Titre : Meilleurs Ennemis (ce titre est nul…)
Auteur : Syhdaal
Genre : Si je vous dis indéfini vous ne me frapperez pas ?
Base : Weiss Kreuz
Couples : Vous allez dire que c'est une maladie chez moi mais pour le moment j'ai rien décidé à part un Farfie x Brad !
Combien de morts ? Je rigole, j'oserai pas…
Disclaimer : Tout le monde commence à le savoir, Les personnages de Weiss Kreuz ne m'appartiennent pas, ça serait trop beau…
Le soleil est de retour. Je vais avoir du mal à me réhabituer à la flotte cet hiver moi…
Vous avez entièrement raison, je suis malade. Au fait, est-ce que j'ai dit que je n'aimais pas ce titre ?
Ca colle pas du tout avec l'histoire en plus. Je suis malheureuse ! Enfin, c'est relatif aussi.
Maintenant, fic !
/ Blablabla. / : Conversations télépathiques
P'tite note de la scribouilleuse : en l'an de grâce 2015, mois de janvier, soit pour ainsi dire 12 ans plus tard, je refais une ch'tite correction. C'est que bon, ça a toujours été un peu le bazar, mais rien de drastique hein, j'corrige juste deux trois fautes que j'ai repérées. Un grand, immense, merci à vous qui lisez toujours.
Meilleurs Ennemis
Chapitre 2
Les quatre assassins, plus ou moins connus sous le nom des Weiss, s'accordèrent un instant de silence avant de décider de la marche à suivre. Omi fut le premier à prendre la parole.
– Qu'est-ce qu'on fait Aya-kun ?
Le leader fixa un instant le jeune homme qui était venu frapper à leur porte.
Vous êtes… Sur… Leur liste…
Il n'en avait pas la moindre idée. Que Schuldig, blessé, fasse irruption sur le pas de leur porte tenait déjà du délire. Qu'il leur murmure une menace sibylline avec son presque dernier soupir c'était juste paranormal.
Qu'avait-il voulu dire par là ? Est-ce que c'était bien sérieux ?
Est-ce que c'était un piège ?
Schuldig était dangereux, il ne pouvait pas mettre son équipe en danger. L'instinct de survie aurait voulu qu'il se débarrasse de lui, tout de suite. Mais quelque chose au fond de sa tête lui soufflait que peut-être, il devait lui laisser le temps de dire ce qu'il avait à leur dire. Le doute devait toujours bénéficier à l'accusé, il avait lu ça quelque part. Un comble. En attendant, son équipe attendait sa décision. Il décida sagement de leur demander leur avis. Il avait appris à déléguer un peu, avec le temps.
– Selon vous ?
– On devrait lui laisser le bénéfice du doute, dit Yohji, rejoignant ses pensées.
– Okay pour moi. Il n'est pas venu pour rien, acquiesça Ken en se redressant.
– Omi ?
– Il est venu nous dire quelque chose, c'est sûr. J'espère juste…
– Que ce n'est pas un traquenard, on est tous d'accord, résuma Yohji.
Ils lancèrent un regard unanimement perplexe au Schwarz inconscient.
– En attendant, ça pue l'embrouille, conclut Ken en donnant voix à ce qu'ils pensaient tous.
Aya poussa un soupir.
– Occupez-vous de lui. J'appelle Manx.
Sur ces mots, Aya quitta la boutique et se dirigea vers leur quartier général, le sous-sol du Koneko. Ils y disposaient d'un téléphone à ligne cryptée. Ken, Omi et Yohji se consultèrent une fois de plus du regard, assez hésitants pour la suite des évènements.
– Hum… Bien sûr, par s'occuper de lui, il n'entend pas « l'achever », hein ? Demanda Omi, donnant voix à la question que tous trois se posaient.
– J'en suis pas sûr… Commença Ken. Yohji ?
