Catégorie : Tokio Hotel
Paring : Bill/Tom.
Genre : Friend-ship, romance, humour.
Rating : K (pour le moment). Je ne vous pervertirai pas tout de suite :)
Résumé : « Bill, un jeune homme comme tant d'autres, se retrouve propulsé au coeur de Malmedy, le lycée "riche" du quartier. Il fait la connaissance de son colocataire, Tom, avec qui les débuts sont plutôt difficile. A force d'effort, les deux garçons finissent par trouver une certaine stabilité, mais tout se bouscule lorsque Tom devient un peu trop curieux. Bill s'enfuit sans un mot tandis que Tom décide de le suivre.»
Mise en garde : En plus d'être centrée sur un couple gay, cette fic est basée sur une relation entre deux frères. Donc homophe, puriste, ou chieur : casse-toi !
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas. Sinon Bill serait dans ma chambre à m'expliquer comment il se démerde pour que ses cheveux défient la loi de la gravité, parce que j'ai beau vider trois bombes de laque, ça marche pas sur moi -.-"
Note de l'auteur : Un mois de retard. Je crois que j'ai battu mon ancien reccord. Et je n'ai même pas d'excuse.
Deux frères, deux mondes
Chapitre 9 : Officiellement amis ?
Tom inspira, prit son courage à deux mains puis se décida à toquer. Il n'attendit pas de réponse et entra, silencieusement. La lueur de l'astre de la nuit suffisait à éclairer la pièce. Il pensait trouver l'androgyne endormit, mais le lit était vide. Il le chercha des yeux et le trouva assis sur le rebord de la fenêtre, fixant un point au dehors. Il était vêtu d'un simple boxer, et avait ôté tout artifice, étant probablement sur le point d'aller se coucher. Tom ignorait si Bill avait conscience de sa présence mais ne savait pas comment se manifester. Alors il restait là, adossé à la porte, contemplant cet être éclairé par un rayon de lune. Il ne saurait dire combien de temps il était resté ainsi. Il entendit son vis-à-vis pousser un faible soupir et le vit se tourner vers lui.
« - Tu comptes rester planté là encore longtemps ?
- Je ... je ne savais pas comment m'annoncer. »
Le brun haussa les épaules puis s'installa sur son matelas, le dos appuyé contre le mur, les jambes croisées devant son torse, attendant visiblement que le guitariste dévoile la raison de sa visite. Mais celui ne semblait pas décidé à parler.
« - Dis-moi Trümper, t'es suicidaire ou quoi ? »
L'interpellé frissonna sous l'utilisation du nom de famille mais préféra ne rien dire. Cela lui paraissait terriblement impersonnel, comme si le brun cherchait à mettre une distance à la fois physique et psychologique entre eux.
« - Pourquoi ?
- Tu n'aurais jamais dû venir jusqu'ici. Tu as eu de la chance que j'ai été là.
- Je sais. »
Tom esquissa un mouvement d'approche, et voyant que le brun ne protestait pas, il s'assit au bord du lit. Son interlocuteur le fixait, attendant plus d'explications. Ce regard fixé sur lui ne l'aidait pas. Il jouait nerveusement avec ses doigts, ne sachant pas quoi faire de ses mains.
« - Je te demande pardon. Je n'aurais pas dû fouiller comme ça, je le sais. Tout ça je te l'ai déjà dit. Et je te le redirais encore et encore jusqu'à ce que tu m'aies pardonné. Je ne voulais pas ce qu'il s'est passé. Et c'est pour ça que je suis venu dans ce quartier.
- Tu veux dire que tu as pris des risques juste pour t'excuser encore une fois ?
- Tu n'es pas venu de la journée. Et je ... je voulais pas que tout ça se finisse comme ça. Alors je me suis dit que si tu ne venais pas de toi-même, c'est moi qui viendrais te chercher. »
Il arrêta de parler, ayant l'impression d'avoir tout dit. Il attendait à présent une réaction. Un rire moqueur, un pardon, une nouvelle dispute, ... tout sauf cet horrible silence pesant.
