Heyy salut tout le monde ! Voilà la suite
Il y aura en tout quatre ou cinq chapitres, et je compte poster toute les semaines, et peut-être un peu plus souvent si j'ai le temps (période de bac blanc de la mooort).

Merci à Lea Michaelson, Oceaane (ça change de voir Klaus comme ça, hein ? Mais je rappelle que cette période se passe avant la série), mmiryam (ouiii c'est pas habituel hein ? mais pareil, ca se passe avant la serie donc c'est normal qu'on ne soit pas habituées) et immortelle42 (voilà la suite, miss) pour leur mignonnes et gentilles reviews. Ca me fait super plaisir !


- C'est le matin, miss, murmura Klaus.

La créature blonde à ses cotés geignit doucement. Le grand drap blanc bougea quelque peu, et une voix fluette et endormie en sortit :

- Pas déjà !

Klaus sourit.

- Juliet, il est déjà onze heures.

Son amie protesta en enroulant son petit corps autour de celui du vampire :

- Non, il est trop tôt.

- On a des courses à faire, mon cœur.

- Mrph ...soupira Juliet.

Nicklaus utilisa sa vitesse surnaturelle pour la lever, ce qui fit hurler de rire la petite Juliet. Il plaqua ensuite le dos de son amie contre le mur, la coinçant contre lui.

Elle entoura la taille de son vampire avec ses minuscules jambes et l'embrassa tout doucement sur le front.

- Nick ...toujours aussi pressé, chuchota-t-elle en lui caressant la joue.

Leur front se touchaient presque, et ils se sourirent tendrement.

La relation entre Juliet et Nicklaus était quelque peu ambigüe. Ils ne s'embrassaient pas, ne couchaient pas ensemble, mais agissaient systématiquement comme un couple. Ils se câlinaient tendrement, connaissaient l'autre comme le font de leur poche, mais n'entretenaient pas de relation physiquement amoureuse.

Klaus enfouit son visage dans le creux de son cou, et inspira son doux parfum de bébé. Les petits doigts de Juliet tirèrent les boucles blondes de Klaus vers l'arrière et elle planta ses yeux dans les siens.

Lui était toujours attendri devant sa Juliet, son unique amie, adorable, et jolie, qui avait su percer sa solide carapace aussi facilement qu'en disant bonjour. Il était heureux de s'être laissé charmer.

Il pencha la tête vers la gauche en souriant.

- Va prendre une douche, et on y va.

Klaus l'embrassa sur le nez et la posa délicatement à terre.

Elle décampa à toute vitesse et se jeta sur le lit.

- Yihaaa ! Dodo !

- Juliet ... On doit vraiment y aller.

La mine tristounette, son amie attrapa sa serviette de toilette et se dirigea en trainant des pieds vers la salle de bain. Une vraie comédie de petite fille trop gâtée.

Elle prit sa douche rapidement et sorti, trempée, avec sa grande serviette blanche roulée autour de son petit corps.

- Tu me passes ma robe bleue s'il te plaît ? Celle qui me fait des gros seins.

Klaus émit un petit rire, farfouilla un peu dans la valise de son amie et lui lança sa robe pendant qu'elle essayait, en vain, de passer ses sous-vêtements par dessous sa serviette.

Après deux pshits de déodorant, un coup de peigne et deux traits d'eye liner, Klaus et Juliet se promenaient dans Rome en s'émerveillant devant les petites boutiques de glaces, les magasins de luxe et les églises catholiques.

Juliet avait aujourd'hui dix-neuf ans, et Klaus et elle ne s'étaient plus quittés depuis ce 1er Janvier 2000.

- Klaus ...susurra la jeune fille en tirant sur son bras.

Ils passaient devant la fontaine de Trevi.

- Oui, mon cœur ?

Comme il ne la regardait pas, Juliet ne dit rien, laissant planer le suspens. Lorsqu'il lui accorda un regard, elle lui envoya son sourire attendrissant, qui fonctionnait sans exception.

- Et si... tu me transformais en vampire ?

Klaus s'arrêta de marcher. Il resta silencieux quelques secondes, et chuchota :

- C'est vraiment ça que tu veux ? Ne pas rester humaine ?

Elle passa ses petits bras autour de la taille du vampire originel.

- Non. Je ne veux pas grandir. Et je veux toujours rester avec toi.

Il lui caressa les tempes et déposa un petit baiser sur le haut de son crâne.

- Tu ne veux pas grandir ? Attendre tes 65 ans, entourée de tes petits enfants et de ton vieux mari ? Ne jamais être enceinte, ne jamais vieillir et voir tous tes amis mourir les uns après les autres ?

- Nick...sois réaliste. Pour ce qui est de ma croissance, c'est foutu, je ne passerai jamais la barre des 1,50m. Je ne serais jamais enceinte parce que je ne veux pas d'enfants si c'est le prix à payer pour rester avec toi. Je ne veux pas vieillir, ni d'un vieux mari. Et mes amis ...je n'en ai pas ! Je ne verrai personne mourir, si ce n'est moi, et je ne veux pas. Et toi non plus.

