Salut tous le monde ! Nouveau chapitre aujourd'hui ! Je suis ravie d'avoir eu des reviews aussi motivantes pour la suite et qui m'ont permis d'avancer dans l'histoire En parlant de l'histoire, Akumakei partie 1, est terminée ! Enfin, maintenant il ne me reste plus qu'à broder. Je vous préviens le rating T(presque M ici) n'est pas pour faire joli !
Persona Aevum : Merci beaucoup pour ta review, et bien voilà, le nouveau chapitre est arrivé !
Juliz94 : Ton message me réchauffe le cœur, un énorme merci pour m'avoir encouragé à terminer ce chapitre ! Je suis ravie que tu apprécies mon style d'écriture, certains peuvent le trouver un peu trop plombant, mais recevoir des compliments fais toujours autant plaisir ! Passe une bonne journée/soirée/nuit, toi aussi ! ;)
Chapitre 2 : Judith
-Kit ! Hey, réveille-toi !
J'ouvris difficilement mes paupières encore lourdes et ensommeillées. Pourquoi tant de haine ? Qu'avais-je fait pour mériter un réveil pareil ? Je n'avait pourtant ni rendue visite aux marines, ni oublier d'arroser ses fleurs chéries, ni marmonner dans mon sommeil en parlant de ce que j'allais manger au prochain repas et ni repeint son gîte en rose bonbon, IL aimait pas le rose, je le savais !
Mais la situation ne me laissa pas le temps de réfléchir à ce que j'avais bien pu commettre qu'une détonation se fit entendre. Je me couvris les oreilles sous le bruit, serrant les dents. Me relevant rapidement, je jeta un œil sur la ville, en contrebas de la vallée.
Les maisons crèmes commençaient à fumer, et une chape noire s'élevait déjà dans le ciel. Même à cette distance, mes oreilles purent entendre des cris, des ordres et des appels à l'aide.
La plupart du temps, je bénissais ma fine ouïe, attribut typique des Akuma, en particulier du mien. Mais c'est dans ces moments là que je la maudissais, car entendre ces plaintes et ces cris de détresse me déchiraient le cœur.
Les Akuma sont très émotifs, en général à cause de leur dure enfance où ils ont été facilement torturés, humiliés ou isolés des autres, certains plongent même dans la dépression ou la misanthropie.
Beaucoup ont la vie courte, apprenant la dure loi de la vie bien trop tôt, supprimant l'enfance et la douce innocence des enfants normaux, puis l'adolescence chez les Akuma n'est qu'une étape servant à pouvoir former son corps pour le combat, et la vie d'un Akumakei ne dépasse pas souvent le cap des vingt ans.
Car nos vies sont dangereuses.
J'ai appris que nous étions rares, recherchés et qu'automatiquement après avoir mangé l'Akuma no Mi des Akumakei, nous n'existions plus, enfin en un sens, nous devenions l'ennemi du Gouvernement Mondial.
Bien sûr, ces informations concernant nos véritables identités ne sont pas publiques, seulement, le Gouvernement Mondial, connaissant les natures téméraires des Akuma, savent pertinemment qu'un jour ou l'autre, on se montre, que ce soit sous une fausse identité ou par accident. Et là on est cuits, nos primes explosent, rameutant tout les chasseurs de primes, la Marine, les Shishibukaï, et tout le tintamarre. C'est aussi l'une des principales raisons du pourquoi je n'habite pas en ville. IL m'a dit que compte tenu de se qu'il s'est passé il y a de cela déjà quelques années, je devais faire profil bas et ne pas me faire remarquer, à tel point de devoir déménager de l'autre côté de la Grand Line, en South Blue.
Mais ils m'ont retrouvé. Je vois leur drapeau flotter au loin sur l'un de leurs immenses bateaux. Je le sais, ils sont là pour moi. Les Marines.
-Ces crétins de villageois. C'est eux qui nous ont dénoncés.
-Ouais, ils ont sûrement dus appelés des renforts pour les aider. Mais de là à mettre la ville à sac…
-Ils te cherchent et ils sont près à tout.
Je ne fis qu'hocher la tête. Si la Marine avait fini par s'en mêler, on passait à un tout autre niveau. Je ne pris qu'un vulgaire bâton en guise d'arme et revêtis ma cape noire dont quelques reflets bleus scintillaient à la lumière du soleil levant. Me redressant, je ne fit qu'observer la ville fumante pendant plusieurs secondes avant de déclarer:
-Changement de plan, faut qu'on bouge.