« - Tu sais ... moi aussi je te dois des excuses. Mais s'il te plaît ... laisse-moi aller à mon rythme, d'accord ? Je n'ai pas vraiment l'habitude avec ces choses-là.
- Comment tu fais avec Mel, Jezz ou bien Matt ?
- Ce n'est pas pareil.
- Pourquoi ?
- Parce qu'ils ne sont pas toi. »
Il n'aurait pas plus de précisions pour le moment, il le savait. Le guitariste se rapprocha de lui et dégagea doucement une mèche de cheveux bruns qui l'empêchait de voir les yeux de son colocataire. L'appréhension, la peur, le doute, ... Toutes ces émotions étaient clairement visibles. Séparés d'une dizaine de centimètres, Bill se déplaça lentement, peu sûr de la réaction de son vis à vis, et finit par se laisser aller contre lui, sa tête plongée dans son cou. Il n'en fallut pas plus à Tom pour comprendre que cette histoire était bel et bien réglée. Il répondit à cette étreinte que le brun réclamait en silence et l'enserra dans ses bras. Toujours collé à lui, le propriétaire de la chambre l'obligea à se lever avant de le faire basculer sur le lit. Il recouvrit leurs corps de ses couvertures et se lova contre lui, sans pour autant oser le regarder.
« - J'veux plus qu'on se dispute, Darling.
- Moi non plus, Honey. »
Le guitariste ne le vit pas mais devina sans peine le sourire qui s'esquissait sur les lèvres de Bill et sourit à son tour, affirmant sa prise sur ce corps frêle.
- B&T -
Il était encore à mi chemin entre le sommeil et le réveil. La lumière du soleil le gênait malgré ses paupières closes. Dans un grognement il se maudit d'avoir oublié de fermer ses rideaux hier soir. Il voulu se tourner et se mettre dos à la fenêtre, mais un poids sur lui l'en empêcha. Émergeant peu à peu, il senti que deux bras encerclaient sa taille alors qu'une touffe de cheveux lui chatouillait la joue. Difficilement, il ouvrit les yeux et reconnu immédiatement Bill. Reprenant doucement contact avec la réalité, il remarqua alors que lui même tenait le brun tout contre lui. Il pouvait également sentir la peau nue de l'androgyne conte la sienne, celui-ci ayant passé ses mains sous ses vêtements.
Tom jeta un yeux au réveil. Onze heures passé. Il lui faudrait encore trouver une excuse pour avoir raté les cours. Il soupira avant de resserrer son étreinte sur son colocataire. Les événements de la veille lui revenait en mémoire. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi il avait tant eu besoin de ce pardon. Des prises de têtes, il en subissait tous les jours. Et pourtant cette fois, il ne l'avait pas supporté. Ne trouvant aucune réponse satisfaisante, il soupira et envoyé son nez dans cette chevelure brune qui lui chatouillait légèrement l'épaule. Il commença inconsciemment à dessiner des arabesques sur ce dos dénudé et offert à ses doigts. Il ne fallut que quelques secondes avant que de faibles gémissements de contentement ne se fassent entendre.
« - Je crois que j'ai trouvé comment tu réveillais tes anciennes coloc'. »
Tom stoppa tout mouvement, pris sur le fait. Il rougissait à vu d'œil et remerciait le ciel que Bill ne puisse pas s'en apercevoir. Il senti bientôt des frissons le parcourir sur son flanc gauche, provoqués par une main mutine qui ne pouvait appartenir qu'à une seule personne. Cela le fit sourire et il se décida à reprendre ses caresses. Aucun des deux ne parlait, profitant simplement de la présence de l'autre.
Une porte claqua dans l'appartement, les ramenant à la réalité. Lentement, le brun se redressa et s'écarta du guitariste. Il se leva du lit et s'étira. Il farfouilla dans ses tiroirs et en ressorti un tee-shirt qu'il enfila.
