Titre : Meilleurs Ennemis (…)

Auteur : Syhdaal

Genre : L'auteur a perdu le peu de neurones qui lui restait

Base : Weiss Kreuz

Couples : Vague… Très très vague…

Disclaimer : Tout le monde commence à le savoir, les personnages de Weiss Kreuz ne m'appartiennent pas, ça serait trop beau…

Vi, et je persiste et signe sur cette fic prise de tête !

Bon, okay, ça part un peu en portnaouak mais bon… Vous savez ce qui arrive quand on mixe du Card Captor Sakura, du Marilyn Manson, du Linkin Park et Vanessa Mae[S1] et qu'on écoute le tout à fond?… Ben ça.

Ca fait peur hein ?

Comment ça non ? Et bien lisez ce qui suit, si ça ne prouve pas à quel point le manque de neurones fait peur, ben je démissionne !

Bon, non je peux pas, j'ai une sadique qui attend un couple bien particulier… Gloups… Et là, vous aurez peur…

P'tite note de la scribouilleuse : en l'an de grâce 2015, mois de janvier, soit pour ainsi dire 12 ans plus tard, je refais une ch'tite correction. C'est que bon, ça a toujours été un peu le bazar, mais rien de drastique hein, j'corrige juste deux trois fautes que j'ai repérées. Un grand, immense, merci à vous qui lisez toujours.


Meilleurs Ennemis

Chapitre 12

Quelques coups furent frappés à la porte aux environs de sept heures du matin. Ken gémit, ne désirant pas quitter le monde des rêves pour faire face à la tribu de créatures barbares qui menaçait d'envahir le Koneko tous les jours. Il ouvrit péniblement les yeux quand il entendit Yohji susurrer quelques mots à son oreille.

– Kenken… Dépêche-toi, tu es en retard mon bichon d'amûûûr.

Yohji était agenouillé près du lit, un sourire moqueur aux lèvres, attendant patiemment que Ken daigne se lever. Le brun lui jeta un regard noir pour avoir osé le réveiller. Zut, pourquoi toujours lui ?

« Mais depuis quand il est debout à l'heure lui ? »

Il jeta ensuite un coup d'œil à la tête blonde assoupie près de lui. Omi dormait toujours. C'était bon signe. D'une main, il coupa le réveil du garçon. Il pourrait se passer d'une journée de cours, au diable les devoirs. Il avait besoin de décompresser un peu et de se reposer. Ken allait se lever pour rejoindre Yohji quand une petite voix ensommeillée le rappela.

– … Ken-kun ?

Le brun se tourna vers son ami avec un petit sourire.

– Dors Omi, tout va bien. C'est juste Yohtan.

– … Yohtan…

– Rendors-toi Omittchi, c'est la nuit, dit doucement Yohji.

Quelques instants plus tard, le cadet des Weiss avait de nouveau sombré dans le sommeil. Les deux aînés échangèrent un sourire. Il lui avait toujours fallu très peu de temps pour s'endormir. Une minute complètement éveillé et la suivante dans les bras de Morphée. Ca les avait toujours amusés, mais c'était une qualité indispensable pour eux d'être capable de s'endormir n'importe où, n'importe quand pour récupérer un peu. Leur organisme stressé compensait sûrement. Ils quittèrent silencieusement la chambre, et Ken ne manqua pas de noter le large sourire de l'autre idiot.

– Arrête de sourire bêtement comme ça, tu vas te casser quelque chose.

– Oh, Kenken est de mauvaise humeur parce que je l'ai arraché à son Omi adoré ?

– Yohji... Gronda le brun, pas d'humeur à entendre des blagues vaseuses de si bon matin.

– Roh la la, je plaisantais Kenken. Vous êtes adorables.

– Je ne suis pas mignon ! Omi oui, moi non !

– Si.

– Non !

– Si. Tu sais que tu ronronnes quand tu dors ? Un vrai chaton !

– Tais-toi ou je te casse un truc.

– Dès le matin ? Ah la jeunesse, quelle énergie ! Dit Yohji en riant.

Ken était décidément trop facile à taquiner.

– Je te déteste.

– C'est pas ce que tu disais hier soir.

