Titre : Meilleurs Ennemis (non décidément, ça me plait pas…)

Auteur : Syhdaal

Genre : Schuschu qui s'incruste chez ses potes ?

Base : Weiss Kreuz

Couples : Euh… Aucun ? (pour le moment me tapez pas quoi !)

Disclaimer : Tout le monde commence à le savoir, les personnages de Weiss Kreuz ne m'appartiennent pas, ça serait trop beau…

Bien, on prend les mêmes et on recommence ! C'est fou ce que ça avance cette histoire là, comme les autres d'ailleurs. Bon, si vous êtes d'accord, pour y retourner… C'est par là !

P'tite note de la scribouilleuse : en l'an de grâce 2015, mois de janvier, soit pour ainsi dire 12 ans plus tard, je refais une ch'tite correction. C'est que bon, ça a toujours été un peu le bazar, mais rien de drastique hein, j'corrige juste deux trois fautes que j'ai repérées. Un grand, immense, merci à vous qui lisez toujours.


Meilleurs Ennemis

Chapitre 6

La soirée n'arriva décidemment pas trop tard au goût de Yohji. Son dimanche avait été riche en émotions et il n'était pas mécontent que la journée se termine enfin ! Il avait réussi à établir un semblant d'échange avec Schuldig… Qui lui-même avait décidé en son for intérieur de lui pourrir sa journée en se crêpant le chignon avec Manx… Ce qui avait bien évidemment mis Aya-kun trèèèèès en colère… Et ça avait été à lui de calmer le jeu, d'empêcher Aya d'étrangler Ken quand il avait cassé un autre objet quelconque en verre dans la cuisine (de toute façon, lui aussi avait toujours détesté ce vase moche) et d'expliquer le tout à Omi qui était parti faire quelques courses d'urgence entre deux devoirs de littérature.

Oui, il était bien content que l'horloge affiche vingt heures trente. Il ouvrit la porte du réfrigérateur en soupirant et s'empara d'une canette de coca. Il avait besoin de quelque chose de réconfortant. Et vu qu'Aya avait fait une razzia dans ses placards en découvrant - par hasard - son stock d'alcool personnel, les sodas pas light étaient la seule chose sur laquelle il pouvait encore compter dans cette maison. Il s'effondra ensuite sur une chaise, espérant noyer son désespoir dans sa boisson pétillante et délicieusement fraîche.

– Quelque chose ne va pas Yohji-kun ?

Yohji tourna la tête pour adresser un sourire au cadet de la maison.

– Ca va Omi, ça va.

– Tu n'es pas malade au moins ?

L'aîné étouffa un sourire. Omi était en train de s'inquiéter pour lui, ah, il ne se referait jamais le gosse.

– Juste un peu fatigué Omittchi. La journée n'a pas été facile.

– On m'a dit ça. Je viens d'aller jeter un œil sur Schuldig.

– Comment va-t-il ?

– Il dort. J'ai l'impression qu'il récupère plus vite que la normale. Peut-être à cause de ses aptitudes ?

– Ca doit être ça. J'essayerais d'en discuter avec lui demain. Où est Aya ? Et Ken ?

Omi haussa les épaules.

– Ken est dans le salon. Aya est allé directement se coucher.

– Il est malade ?

– Ca n'a pas l'air de s'arranger en tous cas. Quand je lui ai demandé si il allait bien, il m'a dit que oui mais… Tu vois, quoi.

Yohji secoua la tête.

– C'est bien du Aya ça… En plus il n'a même pas prit la peine de manger. Pff… D'abord Schuldig gravement blessé, ensuite Aya qui est malade mais qui ne l'avouera pas même s'il est à l'agonie…

– Qui est en pleine agonie ?

Les deux blonds se tournèrent vers la porte de la cuisine. Ken s'étira longuement et se dirigea vers le frigo pour trouver un petit truc à grignoter et s'attabla avec ses deux amis.

– Alors ?

– Ton cher Aya-kun adoré est aux portes de la mort il semblerait, lâcha négligemment Yohji en prenant une gorgée de sa boisson.

Ken ouvrit la bouche pour lui crier dessus mais aucun des deux blonds ne put rater le rouge écarlate de ses joues.

