Salut tout le monde ! Voici un nouveau chapitre, qui j'espère vous satisfera ! Je n'étais pas très présente sur ce fandom ces derniers temps car on m'a conseillé Soul Eater auquel j'ai totalement adhérée et où j'ai dévorée toutes les fanfics SoMa que j'ai pu trouver ! Bref, je me remets à mes mangas préférés pour continuer mes propres fanfics !
flavien: Tu ne saisis pas ce que Naruto est ? C'est tout à fait normal, surtout au début des histoires que j'écris où l'on ne comprend pas forcément tous les éléments que je montre au début, ça peut paraître flou et du coup à cause de cela je peut perdre certains lecteurs, enfin bon ne t'inquiète pas ça va devenir claire par la suite, particulièrement aujourd'hui où je révèle une petite partie du passé de Naruto! En fait mes histoires sont comme un puzzle dont je suis la seule à voir le résultat final dessiné sur la boîte. Au fil des chapitres les pièces s'assemblent et le puzzle devient de plus en plus clair, certaines fois elles ne s'emboitent pas comme on pense qu'elles devraient l'être alors on essaye une autre solution mais le résultat, une fois terminé, vaut le coup de bien s'être cassé la tête ! En espérant t'avoir un peu plus éclairé sur mon mode opératoire un peu abstrait ( je suis à peu près certaine que certains on d'ailleurs trouvé cette explication encore plus floue que mes textes =))
Momo-okami: Merci pour tes encouragements, je ne vais pas abandonner mes écrits en sachant que j'ai déjà planifiée l'histoire dans sa totalité pour éviter le redouté syndrome de la page banche, en théorie ;)
Une dernière chose, lorsque vous verrez cela : * . Mettez cette musique,, pour rentrer dans l'ambiance, je ne fais pas souvent ce genre de choses habituellement, mais cela m'a beaucoup inspiré et peut être que je la réutiliserai ;) ( watch?v=MRFZu-IPhUs&index=24&list=PLXuOk3QpxTpxBixAdrH5FB-2z1Eb-QYMx) Vous pourrez l'arrêter quand on passera au prochain tableau.
Enjoy it !
Chapitre 3 : Dure Réalité
-Naruto...
J'ouvre des yeux remplient de larmes à l'entente de mon nom. Mes cris cessent doucement et je lève mon regard vers la personne qui m'a appelé. Je ne sais pas si il est grand parce qu'il est agenouillé au dessus de moi, mais je vois que son corps est musclé et fin sous sa cape blanche et rouge. Il pleure lui aussi, mais il me sourit comme même. Ses cheveux sont blonds et hérissés sur sa tête et ils sont couverts de sang. Pourtant je n'ai pas peur, car ses yeux me rassurent, ils sont bleus clairs et bienveillant, même si ils ont l'air de souffrir.
-Hey, Naruto...
Sa voix est douce et chaude. J'aime bien. Mais elle est faible et empreinte de regret. Ça, j'aime moins. Il a quelques chose dans sa main couverte de sang. C'est un truc bizarre, avec de petites graines oranges et rouges comme ceux d'une framboise et une tige jaune. Je le regarde avec des yeux remplient d'incompréhension en penchant la tête. Il ricane devant mon air ahuri et crache un peu d'hémoglobine. Les yeux remplient de tristesse, il soupire et approche l'objet de mon visage en me souriant.
-Kushina me tuerait si elle savait que c'est moi qui t'ais donné ton premier repas.
Mécaniquement, j'ouvre la bouche et il me fourre le fruit dans la gorge. Ce truc à un gout immonde, et en plus il me brûle le ventre. Retenant un cri de plainte, je l'avale difficilement. Le grand blond me sourit à nouveau et me caresse la joue. Alors, poussant un soupir, il s'écroule devant moi. Le monsieur ne bouge plus. Est-ce qu'il dors ?
Je ne peux même pas réfléchir que je sens quelque chose s'agiter en moi. Ça brûle et ça me fait mal. Qu'est ce que c'est ? Soudain je sens un sentiment que je ne connais pas m'envahir, c'est dévastateur et douloureux. Mon corps me fait mal et alors que je me met à crier, un rayon rouge sombre sort de moi, ça fait mal.
Ça fait mal...
-Ça fait mal !
-Naruto, calme toi !
-Kurama !
-Je suis là ! Je suis là...
J'ouvre des yeux apeurés, et mon souffle effréné ralentit progressivement, j'avale difficilement ma salive et je reprend ma respiration.
-C'était quoi ça...
-Je ne sais pas de quoi tu parles, Naruto.
-Je...j'ai crus me rappeler d'un truc...
Mon démon ne me réponds pas, une fois de plus.
Hurg...
