Salut salut ! Voilà le chapitre 3 :)

Merci pour vos gentilles reviews, j'ai répondu aux inscrites déjà, dites moi si j'en ai oublié !

Immortelle : Merci beaucoup pour ta review. Alors non, dans le chapitre 2, c'est très clair, Juliet et Klaus ne sont pas à proprement parler ensemble, c'est une relation complètement platonique ! Voilà n'hésite pas à me dire si jamais ce n'est pas clair, gros bisoux !

Désolée pour le retard, je suis en train de réviser mes oraux LV2 de bac, je stresse comme un porc donc je n'ai pas eu le temps de vous poster ça avant. J'espère que vous aimerez !


Juliet, radieuse dans une robe de bal en soie rouge carmin, tournoyait voluptueusement dans les bras de Nicklaus, son meilleur - et unique - ami.

Ils se trouvaient à Londres, et le matin même, Klaus était arrivé dans leur hôtel en brandissant des cartons d'invitation pour un bal princier.

Elle n'avait jamais su s'il les avait volés, ou obtenus honnêtement, mais l'invitation suintait tellement l'argent et la classe qu'elle n'avait rien osé dire.

La valse sur laquelle ils dansaient depuis quelques minutes était magnifique. Les yeux de Klaus dans les siens et sa main chaude dans le creux de son dos la faisaient délicatement frissonner.

De nombreux invités regardaient ce drôle de couple, proche et presque trop beau, se regarder dans les yeux, et tournoyer, encore et encore, à travers une sublime salle du Windsor Palace.

Une grande brune, maigre et droite dans sa robe bleue ciel pencha la tête et se mordit la lèvre, essayant d'attirer l'attention du grand blond qui dansait magnifiquement bien un peu plus loin.

Mais il n'avait d'yeux que pour elle.

Elle.

Elle, cette gamine en robe longue, si fluide, qui assouplissait chaque contour de son corps minuscule.

La robe rouge, dont la partie supérieure s'envolait à chaque pas, accentuait l'impression de légèreté que la danse donnait. Et la façon dont le grand homme blond admirait et enlaçait cette petite fille, la façon dont ses yeux bleus l'enflammaient, c'en était presque indécent.

C'était la fin de la soirée, il devait être minuit. La musique s'arrêta bientôt, et le couple sortit doucement.

Les deux amis avaient décidé de passer tranquillement leur fin de nuit dans un night-club une fois la soirée achevée.

Dans le taxi qui les amenait à une boîte de nuit branchée de Londres, Juliet posa sa tête sur les genoux de Klaus.

- On se fait un chauffeur de taxi ? demanda Klaus en se penchant à son oreille.

Juliet éclata d'un rire frais. Sa petite personne fragile et adorable avait été quelque peu tempérée par sa transformation en vampire, qui en avait fait une petite boule de nerf autoritaire et très sûre d'elle.

Son apparence frêle et ingénue avait été mesurée par un style quelque peu plutôt classe, et une attitude j'men-foutiste et quasi provocante. Elle avait l'habitude de déambuler sur des talons vertigineux, ou de porter des robes très courtes, des chemisiers subtilement décolletés, et des pantalons de cuir très moulant. Elle avait parfois des boucles d'oreilles pendantes, des bracelets de pierres et des bagues en or à ses doigts. Ses cheveux blonds avaient beaucoup poussés avant sa transformation et elle les laissait souvent soit lâchés, soit attachés en un haut chignon brouillon.

Klaus voyait toujours la fillette abandonnée au bord de la route dans ses grands yeux verts, surtout quand elle souriait en fonçant le nez, mais souvent il se surprenait lui-même à la considérer autrement que comme son ancienne protégée en robe rose.

- Monsieur, vous avez une femme ou des enfants ? demanda-t-elle, fidèle à elle-même, dans un élan en avant pour planter ses yeux dans ceux du chauffeur.

Ses pupilles se dilatèrent sous l'hypnose, et le taximan sourit.

- Oui, je viens d'avoir une petite fille.

Klaus caressa de son pouce la joue de son amie.

- Tu es trop gentille.

- Je suis mesurée, mon chéri, c'est tout, lui expliqua-t-elle.

Le taxi s'arrêta devant l'entrée du night-club.

- Merci monsieur, le gratifia Juliet en lui lançant un billet de 50 livres.

- Bonne soirée, les jeunes.

Klaus éclata de rire. Quelques années auparavant, il aurait arraché la tête de ce chauffeur de taxi sans aucune arrière pensée simplement parce qu'il s'était permit de l'appeler "jeune".

