Catégorie : Tokio Hotel

Paring : Bill/Tom.

Genre : Friend-ship, romance, humour.

Rating : K. Je refuse de faire une simple succession de lemon u.u

Résumé : « Deux frères que la vie à séparé mais que le hasard va réconcilier. Peut être même un peu trop. Bien trop différents l'un de l'autre, la cohabitation risque d'être dure. Chacun à ses problèmes, chacun à sa vie. L'un dans un quartier riche, l'autre dans un quartier pauvre.
Petit à petit, passant au-delà des différences, un rapprochement se fait. Tout se complique quand Tom commence à se poser beaucoup trop de questions. Pourquoi ressent-il se besoin d'être près de lui ? Pourquoi cette envie de le proteger ?
Et Bill dans tout ça ? Qu'en pense-t-il ? »

Mise en garde : En plus d'être centrée sur un couple gay, cette fic est basée sur une relation entre deux frères. Donc homophe, puriste, ou chieur : casse-toi !

Disclaimer : Cher Père Noël. Comme j'ai été très sage cette année, je voudrais que tu m'apporte le groupe Tokio Hotel emballé dans un jolie ruban rouge. Nan ? C'pas possible ? C'pas juste u.u


Deux frères, deux mondes
Chapitre 3 : Débuts difficiles

Bill était tranquillement plongé dans son rêve lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit à la volé, le faisant sursauter. Ouvrant difficilement les yeux, il reconnu Tom.

« - Debout paresseux ! On doit être en anglais dans deux heures ! Sois pas en retard, la prof est pire qu'un dragon ! »

Le brun se laissa retomber sur ses oreillers et demanda d'une voix encore à moitié endormit :

« - L'est quelle heure ?

- Exactement six heures douze.

- SIX HEURES ??? Nan mais t'es malade ?!? »

Bill se recroquevilla et se cacha sous sa couette, fuyant la lumière de la chambre. Tom laissa échapper un soupire, puis s'approcha du lit en souriant. Il retira brusquement la couette puis ouvrit les volets, produisant ainsi encore plus de lumière. Par réflexe, Bill ferma les yeux et se cacha sous son carré de plumes, la seule chose qui lui restait à présent.

« - Vue ton look, tu dois mettre des heures à te préparer alors lève-toi !

- T'aurais pas put me réveiller plus délicatement ?!

- Comment ? En t'embrassant, comme dans la belle aux bois dormant ? Non merci !

- Comment tu les réveillais, tes anciens coloc' ?!

- J'ai eu que des colocataires filles avant toi. Elles ne sont jamais restées bien longtemps. Que veux-tu, il faut tout de même avoir un certain niveau scolaire pour pouvoir rester dans ce genre d'établissement. Et pour ton information, je les réveillais en mettant mes mains sous leur pyjama. J'peux toujours te faire la même chose, mais j'crois que je risquerais ma vie.

- Je t'y prends une seule fois et je te jure que tu n'auras jamais de descendance.

- Qu'est-ce que tu peux être violent !

- J'ai grandit comme ça, c'est tout. Dans mon ancien lycée, tu devais apprendre à te défendre.

- Et tu en as castré beaucoup ?

Bien plus tard, Tom était toujours tranquillement attablé devant son petit déjeuné lorsque Bill arriva, toujours en pyjama, pas vraiment réveillé. Les cheveux en bataille, les yeux encore à moitié fermés, Bill se laissa choir sur une chaise, ne prêtant aucune attention à son colocataire.

« - Tu t'es rendormit ou quoi ? Ça fait bien une heure que je suis allé te réveiller. »

Sans répondre, le brun attrapa le premier bol à porté de main ainsi que le paquet de céréales le plus proche. Il commença à manger, les yeux fermés. Il ne vit pas le sourire moqueur de Tom.

« - Ça serait pas mieux avec du lait ?

- Hummm. »

Il n'y avait visiblement rien à tirer de lui le matin. Tom ne chercha pas plus loin et alla finir de se préparer.

- B & T -

Les deux colocataires couraient à présent dans les corridors du lycée, déjà bien en retard. Ne s'étant pas encore familiarisé avec tous les couloirs, Bill suivait Tom à la trace pour être certain de ne pas se perdre.

« - Tout ça c'est de ta faute ! Je savais que tu mettrais trois heures à te préparer !

