Tout d'abord, un grand merci à Kaara1 et Julindy pour leurs review, ça fait toujours un grand plaisir!
Kaara1; Merci beaucoup pour ton review! Ça fait plaisir à lire.
J'adore aussi Thranduil, c'est mon personnage favori avec Bilbo!
Le pardon pour les actes de Thorïn, c'est justement ce qui m'agace dans la plupart des fictions sur ce couple. Bilbo lui pardonne si facilement alors qu'il lui a brisé le cœur! Il va vite regretter le petit nain :)
Julindy; Merci beaucoup, ça fait plaisir!
Je trouve Bilbo tout à fait adorable dans ce chapitre!
Un mois qu'il venait acquérir des nouvelles du Hobbit.
Un mois que ce dernier n'avait pas ouvert les yeux, ni dit un seul mot dans son sommeil profond. Longtemps les guérisseurs avaient craint que le Semi Homme ne survive pas et meurt, mais Bilbo s'était montré plus résistant que ce que tous croyaient. Même lui avait douté de sa survie pourtant il l'avait vu.
Tous les jours s'était pareils.
Il se brisait plus.
La souffrance ne faisait qu'augment au lieu de diminuer.
Mais pourtant…
Bilbo se battait, il se battait pour trouver son chemin dans les ténèbres dans lesquels il avait plongé. Souvent il était pris de terribles convulsions. La dernière fois il en avait eu une côté fêlée. Sa température grimpait d'un seul coup, atteignant des plafonds alarmants et même les bains d'eau froide n'y changeaient rien. Le Hobbit ne supportait aucun contact, comme si le toucher d'un autre était une brûlure. Il n'endurait même pas ses propres habits et les guérisseurs avaient été forcés de le déshabiller, ne laissant qu'une petite couverture autour de ses hanches.
Aujourd'hui n'était pas différent des autres jours aux yeux de Thranduil.
Aucun changement, mais son cœur se serra quand il posa les yeux sur le corps en sueur et légèrement tremblant de Bilbo Baggins. Comment Aulë pouvait laisser un si petit être souffrir tant? Comment Bilbo supportait-il cette douleur? Comment son cœur ne lâchait-il pas?
Prenant place aux côtés du Hobbit, Thranduil posa une main sur celle brûlante du petit être. Le roi frissonna doucement. S'était comme si sa peau à lui était de glace. Du pouce, il caressa la peau de la main qu'il tenait, tentant d'apporter un peu de support à l'être inconscient qui était allongé dans ce lit. Il se pencha légèrement et ses cheveux blonds frôlèrent les joues de Bilbo avant de se mêler aux cheveux blond-miel du Hobbit.
Irrésistiblement, comme si une force invisible le forçait à agir, il caressa la joue rouge du petit être du bout de ses doigts.
Si brûlant…
- « Battez-vous little one. Ne baissez pas les bras et surtout ne vous perdez pas »
Il se releva, doucement. Ses cheveux frôlèrent de nouveau les joues du Hobbit. Il sentit une douce pression sur sa main. Étonné, Thranduil baissa les yeux et son souffle se coupa légèrement.
Bilbo serrait sa main, faiblement, mais le Roi elfe sentait que la petite chose y mettait toutes ses forces comme s'il était la seule chose auquel il pouvait se rattraper pour sortir des ténèbres. En retour, Thranduil serra doucement sa main sur la plus petite. Ce n'était pas dans ses habitudes d'agir ainsi, mais pourtant il ressentait cette étrange envie de le protéger.
Thranduil n'eut pas à se retourner pour savoir que deux personnes d'exceptions venaient d'entrer dans la petite chambre du malade.
- « Seigneur Elrond… Mithrandir » souffla-t-il doucement, laissant ses épaules s'affaisser de soulagement. Si quelqu'un pouvait sortir Bilbo des ténèbres, s'était bien l'un de ces deux-là.
Se retournant lentement, le Roi encra son regard dans celui d'Elrond. Les deux elfes se regardèrent, tous deux n'ayant aucune expression sur le visage.
- « Merci d'être venu à mon appel, mon ami. Je m'étonne que le magicien soit venu » dit-il en voulant se redresser, mais la prise du Hobbit sur sa main se raffermit.