-Soit prudent, dit il après un silence.
Je souris et tournant les talons j'ai sauté hors de mon arbre. Quand IL disait ça, c'est que mon idée ne lui plaisait pas, mais qu'il s'y soustrayait. De toute façon, IL me connaissait et savait très bien comment je réagirai, je ne m'appelle pas Yôko D. Naruto pour rien !
Le village était méconnaissable. Les murs des maisons étaient troués par les boulets de cannons et le quartier ressemblait à un gruyère. Le bruit était assourdissant et l'on entendaient encore quelques de mères affolées ou d'enfants pleurant. Le sang était partout. Au sol, sur les façades et les vêtements des cadavres qui s'empilaient dans les rues presque désertes de vie. Presque, car j'était là, moi, le petit garçon d'à peine 8ans, la tare de l'île, qui les parcourait à un rythme effréné, cherchant mon amie.
-Il faut qu'on trouve Judith au plus vite ! m'exclamais-je.
-Elle ne doit pas être bien loin..., me répondit la voix dans ma tête.
Oui, Judith ne quittait jamais le village, sauf pour venir me rendre visite en haut de la colline quelques fois, quand ses vieilles jambes et le temps le lui permettaient, alors elle ne devait pas être partie, à moins que...
-Tu penses qu'elle est allée pour nous prévenir ?
-Impossible, on l'aurait croisée !
-Elle doit être chez elle, mais je n'arrive pas à me repérer avec les rues complétement détruites.
Il fallait que je la retrouve. A tous prix. Judith est la seule humaine à qui je peux faire confiance ici. C'est une mère d'Akuma et la seule qui a bien voulu m'aider et me recueillir, sans arrière-pensée, lorsque j'étais au plus bas, trois ans plus tôt. C'est la seule qui ne me pourchasse pas, qui ne me regarde pas avec dégoût comme si j'était un monstre, car elle voit en moi son fils, Bee.
Bee, c'est un autre Akuma, le premier que j'ai trouvé. Enfin, le seul que j'ai trouvé. Je l'ai vue sur un avis de recherche à côté d'un article le présentant avec son frère adoptif, Aa. Je me suis alors dit qu'il était peut-être possible de finalement devenir ami avec des humains, mais je l'ai regretter. Et, naïf comme je suis, je sais que ce ne sera pas la dernière. Je reste tout de même persuadé que tous les humains ne sont pas comme ça et qu'il en existe forcément qui s'en contrefoute de la nature des personnes. Ces sont des humains comme Judith, qui ne m'a aimé que d'autant plus quand je lui ai dit que j'ai traversé l'océan pour chercher son fils, qui était comme moi. Elle avait été ému tout d'abord, puis triste et nostalgique en m'annonçant qu'elle même n'avait pas revue Bee depuis une dizaines d'années, et qu'il parcourait la Grande Line en ermite venant parfois en aide à son frère lorsque celui-ci l'appelait. Même sans l'avoir rencontrer, j'aimais déjà cet homme. Il représentait tout se que j'aimerai être. Libre.
Paniqué, je courrais en tous sens dans les rues ne faisant preuve d'aucune discrétion et appelant Judith d'une voix éraillé par la course et la peur que je ressentais.
-Naruto!
Mué par un réflexe que j'avait acquis au fil du temps, je me cacha derrière un pan d'un mur, m'enveloppant entièrement dans ma sombre cape.
-J'ai entendu du bruit par ici...
Je jetais discrètement un œil dans la direction de la voix et un frisson de peur me secoua le corps.
Marine.
-Oui, moi aussi ! s'écria un second homme, qui rattrapait le premier.
-Poursuivons. L'Akumakei ne doit pas être bien loin, ordonna un troisième.
La Marine me cherchait.
-Ça craint...murmura t-IL, comme si IL avait peur qu'on l'entende.
J'hochais la tête discrètement. Maintenant que j'avais la confirmation qu'il me cherchait, je devais faire triplement plus attention.
Changeant de méthode, j'attendit que les Marines s'en aillent avant de grimper sur le mur à l'aide des trous causés par les explosions pour atteindre le toit. Veillant à me faufiler derrière la cheminée de la maison, je scrutait les Marines en contrebas qui déambulaient à travers toute la ville maintenant que les coups de canons avaient cessé. Je retenait mon souffle et mes yeux me piquaient, l'odeur ici était infecte, nauséabonde, un mélange de sang, de poudre et de peur. Les Marines étaient ici par dizaines.
