Titre : Meilleurs Ennemis (j'ai déjà dit que je n'aimais pas ce titre ?)

Auteur : Syhdaal

Genre : Si je vous dis encore indéfini vous ne me frapperez pas ?

Base : Weiss Kreuz

Couples : Je vous ai fait peur hein la dernière fois ? Sinon… Je sais toujours pas. Comment ça personne me croit ?

Disclaimer : Tout le monde commence à le savoir, Les personnages de Weiss Kreuz ne m'appartiennent pas, ça serait trop beau.

Yes ! Y a du soleil (y en qui dirons que c'est pas bien exceptionnel mais dans la contrée glaciale sibérienne où je vis, ça fait pas de mal…) !

Oui, si vous vous posez la question, je suis folle. J'ai trop fait la crevette grillée au soleil. Résultat : plus un neurone en état de fonctionnement. Pas qu'il y en ait eu un dans le temps, hein… Je me fatigue des fois…

P'tite note de la scribouilleuse : en l'an de grâce 2015, mois de janvier, soit pour ainsi dire 12 ans plus tard, je refais une ch'tite correction. C'est que bon, ça a toujours été un peu le bazar, mais rien de drastique hein, j'corrige juste deux trois fautes que j'ai repérées. Un grand, immense, merci à vous qui lisez toujours.


Meilleurs Ennemis

Chapitre 3

Ken et Omi s'étaient installés au chevet de Schuldig, qui s'était profondément rendormi. Ils échangeaient quelques mots à voix basse quand Yohji arriva après avoir convaincu Aya d'aller se reposer.

– Comment va-t-il ? Demanda-t-il en désignant Schuldig d'un signe de tête.

– Il s'est vite rendormi, on lui a quand même donné une bonne dose de paracétamol pour la nuit, répondit Omi. Où est Aya-kun ?

– Oh, j'ai réussi à l'envoyer se coucher.

Des yeux ronds se levèrent sur lui.

– Sans blague ?

– Tu as réussi à forcer Aya à faire quelque chose ?

– Qu'est-ce que tu crois, il n'a pas pu résister à mon charme légendaire !

– Roh Yohji !

– Bah quoi ? Lâcha le grand échalas en se posant du bout des fesses sur le pied du lit pour ne pas réveiller le jeune homme qui y dormait.

Heureusement, il avait un lit king size, ça aidait. Près de lui, Ken soupira en se laissant aller au fond de son siège.

– Tant mieux. Il n'a pas bonne mine depuis quelques jours.

– Je crois qu'il couve une bonne crève.

– Ca ne m'étonne pas, dit doucement Omi. Il est rentré trempé jusqu'aux os hier après-midi. Il était parti toute la journée et je crois qu'il est resté dehors sous la pluie pendant un moment.

– Oh la galère. Je lui ai déjà dit d'arrêter de faire ça, je sais pas ce qu'il fiche dehors par tous les temps ! Des fois, il part même la nuit, gémit le footballeur.

– C'est vrai ? J'ai rien remarqué, fit Yohji.

– Je l'ai déjà croisé très tôt le matin, genre cinq heures et demie, six heures, il rentrait. Et il avait pas l'air de rentrer de boîte de nuit.

– J'crois qu'il va au cimetière, dit Omi.

– Pardon ?

– C'est pas sûr hein, mais je crois qu'il va sur la tombe de ses parents.

– Ca expliquerait tout, dit Yohji en glissant un regard à Ken qui avait l'air pensif avant de passer un bras autour de ses épaules en ricanant.

– M'enfin, t'inquiète pas Kenken, je prendrai grand soin d'Aya-kun si jamais il était souffreteux.

– Kest'insinues ?

– Yohji, pourquoi est-ce que ta voix est pleine de sous-entendus quand tu parles ? Demanda Omi en se levant pour vérifier distraitement les bandages de Schuldig.

Du sang commençait à passer au travers des pansements sur sa cuisse et son bras droit.

– C'est parce qu'il a la bouche pleine de choses crades. Et pas que la bouche, d'ailleurs, observa Ken en s'ébrouant pour se débarrasser du bras encombrant de son ami.

Le grand blond laissa échapper un petit rire puis le silence retomba dans la chambre.

– Dis, Yohji-kun ?

– Oui chibi ?

– Qu'est-ce que tu voulais dire par mise en scène tout à l'heure ?

Ken leva les yeux vers le playboy. Yohji soupira.

– Vous allez dire que c'est un peu tordu comme scénario, mais…

– A quoi tu penses ?