- Tu n'avais qu'à pas me réveiller à six heures ! J'avais pas mon cota de sommeil, il fallait que je me rendorme !

- Demain je te vire de ton lit à cinq heures, là je serais sûr qu'on sera pas à la bourre !

- T'as rien écouté de ce que je viens de te dire, toi ! »

A gauche au tournant, puis à droite, prendre les escaliers jusqu'au troisième étage, encore à gauche, puis tout droit sur six mètres.

Les deux jeunes hommes s'arrêtèrent essoufflés, devant la salle 314. Le reste de la classe était évidemment déjà rentré, et l'on pouvait entendre la voix de leur professeur malgré la porte close. Tom attendit d'avoir reprit une respiration normale avant de toquer.

« - Come on ! »

Il ouvrit la porte, puis entra suivit de Bill. Croisant les doigts pour qu'elle ne les interpelle pas, Tom commença à avancer vers sa table habituelle. Mais avant qu'ils n'aient pu prendre place, le professeur les apostropha :

« - You are late, young men. What is your excuse? »

Sentant que Tom ne savait quoi répondre, le brun prit les devants, essayant d'avoir l'air désolé :

« - We are sorry, miss. I'm the only person in charge. I am to wake late and Tom didn't want to leave me only because I don't know still very well this school.

- Ok for this time but in the future stain to be righ.

- Thank you, miss.

Bill se tourna vers Tom qui le fixait, incrédule. Le brun lui fit un signe de tête pour qu'il avance. Il sortie de son état de stupéfaction et gagna sa place. Sans lui demander son avis, le brun s'installa à ses côtés. Celui-ci sorti rapidement ses affaires et porta son attention sur l'enseignante qui avait reprit son cours. Intrigué, Tom finit par lui demander en chuchotant :

« - Qu'est-ce que tu lui a raconté à la prof ? Elle n'a jamais accepté quelqu'un en retard dans son cours sans lui donner au moins deux heures de colles !

- Simplement la vérité : que je me suis réveillé en retard et que tu n'as pas voulu me laisser seul étant donner que je suis nouveau.

- Mon gars, je crois bien qu'elle t'a à la bonne ! Tu es le premier à échapper aux retenus ! »

Bill afficha alors un air de dégout tandis que Tom retenait un fou rire. Ça aurait pu être flatteur si la prof n'avait pas déjà dépassé la cinquantaine.

- B & T -

Dès que Tom mit un pied dans leur appartement, il alla s'effondrer sur le canapé :

« - Deux heures d'anglais ! C'est pas possible ils veulent nous tuer !

- Arrête, c'est pas si terrible !

- Tu dis ça parce que la prof t'aime bien. »

Pour toute réponse, Bill lui balança son sac de cours qu'il reçu en pleine poitrine.

« - Aouch ! Tu veux me tuer, ou quoi ?

- Ça me ferait des vacances ! »

Tom s'apprêtait à répliquer par une phrase bien cinglante lorsqu'il aperçu le sourire de son coloc'. Ils sourit à son tour et repoussa le sac par-terre avant de se rallonger et de fermer les yeux. Il entendit Bill marcher jusqu'à sa chambre, y entrer, puis passer par la salle de bain avant de s'asseoir sur l'un des fauteuils.

« - Y a pas à dire, tu n'as rien de mes anciennes colocs.

- Elles étaient comment ?

- Sexy, pas très intelligentes, pas très bavardes, mais très serviables le soir.

Cette fois, c'est un coussin qu'il reçu en pleine figure. Il s'assit finalement et demanda :

« - T'en a pas marre de me balancer des trucs ?

- Nan ! Tu n'es qu'un pervers doublé d'un obsédé !

- Je sais.

- Et tu en es fier !

- Ne me dis pas que tu n'apprécie pas de voir les formes d'une belle fille, je ne te croirais pas !

- Ce n'est pas ce que je regarde en premier, c'est tout.

Tom s'apprêtait à répondre lorsque l'on frappa à la porte. Bill se dévoua et se retrouva face à Georg et Gustav qui entrèrent sans autorisation.

« - Surtout faite comme chez vous, les gars.