Le grand blond repartit dans un éclat de rire se dirigeant vers la cuisine, son ami sur les talons.

– Pis d'abord depuis quand tu es debout à l'heure toi ? Pesta le plus jeune.

– Peut-être que je n'ai pas eu à me lever ce matin, répondit Yohji d'un air mystérieux.

– Pas levé ?

– Ah ! Soupira le play-boy en lui ébouriffant les cheveux. Tu es trop innocent parfois mon petit Kenken.

Ken s'ébroua en grognant et se servit un verre de jus de fruit avant d'aller s'installer à la table. Il ne s'était pas levé ce matin. Parce qu'il n'en avait pas eu besoin ?

– Tu t'es pas couché cette nuit ?

– Hm… Bravo Kenken, juste deux minutes quarante-trois secondes pour trouver ! Taquina Yohji, décidant de tirer un peu sur la corde pour s'amuser.

Lui aussi avait besoin de décompresser.

– Me dis pas que t'as fait des trucs avec Schuldig quand même ?

Yohji soupira d'un air rêveur, laissant son regard s'aventurer par la fenêtre.

– C'était si… Merveilleux… Dit-il entre deux soupirs exagérément énamourés.

– N'importe quoi, commenta Ken leva les yeux au ciel en avalant le reste de sa boisson.

Il avait beau l'air de marcher à côté de ses chaussures la plupart du temps, il avait bien remarqué que Yohji semblait trouver Schuldig à son goût. Et vice-versa. L'avoir trouvé au lit avec Schuldig n'avait bien sûr rien à voir là-dedans… Quelque part, ça le faisait bien rigoler. Une première pour ce dragueur incorrigible réputé pour ses nombreuses conquêtes féminines. Enfin, c'est surtout qu'il s'en vantait beaucoup.

Il faudrait attendre de voir comment ça évoluerait et s'ils y survivraient. Pas sûr qu'Aya le permette. Ils avaient pourtant tous envie de vivre autre chose. Mais ils étaient tueurs à gages, et vu leur brillante carrière dans ce domaine ils ne vivraient probablement pas au-delà de la trentaine.

Lui-même aurait bien aimé pouvoir se ranger et fonder une famille mais… Problème, s'il se retournait aussi bien sur les filles que sur les garçons, l'objet de son attention du moment penchait plutôt côté testostérone, muscles d'acier et katana que mains délicates, beaux cheveux et rouge à lèvres (quoi que c'était un peu réducteur, Yuriko avait une sacrée poigne, se souvenait-il. Elle aurait presque pu rivaliser au bras de fer avec Aya). Fonder une famille n'était déjà pas chose facile. Avec un homme, les problèmes s'accumulaient. Et en considérant que même si par le plus grand des mystérieux hasards de l'univers, Aya retournait ses sentiments (genre dans un monde parallèle), il n'aurait qu'une chance infinitésimale d'avoir des enfants plus tard. Dans tous les cas, il n'avait que très peu de chance d'avoir une descendance et/ou une vie heureuse, CQFD. Pas qu'il avait des envies de paternité soudaine. Il n'avait que dix-neuf ans, après tout. Mais parfois, ses babillages avec Yohji ne se limitaient pas qu'à une suite de plaisanteries au vitriol, et ça le faisait réfléchir.

######

« – Que veux-tu Kenken, on n'aura probablement jamais la chance d'avoir une femme, des enfants, une jolie petite maison avec un petit chien.

– Tu es pessimiste en ce moment... C'est pas comme ça qu'on s'en sortira.

– Juste réaliste Kenken. J'aimerais bien arrêter tout ça avant d'y laisser ma peau. Mais on est enchaînés à Kritiker.

– Nos vies n'appartiennent qu'à nous Yohji ! S'était exclamé Ken, révolté, comme toujours.

Bien sûr, il le savait au fond de lui. Ils le savaient tous. Ils n'étaient que des chiens.

– Ne reste pas sans rien dire. Avance. Parle à Aya. Tu vas seulement le regretter. Vu ce qu'on fait, on ne peut pas laisser passer une chance pareille.

– Une chance de quoi ? J'vais m'faire transformer en kebab !