« - Jezz vient de partir à son boulot et Mel est normalement en route pour le lycée. Donc il ne reste plus que toi et moi. Tu n'as qu'à aller prendre ton p'tit dej' pendant que je vais me doucher. Fais comme chez toi. »
Lorsque Bill fit son apparition, Tom était attablé dans la cuisine, regardant distraitement par la fenêtre. Il se tourna vers son hôte, un sourire aux lèvres. Mais celui-ci se fana rapidement. Depuis hier soir, il n'avait pas eu l'occasion de voir l'étendu des dégâts causé par la bagarre de la veille. Aujourd'hui, il prenait pleinement conscience de ce qu'il s'était passé. Il se leva, se plaça devant son colocataire et passa tout doucement ses doigts sur la joue bleuie de son vis-à-vis. Le brun esquissa un sourire, tentant de faire bonne figure :
« - T'en fais pas Darling, un peu de maquillage et on ne verra plus rien.
- Peut-être, mais tu auras mal quand même.
- Je suis désolé.
- Je sais.
- Tu as désinfecté ?
- ... j'ai demandé à Jezz de s'occuper de toi en priorité. »
Le guitariste fronça les sourcils puis se dirigea vers ce qu'il pensait être la salle de bain. Il repéra rapidement l'armoire à pharmacie et en ressorti de quoi stériliser. De retour dans la cuisine, il obligea son colocataire à s'asseoir sur la table et commença à le soigner, essayant d'être le plus doux possible. Il se concentrait sur sa tâche, tandis que les yeux de Bill s'égaraient sur les traits de son guérisseur. Son air concentré le fit sourire mais il ne dit rien. Tom se recula finalement.
« - Finit.
- C'est tout ? »
Il posa sur son acolyte un regard interrogateur, ne voyant pas où il voulait en venir.
« - Comment ça "c'est tout" ? Tu voudrais quoi en plus ?
- J'ai pas droit à un bisou magique ? »
Les yeux du musicien s'agrandirent sous la surprise, ne s'attendant pas à une telle réponse. Il considéra son interlocuteur quelques minutes, restant silencieux, puis remarqua cette lueur malicieuse dans ces prunelles noisettes. Il réprima un éclat de rire, puis sous le regard confus du brun, il déposa ses lèvres sur sa joue en une douce pression avant de se retirer.
« - Satisfait ? »
D'abord silencieux, l'androgyne repris contenance avant d'acquiescer, souriant à nouveau. Il n'aurait pas cru que le musicien le ferait réellement, mais pour lui toute marque de tendresse était bonne à prendre. Il n'allait certainement pas se plaindre de cet étrange élan de douceur.
- B&T -
La dernière sonnerie annonçant la fin des cours s'était faite entendre dans le lycée de Thuringe. Son sac négligemment posé sur son épaule, Mel franchit le hall d'entrée de son immeuble tout en laissant libre court à sa mauvaise humeur. Jezz l'écoutait pester en silence, préférant la voir passer ses nerfs sur autre chose que lui-même.
« - Pourquoi tu l'as laissé dormir sur ton canapé ?
- Tu préférais peut-être que je lui prête ton lit ?
- Crétin ! Tu vois parfaitement ce que je veux dire ! Et puis d'abord, il était où ce matin, le calamar ? Je ne l'ai pas vu quand je me suis levée.
- Tu ne veux pas le savoir.
- Dis-moi.