– On soigne ce qu'on peut. Pour la sécurité, on pourra toujours le menotter si ça commence à craindre, dit le grand blond en se baissant pour soulever son opposant dans ses bras avec l'aide de Ken.
Schuldig n'était pas un poids plume !
– Quelle chambre ?
– La mienne, c'est la plus grande.
– Okay, Omi tu t'occupes de la trousse de soin ? J'avance avec Yohji.
Le plus jeune hocha la tête et partit en avant pour dévaliser la boîte à pharmacie gardée dans la salle de bain. Yohji et Ken montèrent à l'étage et étendirent le jeune homme sur le lit de Yohji. Omi passa sa tête par la porte entrouverte.
– J'ai tout ce qu'il faut, mais par contre, on risque de tomber à court de pansements. Il n'y en a presque plus.
Yohji haussa un sourcil avant de glisser un regard à Ken, penché sur Schuldig pour l'examiner d'un peu plus près.
– Et qui devait s'occuper de refaire le plein, hmmmm ? Suivez mon regard.
Ken se frappa le front du plat de la main après un sursaut de lucidité.
– C'est moi ! Le boulet ! J'ai complètement oublié avec l'entraînement des gamins !
– Ce n'est pas grave Ken-kun, vas-y tout de suite, on va se débrouiller pour le moment.
– Vous êtes sûr que ça va aller ?
– Mais oui. Reprends des bandages, pansements… Ce que tu peux, d'accord ?
– Okay j'y vais ! Lança le brun en filant au rez-de-chaussée, les laissant se débrouiller avec le télépathe.
– Et oublie pas le désinfectant ! Cria Yohji après lui. Bon, on commence par quoi ?
Omi avait l'air un peu perplexe devant l'ampleur de la tâche. Ils n'étaient pas médecins et pour des blessures de cette ampleur, ils se rendaient généralement au dispensaire tenu par les bons soins de Kritiker. Sauf que là, Persia ne verrait probablement pas d'un très bon œil qu'ils embarquent Schuldig dans cet endroit plus ou moins secret.
– J'sais pas trop, y a du sang partout. Moi je propose qu'on le déshabille, comme ça on pourra évaluer un peu les dégâts.
– Vendu. Va me chercher de l'eau chaude et des serviettes, on a du boulot, dit Yohji en s'armant de courage avant de se pencher sur Schuldig pour le déchausser en premier lieu.
Au rez-de-chaussée, Ken percuta violemment Aya qui sortait du salon, et tous deux atterrirent sur le sol avec forces de grognements.
– Désolé, ça va ?
– Ouais. Où allais-tu si vite ?
– A la pharmacie, j'ai oublié d'y aller hier et on va manquer. Et comme Schuldig saigne beaucoup… Dit-il en l'aidant à se relever.
– Hm. Vas-y, mais sois prudent.
Ken lui adressa un regard un peu perplexe en poursuivant dans le couloir pour prendre sa veste.
– C'est-à-dire ?
Aya soupira devant sa naïveté de toujours. Ou était-ce plutôt de la négligence ? Il aurait dû arrêter de s'arracher les cheveux depuis longtemps devant le manque de prudence de son équipier, mais y avait quand même des jours où des claques se perdaient.
– Les Schwarz pourraient être dans les parages.
– Ah... Bon j'y vais !
Le rouquin secoua doucement la tête en le voyant courir vers la sortie, trébuchant quasiment deux fois de plus dans sa précipitation. Aya haussa un sourcil à son rétablissement un peu chaotique avant de le voir filer dans la rue par la porte de service. Sa maladresse était proverbiale, comment avait-il pu un jour être sportif de haut-niveau[S1] ? Il avait toujours mis ça sur le compte de son empressement et de sa nature un peu tête-en-l'air au quotidien. Heureusement pour leur survie, il ne faisait pas preuve de la même tendance à trébucher en mission. A croire que tout était question de concentration…
Il soupira et se dirigea vers les escaliers pour voir où en étaient les choses avec Schuldig. Il entra silencieusement dans la chambre de Yohji, où les deux blonds tentaient d'examiner leur patient sans lui faire trop de mal. Il voyait d'ici ce qui semblait être une blessure par balle au flanc gauche du jeune homme. Ca avait l'air d'être superficiel d'où il était, mais il n'était pas spécialiste des gros bobos. Omi tourna la tête pour l'interpeller.