Je n'ai même pas ouvert les yeux que j'ai déjà mal à la tête. Mon corps est couvert de sueur et le moindre souffle d'air me fait frissonner. J'ai des crampes partout à force d'être resté trop longtemps dans la même position. Tentant d'amorcer un mouvement, un bruit de chaîne se fait entendre et je me rends compte que je suis solidement attaché à ce qui semble être la paroi d'un bateau à la sensation du roulement continuel de l'eau sur la coque. Qu'est ce que je faisait là ? Je n'eus cependant pas le loisir d'y réfléchir qu'une douleur vive me saisit. Retenant un gémissement de douleur, j'ai senti mon corps grincer et craquer, comme s'il se déchirait de l'intérieur et qu'on m'écrasait les poumons, me laissant suffocant en prenant de petites goulées d'air par intermittence.
-Kurama, haletait-je alors que je remettais de l'ordre dans mes idées, comment va mon corps ?
Le silence s'installa quelques secondes, avant que le renard ne me réponde de sa voix rauque.
-Ton corps à subit beaucoup de lésions. Tu as des bleus sur l'ensemble du corps, et des jambes contusionnées. Ta cheville droite a essuyé un traumatisme. Elle n'est ni foulée, ni fracturée mais je te conseille de ne pas courir pendant un certain temps.
-Comme si j'avais le choix, fis-je remarquer en agitant mes chaînes, les faisant tinter dans un cliquètement lugubre.
-Je suis cependant inquiet pour tes bras. Ta chaire est à vif de ton épaule jusqu'à ton coude et tes poignets présentent des ecchymoses à cause du traitement qu'ils reçoivent.
Tournant difficilement la tête vers la droite, je pus voir en effet à travers les ténèbres mon poignet bleuit par l'absence du passage de sang dans mes mains. Je ne sentais même plus celles-ci.
-Le pire dans l'histoire, continua-t-il, c'est sûrement ta côte cassée. Tu as aussi un traumatisme crânien, ce qui ne m'étonne pas vraiment au vu du nombre de coups que tu as pris sur la tête.
Je grognais de mécontentement, alors que sa voix dans ma tête me faisais l'effet d'un troupeau de crapauds du Mont Myuboku partant chercher des vers, leurs mets préférés.
-Moins fort, s'il te plait, il n'y a aucune raison de crier...
Il laissa échapper un soupir de lassitude avant de terminer.
-Enfin bon, tes bras sont en cours de guérison et devraient retrouver leur état initial dans quelques minutes, le reste de ton corps sera guéri avant la fin de la journée. Quant à ta côte, il va me falloir du temps pour la ressouder. Je ne te garantis pas de résultats avant quelques jours.
-Pas grave, on a le temps, je suppose, merci de t'en être chargé.
La guérison rapide était l'un des avantage quand on était Akumakei. Sans être invincible, on pouvait cependant récupérer entièrement des blessures les plus graves en l'espace de quelques jours. Je suppose que c'est une consolation en contrepartie des horreurs qu'on vit au quotidien. J'ai fermé les yeux en appuyant de nouveau ma tête contre la coque du bateau. Mes cheveux blonds étaient collants et une odeur nauséabonde emplit soudain mes narines. Sûrement le sang qui suintait de ma tête lorsque l'on m'a donné un coup chez Judith*.
Judith...
J'ai ravalé mes larmes et je me suis mordu la lèvre pour faire disparaître son image de mes pensées. C'est cause de moi si elle était morte.
Si elle avait simplement avoué...
Si elle ne m'avait pas simplement défendu...
Si je n'avais pas simplement existé...
J'ai senti mes larmes couler dans l'obscurité de la pièce tandis que des sanglots amers venaient créer une boule dans ma gorge. J'ai tremblé de froid lorsque j'ai senti le vent frais refroidir mes joues sillonnées de larmes. Un son rauque de bête plaintive sorti de ma gorge.
-C'est ma faute, kyu...
Á l'entente de ses mots, j'ai senti mes entrailles remuer et s'échauffer à une température inhumaine alors qu'un cri de rage retentit dans ma tête.
-Ne dis pas ça ! Tu crois qu'elle aimerait te voir comme ça ? Tu crois qu'elle aimerait que tu pleure comme le sal gosse que tu es ?
-Mais je ne devrai même pas vivre ! Je ne devrai même pas avoir survécu ! Le monde me pense mort, il pense que je ne fais plus de mal autour de moi, que je croupis en West Blue depuis 8 ans ! Mais c'est faux et même si je ne le veux pas, je continu à faire du mal ! Je continue à faire des veuves, des orphelins des gens qui pleurent, des gens qui souffrent et qui n'ont rien demandé, contre mon gré ! Je suis un monstre ! Je l'ai tuée ! Je l'ai tuée ! Si je n'avais pas été là, elle aurait pu survivre ! Elle aurait pu continuer de s'épanouir, d'aller chercher des fleurs tous les matins dans ce champ de roses, de pouvoir se coucher le sourire aux lèvres dans son grand lit, de pouvoir espérer retrouver son fils un jour. Même si elle ne l'aurait peut-être jamais revu et qu'il était parti pour toujours, c'était sa raison de vivre et d'avancer !
