Titre : Déni.
Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)
Pairing (futur) : Destiel
Disclaimer : Supernatural appartient à ses créateurs.
Cas était assit à côté de Sam sur le bord de la piscine et regardait Dean s'amuser à éclabousser de l'eau sur les filles. Sam lui donna un petit coup de jambe :
- Je me demande comment il fait pour être aussi aveugle !
- Je ne sais pas.
- Tu comptes lui dire un jour ?
Cas haussa les épaules. Sam et lui avaient tous les deux onze ans. Encore une fois ils se retrouvaient en colonie avec Dean. Encore une fois leur directeur était Bobby. Certaines choses ne changeaient jamais.
- Tu crois que je devrais lui dire ?
Sam hocha la tête :
- Dean ne le comprendra jamais par lui-même tu sais ?
- Parce qu'il ne peut pas être amoureux de moi.
- Parce que c'est un crétin surtout.
Castiel regarda ses pieds et les battit doucement dans l'eau :
- Peut-être que je devrais lui dire. Depuis le temps.
- Je crois que tu as tes chances Cas. Dean parle souvent de toi et pas forcément quand je lance le sujet. Des fois c'est lui qui me demande « quand c'est que t'appelle Cas ? ». Et les seuls sujets de dispute avec papa te concernent tous. Dean lui obéit tout le temps mais il ne laissera jamais papa dire du mal de toi. C'est bon signe non ?
- Toi aussi tu parles souvent de moi et tu te disputes avec ton père, c'est pas pour autant que tu es amoureux de moi.
Sam poussa Cas dans l'eau et éclata de rire en voyant la tête outrée de Cas.
- Vous êtes tous les deux des idiots, dit-il pour expliquer son geste. Je connais mon frère Cas, je sais ce qu'il ressent pour toi, mais il ne se l'avouera jamais si tu fais pas le premier pas.
Castiel répondit :
- On verra.
Puis il prit une bonne inspiration et s'enfonça sous l'eau.
Quand il ressortit la tête, deux bras l'attrapèrent et il se retrouva serrer contre quelqu'un. Il rougit en reconnaissant la voix de Dean :
- Je te tiens !
Sam les regardait avec un sourire en coin l'air de dire « tu vois, tu as tes chances ». Castiel essaya de s'échapper de la prise de Dean, celui-ci éclata de rire :
- Tu ne m'échapperas pas.
Puis il l'entraîna avec lui vers les filles avec qui il s'amusait plus tôt. Il le relâcha enfin mais juste pour l'éclabousser d'eau.
Une des filles s'accrocha à Castiel :
- T'es trop mignon toi !
Cas la repoussa en grimaçant. Il avait encore du mal avec les gestes affectueux quand ils venaient de gens qu'il ne connaissait pas. Il essaya de nager plus loin mais Dean le rattrapa :
- Allez Cas, amuse toi, ce sont des filles, tu sais, des filles !
- Oui j'ai vu Dean.
- Justement si tu as vu tu sais ce qu'on fait avec les filles ?
Cas continuait de nager essayant d'échapper à Dean.
- On les drague, c'est ça la réponse Cas.
- Je n'ai pas envie de draguer des filles, Dean.
- Oh ! Allez Cas, sois pas aussi rabat-joie que Sammy.
- Je n'ai pas envie…
- Bon très bien comme tu veux. Moi j'y retourne.
Castiel ne dit rien et nagea plus vite vers le bord. Il se rassit à côté de Sam tandis que Dean repartait de l'autre côté « draguer des filles ».
- T'as raison Sam, je vais lui dire. Marmonna Cas.
- Qu'est ce qui t'a convaincu ?
- Il veut que je drague des filles. Au moins il sera fixé.
Sam posa sa main sur son épaule :
- Crois-moi, tu as tes chances.
Cas resta silencieux. Pas convaincu.