- Il a simplement rejoint ton grand frère durant la nuit. »
La jeune fille se figea, les yeux écarquillés. L'homme continua d'avancer et passa ses doigts sur ses lèvres pour cacher son sourire. Sans attendre sa colocataire, il descendit les marches qui menaient à son apparemment et ouvrit la porte. Avant qu'il n'est pu en franchir le seuil, la voix perçante de Mel parvint jusqu'à lui :
« - QUOIIIIIIIIIIII ???? JEZZ !!! REVIENS ICI ET EXPLIQUE-MOI ÇA !!! »
Toujours dans le couloir, il attendit qu'elle le rejoigne, visiblement furieuse. Elle passa devant lui sans lui adresser un regard et pénétra dans la pièce, bien décidée à obtenir des réponses. Elle balança son sac dans un coin, prête à exploser, lorsqu'un détail attira son attention et coupa court à sa fureur. Sur le canapé du salon, Bill était tout simplement blotti contre Tom, face à la télévision, les bras du guitariste entourant la taille de l'androgyne. Cette scène plus encore que la révélation de Jezz choqua la brunette. Se sentant observé, le brun tourna son visage vers elle, comme si de rien n'était :
« - Il m'semblait bien avoir entendu ta voix ! »
Le propriétaire du loft les rejoignit à ce moment là :
« - Vu comme elle hurle, c'était pas bien dure. »
La jeune fille se renfrogna et croisa les bras, semblant bouder. A ce geste, Tom ne pu s'empêcher de rire. Devant le regard interrogateur de son colocataire, il expliqua :
« - Cette demoiselle est ton portrait craché ! »
Faussement fâché, et comme pour prouver la véracité de cette réplique, Bill se décolla de son comparse, croisa à son tour les bras et pris lui aussi un air renfrogné. Son action provoqua l'hilarité des deux autres garçons, tandis que les deux boudeurs se retenaient de les imiter.
Une fois calmé, l'androgyne se cala de nouveau contre Tom, bien décidé à retrouver son cocon de chaleur. Ils reportèrent leur attention sur l'écran et reprirent leur commentaires sur ce qu'ils voyaient, laissant les deux autres à leurs occupations. Jezz les fixait, un sourire attendri sur les lèvres, heureux de constater que son petit protégé retrouvait une certaine stabilité. De son côté, Mel regardait tristement son grand frère, analysant presque mécaniquement ses moindre faits et gestes, consciente de tout ce que cette pseudo amitié naissante risquait d'entraîner.
Depuis leur rencontre il y avait maintenant quatre ans, ils n'avaient cessé de veiller l'un sur l'autre. Mais pour la première fois, la jeune fille ne savait pas comment agir. Elle voyait d'un mauvais œil se rapprochement entre les deux jeune hommes. Elle n'aurait pas su dire pourquoi. Mais elle ne se sentait pas le cœur à intervenir, ne voulant pas effacer cette douce lueur qu'elle pouvait apercevoir dans ce regard qu'elle aimait tant.
- B&T -
La nuit était tombée depuis plusieurs heures déjà. Toujours contre Tom, Bill commençait doucement à s'endormir. Mel était installée sur la table du salon, faisant distraitement ses devoirs tout en jetant de temps en temps des regards vers les deux garçons. Sortant de sa chambre où il s'était reposé quelques heures avant de retourner à son travail, Jezz remarqua que ses deux invités n'étaient pas encore parti.
« - Hey les gamins, pas que je veuille vous foutre dehors, mais vous devriez retournez à votre appart. Si vous ratez encore une journée de cours, vous allez avoir des problèmes.
- Mais j'ai pas envie de bouger. Je suis bien là.
- J'me doute, vu comment tu le couve, ton Tomi. »
L'homme s'apprêtait à disparaître dans la pièce voisine lorsqu'il senti un coussin du canapé l'atteindre derrière la tête. C'était à croire que leur ami ne perdrait jamais cette sale manie de balancer des objets lorsque quelque chose le contrariait. Il se retourna rapidement et croisa le regard noir de l'androgyne :
« - C'est pas MON Tomi ! »
Le concerné repoussa doucement le brun, l'obligeant à se décaler, puis se leva avant de s'étirer pour ainsi réveiller ses muscles. Il récupéra son blouson, adressa un signe de tête à la jeune fille puis salua son hôte. Il s'apprêtait à franchir la porte mais remarqua que son colocataire ne bougeait pas.