Reculant légèrement sur les tuiles rosés de la maison, je pris mon élan et fonça en direction du toit voisin. Le choc fut atténué par mon mouvement de roulade et je repris ma route, y voyant plus clair d'en haut. Je savait où aller maintenant. Bifurquant à droite, je pris à nouveau mon élan pour atterrir sur un autre bâtiment un peu moins en hauteur. Hauteur que je récupéras en m'agrippant à une gouttière pour parvenir à la prochaine habitation.
-Ok, on est plus très loin.
Je ne lui répondit pas, trop concentré à ne pas tomber en contrebas. Cependant lorsque je sauta vers le prochain toit, je ne vis que trop tard que des Marines étaient juste en dessous de moi. Déconcentré, mon pied avait déraper sur l'appentis et une tuile s'écrasa au sol. Malheureusement pour moi, les Marines l'entendirent et regardèrent en haut, pour sûrement apercevoir une touffe de cheveux blonds et une cape bleu sombre.
-Il est là ! Attraper le ! s'écria un marine en pointant du doigt.
Jurant contre mon infortune, j'accélérai l'allure, courant sur les maisons à une vitesse soutenue.
-Ne le laisser pas s'échapper !
-Je le vois !
Me détournant de mon objectif, je m'élançai plus loin dans Konoha, mes mouvements étaient encore désordonnés, mais je soutenait le rythme. Après tout, le danger était une habitude pour moi ce qui me permettait de garder mon sang-froid dans des situations de ce genre.
Observant les rues plus bas, je m'aperçus qu'ils ne me poursuivaient plus. Bien. Prenant une grande inspiration, je ralentis ma course jusqu'à me stopper complètement et de me repérer.
-Je crois qu'on les a semé.
-Oui.
Je m'était bien éloigné de chez Judith mais au moins la Marine avait perdu ma trace. Reprenant plus tranquillement ma course, je veillais à faire le moins de bruit possible.
Lorsque, j'atteint enfin l'habitation tant désirée, un pincement au cœur m'éprit. La maison était trouée de partout. Une vraie ruine. Les murs étaient noircis par la poudre et le feu qui s'était déclencher à quelques endroits du village sous les explosions. Sautant vers la porte, je m'arrêta une petite seconde. Et si elle n'était pas là ? Si je m'étais trompé depuis le début et qu'elle était dans la forêt, ou pire avait rejoint le tas de cadavres dans les rues de Konoha ? Un frisson d'horreur me parcouru.
-Ne t'imagines pas de telles choses.
Je fermais les yeux un instant avent de les rouvrir, reprenant mon sang-froid.
-Hum, ne nous attardons pas ici.
Poussant le battant en prenant une grande inspiration, j'entrais dans les décombres.
L'intérieur était tout aussi saccager que l'architecture. La table était cassée en deux, les chaises renversées, tandis que des éclats de boulet de canon étaient plantés dans le reste du mobilier. Le plancher craquait et le toit était troué, laissant passé la lumière de l'aube, qui incendiait le village d'une atmosphère rouge et lugubre.
-Judith?
Pas de réponse.
-Judith ? répétait-je plus fort.
Une masse informe surgit de derrière le fauteuil et se jeta sur moi. Ses bras frêles vinrent s'entourer autour de mon coup d'une poigne forte et j'entendis un sanglot retenu.
-Naruto ! J'ai eu si peur !
-Tout va bien, Judith, je suis là...il ne peux rien m'arriver maintenant.
Je m'écartais de Judith un temps pour la détailler. Sa peau sombre était recouverte de suie et de quelques coupures et son chignon de cheveux crèmes et bouclés était défait, de même que son tablier bleu et blanc était déchiré. Mais ses yeux marrons me rassuraient. Elle n'avait rien de grave.
-Je vais bien, ne t'inquiète pas, mon petit renard m'assura-t-elle en souriant.
Poussant un soupir, je la repris dans mes bras et enfouit mon visage dans son cou, où je me délectait de son odeur réconfortante. Judith sentait la rose, comme les fleurs qu'elle allait chercher chaque matin pour décorer son habitation. Quand je me rendais chez elle, de bonne heure, c'est moi qui lui apportait elle m'adressai alors un petit sourire et m'embrassai sur la joue, comme le ferait une mère pour son fils.