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Dire qu'on va faire une chose et la faire était très différent. Castiel n'arrivait jamais à trouver le bon moment pour dire à Dean ses sentiments. C'était comme si toutes les lois de l'univers étaient contre cette idée. Chaque fois quelque chose venait détourner l'attention de Dean. Pourtant il y avait des fois où tout était parfait. Ils étaient seuls dans la chambre qu'ils partageaient avec Sam. Sam en avait profité pour aller faire un tour.
- Dean, je dois te dire quelque chose.
- Vas-y Cas, je t'écoute.
- Je…
Et là quelqu'un entrait en trombe « Eh vous avez pas vu machin truc ? » « non on l'a pas vu » « ouais vous faites quoi ? » « Rien on discute » « je peux m'incruster » « ouais ». Et le moment était partit.
- Dean écoute moi…
- Oui ?
- Je…
- Eh ! Les jeunes c'est l'heure du repas.
Et Cas avait envie de déchirer quelque chose. Il était encore plus décidé à l'avouer à Dean, comme s'il voulait se battre contre le destin qui se moquait de lui.
- Dean tu sais je …
- Deaaaan attention le ballon !
Et puis ça finissait toujours par Dean qui se tournait vers Cas :
- Désolé, tu voulais me dire un truc ?
- Non Dean… Ce n'est pas grave.
Même Sam en éprouvait de la frustration.
- Je sais pas, coince le dans un coin et ne lui laisse pas d'autre choix que de t'écouter ! Râla-t-il.
- J'ai essayé Sam, c'est là que l'alarme incendie a décidé de se déclencher.
- Raaaaaaah !
C'est l'épuisement qui eut raison de Castiel. Dean venait de l'attraper par le bras alors qu'ils étaient en pause et l'entraînait avec lui :
- Viens avec moi on va se marrer.
- Dean…
- Allez, je sais que dans le fond t'as envie de draguer, mais que tu sais juste pas comment faire.
- Ce n'est pas ça Dean.
- J'emmènerais bien Sam, mais il va sortir un livre et … Gâcher l'ambiance.
- Dean écoute moi je n'ai pas envie de…
- Mais si tu en as envie, je vais te montrer comment faire !
- Dean écoute moi bon sang ! Je ne veux pas draguer de filles, je ne veux pas.
- Pourquoi Cas ?
Castiel lâcha alors enfin :
- Parce que c'est toi que j'aime ! Je t'aime, je suis amoureux de toi, je me fiche des filles !
Dean s'arrêta de marcher, puis doucement relâcha son bras :
- Castiel, est-ce que tu as bu quelque chose ?
- Je suis sincère Dean. Je t'aime depuis longtemps.
- Mais… Je suis un garçon.
- J'avais remarqué tu sais.
- Mais… Tu es un garçon !
- Dean…
- Je… Je… Ecoute Castiel, c'est vraiment trop bizarre ça d'accord ? Je crois que tu te trompes.
- Je ne me trompe pas Dean, je suis sûr de moi.
Il en était sûr, peut-être que quand il avait cinq ans ses sentiments étaient un peu flous, un peu fou, mais ils n'avaient jamais changé, jamais dévié, il avait grandit et les choses étaient devenus de plus en plus claires, ses sentiments avaient évolués mais il aimait Dean.
- Je ne veux pas… Castiel, oublions ça okay ?
- Mais Dean….
- Oublions !
Puis Dean s'était enfuit.
Et Cas se sentit mal. C'était la première fois depuis des années qu'il l'appelait Castiel. Et il l'avait appelé Castiel trois fois.
Le lendemain Dean avait présenté à Sam et à Cas sa première et nouvelle petite amie. Cas eut l'impression qu'on lui piétinait son cœur mais ne dit rien du tout, il se montra impassible et silencieux. Sam fronça les sourcils puis quand son frère fit demi-tour avec la fille, le traita d'idiot.
- Il semblerait que je n'avais pas mes chances finalement, murmura Cas.