Mais avec sa petite Juliet qui ne supportait pas qu'il «s'approprie des vies», il n'en faisait rien.

Juliet allait passer devant toute la file d'attente pour rentrer, quand elle se rendit compte que sa tenue ne concordait pas exactement avec les circonstances.

Dans un coin sombre, en arrière du bâtiment, elle déchira sa magnifique robe longue, pour qu'elle atteigne la première moitié de sa cuisse.

Elle arracha le voile de soie qui recouvrait ses épaules pour que la robe devienne bustier.

La jeune femme rajusta son maquillage dans le miroir que lui offrait un vieux rétroviseur, en ajoutant beaucoup de noir, et détacha sa cathédrale de cheveux pour qu'ils viennent onduler sauvagement autour de son petit visage sans défauts.

- Bébé, tu es indécente, vraiment.

Juliet eut un sourire en coin.

- Et toi, tu es beaucoup trop élégant pour rentrer dans ce genre de boîte.

Elle lui fit retirer sa veste de costume, et lorsqu'il ouvrit la bouche, et qu'un cri de protestation lui échappa, elle haussa les épaules et envoya la veste valdinguer dans une poubelle.

- Mon smoking !

- Je t'en rachèterai un plus beau, Nick.

Il soupira.

La petite Juliet se mit sur la pointe des pieds pour passer une main dans les cheveux de son ami et leur donner un air désordonné. Elle desserra son nœud papillon, pour qu'il ait l'air suffisamment brouillon, mais elle ne le défit pas. Elle avait une véritable passion pour les nœuds papillons.

- Parfait.

Elle sembla satisfaite, et remit ses escarpins hors de prix, qui augmentaient sa petite taille d'une bonne douzaine de centimètres.

Ils passèrent devant toute la file d'attente, hypnotisèrent le vigile et rentrèrent dans la salle de danse, pleine de moiteur et de britanniques plus saoul les uns que les autres.

Dès les cinq premières minutes, Juliet dansait collé-serré avec un grand brun qui essayait de la toucher par dessous sa robe. Alors que le visage de l'inconnu se rapprochait dangereusement de celui de la petite Juliet, que sa main montait encore et encore sur sa cuisse, Klaus intervint.

Il n'y alla pas de main morte. Son poing heurta avec une violence déconcertante l'œil droit de l'homme brun, et il le propulsa dans le décor. Quelques personnes prirent peur, mais la plupart ne virent rien.

Juliet le regarda, scandalisé :

- Mais ...enfin !

En proie à une colère noire, Klaus la domina de toute sa hauteur en la forçant à reculer jusqu'à ce qu'elle touche le mur.

Toujours la tête haute, la petite fille recula, très droite, contre le mur, en déroulant les chevilles. Ses yeux lançaient des éclairs. La réaction de Klaus, bien que protectrice, l'avait, elle aussi, mise dans une colère froide.

N'avait-elle pas le droit de s'amuser elle aussi ? Elle n'avait pas été regardée par un homme de cette façon depuis le nouvel an de l'année 2000.

Il plaqua ses grandes mains calleuses des deux cotés de sa tête avec un air imperturbable et affreusement dur, et susurra :

- Il était beaucoup trop proche.

Son souffle frais, tranchant avec la chaleur étouffante du club lui caressa agréablement le visage.

- Je ne veux pas que tu sois aussi proche de quelqu'un, asséna-t-il, toujours extrêmement rudement.

Il se rapprocha encore d'elle, de deux pas lents et félins, collant son corps fin et musclé contre celui, gracile et délicatement rebondi, de son amie.

- Excepté moi.

Leurs fronts se touchèrent, et, comme dans une bulle, à l'écart des autres, leurs lèvres s'effleurèrent.

Juste un instant.

Ils se regardèrent, les yeux dans les yeux, front contre front, si serré, si proche de l'autre, que ce fut comme une évidence. Une évidence si évidente qu'elle n'était jamais apparue auparavant.

Ce regard, pensa-t-elle.

Il était tellement plus beau que celui de Stuart la veille du Nouvel an 2000. Tellement plus beau que celui du brun de tout à l'heure. Il la désirait, oui, mais cette étincelle de fascination, d'estime, et, oui, de tendresse, cachée dans les yeux bleus de Nicklaus, elle ne l'avait jamais vue nulle part ailleurs.

