Titre : Histoires de famille

Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)

Pairing (futur) : Destiel

Disclaimer : Supernatural appartient à ses créateurs.

Note : Ces chapitres vont être un peu différents des trois premiers, plus composés de petites anecdotes sur ce qu'il se passe ensuite. J'espère que ce fonctionnement vous plaira quand même.


- Allô bonjour, je suis Castiel, est ce que je pourrais parler à Sam s'il vous plaît ?

xxx

- Allô c'est Castiel, est ce que je pourrais parler à Sam s'il vous plaît ?

xxx

- Allô c'est Cas, je peux parler à Sam et Dean s'il vous plaît ?

xxx

- Allô, bonjour, je suis Sam Winchester, un ami de Castiel.

xxx

- Allô c'est Sam, je voudrais parler à Castiel.

xxx

- Allô, c'est Sam, Cas est là ?

xxx

- Allô, Cas ?

xxx

- Allô, Cas ? Salut c'est Dean.

xxx

Castiel et Sam s'appelaient souvent. Cas était content que Sam ne l'oublie pas malgré ses autres amis dans son école. Sam était toujours heureux d'avoir Cas à l'autre bout du fil. Et ça pouvait durer des heures, si les parents ne veillaient pas à leur dire que le téléphone ce n'était pas gratuit, ça coûtait cher, et « Castiel j'attends un coup de fil important » ou « Sam lâche ce téléphone et va jouer dehors ! ». De temps en temps Cas pouvait parler à Dean, et dans ces moments là, il avait envie de sourire bêtement toute la journée et la journée d'après, même si on le traitait encore plus de taré. En une année, ils auraient pu s'oublier mille fois, et pourtant les trois enfants continuèrent à se téléphoner. Castiel et Sam eurent six ans, à l'école ils apprirent à lire et écrire (même si Sam savait déjà), ils s'échangèrent leurs adresses et s'écrivirent des cartes où ils se faisaient des dessins (Cas des étoiles et constellation, Sam des personnages de livres). Dean laissait parfois des petits mots pour Castiel et dans ces moments là, Cas ne pouvait s'empêcher de les relire mille fois.

Ghost s'adaptait bien à la vie avec Cas, le chat le suivait absolument partout, et Cas, quand il se sentait seul après l'école, lui parlait de tout et de rien. Son père achetait de la litière et de la nourriture pour chat, mais laissait Cas s'en occuper.

Une fois les grandes vacances arrivées, Castiel demanda à son père pour aller dans la même colonie que Sam et Dean, ce qu'il accepta puisqu'il pourrait travailler sans avoir son fils dans les pattes. Pendant cette période, Ghost irait dans un foyer pour chat, parce que le père de Cas n'avait aucunement le temps pour lui.

Quand les trois garçons se retrouvèrent, les câlins qu'ils s'échangèrent durèrent longtemps. Ils furent inséparables dès qu'ils se retrouvèrent à la colonie et comme Dean entraînait les deux autres dans des bêtises, Bobby, qui était leur directeur, devait toujours grogner et râler après eux.

Sam demanda discrètement à Cas s'il aimait toujours Dean, et eut la confirmation quand Cas se mit à rougir en hochant la tête.

- Génial ! Ce serait bien si Dean t'aimait lui aussi.

Effectivement, mais Castiel avait un peu peur de ce que Dean pourrait penser s'il le savait.

- Tu veux que je lui demande ?

Cas hocha la tête.

Sam demanda à Dean ce qu'il ressentait pour Castiel :

- Ce gosse est trop génial.

- Toi aussi t'es un gosse.

- Moi je suis presque un ado !

Sam ne chercha pas la bagarre et insista :

- Tu aimes bien Cas alors ?

- Ouais.

- Je veux dire t'es amoureux de lui ?

Le visage de Dean changea, il se durcit d'un coup et Sam se dit qu'il n'aurait peut-être pas dû demander.

- Qu'est ce que tu racontes Sammy ? Je suis pas pédé okay ? C'est dégueulasse deux mecs qui s'aiment.

Sam fronça les sourcils :

- Et pourquoi ?

- Parce que c'est comme ça. Papa serait d'accord avec moi.

- Tu dis ça juste parce que t'as peur de ce que papa dirait ?

- Je dis ça parce que je suis pas pédé okay ? Me pose plus des questions comme ça !