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Cas avait demandé à Sam un combat. Sam et Dean avaient continué à l'entraîner au fur à mesure des années et des colonies. Il était devenu très fort et très doué. Cas apprenait vraiment vite et n'oubliait jamais. Mais Sam savait se battre aussi et un combat avec lui permettait à Cas de se débarrasser de sa colère et de sa frustration.
- Je suis à peu près sûr que c'est pas sérieux entre eux Cas !
- Et alors ?
Demanda-t-il en envoyant un coup de poing vers Sam, qu'il évita.
- Alors mon frère est un crétin, il veut juste te prouver qu'il est hétéro.
- Peut-être que s'il met tant de cœur à me le prouver c'est parce qu'il l'est.
Sam s'arrêta une demi seconde de trop et Cas en profita pour attraper son bras et le jeter par terre. Ce dernier resta au sol et Castiel vint s'allonger près de lui :
- Peut-être que s'il met tant de cœur à vouloir te le prouver, c'est parce qu'il a quelque chose à cacher.
Cas soupira :
- Je sais pas Sam. Des fois j'ai du mal à comprendre Dean.
- Moi aussi tu sais. Il se comporte comme un crétin, ça m'énerve.
Ils restèrent ainsi jusqu'à ce que les animateurs les appellent pour les activités. Au moins Dean n'évita pas Cas, et recommença par l'appeler par son surnom. C'était comme si le fait qu'il ait mis une fille entre eux le protégeait suffisamment pour se laisser aller.
Les jours défilèrent trop vite, encore une fois. Castiel et Sam rentraient au collège à la rentrée et Cas n'avait pas envie que les vacances s'achèvent. Il allait devoir rencontrer des nouvelles personnes, il savait déjà à peu près comment ça se passerait sans Sam et Dean à ses côtés.
Le dernier jour, Cas se montra plutôt déprimé. Déjà parce qu'il était triste de devoir être séparé de Sam, et ensuite parce qu'il ne supportait plus de voir Dean visiter la glotte de sa copine. Sam au repas, alors que Dean ne semblait pas vouloir lâcher la fille, finit par lui foutre un coup de pied :
- C'est bon, on a compris votre amour fou, tu peux manger maintenant ? Où je vais gerber !
Dean se moqua de lui gentiment mais arrêta enfin d'embrasser la fille pour manger. Cas retint son soupir de soulagement.
Dernier jour signifiait dernière veillée. Les animateurs les avaient emmené dans le village à côté pour voir les feux d'artifices qui allaient être tiré. Cas était avec Sam, ils avaient perdus Dean, et même si les deux garçons discutaient en attendant les feux d'artifices, le cœur n'y était pas.
- On s'appellera, promit Sam.
- Hm.
- Oh allez Cas, fais moi un sourire.
Cas se tourna vers Sam et étira mécaniquement ses lèvres, Sam lui donna une pichenette sur le front :
- Laisse tomber, il est moche ton sourire.
Sam passa son bras autour de l'épaule de Cas :
- Moi je t'aime tu sais.
- Oui, je t'aime aussi.
- C'est une déclaration d'amour ? Je suis trop touché Cas !
Cas roula des yeux et Sam embrassa sa joue en rigolant. Cas retrouva un peu le sourire. Il le retrouva complètement quand avant que le feux d'artifices embrasent le ciel, Dean les entoura tous les deux de ses bras, arrivant par derrière.
- Je suis là ! Annonça-t-il.
- Où est Sarah ? Demanda Sam.
- Sandra ? Oh je sais pas, elle me saoulait, je l'ai largué.
Sam jeta un regard vers Cas et celui-ci haussa les épaules.
- On va regarder les feux d'artifices tous les trois !
Castiel ne comprenait pas trop Dean, peut-être que maintenant qu'il avait prouvé qu'il était totalement hétéro il n'avait plus besoin de cette fille. C'était compliqué. Mais quand Dean poussa un peu Sam et prit sa place à côté de Cas, il ne put s'empêcher d'avoir un petit espoir.