– Peut-être… Ou peut-être qu'il finira par sortir de sa coquille et mettre son cœur au micro-onde. On n'atteindra probablement pas les vingt-cinq ans, alors si tu as la chance de pouvoir arracher un semblant de bonheur au destin, ne la laisse pas passer.

Ken avait rougi et bafouillé, seulement pour obtenir de son ami un grand sourire. Le grand blond lui avait ensuite ébouriffé affectueusement les cheveux en lançant joyeusement :

– Carpe Diem Kenken !»

######

– Carpe Diem, murmura le brun.

– Qu'est-ce que tu dis Kenken ?

– Rien… Dis Yohtan ?

Yohji lui jeta un regard puis comprenant que le sujet était sensible, lui fit signe de le suivre jusqu'au magasin où ils seraient plus tranquilles. L'ancien détective privé s'installa sur le comptoir et Ken s'assit à ses côtés en attrapant un stylo qui traînait.

– Dis-moi ?

– Tu ne dois pas avoir envie d'en parler mais qu'est-ce qu'on va faire, pour Aya ? Demanda le brun en tripotant nerveusement le feutre.

Yohji soupira. Il se doutait bien que ça avait un rapport avec Aya.

– Je ne sais pas.

– … Il ne me pardonnera jamais.

– Bof, tu le connais. Il ne viendra jamais te parler si tu ne fais pas le premier pas. C'est pas son genre. Pourquoi, tu voudrais lui parler ?

– Peut-être. Je m'étais dit que j'irai bientôt le voir, mais avec cette histoire…

– Ken, si ça peut te rassurer, je me doutais qu'il ne sauterait pas de joie.

– Si il n'accepte pas tes décisions, comment tu crois qu'il va prendre ça ? Il va me buter, c'est sûr. Je ferais surtout mieux de passer à autre chose.

– Et pourquoi tu ne le fais pas ? Demanda Yohji avec douceur.

Ken lui glissa un sourire en coin, un peu gêné, un peu triste.

– Je n'y arrive pas.

Yohji passa son bras autour de ses épaules et l'accolade le réconforta un peu.

– Tu veux mon avis, Kenken ?

– Oui.

– Aya n'est pas très habitué aux gens. Il risque surtout d'être choqué. Avant nous, il s'est retrouvé tout seul et il s'est habitué. Il a éloigné sa sœur dès qu'il a pu. Il n'arrive pas à faire confiance aux gens.

– Pas faux…

Yohji lui énonçait des lieux communs qu'il connaissait, et ça aussi le grand blond en avait conscience. Il ne voyait pas trop où il voulait en venir, dans le fond.

– Il crève de trouille à l'idée de s'attacher et de perdre à nouveau. C'est pour ça que selon moi, il sera beaucoup trop surpris pour te transformer en brochette.

– Comme c'est rassurant ! Tu parierais ta tête sur ton analyse ? Ironisa le brun.

– Non, faut pas déconner, dit Yohji avec un grand sérieux en s'allumant derechef une cigarette.

– Tu ne lui en veux pas ?

– Si. On règlera ça plus tard.

– Il n'a pas d'excuses, c'est… C'était méprisable, murmura Ken.

– Je sais. Je m'expliquerai plus tard avec lui. Mais, franchement Ken prends ton courage à deux mains, va le voir ! Vous seriez très mignons ! Mais bref, et si on affrontait la horde de demoiselles hystériques prêtes à nous sauter dessus ? Pas que ça me dérange, ceci dit…

Ken se leva en riant, passant de la tristesse au rouge écarlate et à l'éclat de rire en une même phrase. C'était bon de parler avec Yohji.

– Moi qui croyais que tu détestais ça !

– Ma foi, j'exerce mon charme irrésistible !

Yohji fit l'erreur dédier à Ken un sourire amusé et un clin d'œil charmeur, il en fut quitte pour esquiver une vieille loque crado aux vagues relents de moisi qui s'écrasa près de lui avec un shplouic on ne peut plus appétissant.

– Ewww c'est dégueu ça ! C'est comme ça qu'tu m'remercies ? Sale gosse !

– C'est toi qui te vautre dans le stupre à longueur de journée, crasseux pervers !

– Hey j'exprime juste mes besoins naturels !

– Je t'en foutrais moi des besoins naturels ! Obsédé !