- Dans les livres y a des garçons qui s'aiment et des filles et ça fait rien. Papa n'a pas toujours raison !

Dean poussa Sam un peu fort :

- Les livres n'ont pas toujours raison non plus ! Ne me demande plus jamais ce genre de trucs !

Puis il s'en alla à grand pas. Sam poussa un gros soupir.

- Idiot, murmura-t-il.

Castiel l'attendait assez nerveux, il le regarda avec tellement d'espoir dans les yeux quand Sam revint que ce dernier eut un nœud à l'estomac en secouant la tête :

- Non, il ne t'aime pas.

- Ah. Fit Cas. Tant pis.

Mais il paru tellement triste à ce moment là que Sam le prit dans ses bras :

- On a le temps Cas, on le fera changer d'avis.

Mais le reste de la colonie, Dean ignora Cas. Il ne cherchait même pas d'excuse, il passait à côté de lui comme s'il ne le voyait pas, il allait parler à Sam et faisait comme si Cas n'était pas là. Castiel se sentit vraiment blessé.

- Est-ce que j'ai fais quelque chose de mal ? Demanda-t-il à Sam.

- Non c'est juste lui qui est un crétin !

- J'ai peut-être fait quelque chose de mal sans le savoir.

- Non Cas ! Ce n'est pas ta faute.

Cas hocha doucement la tête, pas très sûr de lui. Sam décida de faire la gueule à son frère en retour. Dean était têtu comme une mule et puisque son frère lui faisait la tête, il les évita tous les deux.

Bobby qui gardait toujours un œil sur les deux frères Winchester, qu'il prenait un peu comme des fils, remarqua immédiatement que quelque chose clochait et fit venir Dean pour lui parler.

- Comment ça se passe la colo ?

- Bien.

- Et avec Sam ?

- Sammy est un crétin.

- Ah oui et pourquoi ?

- Il me fait la tête.

Bobby soupira :

- Connaissant Sam il a une bonne raison n'est ce pas ?

- Il veut que je sois pédé !

- C'est quoi cette histoire ?

- Il m'a demandé si j'étais amoureux de Cas.

- Et tu as répondu ?

- Que j'étais pas pédé que c'était dégueulasse !

- Et ensuite ?

- Ensuite on s'est un peu disputé et voilà.

- Et il te fait la tête depuis ça ?

- Non, depuis que moi je… Bon j'évite Cas.

Bobby appuya ses doigts sur son front, Dean lui donnait des maux de tête.

- Pourquoi tu évites Castiel ?

- Parce que je suis pas pédé.

- J'ai compris ça ! Et alors ?

- Alors… Alors je veux pas être avec lui et que Sam croit que je suis amoureux !

Désespérant ce gosse.

- Déjà mettons les choses au clair Dean.

- Quoi ?

- Je ne tolérerai pas que tu ais d'autres propos homophobes en face de moi. Je me fiche que deux garçons ou filles s'aiment, c'est leur droit okay ?

- Mais…

- C'est leur droit, on est d'accord ? Parce que si on est pas d'accord Dean, tu peux faire tes bagages et partir !

- Papa dit que…

- Je me fiche de ce que dit John ! Je ne tolérerai pas ça dans ma colonie ! Un point c'est tout. Tu peux aussi retourner auprès de ton père si tu n'es pas content.

Dean pesa le pour et le contre. La colonie c'était les vacances, c'était ces moments où il pouvait respirer sans avoir son père pour lui dicter tout ce qu'il devait faire, sans voir ses parents se disputer sans arrêt. Il ne voulait pas partir, surtout pas sans Sam.

- C'est d'accord Bobby.

- Je préfère ça. Et ensuite…

- Ensuite ?

- Castiel ne t'a rien fait non ? Tu crois qu'il doit se sentir comment maintenant ?

Dean n'eut pas à réfléchir longtemps, si un de ses amis l'avaient ignoré comme ça sans raison, il se serait sentit drôlement mal. Sur le coup il ne fut pas fier de lui, pas du tout.

- Mal…

- Maintenant tu sais que Sam avait des raisons pour te faire la tête.

Dean hocha la tête en se mordant les lèvres.

- Bien. Sois pas idiot et répare-moi tout ça ! La colonie est bientôt fini et tu n'as pas envie de partir sans t'être réconcilié avec Castiel n'est ce pas ?