– Yohji !

Omi éclata de rire devant la mine outrée de Ken. Le brun balança un coup de poing à Yohji qui esquiva en riant.

– Allons Kenken, ne te met pas dans des états pareils. Tout le monde sait que… Aïeuh !

– Urusai Yohji !

Yohji frotta son épaule en grimaçant.

– Kenken, tu viens de me casser un os !

Ken darda un regard noir sur le grand blond.

– Tu tiens vraiment à ce que je te casse quelque chose ?

– Ken-kun, il plaisantait.

Le brun se tourna avec un sourire pour son meilleur ami.

– Je sais !

Yohji lança un cri d'indignation.

– C'est pas juste ! Moi je me fais taper et Omi a droit à un sourire !

Les deux plus jeunes se regardèrent avec un sourire quelque peu diabolique et se penchèrent en même temps vers Yohji.

– Tu serais jaloux… Commença Ken d'une voix basse.

– … Yohji-kun ? Finit Omi avec un regard particulièrement charmeur.

Yohji sentit soudainement la température la pièce augmenter considérablement. Il ne rougissait pas souvent mais avec Ken et Omi à quelques centimètres de lui en train de jouer les provocateurs, fatalement…

– Euh…

Les deux plus jeunes se redressèrent en éclatant de rire.

– Tu verrais ta tête !

– Désolé… Désolé Yo… Yohji-kun mais c'était… Trop drôle ! Dit Omi, les larmes aux yeux.

Yohji fronça les sourcils et croisa ses bras, boudant ouvertement devant le fou-rire un peu vexant de ses deux colocataires.

– Oh Yohtan ! Fais pas la tête !

Le grand blond se tourna vers eux avec un air de princesse outragée.

– Comment pouvez-vous me faire ça à moi ?

Son ton geignard ne fit que replonger les deux autres dans un nouvel éclat de rire. Une fois qu'ils se furent calmés, Yohji se jura de leur faire payer leur petite plaisanterie mais bon… La vengeance étant un plat qui se mange froid… Ca attendrait encore un peu, histoire qu'ils ne s'y attendent pas, les sales gosses.

– Au fait, il n'y avait pas une mission de prévue cette nuit ? Pour vous deux ?

– Tu avais des recherches à faire si je me souviens bien ? Demanda-t-il directement à Omi.

– C'est bon, j'ai tout ce qu'il nous faut comme information sur les plans. On partira vers deux heures.

– On devrait revenir vers quatre heures du matin, enchaîna Ken, anticipant la question de Yohji qui venait de lui jeter un coup d'œil.

– Je vous attendrai dans ce cas.

– Tu n'es pas obligé, c'est une mission de routine. Pas de gardien, même pas un concierge. On entre, on prend les fichiers qu'il nous faut, on ressort.

– Vous en êtes bien sûrs ? Et les caméras de sécurité ?

– Pas de problèmes, Yohji-kun, j'ai déjà tout vérifié. On les fera tourner en boucle le temps de la mission. Nous serons rentrés à l'heure.

– Il y a intérêt, si vous n'êtes pas là à quatre heures pétantes, je viens vous récupérer par la peau du dos. Et puis, les enfants ne doivent pas se coucher tard ! Fit le séducteur en ébouriffant les cheveux d'Omi qui bougonna.

Ken sourit puis s'excusa auprès de ses amis pour rallier sa chambre, les laissant se chamailler en tête à tête. Il vérifia en premier lieu ses armes et prépara ses vêtements pour la mission de ce soir, passant tout trois fois en revue. Sa chambre était en désordre, comme souvent en fin de semaine. Il se gardait généralement le plaisir du rangement et du ménage pour le lundi après-midi, vu qu'il était systématiquement du matin en début de semaine avec Yohji (il soupçonnait d'ailleurs Omi d'avoir instauré ces plannings pour s'assurer que leur grand lève-tard notoire soit contraint et forcé d'être opérationnel à potron minet).

