Je voudrais commencer par m'excuser d'avoir mis environs un demi siècle pour publier ce chapitre. J'ai pris beaucoup de retard et je croyais plus trop en moi. Mais vos messages m'ont fait chaud au coeur ! Je vous aime mes chats !

Tessa

Percy a dit ...

Une maison-bonbon. Voilà à quoi me fait penser le bungalow 10, celui d'Aphrodite. Entièrement rose avec des fenêtres décorées de rideaux et de bacs de fleures fournis, j'avais l'impression d'être devant une maison de poupées géante. Il ne manquait plus que Ken et Barbie.

Je poussai la porte (rose) et entrai. Les demi-dieux (beaucoup plus de filles que de garçons) étaient tous très occupés : certains repassaient, d'autres rangeaient leurs fringues par couleurs.

- Euh...

- La chambre de Siléna est au fond du couloir, coupa une rousse, sans lever les yeux.

En faite, tous les bungalows sont conçus de la même façon : une grande pièce à vivre avec tous les lits ; un couloir et la chambre du conseiller.

J'atteignis celle de Siléna. Cette dernière était assise sur son lit, débordant de coussins, et cousait un bouton de manteau qui avait dû tomber.

- Santé, Silen.

Elle sursauta légèrement puis posa le manteau et son aiguille.

- Bonjour, Percy ! Ca va ?

- Euh... ouai. Dis, je te dérange pas ?

- Non, pas du tout ! Je fais juste un peu de rafistolage. J'en fais de temps en temps.

- Ok. Ecoute Siléna, tu pourrais m'accorder une petite faveur ?

Siléna se leva et s'approcha.

- Je t'écoute !

- Eh bien, j'ai appris de Luke à Clarisse qu'il y a... "Capture l'Etendard" ce soir.

- Ouh, oui.

Siléna se rua sur son armoire, l'ouvrit et fouilla. Je n'avais même pas eu besoin de m'exprimer... cool. Elle revint en sautillant.

- Voilà un short, un tee-shirt... et des baskets.

Je levai un sourcil : les baskets étaient dépareillées.

- Merci mais, encore une petite chose : je peux me changer dans la chambre à côté de la tienne. La mienne communique vraiment avec celle de Luke et...

- ... je vois où tu veux en venir. Tu peux y aller.

Je poussai le rideau entre les deux chambres et je revennai deux minutes plus tard, vêtue d'un short en jean délavé, d'un débardeur turquoise et rose et de baskets en toile, l'une bleu, l'autre rose. Siléna me considéra et eut un sourire satisfait. Je cherchai des yeux une poubelle, où me débarrasser de mes vieilles gueniles.

- Où puis-je jeter cela ?

- Viens.

Siléna posa mon haut et mes escarpins dans un sac et mis ma jupe dans une malle.

- La jupe, je la garde.

Puis, elle se rapprocha et me fit asseoir devant sa coiffeuse.

- Qu'est-ce que tu te dis en te voyant dans la glace.

- Là, tout de suite, je me fais un peu peur.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Siléna m'avait débarrassé de mon maquillage vieux de trois jours et m'avait démélé les cheveux. Elle les tira en arrière en une queue de cheval bombée. Elle me maquilla et lorsqu'elle eut fini, je ne découvrai pas une ado négligée mais une jeune fille très soignée et à la mode.

- Waouh ! Comment as-tu fas ça ?!

Siléna haussa les épaules, simplement. Je me levai et eus une réaction très peu banale : je la pris dans mes bras.

- Merci. Merci vraiment.

- Y'a pas de quoi.

Je jetai mon épée à terre et enfoui mon visage dans mes genoux.

- J'en ai marre !

- Percy ...

Luke s'agenouilla à mes côtés. Cela faisait deux Luke et moi nous entraînions derrière le bungalow. Il était fort, trop fort.

- Ecoute Percy, il faut que tu t'entraînes.

- Pff, c'est nul. Toi, tu n'as cas me protéger, répondis-je en battant des paupières.

- Ahh, je veux bien moi, dit-il en pinçant le bout de mon nez. Mais, malheureusement, on sera pas toujours ensemble. Il faut que tu saches te servir d'une épée.

- Réfléchis un quart de seconde, Luke. On est au XXIème siècle. Les épées, c'est fini. Maintenant, ce sont les Kalachnikov qui sont à la mode.

