Salut tout le monde ! Nouveau chapitre qui j'espère vous plaira encore cette fois-ci ! Maintenant que j'ai égalisé le nombre de chapitres de mes deux fics, je vais me repencher sur KNS en espérant que l'interêt de mes lecteurs pour ma première fic n'aura pas baissé. Je vous souhaite à tous une bonne lecture en espérant que le moins de fautes possible soit passées derrière mes filets !
Enjoy it !
Chapitre 4 : Déportation
Je suis resté figé, les yeux écarquillés et la mâchoire ouverte pendant plusieurs secondes. Borsalino a soupiré de lassitude et s'est levé. Mais avant de sortir pour regagner le pont en hauteur, il me jeta un dernier coup d'œil.
- Nous arriverons dans quatre jours.
Puis la trappe à claquer au dessus de ma tête et les lueurs de Borsalino se sont évanouies, me laissant dans l'obscurité.
Impel Down.
On m'en avait déjà parlé tellement de fois. Impel Down est la prison la plus sécurisée du Gouvernement Mondial, divisée en 6 niveaux. Les criminels et pirates les plus dangereux y sont enfermés. Personne, hormis Shiki le Lion d'Or n'a pu s'échapper de cette prison sous-marine sans aide extérieure, et encore, il en est ressorti en s'amputant les jambes pour se libérer de ses chaînes. Enfin, cela c'est ce que pense le monde, car officieusement, un Akumakei a déjà réussi à s'en sortir il y a déjà de cela quelques années. Il a profité que Roger soit mort et que la Marine concentre ses recherches à retrouver un potentiel descendant pour s'échapper. Tout cela je le savais car Kurama y a déjà été enfermé, il y a très longtemps, il n'a cependant pas voulu m'en dire plus.
Mais la description qu'il m'en faisait était déjà assez horrible pour me faire comprendre que ce n'était pas un endroit rêvé pour passer ses vacances. Déglutissant difficilement, j'ai secoué ma tête pour arrêter d'y penser.
-Naruto ?
J'ai relevé la tête par pure reflexe, avant de me rappeler que j'était le seul qui pouvait l'entendre et que personne ne se tenait réellement en face de moi.
-Ce Borsalino...surtout fait très attention. Il représente l'une de nos principales menaces.
-Principales...menaces ? Je levai les yeux vers la trappe par où mon visiteur était sorti. Cet homme est dangereux à ce point ?
-Naruto, c'est un vice-amiral, une de ses personnes qui ont tenté de te tuer il y a huit ans.
Mon sang se glace dans mes veines et un long frisson me parcoure le dos. Il y a huit ans, lorsque je n'était encore qu'un bébé, la Marine a voulu me tuer, moi et les habitants de mon île natale, simplement parce qu'ils ont voulu comprendre ce que personne n'avait le courage de faire...
-Hum, oui, on va prendre nos distances, murmurait-je dans le silence de la pièce. Une fois que l'on sera partis d'ici, va falloir qu'on trouve un endroit calme, histoire de ne pas être déranger pendant quelques années.
-Je pense connaître un petit coin tranquille près de North Blue, il fait un peu froid, mais je suis sûr tu t'accommodera sûrement très vi-...
Kurama n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'un roulement de vague fit chavirer le navire. La coque du bateau vint dire bonjour à la tête de Naruto, au grand déplaisir de celui-ci, alors que le corps du blond était propulsé vers l'avant, uniquement retenu au mur grâce aux chaines qui l'obstruait. Haletant quelques minutes dans le silence, Naruto dut remettre de la place dans son esprit, avant d'entendre un énorme bruit sur le pont. Redressant la tête, il tenta de percevoir grâce à sa fine ouïe les conversations sur le pont. Il reconnu bientôt la voix de Borsalino qui parlait avec une colère difficilement retenue à une autre personne. Manifestement, il y a avait une dispute et si le vice-amiral n'avait pas encore tué son interlocuteur sous la colère alors ce dernier devait être très haut placé.