– J'y peux rien si t'es frustré ! Limite tu fais de la concurrence à Omi.

– La ferme Yohji.

– Oh, possessif en plus ? Dit Yohji avec un clin d'œil pour ensuite pâlir visiblement…

– … Ken, qu'est-ce que tu fais ? Ken pas de gestes inconsidérés… Pose ce tuyau d'arrosage ! C'est un ordre !

Ken éclata de rire en tournant le robinet à fond.

– KEEEEEEEEEEEENNNNNNNNN !

– Bwahahahahahaha ! Oups le fond de l'air est frais !

– JE VAIS TE MASSACREEEEEEEERRRRRRRRRR !

######

La soirée arriva plus rapidement que prévu. Omi s'appliquait à réunir le matériel nécessaire. Il était actuellement en train de vérifier leurs masques à gaz, petits, légers et donc extrêmement pratiques. Kritiker faisait cependant des merveilles en leur fournissant des équipements légers et transportables, dignes de James Bond.

Et ils seraient chargés à l'aller, tout ce qui pouvait être miniaturisé ou allégé n'était donc pas du luxe.

Yohji se chargeait des explosifs avec Ken. Les bombes à retardement qui leur permettraient de faire sauter le site en cas de besoin. Raser le site serait l'idéal, mais il n'avait aucune idée de savoir qui exactement était sur les lieux et il ne voulait pas à être à l'origine de morts non justifiées. Ils en avaient assez comme ça sur les mains.

Schuldig avait juste été capable de capter l'esprit de Farfarello, l'homme aux couteaux. Y avait-il d'autres personnes retenues dans les bâtiments ? Combien à évacuer ?

Un autre problème était que la mission ne se déroulait pas sous le couvert de Kritiker. Ils agissaient de leur propre chef, et si Omi s'était entretenu à demi-mots sur une ligne sécurisée avec Manx en leur disant qu'ils allaient essayer de récupérer les Schwarz, il n'avait reçu aucun ordre ou contrordre en la matière. Apparemment, le sauvetage des Schwarz indifférait Kritiker alors qu'ils auraient pu en tirer profit.

Manx n'avait pas l'air hostile à leur entreprise, mais elle n'était pas habilitée à valider la mission. Ce n'était pas elle qui tenait les rênes. Résultat, ils risquaient de se retrouver hors-la-loi en voulant sauver d'autres personnes.

Quant à Aya, il refusait obstinément de leur adresser la parole. Yohji avait refusé d'aller le voir et Ken n'était arrivé à rien. Lors d'un énième aller-retour à l'étage, Omi frappa à la porte de son leader et néanmoins ami. Il aurait peut-être plus de chance.

– Aya-kun, c'est moi. Est-ce que je peux entrer ?

Un long moment s'écoula sans qu'une réponse ne lui soit rendue. Il allait partir quand une voix neutre l'invita à entrer. Omi poussa la porte et fit quelque pas dans la chambre de son aîné. Il y faisait frais, comme toujours, la fenêtre était encore ouverte.

– Je peux te parler.

Assis sur son lit, Aya ferma le livre qu'il avait dans les mains leva les yeux sur le jeune garçon. Bien sûr, il savait la raison de sa visite.

– Je t'écoute.

– Tu refuses toujours de venir avec nous ce soir ?

Aya ne répondit pas.

– Aya-kun… Je ne sais pas quoi faire.

– A propos de quoi ?

– De tout.

– Aa.

– Sans toi, c'est…

– Je ne suis pas indispensable.

– On est une équipe.

– Vous ne m'avez pas demandé mon avis. Tu ne m'as pas demandé.

– Si je te l'avais demandé, est-ce que tu aurais accepté ?

Aya marqua une pause.

– Non, dit finalement Aya après avoir marqué une pause.

– Pourquoi ?

– Ils sont nos ennemis.

– Plus depuis un moment.

– Ils pourraient nous attaquer n'importe quand.

– Ils ne l'ont jamais fait.

– C'est vrai, concéda Aya après un nouveau silence.

Omi ne dit rien pendant quelques instants puis se lança :

– … Nous allons bientôt partir pour la mission.

– Kritiker est au courant ?

Omi eut l'air gêné.