« - Bon Honey, tu t'ramènes ? »
Un rire s'éleva, brisant le silence. Le brun se dirigea ensuite vers sa chambre et en ressorti, fin prêt. Il étreignit sa petite sœur, déposant un baiser sur son front, puis enlaça son logeur avant de se tourner vers Tom, le sourire aux lèvres :
« - J'te suis, Darling. »
Les mains dans les poches, Bill franchit le hall d'entrée de l'immeuble, se retrouvant dehors. La brise glaciale le surpris et le fit frissonner. Un nuage de fumée s'échappa de ses lèvres, résultat du chaud contre le froid. Les yeux dans le vide, il commença à avancer. A quelques pas derrière lui, Tom le suivait, en silence. Il le regarda, inquiet de ce soudain mutisme entre eux. Avait-il dit ou fait quelque chose qu'il ne fallait pas ? Il aurait juré que non. Et pourtant, devant lui, cet être qui l'intriguait plus que tout ne prononçait plus le moindre mot alors que cinq minutes avant, ils semblaient être les meilleurs amis du monde. Mais s'il y avait bien une chose que le guitariste avait apprit ces derniers jours, c'était qu'avec Bill Harkins, il ne fallait jamais précipiter les choses. Alors pour une fois, il le laisserait venir à lui, en espérant qu'il le ferait dans peu de temps. Autour d'eux les rues étaient désertes et le jour avait fait place à la nuit il y a plusieurs heures déjà. Seuls quelques réverbères éclairaient leur chemin, la lune ayant refusé de ce montrer ce soir.
Ils s'apprêtaient à franchir le pont, Tom toujours en retrait. Il vit l'androgyne s'arrêter de marcher, avant d'aller s'accouder à l'une des rambardes du pont, fixant l'eau de la rivière sans vraiment la voir. Un léger souffle de vent faisait virevolter quelques unes de ses mèches brunes. Quelque chose dans cette scène avait des airs de mélancolie. Le guitariste se contenta de le regarder et d'attendre. Un signe, une parole, un geste, ... n'importe quoi.
« - Dis-moi Darling.
- Quoi ?
- Où ça va nous mener, tout ça ?
- Tout ça quoi ? »
Il ne le vit pas mais devina sans peine que son vis-à-vis se mordillait nerveusement la lèvre inférieure, à la recherche de ses mots. Il le vit resserrer ses bras autour de lui, tentant de se réchauffer. Ou peut-être de ce donner du courage. Ces derniers temps, Tom avait appris à déchiffrer bon nombre des expressions de celui qui partageait maintenant son appartement, mais certaines restaient encore un mystère pour lui.
« - Ce ... ce "nous" que nous sommes en train de construire.
- Qu'est-ce qu'il a ce "nous" ?
- Est-ce que ... est-ce qu'il va durer ? »
Deux yeux s'ouvrent plus grand sous la surprise, tandis que deux autres se ferment, regrettant déjà ces paroles. Le musicien ne su quoi répondre. Pour lui la situation n'avait rien de confus. Leur entente cordiale se transformait en amitié, à son plus grand bonheur. Il ne voyait pas où était le problème :
« - Pourquoi il ne durerait pas ?
- Parce que je suis moi. Et parce que tu es toi. Deux opposés ... »
Son colocataire ne lui répondait pas. Bill sentit son cœur se serrer, sans vraiment savoir pourquoi. Après tout, ils ne s'étaient rien promis, n'est-ce pas ? Ou presque rien. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas Tom se déplacer, mais deux bras vinrent enlacer sa taille, tandis qu'un torse se collait à son dos et qu'une tête se posait sur son épaule. Anticipant les possibles réaction de son vis-à-vis, il commença à s'excuser :
« - Je suis désolé. Je n'aurais pas dû te demander ça.
- Dis moi pourquoi. Pourquoi cette question, pourquoi tous ces doutes.
- Je ... je ... laisse tomber.
- Bill ... »
Un simple prénom. Quatre lettres. Mais tellement d'émotion. Une supplication. Un besoin de réponse, de comprendre. Une étreinte qui se resserre autour de son corps. C'est plus fort que lui. Il a beau se dire que Tom à l'air de l'apprécier, il ne peut pas s'empêcher de douter. Ses nombreux changements de famille lui ont appris à garder une certaine distance avec les gens, à ne pas s'attacher. Mais pour une fois il s'en ses barrières faiblir malgré ses protestations intérieur. Un faible murmure qui brise le silence, exprimant tout haut ce qu'il redoute tout bas :
« - Qui me dit que demain, tu seras là ? »
Le guitariste ne retint pas son sourire triste. Alors c'était ça ? Bill avait simplement peur d'être abandonné. Il ne pu s'empêcher de penser que dans un sens, ils se ressemblaient. Il se demanda un instant ce qu'il avait bien pu vivre pour qu'il se méfit de cette façon. Mais l'heure n'était pas aux questions. Il fallait le rassurer, lui dire que non, il ne se jouait pas de lui :
« - Je t'ai posé la même question il n'y a pas si longtemps. Et que m'as-tu répondu ?