Les trois hommes regardèrent Bilbo dont la respiration s'était faite sifflante. La tête bouclée s'était tourner vers le Roi, son expression était douloureuse, mais moins que les jours précédents comme si la présence prolongée de Thranduil lui avait retirée une partie de sa souffrance.
- « Pauvre Bilbo… » dit simplement Gandalf en s'approchant du Hobbit. « Qu'est-ce qui l'a mis dans cet état? »
- « Il a subit une grave brûlure dans le dos dû au souffle de Smaug, il souffre d'une sérieuse pneumonie car il a marché longtemps sous la pluie sans oublier qu'il a sauvé mon fils d'une morsure de l'une de ces immondes qui s'est installée dans ma forêt… » énuméra Thranduil avant de se taire, ajoutant plus bas; « Et un nain qui lui a brisé le cœur en le bannissant d'Erebor »
- « Quoi? »
Gandalf le regarda. Son visage n'exprimait pas de la surprise, il était neutre, mais Thranduil lu une colère noire dans les yeux du magicien.
- « Bilbo Baggins est arrivé devant moi en me présentant l'Arkenstone pour que je la garde hors de porter des nains d'Erebor. Il m'a appris aussi qu'il avait été banni à vie d'Erebor par le Roi sous la Montagne après qu'il est tenté d'empêche une guerre d'éclater »
Gandalf ne dit un mot alors qu'Elrond était déjà au travail et étudiait le cas de Bilbo. Malgré qu'il le frôlait à peine, le Hobbit réagissait et de façon vive, gémissant, tentant de s'éloigner du toucher du Seigneur de Rivendell, sa respiration s'arrêta à de nombreuse reprise comme s'il tentait d'hurler mais qu'aucun son ne sortait. Cette simplement vu fit autant mal aux personnes présentes.
- « Son état est grave, je ne peux que purifier son sang pour en sortir ce qui reste de l'infection et du poison » souffla Elrond, en se relevant. « Lui seul peut se battre »
- « Et cela m'étonne, car lorsque le Hobbit est arrivé ici il n'avait absolument aucune envie de se battre » murmura Thranduil qui, depuis l'arrivée de l'Elfe et de Gandalf n'avait pas lâché la main du dit Hobbit.
Gandalf sourit, amusé.
- « Peut-être parce qu'il a trouvé une raison de se battre »
Thranduil ne comprit pas où le magicien gris voulais en venir, mais détourna le regard pour replacer une mèche blond-miel bouclée derrière l'oreille de Bilbo
- « Mon fils vous montrera vos chambres… » dit-il, coupant la conversation court.
Thranduil n'avait pas envie de plonger dans l'une de ces grandes conversations mystiques que le vieillard était capable de commencer. Il était inquiet, terriblement inquiet. Il se sentait aussi inutile. Si un être aussi doué que Elrond, qui s'y connaissait en médecine elfique, ne pouvait rien pour le hobbit, qui lui restait-il comme aide?
Le seigneur Elfe et le magicien s'inclinèrent alors que Legolas entrait dans la chambre. Le regard bleu de l'elfe se posa sur son sauveur, mais resta de marbre. Après tout, son père lui avait appris à ne jamais laisser transparaître ses émotions. Il partit avec leurs invités, laissant son père seul avec le malade. L'inquiétude le gagnait. Jamais son Père n'avait agi ainsi envers personne. Lui, veiller un malade, un blessé? Il préférait rester assis sur son trône dans une posture qui laissait transparaître son ennui.
De son côté, Thranduil ne quittait pas des yeux le Hobbit et ne lâchait pas la petite main qu'il tenait entre les deux siennes. Peut-être qu'avec un peu de chance, il lui transmettrait de sa force. Bientôt, la nuit tomba sur le royaume de Mirkwood, mais son Roi n'avait pas rejoint ses quartiers et dormait dans la chambre du malade, la tête posé contre le flanc du Hobbit.
Tout était noir, le ciel était de sang.
Les cendres recouvraient le sol comme une première neige.
Ses pas étaient lourds, comme s'il avait tout le poids sur monde sur ses épaules. Pourtant il ne cessait d'avancer.
Levant la tête, Bilbo regarda ce qu'il restait de la Forêt Noire.