C'était vrai, il avait été idiot. Ils s'étaient appelés pendant un an, et pour une bêtise, Dean l'avait ignoré, sans même lui donner de raison. Et maintenant, ils avaient perdu du temps pour s'amuser.

Aussitôt sortit du bureau de Bobby, Dean se mit à la recherche de Cas. Il devait s'excuser.

Il fini par le trouver assit tout seul dans un coin. Il avait l'air complètement déprimé et Dean s'en voulu à mort. Il vint s'asseoir à côté de lui :

- Sam est pas avec toi ?

Castiel sursauta et se tourna vers lui :

- Il est aux toilettes. Tu … Tu ne m'ignores plus ?

- Cas… Je suis désolé. Je n'aurais pas du t'ignorer, c'était des conneries.

- Est-ce que c'est parce que j'ai fais quelque chose de mal ?

- Mais non Cas, tu n'as rien fait de mal… C'est moi. Je suis un vrai crétin.

Cas écarquilla les yeux :

- Je ne crois pas que tu sois un crétin, Dean.

Et Dean regarda Cas et eut un petit rire :

- Oh si je suis un crétin, pour avoir ignorer un gamin aussi cool que toi. Un vrai con.

Puis il décoiffa les cheveux de Cas affectueusement. Cas fondit en larmes d'un coup.

- Eh ! Cas ! Non ! Ne pleure pas !

Cas essaya d'essuyer ses larmes qui coulaient de plus belle :

- Merde, j'ai fais quelque chose qui fallait pas ?

Cas secoua la tête :

- Non non. Je… Suis soulagé c'est tout. J'avais tellement peur que tu me détestes Dean.

Dean poussa un râle et prit Cas contre lui :

- Désolé Cas !

- Alors on est toujours amis ?

- Toujours.

Castiel s'accrocha à Dean. Sam les surprit dans les bras l'un de l'autre et préféra les laisser un peu seuls tous les deux, content de voir qu'ils se réconciliaient.

- Je t'adore Dean ! Lâcha Castiel sans être totalement honnête mais pour l'instant ça suffirait.

- Ouais moi aussi Cas.

Plus tard Dean discuta avec Sam.

- Je suis désolé pour ce que j'ai dis Sam, sur les homos. C'est pas dégueulasse. Mais je ne suis pas amoureux de Cas et je suis pas homo.

- Okay. Mais si un jour tu… Avais des sentiments pour un garçon, je m'en foutrais d'accord ?

Dean eut un geste de la main l'air de dire « ça n'arrivera jamais mais d'accord », puis ajouta :

- Pareil pour toi.

La colonie se termina bien.

xxx

La suite se déroula à peu près de la même manière. Coups de téléphones, cartes envoyés avec de plus en plus de choses écrites, et puis bientôt quelques mails également. Les trois ne perdaient pas contact et Castiel a 7 ans pu même passer une semaine chez Dean et Sam. Leur père était absent – apparemment ça lui arrivait de partir comme ça pour son boulot – et leur mère était absolument adorable. Et en plus ils avaient dormis tous les trois dans la même chambre et Cas s'était même retrouvé blottit une fois contre Dean – il n'avait pas dormi de la nuit cette fois-là.

Castiel n'eut jamais le droit de les inviter en retour, son père ne voulait pas être dérangé. Mais les frères Winchester ne lui en voulurent pas. Tous les ans ils se retrouvaient en colonie, et malgré la distance, ils restèrent toujours aussi proches et amis.

A neuf ans, Castiel retourna chez eux. Cette fois-ci leur père était présent. Et Cas comprit beaucoup de choses sur Dean et Sam en faisant cette rencontre.

John ne parlait pas à ses fils, il leur donnait des ordres. La tendresse c'était la mère qui leur donnait, après tout ce n'était pas le rôle d'un père – selon John. Tout ce qu'il voulait de ses fils c'est qu'ils obéissent quand il disait quelque chose, la rébellion n'était pas tolérée. Il avait aussi pour mission d'entraîner ses gosses comme s'ils allaient partir à la guerre. Il était plus dur avec Dean qu'avec Sam, il ne tolérait aucun écart de sa part. Et même si Dean avait treize ans, il écoutait son père et faisait tout ce qu'il lui demandait. Sam, lui, tenait tête à son père, ce qui créait pas mal de conflit. Et quand ça allait trop loin, Dean protégeait son petit frère, prenait les engueulades à sa place, courbait l'échine à la place de Sam.