- Que tu devais me faire confiance.
- Exact. Mais la confiance, Honey, ça marche dans les deux sens. Moi je suis bien avec toi. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'ai besoin de toi. Alors tant que tu voudras bien de moi, je resterai à tes côtés. Maintenant, la question est de savoir si tu pourras me supporter. »
Cette dernière phrase avait été prononcée sur le ton de la plaisanterie. L'androgyne laissa échapper un faible rire, ce qui rassura le musicien. Entre ses bras, son colocataire se retourna et se blotti contre lui, comme perdu.
« - Promet le moi Tom. J't'en prie. Jure moi que tu ne m'abandonneras pas. Je suis en train de m'attacher à toi, Darling. Je ... ça ne m'a jamais fait ça avant. Avec personne. Et je crois que j'ai ... peur. »
Il pouvait sentir sa détresse, son besoin de réconfort. En douceur, il l'obligea à se détacher de lui. Sa respiration se bloqua lorsqu'il aperçu ces traces noires sur les joues du brun, provoquées par le maquillage et ses larmes. Le guitariste effaça ses perles salées qui avaient refait leur apparition. Il laissa ses doigts redessiner les traits de ce visage qu'il commençait à connaître par cœur. Bill ferma les yeux sous cette douce caresse avant de laisser libre court à ses pleurs. Tom s'appliqua à effacer chacune de ces fines gouttes d'eau, les unes après les autres, jusqu'à ce qu'elles aient entièrement disparu.
Il pouvait sentir sa détresse, son besoin de réconfort. En douceur, il l'obligea à se détacher de lui. Sa respiration se bloqua lorsqu'il aperçu ces traces noires sur les joues du brun, provoquées par le maquillage et ses larmes. Le guitariste effaça ses perles salées qui avaient refait leur apparition. Il laissa ses doigts redessiner les traits de ce visage qu'il commençait à connaître par cœur. Bill ferma les yeux sous cette douce caresse avant de laisser libre court à ses pleurs. Tom s'appliqua à effacer chacune de ces fines gouttes d'eau, les unes après les autres, jusqu'à ce qu'elles aient entièrement disparu.
« - Je resterai près de toi, Honey. Je ne mens pas quand je dis que j'ai besoin de toi. Même si je ne comprends pas pourquoi.
- Promis ? »
Il se plongea dans ses yeux suppliants. Comment dire non ? Comment refuser quoi que ce soit à ce regard là ? Même sans ça, il n'aurait pas hésité une seule seconde.
« - Promis. »
Un sourire s'esquissa. Les mains posées sur les hanches de cet être qui lui paraissait si faible en ce moment, Tom hésitait. Est-ce qu'il le faisait ... ou pas ? Il avait l'impression que ces prunelles en face des siennes lui donnaient cette autorisation qu'il demandait en silence. Lentement, il se pencha un peu plus vers Bill, rapprochant leur visage jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent enfin. Lequel avait comblé cet espace qui les séparait, ils ne sauraient le dire. Une simple pression. Un geste tendre. Comme pour sceller leur promesse. Un léger frisson qui remonte le long de leur colonne vertébrale. C'était comme une piqure de bonheur. Les yeux toujours fermés, ils se séparèrent. Cette fois, le brun souriait vraiment.
« - On peut dire qu'on est officiellement amis, maintenant ? »
Tom laissa s'échapper un petit rire avant de poser son front qu'on celui de l'androgyne.
« - Oui, je crois qu'on peut. »
Bill le repoussa gentiment avant de se remettre à marcher. Il était plus serein et Tom s'en félicitait. Il se trouvait ridicule, mais il était fier d'être la cause de ce sourire sur les lèvres de son désormais ami. En quelques enjambés, il le rejoignit. De nouveau le silence les englobait. Et pourtant, tout était différent.