Un nouveau fracas se fit entendre, et cette fois-ci, la trappe au plafond de la pièce s'ouvrit, m'aveuglant à nouveau alors que je tentait tant bien que mal d'apercevoir mon nouveau visiteur. La trappe ne se referma cependant pas derrière nous, me laissant le loisir de pouvoir l'observer.
-Oh non...entendis-je balbutier le renard.
C'était un homme. Grand et sec, enfin je le supposait, puisque tout son corps était vêtu du vêtement le plus bizarre que je n'ai jamais vu. Une sorte de combinaison blanche avec un espèce de casque transparent qui l'isolait complètement de notre environnement. Il me fixait avec de petits yeux enfoncés qui me faisait peur surmontés de lunettes grisâtres et sa barbe grise lui donnait un air de vieux gâteux. A travers mes cheveux blonds qui me couvrait à moitié la vue, je pus le voir baisser le regard sur moi d'un air intéressé .
-Alors c'est lui ? Il ne fait pas bien peur...
-Saint Homura, je vous prie de ne pas trop l'approcher.
Borsalino venait de parler d'un ton rempli de reproche et le fixait d'un air ennuyé depuis l'échelle menant au pont. Je reporta mon attention sur l'homme bizarre. Il venait de s'approcher de moi un peu trop près à mon goût. Levant une main, il ne me laissa pas le temps de détourner la tête qu'il m'attrapa le visage de sa main gantée. Il me regarda droit dans les yeux et j'eux l'impression qu'il me sondait l'âme. J'espère qu'il ne pourra pas y voir Kurama. Ce dernier ne disait d'ailleurs rien, mais à travers tout son calme, tout son charisme habituel, je pouvais aujourd'hui sentir dans son aura quelque chose que je n'avait jamais ressenti auparavant chez lui.
De la peur.
Kurama avait peur. Alors, pour nous deux aujourd'hui, se serait moi qui nous défendrais tout les deux. Mon regard avait changé. Je le regardais sûrement avec des yeux emprunts de défi maintenant, comme pour l'inviter à faire quelque chose qui pourrait nous faire du mal. L'homme ouvrit les yeux en grand et me relâcha. Mais, contrairement à mes attentes ce ne fut de la peur que je voyais dans son regard.
-Je le prends. prononça t-il d'une voix déterminée.
A ces mots, se fut à Borsalino d'être étonné.
-Mais, monsieur, vous ne pouvez pas !
-Silence ! s'écria l'homme que je connaissais maintenant comme Saint Homura, alors qu'il se retournait vers le marine. C'est Akumakei appartient à la Marine, et la Marine appartient au Gouvernement Mondial ! Autrement dit, Borsalino, vous n'avez aucun pouvoir face à moi, et si vous continuez à insister sur le fait que ça doit être emmené à Impel Down, je vous fait arrêter pour insubordination. Je suppose que vous vous ferez une joie d'aller rendre visite aux criminels que vous avez vous-mêmes condamnés !
Borsalino fulminait. Même moi je pouvais le voir et je ne voulais pas être là lorsqu'il explosera. Oh non. Finalement le vieux monsieur reporta son attention sur moi et me regarda fasciné avant de reprendre mon visage dans ses mains.
-Quel spécimen ! Je n'ai jamais vu un humain pareil ! Quel gâchis se serait de t'emmener à Impel Down, tes congénères de la marine sont vraiment stupides. Tu vas voir, je vais changer ta vie, tu te plairas à Marijoa !
Je regardai silencieusement la maison que le marine m'indiquait du doigt. Elle était immense, divisés en trois parties avec deux étages dont les parties sur les côtés se finissait en tourelles. La partie centrale avait une joli entrée et plusieurs cheminées sur le toit en ardoise. Les fenêtres étaient rondes aux étages, sauf au sommet où elles étaient rectangulaires. Les murs étaient d'un blanc sans imperfections, sculptés et couverts d'ornements. Un jardin fleuri et entretenu entourait la bâtisse. Je devais être tombé sur une famille riche. L'homme qui me portait dans ses bras était très grand. Il avait les cheveux noirs et frisés et des lunettes de soleil, de sorte que je ne pouvais pas voir ses yeux. Il portait un bonnet bleu vif avec l'insigne bizarre blanc que je vois souvent. Il portait un tee-shirt col V bleu en dessous d'un grand manteau à fourrure sombre qui le couvrait partiellement de la neige qui tombait sur l'île. Sur le porche, je pouvais apercevoir une femme blonde qui m'attendait, toute souriante ainsi qu'un homme aux cheveux longs et noirs qui était habillé tout en bleu.