– Je me disais que ça pourrait être un piège visant à nous détruire de l'intérieur. Que les Schwarz nous auraient envoyé Schuldig dans cet état pour qu'on baisse notre garde et qu'ensuite, il nous élimine… Mais ça ne tient pas debout, pas dans l'était où il est. Qui accepterait de mettre sa vie en danger et de la confier à ses pires ennemis ? Je ne pense pas qu'ils soient cinglés à ce point là.

– Ca, ou ils sont vraiment tombés sur un os, conclut Ken.

– C'est ça.

– Si c'est le cas, on va se retrouver dans une galère phénoménale. Parce que je ne connais pas beaucoup d'os qui peuvent faire autant de dégâts aux Schwarz, dit Omi en remontant le drap sur le corps de son habituel ennemi.

– Il va falloir être vigilant.

Omi étouffa un bâillement en se redressant et s'étira, faisant craquer ses vertèbres avec un soulagement non-dissimulé.

– Tu devrais aller te coucher chibi.

– Ca va. De toute façon, j'ai encore des recherches à faire pour la mission de demain soir et… J'ai une dissertation.

– Il faut que tu te reposes. Va te coucher, tu pourras faire tout ça demain, c'est dimanche, suggéra Ken en s'étirant.

– Mais…

– Vas-y, trancha Yohji d'une voix douce mais ferme. Tu es crevé, on s'occupe de Schuldig.

– D'accord, se résigna le petit blond avec un soupir. Bonne nuit alors ?

– Bonne nuit Omi.

– Dors bien ! Lança le footballeur.

Une fois qu'ils furent tous les deux seuls, Ken se tourna vers son ami de toujours.

– Alors t'as fait comment ?

– Quoi ? Pourquoi ?

– Aya.

– Ah, je vois… Tu ne serais pas un peu jaloux sur les bords Kenken ?

– Pas du tout ! Je suis curieux, c'est tout ! Protesta-t-il.

Yohji rit sous cape en le voyant rougir. Ah, sacré Kenken. Il se pencha sur lui avec son sourire le plus charmeur.

– Tu es sûr ?

Ken prit une nuance colorée de plus.

– Oui ! Ca suffit Yohji ! T'es chiant ! Siffla Ken en le repoussant.

Yohji se recula en rigolant et Ken le fusilla du regard, toujours paré d'une belle couleur pivoine. Il avait horreur de ça quand Yohji faisait jouer son soi-disant charme irrésistible. Il adorait faire tourner ses équipiers en bourrique, y en avait pas un pour relever l'autre. Omi s'empourprait plus vite que l'éclair, Ken finissait toujours par lui lancer un truc à la figure, et Aya, il se contentait généralement de lui crier dessus quand il n'en pouvait vraiment plus.

– Alors tu veux savoir quoi à propos d'Aya ? Dit finalement Yohji en le prenant en pitié.

– Tu l'as payé combien pour qu'il accepte d'aller se coucher alors que Schuldig dort dans la chambre juste à côté de la sienne ?

Yohji se laissa tomber dans la chaise d'Omi en soupirant.

– Il avait vraiment l'air à bout. Je ne sais pas comment j'ai fait, honnêtement. Un coup de bol.

– Pour le faire céder, ce n'est plus de la chance, c'est un miracle.

– C'est vrai…

Un silence s'installa, brisé par Yohji quelques minutes plus tard.

– Tu peux aller te coucher, je vais le surveiller si tu veux.

– Tu es sûr ?

– Ouais, pas de problème. Je viendrais te réveiller pour… Disons 3 heures du matin ?

– Ca fait beaucoup, il est neuf heures.

– T'auras le temps de dormir un peu comme ça, okay ?

– C'est une idée ou tu mets tout le monde au lit aujourd'hui ?

– Quoi, tu veux que je vienne te border Kenken ?

– Ouais dans tes rêves, j'aurai trop peur que tu me tripotes ! Allez bonne nuit.

– Bonne nuit, à toute !

– Et t'endors pas ! Lui lança Ken avec un petit signe de la main.

– C'est ça, on lui dira, lui lança le blond en allumant la lampe de chevet.

Il posa les yeux sur le visage pâle de son ennemi. Il semblait si faible, complètement désarmé. Un hématome violet marbrait sa pommette, faisant paraître sa peau déjà si pâle presque diaphane.

Que s'était-il passé pour qu'il soit dans cet état ? Yohji soupira. Ce devait être grave. Très grave même. Peut-être leur donnerait-il une réponse quand il reviendrait à lui.