– Probablement. J'ai dit que nous allions récupérer les Schwarz. Je n'ai pas eu de nouvelles depuis.

– Hn.

– Je vais y aller, alors. On m'attend.

– Aa.

Omi se détourna pour rejoindre la porte. Il avait la main sur le battant lorsqu'Aya le rappela, sa voix toujours aussi calme, profonde. Il avait toujours eu une jolie voix, mais Omi se fit la réflexion que c'était peut-être la dernière fois qu'il l'entendait.

– Omi.

– Oui ?

– Penses-tu mener la mission à bien ?

Le jeune tireur d'élite planta un long moment son regard bleu clair dans les yeux mauves de son aîné, pesant le pour et le contre. Devait-il être honnête ? C'était Aya, après tout. Finalement, il soupira et secoua la tête.

– Non.

– Aa.

Omi referma la porte derrière lui. Il continuait d'espérer qu'Aya se joindrait à eux, mais la situation semblait au trente-sixième dessous. Sans Aya, c'était désespéré, mais comme il n'avait pas réussi à le faire fléchir, ils allaient prendre la route sans lui. Omi descendit rejoindre Ken et Yohji. Les deux assassins étaient déjà prêts, lourdement armés, équipés avec beaucoup plus de soin que d'habitude. Ils avaient endossés gilets pare-balles et pistolets automatiques en plus de leurs armes de prédilection et de bombes lacrymogènes.

Ken avait sur l'épaule un sac de sport noir qui contenant plusieurs détonateurs et de l'outillage lourd type pied de biche, pinces monseigneur, coupe-boulon et tout un jeu de clefs diverses ainsi qu'une disqueuse portative à lame. Savait-on jamais de quoi ils auraient besoin pour extraire les prisonniers de leur prison. Omi avait aussi distribué à chacun un bon nombre de fléchettes anesthésiantes et de menottes autobloquantes. N'étant pas soutenus par Kritiker, ils ne devaient pas faire de victimes, c'était impératif.

Il leur manquait un homme et Schuldig, blessé, ne pourrait combler cette absence, il s'était équipés en conséquence. Ken, en plus de ses griffes d'acier habituelles transportait aussi des grenades offensives, de celles qui projetaient des éclats en explosant. Yohji avait en sa possession plusieurs engins explosifs et des pains de plastic[S2] . Normalement, c'était Omi qui s'occupait de les poser, mais ils avaient tous reçu une formation concernant la manipulation de ce genre de dispositifs et avaient les connaissances pour les armer. Quant à lui, il gérait tout le matériel informatique transportable nécessaire à la casse de certains codes de sécurité et au piratage des caméras et des banques de données.

– Si vous êtes tous prêts, on va y aller. Tu es armé Schuldig ?

– J'ai supposé que tu me confierais quelque chose.

Il avait revêtu des vêtements noirs, qui contrastaient terriblement avec le blanc ou les couleurs claires qu'il arborait souvent en mission. Du tir aux pigeons !

– Tu supposes bien. Je te donne les fumigènes. C'est moi qui ordonnerai le lancement. J'ai peint une bande verte sur ces trois là, ils contiennent un puissant somnifère. De quoi assommer pendant plusieurs heures, mais rien de létal.

Il lui en tendit d'autres, identiques à l'exception de la bande rouge.

– Ceux là, c'est du poison. Ne les entrechoque pas, et si tu soupçonnes une fuite, mets ton masque et sauve-toi. C'est mortel. Ce sera notre dernier recours.

Ken et Yohji échangèrent un regard vaguement inquiet.

– C'est quoi comme poison Omi ?

– De l'acide cyanhydrique[S3] .

Yohji soupira.

– T'aurais pas pu prendre quelque chose de moins toxique que du cyanure, chibi ? De moins foudroyant surtout…

– Le gaz sarin était trop risqué. Un incident et c'est la mort assurée. Et c'est justement parce que c'est foudroyant que j'ai pris du cyanure.

– Et bien prions pour que le pire scénario n'arrive pas.

Omi resta intraitable sur le cas des fumigènes empoisonnés, allant même jusqu'à menacer gentiment Yohji d'en déverser dans sa chambre s'il continuait.