J'ai à nouveau regardé le marine qui me tenait dans ses bras, ses grosses lèvres me souriaient aussi et il fit un pas vers le couple.
-Ta nouvelle famille t'attend Naruto, tu vas voir tu vas te plaire ici. Bienvenue à la maison.
-Bienvenue à la maison ! s'écria mon hôte.
J'ai jeté un coup d'œil timide à travers les barreaux de la cage qui me retenait et la vue me coupa le souffle.
Je n'avais jamais vu quelque chose d'aussi grand. C'était tellement énorme que je ne pouvait pas le voir entièrement. La demeure ressemblait à un chateau géant dont les façades ocres devaient bien faire plusieurs centaines de mètres. Les toits était en vert de méthyle et les fenêtres étaient gigantesques. Il y avait une vingtaine de tours immenses qui entouraient l'enceinte intérieur et la tour principale s'élevant parmi les nuages au sommet du monde. A la surprise Naruto, aucun drapeau ne démontrait l'appartenance au Gouvernement Mondial.
-Tu es déjà venu ici, Kyu ?
-Non, jamais...marmonna mon démon.
-A qui tu parles gamin ?
-A personne Monsieur. m'exclamais-je.
Il renifla dédaigneusement, se demandant sûrement si je n'étais pas à moitié fou. Il se réinstalla confortablement dans son siège trônant sur la plateforme sur laquelle nous nous trouvions puis il reporta son regard sur Marijoa.
Je tentais de me faire le plus petit possible dans ma cage, voulant me faire oublier pour le moment. Kurama m'avait expliqué lorsque j'avais repris conscience une heure plus tôt, dans l'ascenseur menant au sommet de Red Line, qui était réellement la personne qui m'avait recueilli.
Les Dragons Célestes.
Les gens qui dirigeaient ce monde selon leurs envies, qui avaient derrière eux le Gouvernement Mondial et qui voulaient ma tête, à moi et mes congénères.
Ce qui froissait mon démon, c'était le fait que justement ils voulaient me tuer et pourtant ils appelaient Marijoa "ma maison".
Qu'est ce que cela signifiait ?
En tous cas, ça avait l'air plus accueillant que les descriptions que l'on me faisait d'Impel Down.
Alors que nous traversions l'allée principale menant à l'édifice, je pus apercevoir des maisons de taille normale implantées au pied de la forteresse. Il y avait une petite ville qui devait sûrement servir de logement aux personnes travaillant ici. Même cela était richement décoré, ne voulant pas faire tâche à côté de la richesse des ornements de Marijoa. Mais je ne voyait personne dans les rues. Pas d'enfants qui jouaient pas de couple d'amoureux se promenant, ni de garde circulant dans les quartiers pour leurs patrouilles matinales.
-Ils doivent sûrement tous travailler à cette heure de la journée, ne t'étonnes pas qu'il n'y ai personnes, grogna mon démon qui avait suivit le cours de mes pensées.
J'hochais la tête, avant d'observer le Dragon Céleste qui m'avait emmené avec lui. Il avait enlevé son casque, enfin plutôt, une sorte de bulle que j'avais eu dû mal à identifier. Cependant, il portait encore sa combinaison blanche horrible. Je ne comprenais pas ses intentions, que cherchait-il à faire en m'emmenant ici ?
Nous sommes finalement arrivés devant les grandes portes de Marijoa. Elles étaient encore plus imposantes de près et je pouvais voir avec quel minutie les artisans du monde entier avaient travaillés pour les rendre les plus solides, les plus belles et les plus riches possible. Entièrement en or, elles étaient incrustées de pierres précieuses et faisait une dizaines de mètres de haut.