Ses arguments tenaient la route. Klaus prenait petit à petit sa décision.

Quand elle leva les yeux vers lui, il répondit :

- C'est d'accord.

Il était d'autant plus beaucoup trop égoïste pour la regarder vieillir sans lui. Elle lui fit un merveilleux sourire, comblée.

- C'est vraiment ce que je veux, tu sais, ajouta-t-elle, comme pour le convaincre qu'il n'était pas en train de faire une bêtise.

Par la suite ils retournèrent déjeuner à l'hôtel.

- Avant de me supporter pour le reste de l'éternité, il y a certaines chose que je ne t'ai pas dites ... avoua-t-il devant ses spaghettis.

- Oui ?

- À propos de ma famille.

Juliet savait que c'était un sujet sensible et délicat, c'est pourquoi elle ne pipa mot et posa ses couverts, pour se concentrer uniquement sur ce qu'il allait dire.

- Je t'écoute.

- C'est moi qui ai tué mes quatre frères et sœur.

Juliet encaissa le coup.

- Comment ça ?

Elle pencha sa tête, et Klaus s'en voulu d'avoir à confesser ces horreurs à une âme si innocente que celle de Juliet.

- Ils ne sont pas vraiment morts, en fait. C'est compliqué. Ce qui compte, c'est que je les ai quand même tués.

Juliet eut un mouvement de recul, mais se rapprocha, les yeux grand ouverts, avant de demander d'une petite voix :

- Qu'est ce qu'ils avaient fait ?

Sa foi en lui, inébranlable, cette confiance naïve et adorable qu'elle lui portait le fit se tasser encore un peu plus sur lui-même. Même quand il confessait ses meurtres, elle le défendait , présupposant que seuls ses frères étaient en tord et que lui était innocent. Il se sentait à la fois faible et dangereux, ce qui ne lui plaisait pas, étant donné qu'il était faible devant elle et dangereux pour elle.

Elle.

Il s'en voulu de lui dire ce qu'il avait fait. Ou il s'en voulu pour ce qu'il avait fait, mais ça, il ne le reconnaîtrait pas.

- Rien. Ils ont juste voulu s'éloigner de moi.

Cette fois-ci, son amie le regardait, le visage décomposé, et le menton tremblant.

- Je ne voulais pas. Je voulais que nous soyons toujours unis. Kol, le petit dernier, a transformé une fille dont il s'était entiché et a voulu nous quitter. J'étais furieux. Tellement furieux. Je lui ai planté une dague dans le cœur. Tu la plante, l'originel meurt, tu la retire, il revient à la vie. C'est le principe.

Juliet hocha la tête, mais ses yeux étaient désormais un peu plus vides, et avaient retrouvé un éclat de détermination farouche.

- Par la suite, Finn, révolté, a essayé de s'enfuir. Je l'ai poignardé à son tour. Rebeckah, ma petite sœur, qui m'a été fidèle pendant si longtemps, a voulu partir il y a 80 ans avec le premier crétin venu, un imbécile de vampire, un éventreur, un ...

Ses yeux s'étaient enflammés, et sa mâchoire se serrait très fort.

- Elijah mon grand frère est encore en vie. J'ignore où il se trouve. Mais il me hait et je ne l'ai pas vu depuis plusieurs décennies.

Juliet, restée parfaitement calme, essuya sa bouche sur une serviette de table en soie et coton, et demanda l'addition. Elle regardait la figure défaite de Klaus, le regard dur, sans mot dire. Lui en voulait-elle ? Son visage d'habitude si dur à lire reflétait tant d'émotions simultanées et contradictoires qu'elle même ne semblait pas connaitre son état d'esprit présent.

Lorsque Klaus eut payé la note, Juliet se leva et voulu partir d'un mouvement rapide. Elle ne savait pas encore où aller mais elle trouverait. Elle trouverait un endroit où personne ne lui mentirait, où tout le monde s'aimerait et où la vie serait belle.

Klaus attrapa son bras de derrière, et la força à se retourner. Elle vint s'écraser sur son torse lorsqu'elle n'eut d'autre choix que d'obtempérer.

- Je t'en supplie. Ne me laisse pas. Tu es la seule personne qu'il me reste, lui assura-t-il.

Ces mots remplis d'émotion semblaient lui arracher la bouche. Il ne s'était jamais abaissé à dire de pareilles choses auparavant. Pourtant ses mots étaient sincères.

Juliet sembla hésiter, regarda ses pieds, tordit sa petite bouche rose.

- Viens, dit-elle finalement, et Klaus respira.

À l'hôtel, le soir venu, dans leur grand lit, Klaus et la petite fille se regardaient, face à face, sans se toucher ni parler.

Juliet brisa le silence :

- Promet-moi, mon chéri, que tu les réveilleras. Un jour.

Klaus embrassa doucement son épaule et lui murmura :

- C'est promis.

Elle lui pardonna peu après, et ils continuèrent leur tour du monde tranquillement, en profitant de l'un et de l'autre.


Une petite review ? Vous croiserez peut-être Klaus à Rome la prochaine fois que vous allez en Italie