Luke secoua la tête, se releva et me toisa.

- Je vais te faire une promesse, Percy. Le jour où les demi-dieux utiliseront des Kalachnikov, j'embrasserai Grover ... avec la langue.

- Clarisse.

- Non, Grover.

- Clarisse.

- Vendu.

Je me relevai et ramassai l'épée. Dix secondes après, je m'applatissai sur le sol et ressentai une douleur au front. J'y portai ma main et un liquide poisseux enduit mes doigts.

- Aie.

Luke accourut et examina la plaie.

- Il y a pas mal de sang mais l'entaille n'es pas profonde. On va éponger ça.

Sur ce, il enleva son débardeur. Je découvrai ébahie son torse, dont ces magnifiques abdos, capables de rendre dingue n'importe qui. Il roula le tissus en boule et le pressa sur mon front. Il y eut un silence.

- Tu sais que tu es plutôt beau ?

Je sais, je devrais être gênée mais là, pas du tout. Luke me regarda de ses grands yeux bleus. Il m'esquissa un sourire divin.

- Ouai, je suis plutôt beau.

D'un coup, il se retourna. Lou se tenait sur le pas de la porte, points sur les hanches.

- Moi votre répugnes!

Luke se leva et prit une attitude théâtrale.

- Applaudissez Lou Ellen ! L'unique nana qui ne tombe jamais bien et qui interprète tout à sa façon !

Sur ces mots, Lou le gratifia d'un de ces mots qui horipillent les parents et valent aux enfants une bonne fessée. Elle tourna les talons et s'éloigna. Luke leva les yeux au ciel et me demanda de le suivre. Une fois dans sa chambre, je m'assis sur son lit, en appuyant un peu plus le tissus sur mon front, pendant que Luke plongeait un torchon dans un sceau d'eau. Avant qu'il ne se retourne, je plaçai le débardeur sous mon nez et humai l'odeur qu'il portait, l'odeur de Luke. Rapidement, son parfum déliceux me monta à la tête et me piqua les yeux.

Luke revint vers moi et retira délicatement le tissus. Il appliqua le torchon mouillé à la place et essuya le sang sur mon front.

- Pourquoi Lou te déteste autant ?

- Tu sais bien, elle déteste tous les conseillers parce que...

- Non, répliquai-je. Je l'ai vue rire... avec Clarisse.

Je ne mentai pas : je l'avais vue en sortant du bungalow de Siléna. Luke soupira et de là où j'étais, j'vais une vue magnifique sur son visage d'ange et son corps d'athlète. Oh, j'ai le coeur qui bat !

- Tu veux vraiment savoir la vérité?

- Si ça ne te dérange pas.

- Bah ! Ca m'enchante pas vraiment, mais bon.

Il me pinça affectueusement la joue et s'assit par terre, en tailleur, à mes pieds. Il prît une pronfonde inspiration.

- Lou est arrivée ici, il y a deux ans. A son arrivée, elle portait une robe et des ballerines. Elle était jolie !

Luke leva de grands yeux résignés vers moi.

- Je suis tombé amoureux d'elle... Ahhh, nous étions LE couple de la colonie mais...

Il se releva et examina mon front.

- Au fur et à mesure, elle est passée de ma petite amie à mon meilleur pote. Elle est devenue masculine. La flamme s'est éteinte... alors je l'ai quittée.

Il appliqua une dernière fois le tissus et eut un sourire satisfait.

- Voilà, tu es comme neuve !

Il jeta le torchon dans le sceau et disparût une seconde pour aller enfiler un tee-shirt à manche longue marron. Il vint s'asseoir à côté de moi.

- Et depuis notre rupture, Lou est devenue amie avec Clarisse.

- Laisse-moi deviner : tes amis sont les ennemies de Clarrisse et inversement.

- Exactement.

Nous passâmes le restant de l'après-midi à bavarder tous les deux. Nous abordions des sujets diverses, moi mon goût pour les objets bleus et mon ancienne vie; lui son arrivée ici et cette fille, Thalia. Au bout d'un moment,

je m'aperçue que je ne l'écoutai pas toujours et me contentai de regarder ses lèvres bouger. Son rire cristallin emplissait la pièce lors de nos fous rires et, sans vraiment vouloir m'en rendre compte, je passai un des plus beau moment de ma vie.

Annabeth a dit ...