Pendant longtemps, Omi et lui avaient partagé une chambre au-dessus du Koneko car Kritiker leur promettait des réfections qui n'arrivaient pas. Ils n'étaient pas grands bricoleurs et entre la boutique, les cours pour Omi, les entraînements de foot pour Ken, les sessions de sport intensives et les missions, il ne restait plus beaucoup de temps pour aménager l'étage de l'immeuble qui comptait tout de même quatre chambres et une salle de bain. Le rez-de-chaussée était majoritairement occupé par la boutique et les stocks, une petite cuisine et leur salon. Bien sûr, le sous-sol, lui, avait été aménagé avec un soin particulier… Pas comme leurs chambres justement !

Finalement, Kritiker avait accepté de financer les travaux de réfection du Koneko un an auparavant avec l'arrivée d'Aya, chose qui n'avait été faite qu'au compte-goutte depuis l'emménagement de Yohji. Enfin ! Il fallait avouer qu'ils avaient passé l'âge des lits superposés. Ca, et Omi ne supportait surtout plus de piétiner dans le foutoir de Ken à longueur de journée alors que lui-même avait son propre système de rangement un brin hasardeux.

« C'est du bordel organisé ! » Clamait le cadet des Weiss à longueur de journée.

Mais bien sûr Omittchi ! Les comptes-rendus de missions dans le tiroir à calebars, c'était forcément organisé. Ken se secoua pour se recentrer sur ses affaires. Avant chaque mission, c'était le même rituel. Tout revérifier, recompter trois ou quatre fois, regarder sa chambre et se dire qu'il ne rentrerait peut-être pas. Il se laissa tomber sur son lit pour s'abîmer dans la contemplation de son plafond puis tourna la tête vers sa porte. Elle était ouverte et il pouvait voir celle d'Aya. Est-ce qu'il dormait ? Ou peut-être était-il en train de lire ? Avec Aya, on ne pouvait jamais savoir et si sa timidité maladive s'était un peu adoucie avec le temps, il restait très discret sur beaucoup de sujets. Et comme l'avait souligné Yohji la veille… Il avait l'air souffrant et n'avait rien dit à personne. Le jeune sportif hésita un instant puis se leva de son lit pour aller frapper à la porte. Une voix atone l'invita à entrer. Aya était installé sur son lit, un livre à la main. Sa chambre n'était illuminée que par une petite lampe, il avait déjà tiré les volets. Sur sa table de chevet, un pistolet qu'il savait chargé. Il avait le même caché entre son matelas et sa tête de lit. Yohji lui avait raconté brièvement ce qu'il s'était passé avec Schuldig, autant dire qu'Aya était particulièrement à cran.

– Salut Aya.

Aya lui jeta un regard qu'il interpréta comme étant un peu surpris. Peut-être avait-il rêvé ?

– Salut… Je peux t'aider ?

Ken réprima l'envie de lever les yeux au ciel. Ne s'ouvrirait-il donc jamais à ses propres coéquipiers ?

– Tu n'avais pas l'air en super forme. Je me demandais si tu n'avais besoin de rien.

– Je vais bien.

– Tu es sûr ?

– Oui. C'est tout ?

– Oui, c'eeessst tout grand leader. Je vais te laisser alors…

Alors qu'il allait sortir de la pièce sans un mot de plus, Ken entendit Aya marmonner quelque chose à mi-voix. Il n'était pas sûr de ce qu'il venait d'entendre mais… Se pourrait-il que...

– Quoi ? Demanda-t-il doucement.

– Faites attention à vous là-bas.

Le brun lui dédia un sourire chaleureux.

– T'inquiète Aya !

– … Baka, fut la réponse presque affectueuse du rouquin dès que Ken eut refermé la porte.

######

La mission se passa sans encombre pour Bombay et Siberian, qui étaient d'ailleurs revenus avant l'heure prévue, au plus grand plaisir de Yohji, sur le pied de guerre depuis leur départ. Il était arrivé que des missions en apparence simples et sans danger se révèlent au final très risquées pour une équipe de deux. Ca lui était déjà arrivé une fois, et il se souvenait avoir passé plus de trois heures coincé avec Omi dans une bouche d'aération étroite et poussiéreuse en attendant que Ken et Aya n'arrivent à la rescousse. Un véritable problème puisqu'aucun d'entre eux n'était spécialiste du corps à corps ou du combat rapproché, contrairement aux deux autres. Ah ! Ce qu'il avait pu maudire Kritiker ce jour-là. Pour le moment, Omi était sous la douche et Ken était effondré sur le canapé en sa compagnie. Aya n'était pas sorti de sa chambre, mais Yohji savait qu'il avait tendu l'oreille à leur retour pour s'assurer que tout le monde soit revenu entier.