Que des cendres, des cadavres carbonisés des elfes qui avaient tenté de défendre leur forêt, leur maison.
Des larmes coulèrent sur ses joues. S'était de sa faute! S'il n'était pas venu voir Thranduil, s'il avait donné la pierre à Legolas et continuer son chemin…
Un rugissement retenti au-dessus de sa tête alors qu'une mer de flamme l'ensevelissait.
Un hurlement strident franchit ses lèvres. S'était la centième fois aujourd'hui qu'il baignait dans les flammes du Terrible. Pourquoi Smaug s'empennait-il à lui? Était-ce seulement car il l'avait réveillé ou parce qu'il avait pris l'Arkenstone?
Après ce qui sembla une éternité, Bilbo la sentit. Cette présence qui apaisait la douleur, sa souffrance.
Recroquevillé dans les cendres, au milieu des morts, le Hobbit laissa cette présence l'envelopper. Elle venait, toujours après le passage de Smaug et de son feu destructeur, tel un baume sur ses blessures. Elle ne parlait jamais, mais aujourd'hui s'était différent.
Il la sentait caressant sa main, sa joue. Il entendait sa voix qui lui provenait de loin, comme si tout un continent les séparait. Bilbo ne comprenait pas ce qu'elle disait, mais il reconnut aisément la voix, qui ne la reconnaîtrait pas? Elle était comme le souffle du vent, porteuse de promesses doucereuses comme elle pouvait se montrer mordante.
Thranduil.
Il était là, il ne l'avait pas abandonné comme tous les autres. Pourquoi? Ils ne se connaissaient pas…
Pourtant, l'espoir regagna son cœur. Il se battait à peine, inconsciemment. Qui voulait mourir? Mais en même temps il n'avait aucune raison de revenir. Seulement voilà, le Roi venait le voir, lui parlait, le… touchait.
S'était la seule lueur dont il avait besoin pour s'accrocher.
Il ne voulait pas qu'il parte, qu'il le laisse là dans les ténèbres. Alors il tenta de s'imaginer, bien conscient, refermant sa main sur celle du Roi. Il l'imagina si fort qu'il aurait pu s'en donner la migraine. Mais malgré cette présence, la douleur revint.
S'était comme un bain de feu qui léchait sa peau par endroit. Son dos, son bras, son cou…
Mais sa présence était toujours là et il s'accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage, il avait peur de se noyer dans sa souffrance et ses ténèbres.
Sa patience fut récompensée, car le feu partit, mais pas la présence rassurante du Roi. Doucement, Bilbo se détendit. Il avait l'impression d'être enveloppé dans un cocon tout chaud et réconfortant, d'être en sécurité sur cette terre désolé et morte. Thranduil était une lumière, sa lumière. À son tour, il s'endormit.
La pièce était plongée dans le noir. Une masse se trouvait contre son flanc droit, mais elle était légère contre sa peau qui était à nu. Une main était refermée sur la sienne et Bilbo la caressa du pouce avant de la sortir de cette douce prise. Il papillonna doucement des yeux, sortant enfin de son sommeil lourd et comateux, cauchemardesque. Il voulut se redresser, mais sentit une résistance sur son flanc. Il porta une main sur ce qui était posé sur ses côtes et se figea.
Ses doigts frôlèrent une chevelure aussi douce que de la soie.
Ne pouvant résister, Bilbo les caressa avec douceur. Ils étaient longs et tombaient du lit. Aussi longs que ceux du Roi. Lentement, pour ne pas réveiller l'endormit, Bilbo commença à lui caresser la tête. Cela le détendit, le réconforta. Il n'était pas seul.
Un frémissement lui fit arrêter ses caresses et celui qui, quelques instants plutôt dormait, se redressa pour regarder le Hobbit.
- « Thranduil »
Bilbo ne put que murmurer le nom du Roi d'une voix enrouée et faible. Il ne vit pas le frisson qui parcouru le corps du Roi ni l'étincelle de joie qui brillait dans ses yeux de voir le Semi Homme se réveiller enfin et t'entendre ainsi son nom être murmurer. D'une main douce il caressa la joue du Hobbit qui avait refermé les yeux.