Les feux explosèrent alors qu'ils étaient tous les trois ensemble. Dean avait ses bras autour de Sam et de Cas et ils regardèrent le ciel changer de couleur.
Cas ne pu s'en empêcher, il posa sa joue contre l'épaule de Dean. Il mettrait ça sur le compte de la fatigue si on lui posait la question. Dean ne le repoussa pas, mieux encore il appuya sa tête contre la sienne.
Peut-être qu'il y avait vraiment de l'espoir…
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- Allô Cas, c'est Dean, Sammy est tout malade mais ça m'empêche pas de t'appeler pour avoir de tes nouvelles. Le collège c'est comment ?
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- Allô Cas, c'est Dean. Tu sais que j'ai seize ans ? Tu sais ce que ça veut dire ? Je vais passer mon permis ! Ensuite on viendra te voir tout le temps avec Sammy.
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Pour les douze ans de Cas, Dean et Sam étaient venu le voir. Le père étant en voyage, ils avaient pu rester un peu. Puis Dean avait offert son cadeau d'anniversaire à Cas, le plus beau cadeau qu'il avait jamais eu. C'était quelque chose que Dean avait fabriqué. Lui-même. Il s'agissait d'une sculpture faites avec des cannettes reliées entre elles par des fils de fer, qui représentait la constellation du cygne. Il avait été aidé par Sam pour savoir où placer les canettes et former la constellation.
Le cadeau était tellement magnifique que Cas en avait eut les larmes aux yeux et avait serré Dean dans ses bras plus que pour une simple accolade. Dean s'était laissé faire.
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- Allô Cas, c'est Dean. Je me demandais simplement comment ça allait.
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- Allô Cas, c'est Dean.
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Dean venait d'assister à la troisième guerre mondiale, et elle avait eut lieu chez lui. C'était arrivé à cause de lui. Parce qu'il avait merdé. Il ne comprenait pas encore pourquoi il avait fait ça, pourquoi ça avait dût tourner comme ça forcément. C'était seulement pour s'amuser, pour… Essayer. Parce que ça lui tournait dans la tête, parce que ça lui tournait dans le corps, parce que parfois il était plus perdu que jamais.
Il y avait ce gars, il était beau (objectivement), il avait un sourire hyper craquant (une fille l'avait dit), il était… Il était là c'est tout. Dean avait pas réfléchit, il avait dix-sept ans, on oublie de réfléchir à cet âge là. Ils avaient flirté. Ce n'était même pas allé loin, il n'y avait même pas eu de baiser, ils ne s'étaient même pas touchés. C'était simplement un échange de paroles un peu dragueuse. C'était des sourires qui en disaient longs. Et Dean… Dean avait apprécié. Ce n'était ni mieux, ni moins bien qu'avec une fille, c'était simplement différent. C'était… Agréable. Amusant. Chouette. Mince alors, Dean avait vraiment apprécié, voilà tout.
Ce n'était qu'un jeu.
Mais il avait fallu que son père le surprenne, arrive au mauvais moment. Comprenne la teneur de ce qui se passait, et pète un câble. Si son père n'était pas arrivé, cette histoire aurait simplement été rangée dans un tiroir, pour peut-être ne plus en ressortir, mais non John était intervenu, il avait traîné Dean avec lui de force, il l'avait insulté. Réellement insulté. Il l'avait traité comme un moins que rien.
Ce n'était qu'un jeu, bordel !
Son père était rentré avec lui à la maison, il avait continué de lui crier après sans même plus savoir ce qu'il criait, s'emmêlant entre les pédales, tapettes, et dégueulasse qui sortaient de sa bouche. Dean restait placide, il avait l'impression de se briser à chaque mot, comme si son père lui cognait dessus, alors qu'il ne le frappait pas. Bien sûr, qu'avait-il fait, pourquoi, comment ? C'était horrible, il avait déçu son père plus fort que jamais avant, il avait… Il était horrible, bien sûr. Il était détestable, et tellement décevant.