– Yohtan, tu ne surveilles pas Schuldig ?

– Notre cher névrosé cérébral[S1] dort depuis approximativement quatre heures si ce n'est plus. Je commence à me demander si Aya n'aurait pas par hasard augmenté les doses de somnifères pour concrétiser sa vengeance.

– Possible… Ca laisse pas trop de traces.

– Vous êtes encore là ?

Les deux assassins se tournèrent vers la porte du salon. Omi les regardait d'un air réprobateur, une serviette de bain sur la tête.

– Je vous signale que vous avez tous les deux le service du matin demain ! Vous feriez mieux d'aller vous coucher.

– Pourquoi tu bosses pas demain ?

– Yohji, demain c'est lundi, je vais en cours.

Yohji grimaça. Son cycle de sommeil ayant été un peu perturbé, il n'avait pas vu le week-end passer.

– Dans ce cas je te suggère d'aller te coucher toi aussi, tu te lèves dans à peu près… Oh trois petites heures… Dit Yohji en jetant un coup d'œil à sa montre qui indiquait près de quatre heures du matin.

Omi fit la grimace.

– En plus, je commence avec espagnol en première heure[S2] .

– On n'a pas non plus idée de prendre une troisième langue pareille[S3] en option facultative !

– Ca va, ça va… Bon je vais me coucher, vous feriez bien de faire pareil. Je ne pense pas qu'Aya-kun apprécie de travailler pour vous en prime.

– Aya-kun aurait sérieusement besoin de se lâcher un peu !

– Yohji !

– Mais c'est vrai !

Omi soupira et salua ses deux amis.

– Bon, faites ce que vous voulez, moi je vais me coucher. Il y en a certains qui bossent demain !

– Oh pauvres d'eux, comme je compatis à leur douleur ! Lui lança Yohji en riant.

Il se tourna ensuite vers Ken qui s'effondrait de plus en plus sur l'accoudoir du canapé.

– Qu'est-ce que tu en dis mon petit Kenken ? Si on allait nous aussi faire une petite sieste ?

– … M'appelle pas Kenken…

Ah, la réflexion étant moins virulente que d'habitude, il en conclut que son ami était en train de piquer sérieusement du nez. Yohji bondit sur ses pieds et s'étira puis tira doucement Ken par le bras pour le forcer à se lever. Ils montèrent tous les deux à l'étage et Yohji poussa gentiment Ken dans son lit. Le brun ne protesta même pas, signe que pour une fois, il allait s'endormir presqu'aussitôt. Il se dirigea ensuite vers sa propre chambre toujours occupée par le télépathe. Schuldig dormait toujours.

Il s'installa sur la chaise près du lit et attendit. Il n'avait pas tellement envie de dormir et Ken avait besoin de récupérer lui aussi. Il pourrait toujours dormir dans la journée… Le comptoir du Koneko et les lunettes de soleil qu'il portait en permanence allaient lui offrir les ingrédients indispensables à une petite sieste discrète au boulot.


Notes : Voilà pour celui là. Encore un chapitre qui ne sert à rien mais c'est pas grave ! Ca me fait plaisir !

Bon, okay non pas tellement. Je vous jure que dans le prochain ça va bouger un chouya ! Si, si !

Mais je n'y peux rien, je ne vois pas comment je peux passer directement à la suite de cette… Chose… Sans ce (ces) chapitre(s) inutiles.

Pardon !

Commentaires :

[S1] Mais non c'est Aya le glaçon névrosé d'abord ! Si, si il est gravement atteint.

[S2] C'est la torture ultime ça !

[S3] Ca c'est sûr, on n'a pas idée ! Pardon fallait que je le sorte celui là… Vous ne pouvez pas imaginer la haine que je voue à cette langue… Je hais l'espagnol… Je HAIS l'espagnol !