– Qu'a dit Manx ?
– Qu'elle passerait plus tard pour interroger Schuldig.
– Faudrait qu'il survive déjà, répondit Yohji toujours penché sur les nombreuses blessures de son ennemi.
– Regarde ça. Ca a été fait intentionnellement alors qu'il devait être incapable de se défendre, poursuivit-il en désignant une large lésion qui barrait le torse de Schuldig.
Le télépathe affichait une grosse plaie en travers du torse, d'une profondeur assez alarmante. Aya s'approcha pour examiner la blessure de plus près. C'était large, sanglant et assez profond. Et franchement moche. Ca ne se refermerait jamais correctement. En se penchant un peu plus, il trouva des contours irréguliers à la plaie comme si la peau avait été arrachée, très abîmée.
– Ca n'a pas été fait en une fois, ça.
– Ah ?
Omi s'approcha pour mieux voir, il s'était surtout d'abord chargé de la blessure qu'il avait sur le cuir chevelu, suturant comme il pouvait le cran de quelques centimètres qu'il y avait trouvé. Les blessures au crâne saignaient toujours beaucoup et ça expliquait tout le sang qu'il y avait sur son visage à son arrivée.
– Je trouve aussi. T'aurais fait un bon légiste Aya, lâcha l'aîné.
/ Je ne suis pas encore mort, vous savez. /
Les trois Weiss sursautèrent.
– Tu aurais pu dire que tu étais réveillé, grogna Yohji.
– Trop fatigué, murmura Schuldig en ouvrant les yeux avec difficulté.
– Je vais te donner un sédatif le temps de suturer… un peu tout, expliqua Omi en prenant une seringue.
Heureusement qu'ils avaient tous des formations en secourisme et premiers soins pour les soirs de mission ratées. C'était lui le plus avancé en la matière mais Yohji se défendait bien.
– Jusque là, il a plutôt bien supporté la douleur, lâcha Aya un brin cynique.
– Qu'est-ce que tu crois qui m'as réveillé ?
– Tu es prêt ?
– Je vais dormir combien de temps avec ça ?
– Plusieurs heures, répondit honnêtement le blond.
Il n'avait pas prévu une dose de cheval vu sa faiblesse et ses pertes sanguines, inutile de l'assommer au risque qu'il ne se réveille pas.
– Alors attends… Il faut…
– Quoi qu'il se soit passé, on ne pourra rien faire tant qu'on ne se sera pas occupé un peu de toi, okay ? Si tu fais un choc hémorragique, on ne pourra pas te réanimer, okay ? Lui expliqua Yohji en se penchant un peu sur lui, prêt à le maintenir s'il faisait de la résistance.
La faiblesse du télépathe était stupéfiante et quelque part, ça les mettait tous mal à l'aise. Schuldig n'était pas du genre à s'effondrer comme ça. Yohji fit signe à Omi planta doucement l'aiguille dans le bras droit du jeune homme. Schuldig ferma les yeux, emporté par l'inconscience.
– Il n'a rien dit mais la douleur doit être insupportable.
– On attaque le haut ?
Ils furent interrompus par le bruit d'une course effrénée dans les escaliers. Ken entra dans la chambre, les bras chargés. Bandages, sparadraps, antiseptique, antalgiques, kit de suture, agrafes, filets de maintien et autres rouleaux de gaze, la panoplie était complète.
– Voilà, je crois que j'ai tout! Fit le brun essoufflé.