- T'inquiètes pas, on a l'habitude. »

Georg n'avait pas remarqué l'ironie de la phrase ou alors il n'y prêta pas attention. Bill haussa les épaules puis reprit sa place, voyant que les deux autres avaient déjà investit les lieux. Un grand sourire aux lèvres, Tom lança :

« - Les gars, vous le croirez jamais, je suis tombé sur un putain de romantique ! »

Se sachant viser, Bill le fusilla du regard. Il n'avait malheureusement plus rien à lui balancer. Tom s'apprêtait à en remettre une couche lorsqu'une faible musique se fit entendre. L'androgyne se leva rapidement et se jeta sur son portable, posé sur la table du salon. Il regarda son écran et afficha un grand sourire lorsqu'il lut le nom de l'émetteur. Il décrocha :

« - Sam ! Tu m'as manqué tu sais ? »

L'oreille collée à son portable, Bill se dirigea vers sa chambre et s'y enferma, sans un regard pour les trois autres garçons. Ceux-ci regardaient désormais la porte close. Tom brisa le silence :

« - Vous croyez que c'est sa petite amie ?

- Tu n'auras qu'à lui demandé quand il ressortira.

Il fronça les sourcils, ce qui n'échappa pas aux deux autres. Gustav demanda, l'air de rien :

« - Pourquoi tu veux savoir ça ? T'es jaloux ?

- Crétin ! Je suis pas gay ! »

Le sourire de Gustav s'élargit, de même que celui de Georg. Bizarrement, Tom commença à avoir peur. Qui sait ce que ces deux là pouvaient bien lui sortir.

« - Je n'ai jamais prétendu ça. Pour moi, tu étais jaloux que Bill ait une copine alors que toi non. Mais maintenant que tu le dis ...

- Je t'arrête tout de suite ! Bill n'est pas et ne sera jamais mon genre ! Ce n'est qu'un sale PD qui se comporte comme une fille ! J'en ai rien à foutre de lui ! Je le hais, tu comprends, ça ?!? »

Sans s'en rendre compte, Tom en était venu à crier. Il fixa à présent Georg et Gustav qui eux semblaient être absorbé par quelque chose derrière lui. Sa colère se calma d'un coup. Se rendant compte de ce que ce silence pouvait signifier, il se retourna brusquement et se retrouva nez à nez avec Bill. Celui-ci tremblait et tentait visiblement de contrôler sa colère. Il tourna les talons, attrapa sa veste et se dirigea vers la porte d'entrée, visiblement toujours furieux. Tom amorça un mouvement dans sa direction :

« - Attends je ... je voulais pas dire ça.

- Laisses tomber. Le sale PD se casse.

- Non Bill écoutes-moi je ...

- Quand je pense que je commençais à t'apprécier. T'es bien comme tout les autres snobs. Un putain de faux-cul qui se croit supérieur à tout le monde. »

Le brun s'apprêtait à franchir la porte lorsque Tom lui l'agrippa le poignet. Sans réfléchir, Bill lui colla son poing dans la figure, se libérant ainsi de son emprise, et partit à grandes enjambés, laissant l'autre adolescent sur le sol du salon.

Plus un bruit ne s'échappait de la pièce. Tom fixait la porte depuis plusieurs minutes déjà, lorsque Georg posa une main sur son épaule. Il l'aida à se relever et à s'assoir sur le canapé tandis que Gustav avait disparu dans la salle de bain.

« - Faut toujours que t'en fasse des tonnes, vieux.

- Je ... j'ai pas voulu tout ça ... Je voulais ... »

Ne trouvant pas les mots, il soupira et cacha son visage dans ses mains. Il ne se comprenait pas lui-même, alors comment expliquer son comportement aux autres ? Gustav le sortie de ses pensées lorsqu'il écarta les mains de son visage. Il l'observa quelques secondes avant de s'emparer du coton et du désinfectant qu'il avait apporter. Sans le regarder dans les yeux, il commence à soigné la plaie, juste au dessous de la lèvre.

« - On peut dire qu'il t'a pas raté. Il se défend bien pour une fille, tu trouve pas ?

- Gus, lâches-moi avec ça, d'accord ? Je regrette ce que j'ai dit.

- N'empêche que tu l'as dit. Ça va te faire mal quelques jours mais tu n'auras aucune cicatrice, je pense. »

Son travail terminé, le blond s'affaira à nouveau dans la salle d'eau. Tom avait de nouveau baissé la tête, et Georg, lui, ne savait pas comment agir. Gustav finit par les rejoindre, toujours sans un regard.

« - Tu m'en veux ? »

L'interpellé soupira avant de se laisser choir aux côté du blessé. Les disputes entre eux étaient rares mais le blond désapprouvait souvent le comportement de son ami.