- Maintenant je comprends pourquoi Dean ne dit jamais qu'il est triste, dit Cas à Sam à un moment où Dean prenait sa douche.

- Désolé pour mon père, il va trop loin des fois. Soupira Sam. J'aimerais tellement que Dean lui dise merde par moment.

Il posa une main sur l'épaule de Sam, il aurait bien voulu pouvoir les aider.

Cas trouva ce séjour vraiment difficile. C'était comme s'il y avait tout le temps des tensions. Sam et Dean étaient soudés contre elles, et ce fut une des choses belles qu'il retint de ce séjour. Les deux frères qui se soutenaient dans les moments difficiles et s'amusaient ensemble quand c'était plus facile. Ils l'inclurent dans leur fraternité, comme ils l'avaient fait dès leur première rencontre et Cas ne se sentit pas mis à part, même si John lui parlait à peine. Mary était vraiment gentille avec lui, elle lui faisait pleins de câlins, lui proposait toujours quelque chose à manger, elle s'occupait de lui comme s'il faisait vraiment partie de la famille, c'était agréable. Il adorait la mère de Sam et Dean. Pour leur père… Et bien, c'était plus compliqué.

Cas avait le nez pendu en l'air, perdu dans ses pensés, Sam lisait un livre et Dean faisait des pompes quand le père entra dans la chambre :

- Sam arrête de lire, Dean et toi, venez avec moi !

- Et Cas ? Demanda Sam en fermant son livre à contre cœur.

John lui jeta à peine un regard :

- Il peut venir aussi.

Sam se mordit les lèvres puis en se levant osa dire :

- Tu peux arrêter de parler de lui comme s'il était pas là ? C'est notre ami !

Dean vint poser sa main sur son épaule :

- C'est bon Sam.

- Non c'est pas bon justement ! T'en as pas marre toi ? Il a à peine parlé à Cas depuis le début qu'il est là !

Castiel intervint pour calmer le jeu :

- Ce n'est pas grave Sam, ce n'est pas la première fois qu'un père ne fait à peine attention à moi.

Sam se raidit sous la main de Dean, les paroles de Cas le rendirent encore plus furieux et il fusilla des yeux son père.

- Compte pas sur moi pour ton entraînement de merde ! Dit-il en attrapant la main de Cas et en l'emmenant avec lui.

John appela son fils pour le retenir :

- Sam revient ici où ça va barder !

Dean vint vers lui :

- Papa, tu sais, Sammy a un peu raison. Tu pourrais être plus sympa avec Cas.

John se tourna vers lui :

- Je ne comprends pas comment ce gamin peut être votre ami, il a juste l'air d'être un gosse.

- Parce que c'est ce qu'il est.

- Gordon aurait été un bien meilleur ami, pourquoi vous ne le voyez jamais ?

Dean grinça des dents :

- Parce que Gordon est un connard, papa. Cas a l'air d'un gosse mais il est plus fort qu'il en a l'air, si tu lui parlais peut-être que tu pourrais le remarquer !

- Ne me parle pas comme ça Dean.

- Pardon !

- Je crois que vous devriez arrêter de fréquenter ce gamin.

Dean sentit son sang bouillir. Il ne tenait jamais tête à son père, sauf quand ça concernait Sam et encore c'était pour calmer le jeu.

- Je fréquente qui je veux.

- Mais ce gosse…

- Ce gosse est notre meilleur ami à Sam et à moi, accepte le parce que ça ne changera pas.

- Dean !

- Non papa, je t'écoute toujours, mais là c'est non ! Cas est notre ami, un point c'est tout. Il ne te plait pas ? Tant pis. Mais je changerai pas d'avis là-dessus.

- Dean ! J'aimerais que tu me parles autrement.

- Et moi j'aimerais que pour une fois dans ta vie tu m'écoutes moi ! Cas est spécial okay ? Il est spécial. Et je ne laisserai personne nous séparer. Même pas toi. Surtout pas toi.

Et sur ces mots Dean aussi quitta la pièce. Il ne s'était jamais rebellé de cette façon contre son père, il craignait les représailles mais tant pis. Pour une fois il avait envie de se battre pour quelque chose qu'il aimait, pour quelqu'un qu'il aimait. Castiel faisait partie de la famille, son père n'avait pas le droit de le rejeter.