– T'as fait vite.
– J'ai couru. J'ai des antibios aussi, on avait une grosse commande qui attendait à la pharmacie.
Kritiker fournissait à l'envi des ordonnances pour leur fournir tout ce qui leur fallait. Généralement, ils se rendaient dans leur clinique habituelle mais pour le courant, ils se contentaient d'aller à la pharmacie du coin. Ken déposa au pied du lit, remarquant la blessure étendue se trouvant sur le torse de Schuldig :
– Wow… C'est pas beau ça.
– C'est profond. Je me demande s'il ne faudrait pas refermer mais c'est tellement large, marmonna Omi en fouillant dans les produits ramenés par Ken, faisant un rapide inventaire de ce qu'ils avaient.
– Je ne suis pas sûr qu'on puisse suturer, bishônen… La chair est quasiment creusée. Il vaudrait mieux nettoyer la plaie et la protéger. Idem pour la blessure par balle[S2] , il a eu de la chance, c'est juste une éraflure, dit Yohji en attachant ses cheveux pour y voir plus clair.
– Avec quoi on peut faire une chose pareille ? Demanda Aya, assez perplexe.
C'était le genre de blessure qu'on ne voulait surtout pas recevoir. Ken se pencha lui aussi sur la plaie après avoir passé en revue ce qu'il avait ramené avec Omi.
– Je dirai un couteau fin… Très tranchant comme un rasoir ou un scalpel. Et de la patience.
– Ah ?
Ken s'arma de son téléphone portable pour bien éclairer la chair à vif.
– Regardez, c'est plus profond par endroits. C'est pas une blessure de défense, ça. Ca a été fait pour faire mal.
– C'est aussi ce que je pensais. Impressionnant Kenken, confirma Yohji en attrapant de l'antiseptique.
– Bah j'ai juste regardé.
– Je pensais pas que tu t'y connaissais autant en blessure par arme blanche.
Ken sourit un peu amèrement.
– A force de me coltiner Farfarello, fatalement…
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Ils avaient passé beaucoup de temps à panser les plaies du télépathe et la soirée approchait. Son état demeurait préoccupant. Ils avaient découvert en plus de la blessure par balle et de la lésion sur le torse, de nombreuses lacérations assez profondes sur ses jambes, ses bras et ses côtes, semblant à des griffures ou…
– Des coups de fouets ? Suggéra l'aîné des Weiss.
– On dirait que la peau à été arrachée, ça tient la route. Regarde, il en a aussi sur les bras.
– Blessures défensives. Il essayait sûrement de protéger son visage, commenta Ken qui faisait l'assistant, aidant Yohji à manipuler le corps de Schuldig pendant qu'Omi et Aya jonglaient avec l'antiseptique et les pansements.
Ils firent basculer l'homme sur le flanc pour pouvoir examiner son dos. Ce qu'ils y trouvèrent ne fut pas plus réconfortant. Son dos aussi était barré de longues et profondes estafilades. Et tout ça sans compter les nombreux hématomes qu'ils avaient relevé. Peut-être y avait-il même des fractures mais pour le moment, ils ne pouvaient pas faire grand-chose de plus. Ils n'avaient plus qu'à espérer qu'il ne fasse pas une hémorragie interne. Une fois le soir venu, ils descendirent tous les quatre s'installer dans le salon autour d'un café fumant, histoire de reprendre des forces.
– Vous avez vu son état ? Il n'a jamais été aussi mal en point, dit Yohji.
– Yohji-kun a raison. Il est gravement blessé. Comment a-t-il réussi à arriver jusqu'ici ?
– Je pense que la question n'est pas comment mais pourquoi.
Tous se tournèrent vers Aya qui avait l'air plus sérieux que jamais.
– C'est peut-être une mise en scène pour tous nous piéger.
– Tu as vu la gravité de ces blessures ? Sans aide médicale, il serait sûrement tombé dans le coma. Voire carrément mort, commenta Ken.