Notre convoi est passé à travers les portes grandes ouvertes, pénétrant à l'intérieur de l'enceinte. C'était immense. On aurait pu y mettre le village de Konoha tout entier. Tout ici était affreusement énorme, riche et décoré et je ne savais plus où donner de la tête. A l'intérieur de l'enceinte, entouré d'une cour dont on voyait difficilement la fin, le complexe principal s'élevait en grand maître au centre de Marijoa. La partie centrale était recouverte de différentes cheminées qui s'élevait dans le ciel tels des piliers supportant le ciel. La tour centrale dépassait encore toute les autres et était à peine visible tellement elle était haute.
Je fus sorti de ma contemplation par Saint Homura qui ricanait dans sa manche, me regardant avec des yeux rieurs.
-La vue te plait ? me demanda t-il.
Je ne fis qu'hocher la tête, perturbé par son comportement. Il fis signe aux domestiques qui venaient de nous rejoindre de transporter ma cage alors qu'il se dirigeais vers la droite de l'enceinte.
-Nous sommes entrés dans la tour sud-est de la couronne extérieure, m'annonça un domestique maigrelet qui faisait partie du cortège mené par Saint Homura.
Empruntant un escalier en colimaçon, nous nous sommes enfoncés dans les profondeurs de la tour. Bientôt la lumière du jour ne fut plus suffisante de sorte que des torches furent installés. Les escaliers et les murs en pierre donnait un aspect froid et lugubre au couloir qui s'enfonçait toujours encore plus profondément dans les entrailles de Red Line, me faisant frissonner. Finalement, au bout de plusieurs minutes de descente qui me parurent interminables, nous avons débouchés sur un espace plus grand où trônait une double porte de bois sculpté. Les portes étaient solidement recouverte et fixés au mur par des battants de fer étrangement d'un blanc immaculé.
-Du césure...mais ce métaux est mortel, que peut il bien y avoir derrière cette porte pour prendre de telles mesures ? me demanda Kurama.
-Je ne sais pas Kyu mais ça ne me dit rien qui vaille...
Je ne pus réfléchir plus car la voix du Dragon Celeste me rappela à l'ordre.
-C'est ici que tu résideras avec les autres.
...Pardon ?
-L-les autres ?
Saint Homura éclata de rire devant ma tête ahurie.
-Allons, tu pensais que tu étais le seul ici ? Ne sois pas stupide, on t'avais dit intelligent, utilise un peu ta cervelle ! ricana t-il.
Il ordonna que l'on ouvre les portes tandis que je fixais l'entrée à travers les barreaux de ma cage d'un air complètement perdu.
Je n'aurai jamais dû regarder. Je ne pouvais pas croire qu'un tel endroit puisse exister, surtout sur la Terre Sainte, enfin, SOUS la Terre Sainte. Devant moi avait été creusée une immense salle souterraine. Nous étions entré par l'allée centrale qui se divisait en plusieurs couloirs entre des anneaux de murs concentriques. Au centre de la salle une place en béton entouré de gradins. J'étais tombé sur une arène. Une arène souterraine sous Marijoa. J'ai secoué la tête en fermant les yeux. Je crois qu'il me faudra du temps pour assimiler cette journée dans mon esprit.
Au centre de la place, je pouvais voir qu'un combat avait été engagé même si je ne voyais pas grand chose des combattants.
-Détacher le maintenant, il n'y a plus aucun risque, déclara le Dragon Celeste d'un ton nonchalant.
La porte s'ouvrit et je sortis précautionneusement de ma prison. M'étirant, j'ai cependant perdu un peu l'équilibre lorsque je me suis mis debout. Saint Homura ne m'attendit pas, et je dus le rattraper à petites foulées pour revenir à son niveau, heureux de constater que mes jambes étaient pratiquement guéries. En traversant les différents anneaux du colisée, j'ai remarqué qu'il y avait bon nombre de portes avec des noms de Dragons Célestes gravés en lettre d'or sur le césure de la porte, ce métal blanc qu'avait mentionné Kurama. Le colisée était très habité, nous croisions des combattants allant de l'humain et des...sortes d'humains géants, en passant par des poissons qui marchaient, des animaux et autres créatures plus bizarres les unes que les autres, souvent tenues en laisse par leurs entraineurs ou transportant des armes. IL arrivait même que mon hôte croise des Dragons Célestes avec lesquelles il parlait discrètement avant de repartir. J'ai frissonné d'effroi lorsque j'ai vu passer un humain sur un brancard dans un état méconnaissable. Couvert de sang et de brûlures. Mais qu'est ce que je fichais ici ?