- « Je suis heureux de vous voir éveillé Maître Hobbit… Je vais chercher le Seigneur Elrond pour qu'il vous examine, Gandalf et lui seront heureux de… -»
Mais le Roi s'arrêta de parler lorsque deux mains paniquées virent saisirent les siennes
- « Ne me laissez pas, je vous en prie! » La voix n'avait été qu'un murmure cassé, mais Thranduil voyait l'effroi qui faisait monter les larmes aux yeux du petit être. « J'ai peur que les ténèbres reviennent… »
Thranduil caressa doucement les petites mains du Hobbit. Comment pouvait-il le laisser seul dans cet état? Il lui sourit doucement.
- « Je reviens tout de suite Bilbo, je ne pars pas je vous le promets » dit-il tout bas avant de se lever.
Il sentit le Hobbit tenter de le retenir, mais il tenta de ne pas y penser et ouvrit la porte. Un grand elfe était de garde et il s'inclina en voyant son Roi. Le regard impassible, le Seigneur de Mirkwood attendit qu'il se redresse avant de s'adresser à lui.
- « Veuillez aller chercher le Seigneur Elrond et Mithrandir »
L'elfe sembla inquiet malgré qu'il ne laisse rien paraître.
- « Le Hobbit est-il en rechute monseigneur? » demanda-t-il
- « Non, il est réveillé »
Et sans un autre regard il tourna les talons et ferma la porte, clouant le bec au Garde. Il ne voulait pas rester trop loin de son Hobbit vu son état.
Thranduil se prit une gifle mentale.
Son Hobbit?
Ses yeux bleus se posèrent sur la petite forme qui n'avait toujours pas réalisé sa nudité. Cependant, Bilbo s'était redressé, maintenant assis dans le lit. Il était toujours faible, cela sautait aux yeux du Roi.
Bilbo était comme un petit animal blessé, il fuyait tout contacte, mais cherchait le réconfort. Il se refermait sur lui, tentait de ne pas montrer à quel point il avait mal. Reprenant place aux côtés du Hobbit, Thranduil posa une main sur la sienne.
- « Ne faites pas d'efforts, vous êtes encore affaiblit »
Bilbo le regarda de ses grands yeux bleus, perdu et détourna le regard en rougissant légèrement.
- « Je… J'ai… » bégayant, Bilbo se passa une main dans ses cheveux avant de soupirer. « J'ai dormis combien de temps? »
- « Très longtemps. Vous avez été inconscient un mois… très exactement » sourit Thranduil
La porte s'ouvrit derrière eux. Gandalf tenait une bougie et Elrond attendait d'être invité à entrer alors que le magicien, lui, n'attendit pas et entra. Il alla allumer d'autres bougies et sourit à Bilbo.
- « Ah, Bilbo mon ami. Je suis si heureux de vous voir réveillez! Et entre de bonne main » dit-il en tapotant l'épaule du Hobbit qui grimaça et le magicien coula un regard vers le roi en disant ses dernières paroles.
- « Vous pouvez entrer Seigneur Elrond » donna comme toute réponse Thranduil en tournant son regard vers l'autre Elfe qui entra et, d'une démarche légère, s'approcha de Bilbo.
- « Comment vous sentez-vous Bilbo? » demanda-t-il en commençant à examiner le Hobbit, mais celui-ci s'éloigna rapidement des mains de l'elfe.
Bilbo se retrouva contre le torse du Roi de Mirkwood et regardait, terrifié, Elrond.
- « Vos mains sont en feu » murmura-t-il, avant de rougir violemment en réalisant qu'il était nu devant les trois hommes.
Attrapant la petite couverture, il s'enveloppa dedans en évitant bien sûr de regarder l'un des deux elfes ou Gandalf.
Les trois hommes se regardèrent, légèrement perdu. Pourtant Bilbo ne réagissait pas aussi mal au toucher de Thranduil, où était la différence?
- « Bilbo, mon ami, je puis vous assurer que le Seigneur Elrond n'a pas les mains en feu » commença le magicien en posant une main sur l'épaule du Hobbit, mais ce dernier la chassa dans un petit cri de douleur.
Sans réfléchir à ce qu'il faisait, Thranduil posa une main au même endroit où Gandalf avait posé la sienne, mais Bilbo ne réagit pas, il sembla au contraire se détendre.