Le rouquin planta son regard améthyste dans les yeux de Ken qui lui donna vaguement l'impression de changer de couleur. Aya pensait qu'avec le temps, il faisait un peu moins peur à ses coéquipiers, mais ses regards un peu glacials faisaient toujours de l'effet. Il devait vraiment essayer de se corriger.
– Dans ce cas, pourquoi est-il venu frapper à la porte de ses pires ennemis ? Enchaîna Aya sans marquer d'hésitation.
– On est les « gentils », il se doutait bien qu'on n'allait pas l'abattre à vue, supposa le brun.
– Il est là le problème, interrompit Yohji. Aya n'a pas tort, pourquoi est-il venu ici, chez nous, alors qu'il sait bien que dès que nous en auront l'occasion nous le tuerons peut-être ? C'est ça qui cloche. Schuldig est loin d'être un idiot, et il est aussi très loin d'être faible, nous le savons tous. Comment s'est-il retrouvé dans une situation pareille ? On n'aurait pas la force de le mettre dans cet état même en s'y mettant à trois.
– Tu veux dire… Qu'il a été attaqué ? Demanda doucement Omi.
– Peut-être. Combien connaissez-vous de personnes capables de mettre Schuldig dans cet état ?
Les trois plus jeunes secouèrent la tête.
– Exactement, aucune. Aya n'a pas peut-être pas tort quand il dit que c'est une mise en scène. Juste pour qu'on baisse notre garde et…
Yohji laissa sa phrase en suspend, faisant un geste évasif de la main en les laissant deviner la suite. Omi secoua négativement la tête :
– Ton raisonnement pourrait se tenir s'il n'était pas aussi gravement blessé. Tu connais combien de personnes consentantes à se laisser infliger ce genre de blessures ?
– Aucune mais… Tu les connais, ce sont les Schwarz. Ils sont quand même un peu tordus. Et va savoir à quelles extrémités ils sont prêts à recourir juste pour nous pourrir la vie.
– Là, Yohji marque un point, approuva Ken.
Il allait se tourner vers Aya pour lui demander son avis mais une voix le figea dans son élan.
– Ah là là… Si vous nous croyez assez tarés pour nous faire nous-mêmes des trucs pareils, je ne sais pas qui est le plus tordu du lot…
Les quatre garçons se tournèrent vivement vers l'entrée du salon, sautant sur leurs pieds en une demi-seconde. Pas top pour des assassins surentraînés, ils ne l'avaient même pas entendu venir alors qu'il devait se traîner.
– Schuldig !
Schuldig était appuyé lourdement contre l'encadrement de la porte, un brin essoufflé. Il ne portait que le pantalon de jogging noir que les Weiss lui avait passé pendant son sommeil et allait pieds nus. Malgré son petit sourire en coin, aucun des Weiss ne rata ses traits tirés par la douleur et la fatigue.
– Et oui, c'est moi, chaton.
Omi se hérissa au surnom. Il n'avait pas exactement les meilleures relations du monde avec Schuldig mais le temps avait passé et ils avaient affrontés bien pire que les Schwarz après la chute d'Esset. Il allait rétorquer vertement quelque chose mais le rouquin s'effondra, ses jambes refusant de le soutenir plus longtemps. Yohji et Ken se précipitèrent pour le relever. Il ne fallait surtout pas qu'un mouvement réouvre les plaies. Schuldig releva doucement la tête, étourdi, et Aya nota que son regard était un peu vitreux.
– Montez le recoucher.
– Tu prends le relais Omi-kun ? Suggéra Yohji avec un regard assez appuyé pour que le cadet accepte.
Une fois qu'ils eurent disparus dans les escaliers, Yohji leur lança brusquement :
– Et attachez-le au lit !
Puis il se tourna vers Aya et l'observa franchement, une main plantée sur la hanche.