-Ecoute moi, gamin, m'interpela Saint Homura d'une voix grave. A partir d'aujourd'hui, tu n'a jamais eu de vie. Oublis ta famille, tes amis et ton pays. Tu ne vivras maintenant qu'ici et tes seuls compagnons seront les autres bêtes que j'ai dressées. Tu es ici pour te battre et m'obéir à moi, ton maître. Il n'y a aucune possibilité de fuite, est ce clair ?
Je me fichais de son discours au plus au point, mais pour le moment, il fallait mieux faire profil bas, alors j'ai acquiescé en silence. Je pensais que j'allais en prison et après que j'allais être tué et maintenant je devais...me battre ?
-Je ne doutes cependant pas, continua t-il, qu'une demi-portion comme toi est incapable de combattre le plus petit de ces monstres pour le moment. Aussi je vais te présenter quelqu'un qui te formeras pour les prochaines années à venir.
Je le suivais curieusement avant d'apercevoir les combattants qui se faisaient face au centre de l'arène. Suivant le vieux gâteux, j'ai pris place dans les gradins.
J'ai observé la scène sous mes yeux en grimaçant.. En face de nous de l'autre côté de l'arène, se tenait un énorme ours noir et blanc avec des bras disproportionnés qui n'avait clairement pas l'air très commode. De dos à nous, se tenait un humain. Ou plutôt une humaine. Elle avait de longs cheveux blonds, accrochées en une natte soignée dans son dos. Elle portait un ensemble violet sombre avec une simple cuirasse sur la poitrine et un tissu rouge ceinturant sa taille. Des bandages venaient enserrer ses avant-bras et ses chevilles, s'arrêtant à des sandales noires. Le combat était clairement inégal, la jeune fille ne devait pas avoir quinze ans et elle allait se faire massacrer.
Quelle horreur. Comment pouvait-on laisser une jeune fille se battre contre un monstre pareil ?
J'ai remarqué qu'en face de nous, dans les gandins opposés, se tenait un autre Dragon Céleste et un homme un peu moins habillé qui devais être l'entraineur. A son visage souriant, je supposait que le monstre leur appartenait.
C'est alors que j'ai remarqué que par notre propre place, la jeune fille devait appartenir à Saint Homura. Un frisson de dégout me traversa.
Je détestait cet homme.
Son poulain allait se faire tué et il s'en fichait.
Pourtant, son attitude resta inchangé. Sous ses airs de vieux gâteux, il observait d'un œil calculateur et posé la scène...et dans son regard il y avait quelque chose que je ne pouvais identifier.
Ce qui me surprit le plus c'est qu'en regardant la jeune fille, j'y voyait la même posture nonchalante. Elle croisait les bras, les épaules détendus, semblant ne pas être effrayé le moins du monde par la monstruosité qui bavait devant elle d'un air enragé.
Qu'est ce qui clochait ?
-Arrête de casser la tête et regarde, murmura Kurama.
Son initiative m'étonna, mais je fit ce qu'il me dit en posant mes yeux sur le combat imminent.
-Aller Terrorguma ! cria son l'entraineur.
Le gong retentit près de l'arène et l'ours s'élança vers la blonde qui avait décroisé les bras. Terrorguma, à ce que j'avais compris, tendis les bras pour attraper son adversaire, mais la fille fût plus rapide et esquiva avec une facilité déconcertante l'attaque. Avec une vitesse surhumaine que mes yeux arrivaient à peine à discerner, elle s'était déplacée dans le dos de l'ours pour lui infliger un puissant coup de pied dans le dos. Le monstre grogna et tomba lourdement vers l'avant. La blonde cependant ne vint pas l'achever et attendant manifestement qu'il réagisse. Qu'est ce qu'elle faisait ? Elle était à deux doigts de l'achever, pourquoi ne tentait-elle pas sa chance ? Finalement, l'ours se redressa du cratère dans le lequel il se trouvait et chargea dans un hurlement alors que la jeune fille attendait sûrement le dernier moment pour esquiver une fois de plus. Ce qu'elle ne pu prévoir, c'est que Terrorguma, rapprochant ses bras du sol, avait saisit une poignée de poussière qu'il lui jeta à la figure.
