J'ai essayé de ne pas mettre de yaoi dans cette bio, mais ces 2 personnages s'appellent, se veulent. Je n'ai pas besoin de fermer les yeux pour les imaginer face à face, pour sentir les doigts d'Anaël se nouer à ceux d'Orreaga, pour voir les sourires complices qui se croisent. Je n'ai pas le courage de leur refuser cet amour.
Si vous n'aimez pas le yaoi, passez ce chapitre. C'est un petit bonus que m'ont murmuré les voix emmêlées d'Anaël et d'Orreaga.
Je me réveille lentement. Instinctivement, je sais que le soleil n'est pas encore levé, que la nuit me cache. Là, quelques Maisons plus haut, mon apprenti est au creux des rêves, sauvant le monde et protégeant notre déesse. Je soupire, libéré de mon magistrat. Ce moment est pour moi. Rien qu'à moi. Encore quelques heures avant que le jour n'efface à nouveau ce rêve. Avant que le monde ne nous rattrape, que nous ne redevenions qui nous sommes. Que l'astre éblouissant nous enlève l'un à l'autre, que se lève le rideau sur notre scène : les Chevaliers bons camarades.
Je me relève dans le clair de lune, regarde sur le côté, découvre ce corps qui me transcende à chaque fois que je l'effleure. Je murmure au creux de la nuit : Anaël. A chaque fois que je prononce ton prénom, j'ai l'impression que le monde s'arrête, que je touche du doigt la divinité, que je tiens entre mes mains le destin du monde. Je sais que je t'appartiens, que je donnerais l'univers et plus pour te serrer dans mes bras. J'irais au fond des Enfers chercher l'ange. Anaël, mon amour.
Le drap rejeté laisse entrevoir le creux de tes reins où tes longs cheveux blonds dessinent des volutes. La blancheur de ta peau irradie sous l'astre nocturne. Y poser les doigts, encore. Cette envie. Ce besoin. Athéna, me pardonnez-vous cette addiction ? Ressentez-vous l'amour du Capricorne pour lui ? L'approuvez-vous ? Nous condamnez-nous ?
J'enlève doucement les cheveux de cette peau dont la seule vue me brûle. Je glisse mes doigts sur elle, ressens son contact au tréfonds de mon corps. Passer mes doigts sur ta taille, glisser au creux de ton dos. Suivre le tracé de ta colonne vertébrale, sentir ton corps onduler sous mon sillage. Me pencher, dégager ta nuque de tes cheveux, effleurer de mes lèvres le creux de ton cou. M'enivrer de ton parfum, être contre toi.
Entendre ta respiration s'accélérer, guetter les signes de ton réveil. Oser frôler de mes doigts l'orbe de ta fesse, sentir ton corps frissonner, commander l'éveil de ton âme et murmurer encore au creux de la nuit les syllabes qui me font frémir : Anaël.
Sentir ta main remonter le long de mon bras, guetter la lumière de ton regard. Ce coin de ciel au milieu de la nuit qui se pose sur moi, éveille encore mon envie. Ce sourire quand je me penche pour t'embrasser.
Soupirer, mêler nos langues, nos Cosmos. Jouer cette partition sur ta peau, Anaël, sublimer le concert de nos corps du bout des doigts, jusqu'à tirer de toi, mon instrument, les sons avec lesquels mon corps entre en résonance.
Les yeux fermés sous tes lèvres qui parcourent ma gorge, tes mains qui explorent ma peau. Crier ton nom jusqu'aux étoiles, tenter de retenir l'instant.
Anaël. Anaël. Mon ange.