– Aya-kun, faut qu'on parle !
– Pardon ?
– Ca ne va pas ?
– Hm, grogna Aya en haussant les épaules et en commençant à débarrasser les tasses vides de la table basse.
– Je dois prendre ça pour un oui ou pour un non ?
– N'importe.
– Oh la bonne humeur que voilà. T'es tombé du lit ou quoi ? Demanda Yohji en le suivant dans la cuisine.
– Yohji, un Schwarz est arrivé à moitié mort chez nous et il faut qu'on s'attende au pire, alors ne me demande pas non plus de sauter de joie, lâcha Aya d'une traite d'un ton las.
– Wow, je n'y crois pas, notre grand leader sans peur et sans reproche vient de faire une grande phrase. T'as bouffé ton quota du mois, là. Allez, dis à tonton Yoh ce qui ne va pas ?
Aya soupira en tournant le robinet d'eau chaude pour faire rapidement la vaisselle.
– Yohji, il est tard.
Le grand blond s'appuya contre le plan de travail, près de lui et croisa les bras.
– Sérieusement, t'as pas l'air bien. Tu es sûr que ça va ?
– Oui.
Yohji le regarda rincer une tasse et la poser sur l'égouttoir.
– Qu'est-ce que tu comptes faire à propos de Schuldig ?
– On va prendre des tours de garde. Je ne veux pas qu'il reste sans surveillance.
– Pas de problème mais à une condition.
Aya haussa un sourcil perplexe, toutefois un peu curieux de savoir ce que Yohji avait encore inventé.
– Tu vas te coucher. Tu as l'air crevé, dit l'aîné en coupant lestement l'eau et en passant un bras autour des épaules du rouquin pour l'entraîner vers les escaliers.
– Mais…
– Tu le fais, sinon, je laisse Schuldig se balader tout seul dans la maison. Et tout nu en plus.
Voyant qu'il n'avait pas vraiment le choix, Aya obtempéra sans protester. Yohji se fit la réflexion qu'il devait vraiment être fatigué pour ne lui opposer pour seule résistance qu'un vague marmonnement en éteignant la lumière de la cuisine avant de monter.
Notes : Bon, bah, c'est fini. Il est un peu plus long que le premier (est-ce que plus court que le premier c'est possible ?), mais il n'apporte pas grand chose non plus…
Ah, mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir en faire de ce Schuldig quand même…
Franchement, y a qu'à lui que ça arrive !
Commentaires :
[S1] 07/01/2015.
Au moment où j'écris ces lignes, on apprend que le nombre de victimes de l'attentat à CHARLIE HEBDO se monte à douze personnes. Je n'ai pas pour habitude d'étaler mes opinions plus ou moins politico-religio-idéalo-machin-truc dans mes fics, qui doivent, je le pense, rester du domaine du divertissement. Je ne suis pas non plus une grande active dans ce genre de mouvement général, je l'avoue. Seulement, aujourd'hui, un grand coup a été porté à la liberté d'expression en France et comme beaucoup de gens, je suis triste. Je suis en colère. Je suis révoltée. Je regarde mon fils et je me demande dans quel monde horrible je l'ai fait naître.
Ca ne changera pas la face du monde. Il y a tous les jours des centaines, des milliers de morts, de famine, de maladie, des accidents, de guerre.
De fusillades.
Mais là, j'ai surtout l'impression que la mort est portée par une connerie profonde. C'est souvent le cas.
Tout de suite, les suspects viennent d'être identifiés. Et là, je me rends compte de l'horreur de la situation, car ils viendraient de ma région. L'un deux aurait été inscrit dans un lycée de ma ville.
Je suis horrifiée.
Je suis Charlie.
[S2] Oui bon, c'est de la grande improvisation (légèrement améliorée depuis) que voulez-vous… C'est que je suis qu'une pauvre petite L moi, je connais rien aux corps humains ^ ^