« - Sincèrement Tom, tu m'as déçu. D'accord il est différent, d'accord il ne se plie pas à tes lois et il n'a pas peur de toi. Mais c'est justement ça qui le rend sympa ! Ce n'est pas une de ces espèces de larves qui dit "amen" à toutes les conneries que tu peux sortir ! Tu te plains tout le temps de n'avoir qu'un troupeau de moutons derrière toi, et pour une fois qu'il y en a un qui pense par lui-même, tu n'arrive pas à t'y faire. J'arrive pas à te comprendre.

- Pour être honnête, j'me comprends pas moi-même.

- Pourquoi tu te sens toujours obligé d'être désagréable avec lui ?

- Je crois que ... qu'il me fait peur.

- Peur ? C'est quoi ce délire ? Il va pas te bouffer ! Et ça m'étonnerait beaucoup qu'il cherche à prendre ta place aux yeux des autres élèves ! Il a pas le profile.

- Laisse tomber. »

Agacé, Tom se leva avant de s'enfermer dans sa chambre. Il avait peur, oui. Mais peur de quoi ? Il devait avouer qu'il n'avait jamais eu affaire avec quelqu'un comme Bill. Mais était-ce une raison suffisante pour justifier cette angoisse ?

- B & T -

A quatorze heures, les trois garçons se résignèrent à se rendre en cours. Bill ne s'était toujours pas manifesté, et personne ne semblait l'avoir vu. Son absence ne passa évidemment pas inaperçue.

« - Mr Listing, vous qui êtes son guide pour la semaine, pouvez-vous me dire où est Mr Harkins ?

- Avec tout le respect que je vous dois Madame, comment voulez-vous que je le sache ? Je ne suis pas sa mère. »

Madame Tibon, professeur d'histoire de son état, ne s'offusqua nullement de cette réponse mais se retint de lever les yeux au ciel. Depuis le temps qu'elle enseignait, il n'y avait plus grand chose susceptible de l'exaspérer. Son petit gabarit contrastait avec le force de sa voix, surprenant ceux qui ne la connaissait pas encore. Ses cheveux, pourtant retenu en chignon parvenaient régulièrement à s'échapper de l'emprise de leurs épingles, si bien qu'elle passait son temps à ôter des mèches folles de son visage.

« - Mr Trumper, vous qui êtes son colocataire, savez vous où il se trouve ?

- Il avait ... un ... rendez-vous médical, je crois. »

Cette femme d'un âge déjà bien avancé l'avait-elle crue ? Tom était loin d'en être sûr. Mais il ne pouvait pas faire grand chose d'autre pour justifier cette absence. Assit à la table derrière lui, Georg lui murmura :

« - Tu crois que le couvrir t'aidera à arranger les choses ?

- Qui te dit que je veux arranger quelque chose ? C'est pas ma faute s'il s'emporte pour une malheureuse phrase ! »

Sans le regarder, Gustav le frappa derrière la tête. La discussion s'arrêta sur ce geste, chacun tentant de s'intéresser au cours. Les choses n'allaient décidément pas être simples.

- B & T -

Minuit et demi déjà. Et toujours aucune nouvelles de Bill. Tom avait le regard constamment fixé sur la pendule du salon. Gustav, posé sur le canapé, avait cessé de lutter contre le sommeil. A ses côtés, Georg se retenait de le rejoindre dans le monde de Morphée. Fatigué, les paupières se fermant à moitié, il brisa le silence :

« - Écoute Tom, ça sert à rien de l'attendre comme ça. Il est plus de minuit, là. D'accord on commence à dix heures demain, mais ton salon ne vaut pas ma chambre.

Il décrocha ses prunelles de la pendule avant de les poser sur le propriétaire de la voix. Georg avait raison, il le savait. Mais il ne pouvait se résoudre à fermer les yeux tant que Bill ne serait pas là.

« - Tu fais comme tu le sens, mais moi j'me rentre.

- Ok, je te retiens pas. Emmène ton coloc avec toi.

- C'était mon intention. »

Sans grand ménagement, Georg réveilla son voisin.

« - Quoi ? Ça y est ? Il est là ?

- Nan, toujours pas. Je rentre, tu me suis ?