Sam avait trouvé refuge près de sa mère, il ruminait et Mary essayait de lui rendre le sourire en lui parlant. Castiel n'osait vraiment rien dire, parce que c'était en voulant calmer le jeu qu'il avait simplement enflammé Sam. Ils furent rejoints par Dean qui serrait les poings et s'assit sur le canapé près de Cas :

- Tu sais quoi Sam ? Des fois je me dis que t'as raison, papa est un con !

Et le silence s'abattit sur la pièce parce que Dean n'avait jamais dit un mot de travers contre son père. Jamais.

- Il s'est passé quelque chose ? Demanda Sam d'une toute petite voix.

- Il m'a demandé de ne plus être ami avec Cas !

- Et tu lui as répondu ?

Dean haussa les épaules :

- A ton avis ? Qu'il aille se faire foutre.

Mary et John se disputèrent peu de temps après et John claqua la porte. Castiel s'en voulu à mort. Assit entre Dean et Sam, ce soir là, il murmura :

- Je suis désolé, tout est de ma faute.

Sam soupira :

- Rien n'est de ta faute.

Et Dean se leva tout feu tout flamme et força Cas à se relever :

- Regarde moi Cas. Rien n'est de ta faute ! Rien !

- Mais …

- Tu es important pour Sam et moi d'accord et tu n'y es pour rien si papa s'est mis en colère !

- Peut-être mais…

- Et puis de toute façon papa et maman se disputent sans arrêt, c'est pas la première fois, papa reviendra, il revient toujours.

Cas hocha la tête, pas très sûr, et Dean lui caressa les cheveux. Tendrement. Castiel se rassit en rougissant et Sam lui fit un mini clin-d'œil.

- Bien, ne parlons plus de ça ! Conclue Dean.

Et ils n'en parlèrent plus. Pas même les jours suivants.

Sans la présence de John dans la maison, l'ambiance était beaucoup plus légère. Mary se lâchait beaucoup plus et la différence était flagrante. Mary n'était pas une femme faible, elle avait un sacré caractère en fait, elle était drôle (et maintenant Cas savait d'où Dean tenait son humour) et quand elles trouvaient qu'ils faisaient trop de bêtises, elle savait les remettre à leur place comme il faut. Ensuite les trois garçons se tenaient sages.

Mais pas effrayé.

Pas menacé.

Et surtout pas blessé.

Castiel s'amusa beaucoup plus ces jours là, Dean se lâchait plus sans la présence de son père, Sam était moins sur les nerfs, Mary distribuait des câlins quand elle le désirait, sans se recevoir de remarques du genre « tu vas les rendre faibles ».

John ne revint pas tant que Castiel était présent, mais personne ne paru s'en plaindre, pas même Dean. Les jours passèrent beaucoup trop vites évidemment et quand l'heure du départ sonna, Cas sentit les larmes lui monter aux yeux. Sam aussi. Même Dean – et pourtant les mecs ça pleure pas.

- On se reverra bientôt, assura-t-il, tu reviendras nous voir.

- Oui. Promit Cas.

- On se téléphonera, ajouta Sam.

- Et on s'écriera aussi, dit Cas.

Dean décoiffa ses cheveux puis sembla changer d'avis et le serra fort dans ses bras.

- Tu vas me manquer Cas.

Cas avait le cœur qui battait beaucoup beaucoup trop vite et murmura :

- Toi aussi.

Sans oser bouger le moindre muscle. Le câlin qu'il échangea avec Sam ensuite fut moins éprouvant, moins électrique. Un câlin entre deux meilleurs amis.

Il eut le droit à un gros câlin de Mary également :

- Tu reviens quand tu veux Castiel tu es le bienvenu ici !

Et ça lui fit chaud au cœur de savoir qu'il était le bienvenu quelque part.

Une fois chez lui, il serra Ghost contre lui, puis le caressa pendant des heures pour tout lui raconter de ses vacances chez Sam et Dean. Pour lui parler de Sam et de Dean.

Et beaucoup de Dean.

A suivre.

L'autatrice : bon je sais que John est un vrai con dans ma fic mais je déteste John et je suis presque sûre que même sans la mort de Mary, il n'aurait pas été un père facile. Bon j'ai essayé de respecter le côté Dean fait tout ce que son père veut et l'admire, Sam moins, Dean protège son frère quoi qu'il arrive. Mais comme il y a Cas dans l'équation… Les choses sont un peu différentes.

J'espère quand même que ce chapitre vous aura plu.