Chapitre XVI

Il était bientôt quatre heures du matin. Harry était allongé sur le petit lit de la pièce secrète, la tête posée sur les genoux de June. Ils avaient passé la nuit entière à discuter puis June avait sortit de son sac une surprise pour Harry, le livre Roméo et Juliette. Elle lisait la scène du balcon de sa voix clair et chaude. Son accent français faisait sourire Harry et sa main pâle passait dans ses cheveux en un geste apaisant. Elle referma doucement le livre et embrassa son front en se penchant sur lui, ses cheveux d'or chatouillant son visage. Harry la tira contre lui.

— Je t'aime… Chuchota-t-elle. Je sais que tu n'arrives pas encore à me le dire mais je suis sure… que tu me le diras un jour…

Harry lui sourit et l'embrassa.

—Je ne résisterais pas longtemps.

June eut un léger rire et l'enlaça, tendant son cou aux chauds baisers du jeune homme. Harry laissa sa bouche parcourir les clavicules de June, ses épaules. Ses mains échappèrent lentement à son contrôle et vinrent caresser ses formes, ses hanches, ses cuisses, jusqu'à ses fesses rondes. June croisa son regard, la bouche entrouverte, un accord taciturne passa dans cet échange, ils surent chacun de leur coté qu'ils attendaient la même chose de l'instant qui allait venir.

June se redressa légèrement et posa ses mains sur la chemise de Harry, la déboutonnant lentement. Celui–ci remonta la robe verte de June jusqu'à ce qu'elle la passe par dessus sa tête. A force de caresse et d'apercevoir leurs corps se dénudant, leurs souffles s'accélérèrent, leurs joues se colorèrent. Harry se retrouva nu, excité et étrangement perdu, au dessus de June à qui il ne restait pus que sa culotte. La voir sous lui, offerte et magnifique ne fit que l'exciter d'avantage et June lui sourit doucement, percevant surement son hésitation. Elle tandis la main et vint le caresser, lui montrant ce qu'elle voulait, et lui donnant le plaisir qu'il cherchait. Harry poussa un soupire de plaisir et se colla à elle, se délivrant de ses chaines et touchant son corps sans plus de gène. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve nue, jusqu'à ce qu'elle l'invite à venir en elle, jusqu'à ce que son désir devienne presque douloureux.

Le soleil se levait. Ce fut bon, intense, ce fut douloureux et doux. Ce fut maladroit et délicieux. Mais surtout, ce fut un soulagement pour l'un comme pour l'autre, l'accomplissement d'un désir refoulé, la conclusion et en même temps le début de tout. Ils le savaient à présent l'un comme l'autre, ils savaient qu'ils ne pourraient plus jamais ce séparé, ils étaient liés, à l'extrême, à jamais.

Lorsque leurs deux corps se séparèrent, qu'ils se posèrent l'un contre l'autre, June sentit les épaules de Harry secouées de soubresauts.

— Oh Harry… Elle le serra dans ses bras. Tu ne m'as pas forcé Harry, je le voulais… Je le voulais tant… Tu n'as rien à te reprocher.

— Merci… June… je t'adore tu sais ?

— Je le sais…

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Tom se réveilla en sursaut. Le soleil venait de se lever. Il avala sa salive, passant sa main sur son front couvert d'une sueur froide. Il tourna la tête, Harry n'était pas à ses cotés. Il lui arrivait souvent de se lever la nuit et d'aller se promener. Pourtant, Tom avait un mauvais pressentiment. Il ne pouvait s'enlever de la tête son rêve.

Dans ce rêve, il se tenait d'abord dans le noir. Sur une table devant lui, un oiseau de jais était enfermé dans une cage dorée, une alouette. Mais alors qu'il s'approchait de l'oiseau, avec un sentiment de tranquillité, l'aube sembla se lever, le décor noir se tinta doucement de doré. Et plus ce soleil se levait, plus la cage grinçait. Tom cria alors que le soleil atteignait son zénith. La cage s'ouvrit et l'oiseau s'envola, plongeant dans le soleil qui brulait la peau de Tom.

Lord Voldemort grimaça en se recouchant. La situation lui échappait. Il devait agir hélas il ne voyait pas comment combattre un ennemi dont il ne savait rien.

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Le Terrier était emplis de cris et de réactions en tout genre. Ginny était venu rendre visite à sa famille. Et elle avait amené Draco. Après trois quart d'heurs où elle dut empêcher ses frères de tuer son petit ami celui–ci leur assura ses sentiments avec mauvaise humeur.

— Mais je ne viens pas pour débattre de mes sentiments pour Ginny qui sont assurés. Je viens vous parler de P… Harry.

Les Weasley l'écoutèrent religieusement leur expliquer la relation entre June et Harry.

— C'est merveilleux ! S'extasia Mrs Weasley.

— C'est dangereux surtout. Le Lord va le savoir, il s'en doute déjà. Je crains le pire pour eux…

Ron renifla dédaigneusement.

— Ne sous estime pas Harry. Je le connais bien et après tout les changements, tous les bienfaits qu'il a mis en place pour la société sorcière, je pense qu'on peu lui faire confiance.

Hermione soupira.

— Mais il n'a jamais su se protéger lui même. Merlin…

Voyant l'ambiance s'alourdir, Draco décida d'ajouter :

— Ouais, mais il a toujours eu une chance de cocu.

Un sourire contagieux se propagea dans la salle et tout le monde fut pris à rêver d'espoir.

(à suivre…)

Et voilà ! Plus que trois chapitres et l'épilogue ! Le prochain chapitre sera posté avant jeudi )

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Gros bisoux !