- « Cela est plus qu'étrange, qu'en dites-vous mon bon ami? » demanda le magicien, caressant sa barbe, le regard plein de question, mais l'elfe semblait tout aussi confus.
- « Si seulement j'en avais une petite idée Mithrandir… » murmura-Elrond « Bilbo, pouvez-vous me décrire ce que vous ressentez quand moi ou une autre personne vous touche, puis quand le Roi Thranduil vous touche? »
La question sembla gêner Bilbo, mais il releva la tête et encra son regard dans celui du Semi Elfe.
- « Quand vous me touchez, c'est comme si je me prenais encore le souffle de Smaug » murmura Bilbo qui sentit le roi se tendre derrière lui. Le hobbit était d'ailleurs étonné que le dit Roi ne l'ait pas repoussé. « Mais quand le Seigneur Thranduil me touche… » il rougit légèrement « C'est plutôt comme un baume, cela chasse toute douleur… »
Protecteur, Thranduil enveloppa le petit Hobbit d'un de ses bras et le serra contre son torse. Bilbo frémi, doucement, mais se laissa faire en fermant les yeux. Tout d'un coup, le Bilbo que Gandalf connaissait n'était plus là. Il ne restait qu'un petit être faible, blessé, brisé, qui semblait aussi vieux qu'un elfe et qui transpirait la peine et la solitude.
- « Vous devriez vous reposez mon ami, vous en avez bien de besoin » souffla doucement Gandalf, mais le Hobbit secoua la tête, négativement avant de regarder Elrond
- « Désolé, Seigneur Elrond d'avoir agi ainsi. Je sais que vous ne voulez que m'aider… » Il respira profondément. « Reprenons où vous vous êtes arrêté » murmura-t-il en se défaisant doucement de l'emprise de Thranduil qui, lui, ne semblait pas de cet avis.
Cependant, Elrond repris son examen. Malgré les quelques heures qui le séparait de son dernier examen, Bilbo semblait déjà aller mieux. Le Seigneur de Rivendell n'avait pas eu besoin de purifier le sang du Hobbit, toute trace d'infection ou de venin avait disparût comme s'il n'y en avait jamais eu. Même la morsure d'araignée et la brûlure semblait plus belle. Pourtant, le Semi Elfe ne montra rien de surprise, malgré le nombre incalculable de question qui lui passait entre les oreilles.
- « Votre état c'est grandement amélioré depuis la dernière fois que je vous ai vu » souffla-t-il, finalement en lançant un regard long de sous attendu au Roi elfe et au magicien, regard que ne vit pas Bilbo qui baillait à s'en décrocher la mâchoire, de nouveau dans les bras de Thranduil.
- « Il semblerait que notre petit Hobbit vous ait bien adopté, Seigneur Thranduil » dit avec amusement Gandalf qui ne put retenir un sourire alors que, lentement, Bilbo Baggins sombrait dans le sommeil.
Mais il murmura quelque chose qui surprit les trois hommes, Thranduil plus que quiconque;
- « Il était ma lumière dans les cendres et les ténèbres… »
Doucement, Thranduil allongea le Hobbit dans le lit et tira une couverture sur le petit corps qui avait bien maigri il fallait l'avouer. Il pouvait voir les côtes saillirent au travers la peau, mais il ne dit rien.
Quelques coups à la porte leur firent tourner la tête. Qui pouvait bien venir les déranger?
Ce fut Legolas qui passa la tête par l'entrebâillement de la porte.
- « Père? Nos éclaireurs viennent de mettre la main sur deux nains… ils disent s'appeler Kili et Fili et sont à la recherche de leur ami Bilbo… » murmura l'elfe en voyant le dit hobbit endormit.
Gandalf marcha vers le blondinet et lui sourit
- « Je m'occupe d'eux, apporter donc un verre d'eau fraîche, je crois que lorsqu'il s'éveillera demain matin notre jeune ami aura bien soif. » après une petite tape sur l'épaule, le magicien passa à côté de Legolas et partit à la rencontre des deux nains, laissant les 3 sangs nobles avec le petit Baggins endormit.