Pour passer le temps, le blond attrapa un magazine de cinéma qui traînait sur sa table de chevet. Si ça ne le tenait pas en haleine, il avait aussi des Sherlock Holmes de Conan Doyle ou des Mary Higgins Clark. Son goût pour les enquêtes policières le suivait même dans ses loisirs. Il commença sa lecture en espérant que son tour de garde passe rapidement. Attendre les bras croisés sans livre ou ordinateur à proximité lui était toujours un peu pénible, mais il était celui qui disposait du plus de patience de toute l'équipe. Alors qu'il allait entamer le deuxième chapitre d'un livre après avoir épluché sa revue, un gémissement lui fit lever le nez. Schuldig s'agitait dans son sommeil. Son visage était crispé et son corps de plus en plus tendu.

Yohji se pencha sur le lit, un peu inquiet. Devait-il le réveiller ou attendre qu'il se calme alors qu'il faisait visiblement un cauchemar ? Il opta pour la deuxième solution. Après tout, il avait pas mal d'expérience avec les cauchemars. Bien sûr, ils en faisaient tous. Omi se réveillait tellement souvent en hurlant qu'il ne comptait plus les fois où il avait dû rester à son chevet. Généralement, c'était Ken qui s'en chargeait mais il prenait le relais aussi souvent que possible car le brun manquait cruellement de sommeil, souffrant d'insomnies répétées mais refusant tout net de prendre des somnifères. Quant à Aya, il était très discret sur le sujet, mais il avait lui aussi parfois besoin d'un ami à ses côtés le temps de se calmer en plein milieu de la nuit. Les terreurs nocturnes étaient assez courantes chez lui, surtout après les missions. Il caressa les cheveux de l'Allemand, ses doigts glissant sur son front en lui parlant doucement.

– Shh… Ca va… Tout va bien, calme-toi…

Le blessé s'agita de plus en plus dans son lit et un appel faible s'éleva dans le silence de la chambre.

– Brad…

– Schuldig, calme-toi...

Le rouquin se redressa brusquement et regarda droit devant lui en haletant. Un souffle presque inaudible passa ses lèvres et Yohji ne put l'entendre que parce qu'il était très proche du Schwarz. Encore ce nom.

« Brad ».

Bizarre, Yohji ne l'avait pas cru si proche de l'Oracle. Peut-être formaient-ils eux aussi une famille.

– Ca va ?

Schuldig se tourna vers le jeune homme qui était à ses côtés. Yohji Kudoh, l'aîné des Weiss. Le détective. Il ne l'avait même pas remarqué, encore trop pris dans son cauchemar. Il hocha simplement la tête.

– Tu es sûr ? Tu es tout pâle.

Le rouquin eut une soudaine envie de rire mais il se contenta d'une ombre de sourire.

– C'est naturel chez moi… Quelle heure est-il ?

– Minuit moins dix.

Schuldig ferma un instant les yeux. Il avait mal à la tête. Pas étonnant vu la perte de sang considérable dont il souffrait et ses blessures. Et ici, sa télépathie hurlait plus fort qu'à la maison. A la maison… Il n'y retournerait plus. Il soupira.

– Tu devrais boire quelque chose, ton corps est déshydraté avec tout le sang que tu as perdu.

Schuldig releva la tête pour voir Yohji lui tendre un grand verre d'eau.

– Merci. Une aspirine peut-être ?

Sa gorge desséchée le brûlait et parler lui était douloureux.

– Du paracétamol plutôt, rectifia le grand blond en lui tendant le comprimé blanc.

L'Allemand hocha la tête en signe de remerciement avant d'avaler son cachet et de vider son verre.

– Un deuxième ? Il faut que tu boives.

– Okay… Merci.

– Je t'en prie.

Yohji jeta un regard à son réveil.

– Rendors-toi.

Schuldig hocha de nouveau la tête en silence avant de s'allonger, et il ferma les yeux. Le bruit des pensées de Yohji s'estompa peu à peu alors qu'il sombrait une fois de plus dans un sommeil profond. Yohji le regarda se rendormir puis soupira. Une fois de plus cette même question résonna dans son esprit.

Mais que s'était-il passé ?

Peut-être en sauraient-ils plus le lendemain.

Peut-être…


Notes : Bon… Celui là est fini.

Oui je sais, y a pas beaucoup d'action…

Oui, je sais, je suis un monstre pour faire souffrir Schuldig comme ça…

Mais je pense que ça devrait se mettre à bouger dans une paire de chapitres…

Le temps que je les écrive quoi !