Sam était arrivé au milieu de ces cris et Dean le savait, Sam avait souvent tendance à se disputer avec leur père. Ils s'engueulaient, Sam criait, leur père criait, et puis c'était tout. Mais à ce moment là, Dean vit son frère exploser, comme s'il avait été une bombe à retardement. Et Dean ne pensa qu'à une chose, son petit frère n'avait que treize ans, ce n'était qu'un gosse, et c'était affreux de voir que ce simple gosse avait autant de colère et de rage en lui. C'était leur père qui était responsable de ça.
- Papa, qu'est ce qu'il se passe ? Demanda Sam.
- Ton frère nous as trahit aujourd'hui !
- Hein ?
- Il a… Dragué ce garçon, c'était parfaitement dégueulasse, parfaitement…
Sam regarda Dean et sourit bêtement :
- Tu as vraiment dragué un mec ?
Dean hocha la tête et Sam poussa un long soupir :
- Enfiiiiin !
John fronça les sourcils et voulu hurler mais Sam se tourna vers lui et ce fut l'explosion.
- Toi la ferme, avec tes conneries. Tu sais quoi papa ? Tu pues de la bouche, parce que tout ce qui sort de toi est totalement pourri ! Tu ne vois même pas le mal que tu fais, mais crois-moi si tu trouves que Dean est dégueulasse, regarde toi dans un miroir, le plus dégueulasse de nous tous, c'est toi.
- Retire ce que tu viens de dire Sam.
- Sinon quoi ? J'en ai marre de tes conneries papa, j'en ai marre. Laisses-nous vivre notre vie comme on le veut.
- Et laisser ton frère être une sale tapette ?
- Oui exactement ! Deux mecs qui s'aiment en quoi ça te dérangent hein ?
- Je ne laisserai pas mon fils devenir un pédé !
Sam le fusilla des yeux, il n'avait pas élevé la voix depuis le début de la conversation, mais sa colère froide était encore pire, et Dean voyait ses poings serrés, ses tremblements. Sam craquait. Comme un volcan en éruption :
- Il n'y a rien là dedans de dégoûtant, tu m'entends ? Rien ! Arrête de nous pourrir la vie, arrête de vouloir faire de nous ce que tu désires toi !
- Sam, je ne tolérerai pas que…
- Non bien sûr que non, tu ne sais même pas ce que c'est la tolérance !
Dean essaya d'intervenir, il vint vers Sam :
- Sammy, calme-toi, c'est ma faute.
Sam hurla vraiment cette fois-ci :
- Rien n'est ta faute Dean, rien. Parce que tout est de la faute de papa, tout !
- Sam si tu continues…
- Quoi si je continue ? Coupa Sam. Papa qu'est ce que tu vas faire hein ?
- Je vais te mettre dehors et tu te démerderas tout seul.
Le silence qui suivit fut tellement violent que Dean eut l'impression de devenir sourd. Sam souffla, il souffla comme s'il avait cessé de respirer depuis le début de cette conversation. Mary choisit ce moment pour rentrer à la maison, sans comprendre ce qu'il était entrain de se passer, mais sachant que quelque chose n'allait pas.
- Pas besoin papa. Fit Sam.
Puis il s'approcha de la porte d'entrée, passant devant sa mère, et comme ça, sans rien, sans affaire, les mains vides il ouvrit la porte :
- Je pars tout seul !
Puis il sortit et la claqua si fort que les cadres tombèrent du mur. Dean ouvrit la bouche :
- Papa, va le chercher, il a même pas son manteau !
- Laisse le faire sa crise, il reviendra,
- Mais…
- Laisse le ! Cria le père. C'est un ordre. Je ne veux plus le voir pendant un moment.