-C'était toi sa raison d'avancer ! Si tu n'avais pas été là, elle serait morte dans tous les cas ! Tu ne te rappelles pas son regard avant ta venue ? Tu ne rappelles pas comment elle avait l'air perdu, désorientée ?! Tu lui as donné un raison de vivre, de sourire et de continuer à croire en quelque chose ! Tu as été son fils pendant toutes ses années !
J'ai ouvert les yeux en grands et mon souffle s'est coupé.
C'est vrai...
Elle croyait en moi...
Elle croyait en mon rêve...
Elle m'aimait comme un fils.
-Comme un fils..me murmurait-je à moi-même. J'ai fermé mes paupières et j'ai levé ma tête vers le ciel en ravalant un douloureux sanglot. J'ai sentis mon démon se calmer graduellement et pousser un soupir.
-Elle t'aimait et elle morte pour que tu puisse vivre Naruto, ne l'oublis jamais...
J'ai hoché la tête vigoureusement en me mordant la lèvre et le silence se réinstalla alors que je reprenais mon souffle. J'ai baissé ma tête et rouvert des yeux perdus dans le vague.
-Merci, soufflé-je.
Il ne me répondit pas. Il n'y avait plus rien à dire.
J'ai sursauté lorsque j'ai entendu une porte grincer. Une lumière vive pénétra dans la pièce et j'ai plissé les yeux de douleur devant le brusque changement de luminosité. J'entendis une échelle crisser sous le pas lourd d'un homme. Il referma le battant de bois derrière lui, nous plongeant à nouveau dans l'obscurité. Le silence se fit avant que j'entende une voix lente et détachée.
-Gurittā...
Doucement, je vis des petites boules de lumières apparaître dans le creux d'une main, avant de se disperser silencieusement, dégageant une lueur tamisée dans la pièce par la même occasion. Tentant de me redresser pour mieux l'apercevoir, je me rendis compte que l'homme en face de moi était très grand. Il devait avoisiner les trois mètres de hauteur et je déglutis difficilement lorsqu'il se pencha vers moi.
-Comment un microbe comme toi peut-il être aussi dangereuuuuuuux ? dit-il en me regardant d'une manière très attentive. Sa voix était tout aussi zen et lente que la première fois.
Il poussa un soupir à fendre le cœur et se plaça en tailleur devant moi.
Grâce à la lumière qui nous éclairait, je pus mieux le détailler. Il avait un air très flemmard avec ses petits yeux noirs, tombants et encerclés de patte d'oie. Son sourire était nonchalant et il avait une cigarette entre les lèvres. Il était brun avec des cheveux courts et frisés sur lesquels reposait un chapeau noir. Il était habillé un costume à rayures gris très formel surmonté d'un grand manteau blanc et des épaulettes dorées représentant son grade d'officier de la Marine...
Marine ?
-Je suis sur un navire de la Marine ? m'écriait-je, paniqué.
Les sourcils de mon interlocuteur s'élevèrent si haut qu'ils disparurent sous son chapeau.
-Eh biennnnnn ? Tu es perspicace pour ton âge ! Tu sais pourquoi tu es lààààà ? dit-il en penchant la tête sur le côté.
Oui je savais. Mais il pouvait toujours aller se brosser pour que je lui avoue que j'étais effectivement un Akumakei. Peut-être qu'il n'était pas sûr de lui et qu'il me relâcherait si je lui disait que j'étais innocent. J'ai détourné la tête pour ne pas croiser son regard intéressé.
-N-non, je ne sais pas, n'ai-je pas pu m'empêcher de bégayer.
Il se rapprocha immédiatement de moi, à tel point que je pus sentir son souffle bourré de nicotine contre ma peau.
-Écoute, j'ai rien contre toi p'tit gars, mais tu vois c'est pas tous les jours qu'on attrape des Akumakei, alors dit toi que l'on est sûr de ton identité depuis déjà un petit bout de temps. Perso, moi je m'en fiche un peu, c'est mon patron qui va se faire une joie de t'examiner. Tu comprends on a très rarement eu l'occasion de lui rapporter un Akuma vivant.
J'ai frissonné au dernier mot alors que je me rendais compte que je tremblais de peur. Il se redressa et continua sur un ton plus formel.
-Je m'appelle Borsalino et je suis vice-amiral de la marine en charge de la protection du docteur Vegapunk, récita-il d'un ton lassé comme si cela faisait des millions de fois qu'il le répétait. Yôko D. Naruto, tu es en route pour la grande prison internationale où se réunissent tous les criminels de ton espèce, Impel Down.