- Ouais. Je veux retrouver mon lit. »

Tom se retrouva rapidement seul. Il avait conscience de ressembler à un parfait crétin, mais à part attendre, il ne savait pas quoi faire. Il lâcha un énième soupirs avant se traîner jusqu'à la fenêtre. Il colla son front contre la vitre froide, le regard perdu dans le vide.

« - Qu'est-ce que je peux être con qu'en je m'y met ... »

Il tenta d'entre apercevoir quelque chose malgré la nuit noire.

- B & T -

Planqué sous ses couvertures, Bill entendit faiblement quelqu'un toquer à la porte. Et comme la veille, l'intrus pénétra dans sa chambre sans son autorisation. Il entendit Tom poser quelque chose sur la table de chevet, avant de sentir son lit s'affaisser sur la droite.

« - Je sais que tu ne dors plus, alors sors de là s'il te plaît.

- L'est quelle heure ? »

Tom retira légèrement la montagne de tissus recouvrant le brun, dévoilant sa tête. Le sourire aux lèvres, il demanda :

« - Tu comptes me poser cette question tous les matins ?

- T'as qu'à pas me réveiller, pi c'est tout. »

Préférant ne pas répondre, il

attrapa le verre qu'il avait posé sur la table de chevet et le tendit au brun :« - Avale-ça, ça te fera du bien. »

Soupirant, Bill s'assit, toujours emmitouflé dans ses couvertures et attrapa le verre que son colocataire lui tendait.

« - Tu m'as pas répondu. Il est quelle heure ?

- Pas loin de dix heures.

- QUOI ? Mais je vais être en retard en cours ! Pourquoi tu m'as pas réveillé plus tôt ? J'vais jamais avoir le temps de me préparer ! »

Il reposa le verre sans ménagement et amorça un premier mouvement pour sortir du lit lorsque deux mains se posèrent sur ses épaules et l'obligèrent à se rassoir.

« - Il n'est pas question que tu ailles en cours !

- Mais ...

- Pas de mais ! Et puis, c'est pas le fait de rater deux heures de sport qui vont changer quelque chose à ta vie. Au fait, je m'occupe de tout expliquer au prof, t'en fais pas.

- Heureux de te l'entendre dire ! Maintenant avales ça ! »

De nouveau, Bill se retrouva avec son verre au contenu trouble.

« - C'est quoi cette horreur ?

- Tu as passé je ne sais combien d'heures sous la pluie, alors soigne-toi, je voudrais pas que tu tombe malade.

- Pourquoi ? Tu t'inquiètes pour un pauvre PD, maintenant ? »

Sitôt qu'il prononça ces mots, il le regretta. Après tout, Tom s'était occupé de lui lorsqu'il était rentré. Et ce matin encore, il prenait soin de lui.

« - A propos de ça ... J'le pensais pas. Georg et Gustav m'avaient énervé, c'est tout.

- Peut-être ... mais moi tu m'as fait mal. »

Les sourires avaient disparu, laissant place à des regards tristes. Bill avalait son médicament en silence, et son vis-à-vis fixait sans le voir, l'un des poster de Néna accroché au mur.

« - Écoute Tom je ... je crois qu'on est parti sur de mauvaises bases, toi et moi.

- Je suis d'accord. Et je voudrais que tu m'accordes une autre chance. »

Le brun reporta son attention sur son verre, vide à présent. Il le reposa sur la table de chevet avant de jouer avec une mèche de ses cheveux. Tom restait là, à le regarder, attendant une réponse. Bill leva enfin les yeux et lui tendit une main, souriant :

« - Salut ! J'm'appelle Bill. Et toi ? »

Tom le fixa quelques secondes, s'inquiétant pour la santé mentale de son colocataire. Mais si c'était la façon dont Bill voulait recommencer leur histoire, alors pourquoi pas ? Souriant lui aussi, il serra la main qui lui était tendue :

« - Moi c'est Tom. Enchanté !

- Tu sais, Tom, je pense que quand tu me connaîtras un peu mieux, on va bien s'amuser. »

Bill souriait toujours, mais Tom avait perdu un peu de sa contenance. Avait-il l'esprit mal placé ou fallait-il voir dans cette phrase une allusion suggestive ?

« - Au fait, tu devais pas aller en cours, toi ?

- Merde, j'suis en retard ! »

A suivre ...


Et un de plus :)

Mon anglais est pourri, je le rappelle. Désolé si ce passage ne veut rien dire de cohérent u.u