Alors Dean réalisa tout à coup.
Son père, il l'avait toujours vu comme un super-héros, un peu dur, mais c'était pour eux, pour les éduquer du mieux qu'il le pouvait, pour qu'ils soient forts pour affronter le monde. La seule chose pour laquelle il entrait en conflit avec lui était Cas, mais ce n'était pas si grave, c'était normal d'avoir quelques disputes. Pour Dean son père avait toujours fait de son mieux, il n'avait jamais douté de lui.
Sauf aujourd'hui. Parce qu'il laissait un gamin de treize ans à la rue, sans argent, sans manteau, sans rien, et il ne s'inquiétait même pas. Rien. C'était son fils mais il ne pensait qu'à lui-même et à son autorité bafouée.
- Si tu vas pas le chercher, moi j'y vais ! Fit Dean.
- Je te l'interdis.
Dean attrapa son manteau et celui de Sam, puis il jeta un regard à son père, de dégoût :
- Cause toujours.
Dean sortit à la poursuite de son frère.
Dans la balance, Sam avait toujours plus compté.
Mary avait assisté à la fin de la scène, et demanda des explications à John. Quand il lui expliqua ce qu'avait fait Dean, ajoutant qu'il ne voulait pas de pédé dans sa famille, elle jeta un regard à son mari :
- Qu'est ce qu'il y a ? Cracha-t-il.
Mary ne répondit pas, mais son regard montrant une certaine répulsion était assez éloquent. En silence elle décrocha son manteau puis sortit elle aussi.
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Sam n'avait pas eu le temps d'aller bien loin, il marchait dans la rue les mains enfoncées dans les poches et l'air renfrogné. Il tapa dans un caillou imaginaire. Dean le rattrapa :
- Eh Sammy !
- Fiche moi la paix, je ne rentrerai pas. Ronchonna Sam.
- Tu as oublié ton manteau, tiens.
Sam prit le manteau et le mit sur son dos.
- Tu peux rentrer maintenant.
- Pas envie. Je vais marcher avec toi.
Mary les rejoignit à ce moment là.
- Maman ?
- Je vais marcher avec vous, dit-elle.
Ils marchèrent en silence longtemps, avant que Sam ne dise à Dean :
- Tu sais je m'en fous moi.
- Je…
- Je m'en fous okay ?
Dean hocha la tête. Mary dit à son tour :
- Je m'en fous aussi !
- C'est quoi ce langage maman ? Demanda Dean.
Elle haussa les épaules avec un petit sourire et Dean se sentit sourire à son tour.
- On s'en fout, fit-elle, parce qu'on t'aime tel que tu es.
Sam acquiesça :
- Moi tout ce que je veux c'est te voir heureux.
Mary était parfaitement d'accord :
- Voir mes fils heureux c'est tout ce que je désire.
- Mais je ne suis pas… Commença Dean.
- Alors bisexuel peut-être, coupa Sam.
Dean secoua la tête et Sam leva les yeux au ciel, sans insister.
- En tout cas, je m'en fous.
- D'accord j'ai compris.
- Alors si… Tu ne dois pas écouter papa. Conclue Sam.
- D'accord, répondit Dean.
Ils restèrent longtemps dehors. Changèrent de sujet, Mary trouva des histoires à raconter qui les firent rires, leur changeant à tous les trois les idées, éloignant les souvenirs des cris.
Quand ils rentrèrent, John était partit.
Le lendemain, Dean se trouva une petite amie. Sam soupira, il y avait encore du travail…
Fin.
L'autatrice : nouveau chapitre, le prochain sera le dernier. Même si celui là contient des scènes un peu violentes, j'espère que ça vous aura plu quand même et que vous ne m'en voudrez pas. C'est pas mal Destiel aussi, on voit que Dean évolue tout doucement. Mais qu'il se voile la face, heureusement Sam est là.