Oh, merde.
Aveuglée, elle ne vit pas l'ours l'agripper par derrière dans ses grandes mains. Elle ne prit même pas la peine de se débattre, sachant la chose inutile sûrement. L'ours l'enserra un peu plus et bascula leurs corps en arrière. La tête de la fille allait s'écraser sur le sol et elle mourrait.
J'ai failli fermer les yeux. Avant que je ne vois le mince sourire sur le visage de la jeune fille.
L'impact de leurs corps avait laissés un gros cratère, provoquant un énorme nuage de poussière qui englobait toute la place. Je gigotait de ma place, tentant d'apercevoir la jeune fille, mais impossible de voir quelque chose avec cette poussière. Prenant mon mal en patience, j'ai attendu pendant plusieurs secondes qui me semblèrent interminables. Avant de voir quelque chose. On aurait dit une petite étincelle...bleue ? La petite étincelle se déplaça tout à coup avec une rapidité fulgurante, traçant un rayon de lumière dans l'air. Elle grossit tout à coup et des flammes noires prirent naissances dans la sphère bleue. Soudain, l'attaque rencontra la tête de l'ours qui n'avait rien vu venir, provoquant une onde de choc qui dispersa la poussière. J'ai retenu mon souffle.
La jeune fille, indemne et sans aucune égratignure, venait de donner un coup de poing surpuissant à Terrorguma, dont le corps se retrouva propulsé de l'autre côté de l'arène pour venir s'écraser douloureusement sur le mur. La blonde atterrit à nouveau sur ses pieds et...recroisa ses bras. L'purs ne bougeait plus. C'était terminé.
Je ne comprenais pas. Je ne comprenais plus rien. J'avais eu peur. Non, j'avais été carrément terrifié pour une fille que je ne connaissais même pas.
-Kurama, qu'est ce qui s'est passé ?
-Je...je n'arrives pas y croire...après toutes ses années !
J'ai sentis un mélange d'incrédulité de l'excitation bouillonner au fond de mon ventre. Qui était cette fille, par Davy Jones !?
J'ai vu Saint Homura se lever, satisfait, et je comprenais maintenant pourquoi avait-il l'air si détendu. Cette fille avait gagné avant même le commencement de ce combat. Le Dragon Céleste en face bouillonnait de rage et criait sur son entraineur qui se dépêchait de courir vers leur vaincu en train de se faire déloger du mur.
J'ai suivi mon hôte vers l'arène alors que la jeune fille venait à notre rencontre. Elle me laissait une étrange impression. Comme une étrange sensation de familiarité, et je ne pouvais pas compter sur Kurama pour m'éclairer, vu l'état d'hébétude dans lequel il se trouvait. Pourtant j'étais sûr de ne l'avoir jamais vu maintenant que je la voyais distinctement.
Son visage avait des traits doux et ses yeux en amandes ressemblaient à des puits noirs sans fonds, ressortant sur sa peau clair. Je n'avais jamais vu des yeux aussi beaux. Ses lèvres était fines et son nez était droit. Elle devait avoir autour de quatorze-quinze ans et son corps, bien que svelte et musclé, ne présentait pas beaucoup de formes. J'ai remarqué maintenant qu'elle avait un long collier de perles mauves qui s'enroulait autour du bandage de son bras gauche.
Elle s'inclina respectueusement vers son maître avant de me remarquer. Ses yeux s'agrandir de surprise et j'eus l'impression que nous ressentions la même chose. Finalement, elle s'inclina comme si de rien n'était et se présenta.
-Bonjour, je m'appelle Yugito Nii, jinchûriki de Nibi no Nekomata.