– Yohji-kun, si tu ne te tais pas bientôt, c'est pas du cyanure que je vais mettre dans ta chambre mais du vitriol !

– Parce qu'en plus tu veux me défigurer ?!

– C'est vraiment ce qui t'inquiète ? T'es irrécupérable !

Schuldig les regardait se disputer l'air amusé. Ca lui rappelait les petites « crises familiales » qui prenaient souvent place chez eux. Quand Farfie décidait d'attaquer un costume Armani de Brad ou une de ses propres paires de chaussures par exemple. Sa télévision n'avait pas résisté à la dernière crise en date de Nagi. Nostalgie…

– C'est toujours comme ça chez vous ? Demanda-t-il à un Ken résigné.

– Pourquoi, pas chez toi ?

– Si, sauf que le vitriol, ils le mettent.

– Je suis entouré de tarés, gémit Ken en observant Omi poursuivre Yohji avec une fléchette empoisonnée à la main.

– Yohji ! Reviens ici je vais te calmer moi !

– Kenken ! Omi veut me tuer !

– C'est ce que j'aurais dû faire depuis longtemps, marmonna le brun en actionnant le système de ses griffes rétractables.

– Maieuh ! Personne ne m'aime !

Schuldig ricana pendant qu'Omi lui faisait comprendre sa façon de penser à grand renfort de fléchettes ! Le rouquin jeta un coup d'œil à l'horloge. Minuit approchait. Ken suivit son regard.

– Okay… Il va falloir y aller, dit ce dernier en réajustant sa veste de cuir, renforcée de plaques d'acier au-dessus des organes vitaux.

Omi et Yohji reprirent leur sérieux, ce n'était plus l'heure de blaguer. Lancement de la mission « Rettung ». Ils se dirigèrent tous les quatre vers la sortie, échangeant un dernier regard pour se donner du courage. Schuldig ne pouvait que comptabiliser leurs probabilités de réussite, et elles n'étaient pas très élevées, mais ses pouvoirs changeaient la donne. Ken et Omi devaient s'éloigner respectivement sur leurs deux-roues pour prendre des chemins différents. Yohji et Schuldig partiraient en voiture. S'ils devaient ramener trois personnes avec eux, le véhicule était indispensable. A leur arrivée au garage, c'est avec un soulagement intense qu'ils aperçurent la silhouette en long manteau de cuir, adossée nonchalamment contre une Porsche blanche, katana en main. Schuldig fut soulagé quelque part de constater qu'ils avaient des véhicules de service plus passe-partout que la Seven et la Porsche.

– Aya-kun !

Le jeune homme leur jeta un coup d'œil, l'expression neutre, mais Schuldig cru voir qu'un coin de ses lèvres se releva imperceptiblement.

– On y va ?

Sa voix grave fit fleurir quatre sourires identiques. Il était temps pour eux de se lancer dans le sauvetage qui n'avait que trop tardé.


Notes : Oui, oui je sais, la fin de ce chapitre est lamentable… Je m'excuse !

Mais je pouvais quand même pas laisser Aya en dehors de cette mission non ?

Si ?…

Le bac m'a retourné le cerveau… (Quoi « Ah la bonne excuse ! » ?) et si j'ai un cerveau, il ne manifeste pas souvent sa présence, c'est tout…

Sinon… C'est bientôt fini !

Plus que quelques chapitres quoi…

Commentaires :

[S1] Oui, je sais, j'ai une tendance à écouter tout et n'importe quoi et à faire des mélanges… Je suis sûre que de la techno et l'OST de Zelda ça le ferait…

Quoi ? J'y peux rien si ça m'inspire… C'est juste bruyant quoi…

[S2] 30/01/2015. J'ai jamais bien compris comment ça fonctionnait, je manque de base en physique-chimie, et vu le climat anti-terroriste du moment, avouons que ce n'est pas l'moment de faire ce genre de recherches sur Google. Du coup, je fais semblant de savoir de quoi j'cause, encore lol.

[S3] En parlant de poison… J'en ai appris des choses ! Vous saviez que c'était du cyanure qu'il y avait dans les pépins de pommes ? Ben pas moi… J'ai aussi découvert que la moitié des plantes d'intérieur de la maison étaient toxiques… C'est cool…