En un instant, un grognement s'échappa de la gorge de Klaus, et impatient, il se resserra contre elle, passa une jambe entre les siennes, et tira légèrement sur ses cheveux pour qu'elle penche la tête vers lui.

Elle eut vaguement le temps de respirer qu'il l'embrassait déjà avec violence, et lorsque sa langue entra en contact avec la sienne, la jeune femme se demanda comment elle avait pu se retenir de l'embrasser jusqu'à cet instant.

Elle glissa ses mains dans les courts cheveux blond de l'homme qu'elle embrassait, se colla un peu plus contre lui et ne sut plus quelles parties de son corps lui appartenait.

Ils n'avaient plus que du vide dans le cerveau, excepté l'idée de rester le plus possible en contact avec l'autre.

Une des mains du vampire se faufila sous la robe rouge pour caresser sa cuisse, et elle voulu lui arracher sa chemise, qu'il lui arrache sa robe, n'importe quoi pourvu qu'elle puisse se fondre dans sa peau.

Son bassin commença à onduler contre sa jambe et elle sentit la main de Klaus glisser vers l'intérieur de cuisse, ce qu-

- Juliet ?

Ce fut comme la sensation d'une douche glaciale sur la peau de la jeune femme.

Elle se décolla plus vite que l'éclair de celle de Klaus. Une fois ses esprits plus ou moins clairs, elle se concentra sur la voix qui venait de l'appeler et son sang se glaça.

- S- Stuart ?

Elle n'eut pas le temps de répondre que ledit Stuart l'avait déjà entrainé vers les toilettes, toute secouée et faible qu'elle était après ce baiser étourdissant.

Klaus cru avoir à faire à un ancien ami de sa bien aimée, ne se souvenant plus, instantanément, du nom fatidique de Stuart McKleber. La tête lui tournant toujours par le baiser intense qu'il venait de partager avec elle, il se dirigea mollement vers l'endroit où celui qui avait osé les déranger avait entrainé sa petite Juliet.

Lorsqu'il ouvrit la porte des toilettes des filles - celles des hommes étant vides - le spectacle auquel il assista le laissa sans voix.

La pièce était littéralement rouge : il y avait du sang jusqu'au plafond, des flaques importantes sur le sol, d'un sang chargé de sucre, du à l'alcool, qui écœura Nicklaus à la seconde où il y pénétra.

Juliet était en train de savourer lentement l'homicide - le massacre serait le mot plus juste - de ce Stuart, qui hurlait de douleur. La musique couvrait, bien heureusement, ses cris, et Klaus se demanda un instant ce qu'il adviendrait si la musique cessait rien qu'une seconde.

- Tu te rappelle la façon dont tu m'as touché la cuisse il y a cinq ans ? Tu t'en souviens ? Regarde ce que ça m'as fait ! hurla-elle en lui arrachant ce qu'il restait de ses jambes.

Voyant qu'il ne voulait pas mourir, elle plaqua l'épave de son corps meurtri et plus tout à fait entier contre le mur.

- Voilà ce que tu m'as fait, Stuart, lui chuchota-t-elle en lui arrachant terriblement lentement le cœur de la poitrine.

Le cadavre tomba à terre, et Klaus osa regarder sa Juliet dans les yeux. Il ne la reconnu pas. Le petit monstre était couvert de sang frais, les yeux fous, le sourire vicieux et cruel, et la respiration haletante. Cela ne lui déplaisait pas, mais ce n'était plus la Juliet de l'autoroute, la Juliet frêle et chétive, dans sa grosse robe de tulle rose. Une Juliet innocente, vertueuse et encore pleine d'illusions sur la vie.

Il la regarda d'un visage neutre, dubitatif, mais ni juge, ni émerveillé. Sérieux, tout simplement.

- Viens là, murmura-t-il en ouvrant des bras accueillants.

Elle s'y engouffra à une vitesse inhumaine, et il ne tarda pas à sentir des sanglots la secouer.

- Juliet ...

Il caressa lentement ses cheveux, comme il avait l'habitude de le faire lors de ses coups de blues. Ils laissèrent la pièce ensanglantée derrière eux, et sortirent du night club, où ils prirent un taxi pour leur hôtel, dans un quartier londonien assez huppé.

Arrivés là, Klaus eut soudain envie de changer d'air, ce qui ferait un bien fou à Juliet. Les bagages furent prêts en quelques minutes, pendant que la petite blonde prenait sa douche, et lorsqu'elle sortit, entourée d'une serviette blanche molletonnée, elle murmura simplement, des trémolos dans la voix :

- C'était ma première victime.


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