ! Excusez moi, j'avais oublié que le courage était une notion inconnue chez vous.

— Tu parles de stupidité et non de courage, gronda le roi.

Harry eut un rictus et éleva la voix.

— Loin de moi l'idée de faire appel à un quelconque sentiment de compassion chez vous mais je vous rappelle qu'il y a des gens qui souffrent et meurent là bas !

— Ils devront attendre, je ne sacrifierez pas mes hommes sans avoir auparavant tout tenter pour arriver à un compromis.

— Je vous en prie, ne nous faites pas croire que vous avez le moindre respect pour vos hommes. Tout le monde sait qu'ils ne sont pour vous que de la chaire à canon !

— Harry, cela suffit !

— Pas pour moi ! S'exclama le jeune garçon, les yeux pleins de fureur.

Tom se retint de le violenter devant le reste du conseil qui était aussi silencieux que possible. A sa gauche, il sentait Bellatrix frémir de rage contre Harry et il devina qu'elle était à deux doigt de lui lancer un sortilège de mort.

— Très bien. Nous attaquerons donc dès que les troupes au nord du pays seront revenu, abdiqua Voldemort, coincé par sa promesse de laisser à Harry un droit de véto sur ses décisions. Mon prince, ajouta–t–il en Fourchelangue, je t'attends dans la chambre dans cinq minutes.

Tom se redressa, fier sur son trône et annonça la fin de la réunion, puis il se leva et se rendit dans ses appartements. Il bouillonnait de rage et, comme à chaque fois qu'Harry avait cette attitude de défi, de désir. Il s'installa dans son fauteuil, la respiration bruyante, guettant le bruit de la porte qui ne tarda pas à se faire entendre.

— Viens là, susurra–t–il, les sourcils bruns froncés sur son visage blanc.

Harry apparu dans son champ de vision, se plaçant devant lui. Le teint pâle mais le regard déterminé, une moue presque boudeuse sur ses belles lèvres rouges qu'il mordillait légèrement.

— Comment qualifierais tu ton comportement de ce soir Harry ?

— Aucune réponse ne sera la bonne n'est ce pas ? Lança le jeune homme effrontément.

— En effet car tu as été totalement infecte et prétentieux. Tu le sais ça ? Tu as cette agaçante fierté de lion blessé qui me donne envie de vomir ! Harry, je pensais pourtant que tu avais compris. Tu es libre parce que JE le décide. Tes amis vivent parce que JE le veux bien. Tu m'appartiens. Rien de ce que tu pourras dire ne changera cela, aucune de tes divertissante rebellions.

Le jeune homme déglutit mais ne baissa pas le regard. Tom frissonna sous ses feux verdoyants. Il eut envie de le voir ramper, de le voir céder. Et il sut comment faire lorsqu'il sentit le désir inonder son bas ventre.

— A genoux.

Harry sursauta.

— Pardon ?

— J'ai dit, à genoux, Harry.

Le ton était sans réplique, froid, glacial et Tom se permit d'y ajouter en Fourchelangue :

— Courbe l'échine petit lion.

Avec difficulté, le jeune homme obéit, glissant doucement sur les genoux avec une certaine rigidité, les mâchoires serrées.

Tom sourit.

— Bien… et maintenant…

Posant la main sur ses robes, Voldemort les remonta sous le regard froid du garçon. Il défit ensuite les boutons de son pantalon et fit signe à Harry de s'approcher.

— Tu sais comment faire ? N'est ce pas Harry ?

Les yeux en kaléidoscope du garçon reflétèrent la peur, le dégout, la colère, la tristesse et la lassitude en un million de reflets verts avant qu'il ne s'avance et se saisisse de la virilité de Tom pour l'engloutir.

Celui ci poussa un soupir de satisfaction et de pur plaisir. Sous les douces caresses de cette bouche chaude, la contrariété, le doute et la suspicion ne semblait plus exister. Plus rien d'autre ne comptait que cette moiteur qui allait et venait. Le Seigneur des Ténèbres ouvrit ses yeux carmin et observa la bouche de Harry se refermer sur son désir turgescent. Il vint en croisant finalement son regard défiant et soumis à la fois. Il vint de le voir à genoux entre ses cuisses. Lui appartenant toujours et aussi longtemps qu'il lui serait possible.

OoOoOoOoO

Lorsque June vit arriver Harry ce soir là, elle comprit qu'il n'allait pas bien. Son visage était crispé, il semblait las et en même temps sur les nerfs. Sans lui poser de question, ne voulant pas remuer ses mauvaises pensées, elle se contenta de le prendre dans ses bras et de lui parler de musique, lui sifflotant parfois un air ou deux, caressant ses cheveux de jais et posant de temps à autre un baiser sur sa tempe. Le garçon ne dit quasiment rien mais sembla se calmer et trouver un certain repos au creux des bras laiteux de June. Il la serra contre lui, semblant s'accrocher à elle pour ne pas tomber dans la noirceur du reste de ses pensées.

(à suivre…)

Coucou ! Alors, on m'a demandé d'en savoir un peu plus sur les disputes entre Harry et Voldy, ce chapitre est court mais très sombre et glauque je trouve, j'espère qu'il ne vous fera pas fuir ^^

Je peux d'or et déjà vous dire qu'il reste quatre chapitre et un épilogue mais pour ce qui est des délais je ne peux pas trop vous promettre, cela dépend de mon état d'inspiration, alors disons dernier délais dimanche, ça vous va ?

Voilà, encore un grand grand merci pour vos encouragements, et bonne lecture !