-Donc, si j'ai bien tout saisi : tu fantasmes sur ton meilleur ami, qui pendant ce temps-là, fait le coq devant une greluche !

- Arrête tes conneries, Clarisse. Primo : je ne fantasme pas sur Luke ; secundo : il ne fait jamais le coq et tercio : Percy n'est pas une greluche.

- Si tu le dis, Puits de Sagesse. C'est quand même fou : j'aurai juré que c'est Luke et sa bande de copains qui roulent des pecs' devant Percy qui glousse.

Clarisse a beau m'exaspérer, parfois, elle a raison. Ca crève les yeux: Luke cherche à impressionner Percy par tous les moyens et à l'évidence, elle lui plaît.

- Si au final, il se met à ronronner avec la dinde, ce sera sa quatrième conquête depuis son arrivée... quatre de plus que toi.

- La ferme !

A ce moment-là, Chiron souffla dans sa corne. Nous nous sommes réunis autour de lui. Il nous rappella une énième fois les règles. Pendant ce temps, j'observai Percy. Quoiqu'en dise Clarisse, cette fille a l'air gentille. D'ailleurs, lorsqu'elle croisa mon regard et m'adressa un petit sourire, je lui rendis volontier. Nous nous sommes mis en place et au signal, nous poussâmes un cri de guerre.

(Narratif ellipse)

Je courrai après Luke. Il avait notre étendard en main et notre équipe aux fesses. Il galoppait à une vitesse folle et commençait à nous distancer. Sa silhouette s'affirmait et finit par disparaître. Mon équipe et moi redoublâmes d'effort : il fallait absolument l'empêcher de franchir la petite rivière qui servait de frontière. Je souris lorsque je le réapperçu. Je le rattrapai mais en vérité, je gagnai du terrain uniquement parce que Luke s'était arrêté... au bord de la rivière. Je stoppai à côté de lui, imitée par mon équipe. Sur l'autre rive, le camps adverse fixait la même chose que nous : Clarisse dominant de toute sa hauteur Percy, couchée dans l'eau peu profonde.

-Rappelle ton chien enragé, dit Luke entre ses dents. Si elle fait du mal à Percy, je brûle son bungalow.

J'étais consciente qu'il me parlait puisque j'étais la seule à la colonie qui m'entende avec Clarisse. C'est lorsque je vis sa lance brisée en deux que je compris.

- Annabeth, je suis sérieux.

- Je m'en doute, gros nigaud, mais je peux rien faire !

J'avais tourné la tête cinq secondes et cela suffit pour rater l'impossible : Clarisse, à nos pieds, mise K.O. par Percy. Je me baissai : Clarisse semblait bel et bien à plat.

Pourtant à en juger des traces et de la terre dans les cheveux de Percy, il y avait eu un combat. Alors que j'aidai Clarisse à se relever, un vent étrange se leva. C'était une brise narine (alors que nous sommes à plusieurs kilomètres de la haute mer), fraîche et désagréable. Nos cheveux se mirent à bouger et l'étendard à claquer. Chiron apparût, crinière et queue au vent.[ L'Oréal Paris, parce que je le vaut bien... Pardon.]

A ce moment, un trident se matérialisa au-dessus de Percy. Toute la colonie poussa un son surpris.

- Le pacte des Trois Grands...

- ...romput une seconde fois.

- Mais de quoi vous parlez? s'affola Percy.

chiron s'approcha.

- Percy, tu viens d'être revendiqué.

- Ca y est ? demanda Percy en essayant d'attraper le trident.

A notre coutume, nous nous sommes agenouillés. Le centaure prit un ton solennel.

- Salut à toi Percy Jackson, fille de Poséidon. Dieux des océans, père des chevaux et maître des eaux.

Cette annonce parût sonner creux chez Percy car elle regarda autour d'elle, déboussolée. Ses yeux se posèrent sur Luke, toujours à genoux, la tête basse et le visage troublé.

- Vous permettez ?

Elle s'emparra de l'étendard et sauta sur la rive. Un élan de joie monta de son équipe . Luke applaudit fièrement et Percy était acclamée par presque tous les demi-dieux.

- J'y crois pas, déclarai-je, sonnée.

- Moi, je suis dégouttée, renchérit Clarisse.

Nous avons toutes les deux tourné la tête vers Luke, guettant une réaction. Et là, avec un sourire béat collé sur les lèvres, il déclara :

- J'en suis amoureux.