Déambulant dans les couloirs, Gandalf caressait sa barbe avec un grand sourire. Le Bilbo Baggins qu'il avait connu dans sa Compté avait bien changé aujourd'hui. Il était tombé amoureux une fois, d'un nain, mais celui-ci avait été aveugle et trop stupide pour le remarquer. Par chance, son petit ami semblait s'en remettre, assez bien puisque son cœur semblait avoir choisi un autre être et pas n'importe qui!
Le Grand Roi des elfes… The Elven King of Mirkwood.
Un grand sourire ravit étira les lèvres du magicien en y songeant. Oh, bien sûr Thranduil était aussi aveugle que Thorïn sur ce plan là, mais Gandalf se doutait bien que le Seigneur Elfique n'irait pas faire cette même stupidité que de rejeter le Hobbit. Non, sinon il en connaissait un qui perdrait la tête.
Dans un petit rire, il entra dans la salle du trône… qui ne ressemblait plus à une salle du trône. Les deux frères avaient déjà mis un bordel pas possible et courraient d'un bord et de l'autre tout en appelant le Hobbit. Et comme si cela était écrit dans le ciel, les deux frères se percutèrent de plein fouet avant d'atterrir tous deux sur les fesses. En se frottant la tête.
Soupirant, Gandalf s'approcha à grand pas.
- « Je vais finir par croire que la stupidité des fils de Durin est bel et bien quelque chose qui se transmet par le sang »
- « Gandalf! » crièrent d'un même cœur les deux frères en se redressant d'un coup
- « Notre Oncle la perdu la tête Gandalf et il a »
- « Banni Bilbo! Fili et moi voulions le suivre mais, »
- « Thorïn nous en a empêché! Sauf qu'on s'est enfuit quelques jours après et »
- « Ça fait un mois que nous cherchons Bilbo! Est-ce qu'il est… »
- « Doucement tous les deux! » Gandalf les arrêta en se frottant les tempes avant de rigoler. « Et pour répondre à votre question, Bilbo a été le premier à remarquer la folie de votre oncle, mais à voir son état de bannissement personne d'autre ne l'a remarqué avant vous deux » Il eut un grand sourire. « Et oui, Bilbo Baggins est bel et bien ici, il vient tout juste de se réveiller, et c'est rendormit alors je vous interdis d'aller le déranger bandes d'écervelé »
Il rigola en voyant les deux frères faire fit de ses dires et partir à la recherche de leur ami.
- « Au moins, Bilbo saura qui sont ses véritables amis… » murmura Gandalf en secouant la tête avant de suivre les deux frères, pour tenter de limiter les dégâts.
Des cendres. S'était tout ce qu'il voyait à perte de vu depuis le sommet de la Montagne Solitaire. La Ville de Dale était morte, il ne restait pas un seul bâtiment debout, seulement une plaine noire et morte. Pourtant, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. La seule chose qu'il ressentait; un grand vide. Tournant les yeux vers le trône sur lequel avaient siégé ses aïeux pour voir un trou creuser à son haut. C'est là qu'aurait dû siéger l'Arkenstone, mais elle n'y était pas et ce à cause de ce maudit cambrioleur!
Bilbo.
Comment avait-il pu osez? Il savait à quel point cette pierre était importante pour lui. Elle était le symbole de son droit au trône, signe qu'il était le Roi sous la Montagne.
Rageur, il abattit son point contre le mur de la pièce. Il avait été près de la récupéré, sa précieuse, mais le Hobbit avait encore frappé. Il avait eu le culot d'aller la rechercher chez Bard et de s'enfuir comme un moins que rien sans que personne ne le voit.
Poussant un profond soupire, ne sentant pas l'élancement douloureux dans sa main, Thorïn Okenshield s'approcha de la fenêtre. Cela faisait maintenant un mois que Bilbo avait été banni, que ses neveux étaient partis de la montagne pour aller à sa recherche. Qu'ils fassent ce qu'ils veulent! S'ils veulent rester amis avec un traitre, s'était à leur plaisir.
Les yeux perçant du nain se levèrent vers le ciel où le soleil commençait à se lever, rouge de sang. Quelque part, le sang avait coulé avec abondance cette nuit.
Un frisson glacé parcouru l'échine du Roi sous la Montagne.
- « Tant que le dragon ne revient pas ici » murmura-t-il entre ses dents alors qu'il regardait la silhouette de Smaug partir vers la Forêt Noire.
