Hello tout le monde !

Alors après cette semaine riche en émotion (oraux bac de russe et italien, gnaaaa enfin c'est fini), je vous dois bien un petit chapitre.

Kim :Merci pour ta review, tes compliments m'ont fait très plaisir. Je sais que le fait qu'on sache qu'on sache la fin était un risque à prendre, mais je considère cette fiction comme une élucidation du mystère Klaus plus que comme une fiction à suspens. Je ne sais pas si tu voix ce que je veux dire, mais, oui, je pense que c'est évident que, étant donné qu'on ne rencontre pas Juliet dans la série (vu que c'est moi qui l'aie inventée), il s'est forcément passé quelque chose. Bon, je suis désolée que ça te perturbe, sinon, et, j'espère que ce chapitre te plaira ! Bisoux !

Juste pour que vous sachiez, ceci est l'avant dernier chapitre. Je posterai le dernier la semaine prochaine, j'imagine, et si jamais l'inspiration reste, je vous ferai peut-être un petit épilogue ou sûrement des outtakes. GROS BISOUX !


Pour ce chapitre, je vous conseille Killing me softly, de Franck Sinatra (je l'ai écrit en l'écoutant).


« Embrasse-moi ».

Aussitôt leurs lèvres se scellèrent, et le dos de Juliet frappa le mur latéral du bungalow que Klaus et elle partageaient en Sardaigne. Les mains du vampire originel tenaient fermement la taille de son amante, tandis qu'elle passait désespérément ses mains sur son dos, essayant vainement de ne pas hurler de plaisir.

Il en sortit tout de même une petite série de gémissements ainsi que des grognements sourds.

Quelques minutes plus tard, Klaus ronflait légèrement dans les draps blancs, et Juliet, encore éveillée, revêtit une robe de chambre en soie couleur perle et sortit du bungalow. Situé sur la plage, cette petite case deux pièces était un vrai paradis.

La petite Juliet avait maintenant 24 ans, même si elle était figée à jamais dans ses 21.

Elle marchait à pas lents dans le sable, frissonnant lorsque la houle venait lui lécher les orteils. Juliet ramassa un coquillage, puis deux, avant de s'allonger dans le sable.

Le soleil matinal sur sa peau réchauffait son teint laiteux, et elle laissa ses cheveux se mêler au sable de la plage.

Elle repensa à la conversation qu'ils avaient eue après leurs ébats.

«Mon chéri, tu ne penses pas que le temps est venu de réveiller tes frères et ta sœur ?» lui avait-elle chuchoté, de but en blanc.

Il avait soupiré ostensiblement, avant de la couver d'un regard bienveillant et plein de reconnaissance.

«Tu as raison. Je redoute de le faire, mais …Nous irons à Chicago à la fin de la semaine. Je veux faire ça avec toi.»

«Tu es sûr ? Je ne veux pas te forcer !»

«Oui», lui avait-il répondu avec un baiser. «Tu es la seule à qui je fais confiance.»

Et il s'était endormi, comme un bébé. Juliet était tellement choqué de son comportement, si compréhensif, tendre, démonstratif, qu'elle ne pu pas trouver le sommeil.

D'autres paroles lui revinrent en mémoire:

«Je crois que tu es la première personne avec qui j'oublie que je suis un monstre», lui avait-il confié d'une voix grave, un sombre après-midi d'automne, alors qu'ils prenaient un chocolat chaud dans Paris.

«C'est vrai ?», lui avait elle demandé.

Elle savait que Klaus n'avait pas l'habitude de parler de ses sentiments.

«Absolument. C'est toi qui me fait ressentir les choses.», avait-il affirmé.

Elle l'avait embrassé immédiatement après avant de renchérir :

«Si on en est au aveux, je dois te dire que sans toi je serais sans doute morte un bon paquet de fois. T'es un peu mon prince charmant. Mon Romeo.»

« Ha-ha. Ma petite Juliet, arrête de dire des niaiseries. Rentrons», avait-il dit en riant.

Ils étaient rentrés dans leur hôtel sous son grand parapluie arc-en-ciel, collés l'un contre l'autre.

Alors qu'elle était perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas arriver les pas légers d'un inconnu derrière elle.

Elle se redressa lentement, sensuellement, tel un chat qui s'étire, et enroula ses bras menus autour de ses jambes, avant de soupirer d'aise. Le lever de soleil était somptueux.

Juliet était tellement amoureuse de Klaus qu'elle sentait comme un trop plein d'amour dans sa poitrine. Elle l'aimait tant que son cœur semblait avoir doublé de volume.

Soudain, deux mains fortes et décidés lui couvrir la bouche et le nez, de sorte qu'elle ne puisse plus respirer. Malgré ses débattements, elle perdit le souffle et ce fut le noir complet.

Lorsqu'elle se réveilla, trois ou quatre minutes plus tard, elle était toujours allongée de tout son long à même le sol, le soleil caché par une ombre, grande et menaçante.

La petite Juliet, toute tremblante, commença à rajuster sa robe de chambre quand la grande ombre se matérialisa juste devant elle.

Elle sursauta.

L'homme qui l'avait mise dans cet état se baissa et, plongeant ses pupilles dans les siennes pour faire fonctionner l'hypnose, dit d'une voix autoritaire :

«Es-tu Juliet ?»

La petite femme, catastrophée, répondit immédiatement. Sa volonté propre avait disparue.

«Ou- oui.»

Qui pouvait-il être ? Comment pouvait-il hypnotiser les vampires ? Elle se mit à craindre pour sa vie et pour celle de son amoureux qui dormait paisiblement à plusieurs mètres d'elle.

L'homme sourit très délicatement, sournoisement, puis susurra:

« As-tu déjà entendu que la vengeance avait un arôme doux et saturé ? Un peu comme le miel ?»

Sans comprendre, Juliet grimaça, et essaya se remettre debout pour lui parler. En parlant, tout pouvait toujours s'arranger. Elle le savait.

Seulement Elijah fut plus rapide qu'elle. En un instant il sortit un petit pieu de bois de nulle part, et l'enfonça profondément dans la poitrine de Juliet. Doucement. Pour qu'elle souffre longtemps avant de rendre son dernier souffle. Dans ses yeux devenus noirs, Juliet ne vit que de la haine, la haine pure et dure qu'il portait à son frère. Elle savait qu'il souffrirait plus de la voir mourir que de mourir lui-même. Son cœur se brisa.

Un cri déchirant perça la nuée du petit matin.


Ne me tuez pas ! A la place, défoulez vous dans les reviews :)