On resta quelques minutes ainsi, à s'étreindre, comme si la situation autour de nous ne nous importait plus. Jusqu'à ce que mes oreilles sursautent sous le bruit de pas précipités que j'entendaient dans la rue adjacente.
Je me détachais précipitamment de ma mère adoptive et je partis me faufiler sous la charpente, aider de mes griffes que je venais de sortir. Je n'eut que le temps de me fondre dans l'ombre avant que trois marines déboulent en défonçant la porte. Judith sursauta et se retourna précipitamment vers eux, alarmée. Ils se jetèrent sur elle et lui agrippa les poignets, alors qu'elle hurlait de douleur. Elle tenta de se débattre de ses maigres forces avant qu'elle se fasse complètement maîtrisée.
-Où est l'Akumakei ? s'écria un marine, alors qu'il rapprochait son visage de la vieille femme.
-Je ne sais pas de quoi vous parlez ! Lâchez moi ! s'écria Judith.
-Nous savons qu'il vient souvent ici, ne mentez pas !
Je serrai les dents en plantant mes griffes dans le bois. Judith me protégeait, je ne devais me montrer sinon je réduirait ses efforts à néant.
-Contrôle toi, kit...
Plus facile à dire qu'à faire. Détournant le regard, je tentait de penser à autre chose. N'importe quoi, autre chose qui puisse ne plus me faire penser à la vision que j'avais sous les yeux. Impossible. Alors, me mordant la lèvre, je ne pus que patienter en observant ce calvaire.
-Je répète ma question. Où est l'Akumakei ?! hurla de nouveau le même marine.
-Je ne sais pas ! Arrêter ça, je ne sais pas...supplia la quinquagénaire.
A ce moment là, le marine n'eut aucun remords a agripper ses cheveux fermement et la tirer brutalement vers lui. Judith hurla une nouvelle fois en se débattant et c'en fut trop.
-Naruto, Non!
Je taclait le marine, le séparant de Judith. Mes griffes étaient sorties, mes crocs dépassaient de ma bouche alors qu'un mince filet de sang coulait le long de mon menton. Une aura démoniaque et brûlante s'échappaient de mon corps dont sortait une étrange queue rouge carmin. Mais le pire était mes yeux. Ces yeux rouges de prédateurs à la pupille fendue, brillant de haine pure. Ces yeux qui terroriseront le marine jusqu'à la fin de sa vie. Vie qui fut bien courte, car je lui laboura le ventre de mes griffes, laissant le sang tâcher le mur et mes vêtements tandis que je m'acharnais sur le marine.
-Naruto, arrête ! Calme toi !
Je me retourna brusquement vers Judith, qui venait de parler. Elle dut avoir une vision d'horreur en me regardant, couvert de sang, à moitié métamorphosé dans ma forme Zoan. Ses yeux exprimaient la peur.
Elle avait peur de moi.
-Judith...,murmurai-je d'une voix rauque.
Elle m'agrippa fermement la taille, se brûlant à cause de mon aura.
-Je t'en pris Naruto arrête, ça ne sert plus à rien, il est mort, c'est fini.
Les deux autres marines étaient pétrifiés de terreur, me regardant avec des yeux exorbités. Peu à peu, mes attributs se résorbèrent, jusqu'à ce que je reprenne totalement forme humaine. Elle avait raison. C'était fini.
Je l'étreint à mon tour, me raccrochant à elle. J'étais épuisé. Ma soudaine transformation m'avait enlevé toutes mes forces. Cela ne m'était pas arrivé depuis des années.
J'avais pourtant oublié quelques chose. Les cris. Le bruit qu'on avait fait, assez pour alerter tout le village.
-Na...! Va...en !...ruto ! Allez !
Rouvrant brusquement mes yeux qui s'était fermés sous la fatigue, je ne sentis pas des mains m'agripper violemment le dos et me séparer de Judith. Me débattant violemment, je sentis quelque chose se renfermer sur mon poignet. Immédiatement, mes forces m'abandonnèrent tandis que j'entendais mon démon hurler dans mon esprit.
-Laissez le tranquille ! cria t-Judith en se relevant. Un marine s'approcha d'elle et tira sa lame.
-KURAMA ! hurlai-je.
Mon démon ne se manifesta pas. On me donna un coup sur la tête et je m'écroulait sur le sol en ne voyant qu'une nouvelle traînée de sang gicler sur le mur avant que je ne sombre dans l'inconscience.