Le brun glissant timidement ses bras autour de celui de son acolyte, lui adressant un regard à la fois interrogateur et craintif. Le guitariste ne comprenait pas cette soudaine hésitation, si peu habituelle dans ce genre de situation. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'ils avanceraient de cette façon. Il l'incita à poursuivre son geste, laissant ainsi son homologue s'accrocher à son bras. L'androgyne semblait plus qu'heureux. Sans qu'il ne sache pourquoi, Tom senti son cœur battre un peu plus vite. Il aurait pu continuer à le fixer encore longtemps, lorsqu'il senti quelque chose de froid atteindre son nez. Il loucha, surprit, avant de s'apercevoir qu'il s'agissait d'un flocon de neige. Il le chassa d'une main avant de fixer le ciel étoilé, tout comme son colocataire. Il ne pu s'empêcher de sourire, lorsqu'une multitude de flocons commencèrent à tomber. Il se détacha bien vite de ce spectacle lorsqu'il senti que le brun lâchait son bras, emportant sa chaleur corporelle avec lui. Il le regarda courir sur quelques mètres, tournoyant sur lui-même, avant que son rire cristallin ne s'élève, brisant le silence de la nuit.
« - Si tu savais comme j'aime la neige, Darling !
- C'est bien ce que j'avais cru comprendre. »
Les yeux de l'androgyne brillaient d'émerveillement. Le musicien se contentait de l'observer, s'étonnant de la candeur que pouvait dégager le brun en cet instant. Il semblait toujours sur de lui et responsable de ses actes mais il avait finalement réussit à garder son âme d'enfant.
« - C'est magnifique, n'est-ce pas ?
- Oui ... magnifique. »
Si Bill avait regardé dans sa direction, il aurait vu que ce n'était pas sur le ciel que le guitariste fixait lorsqu'il prononça ces mots. Celui-ci soupira, chassant ses idées étranges qui l'envahissaient, avant de se rapprocher de son colocataire. Arrivé à sa hauteur, il s'arrêta. Le brun lui adressa un énième sourire avant de l'attraper par la main, entremêlant leurs doigts. D'abord surprit, Tom se laissa finalement guidé, gardant cette paume contre la sienne.
- B&T -
A quelques kilomètres de là, une jeune fille rangeait ses affaires scolaires, visiblement énervée. Ses gestes étaient brusques, non calculés, presque violent. Elle devait à tout prix réussir à calmer sa rage ou bien elle risquait de faire quelque chose qu'elle pourrait regretter. Elle tenta de maîtriser sa respiration et de faire ralentir les battements de son cœur. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait plus eu recours aux méthodes que lui avait enseigné le Docteur Saaman pour contrôler sa colère.
L'homme qui l'avait recueillit il y a plusieurs années de ça la fixait, avant de soupirer. Il se rapprocha d'elle et posa une main sur son épaule. Elle se calma aussitôt, reprenant le contrôle total de ses gestes, et cessa son activité
« - J'aimerai bien comprendre ce qui t'énerve à ce point.
- Ce qui m'énerve ? C'est simple et ça tient en trois lettres : Tom !
- Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
- A moi, rien. Mais il est en train de changer mon grand frère. Je le vois. Je le sens. Et je ne veux pas.
- Bill est assez grand pour savoir ce qu'il fait. »
Elle se dégagea brusquement de son emprise, de nouveau furieuse. Tout avait commencé à aller de travers lorsque les rapports entre Bill et son colocataire imposé s'étaient légèrement améliorés. Elle se laissa choir sur le sofa et entreprit de faire défiler les chaînes de la télévision sans vraiment les voir. Le pire était sans doute ne pas pouvoir expliquer pourquoi elle agissait comme ça. Chaque fois qu'elle essayait de défendre son point de vue, ses mots se heurtaient entre eux et ne parvenaient pas à retranscrire correctement ses idées.
« - Tu n'as pas l'impression d'en faire un peu trop ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Tu le fusilles du regard, tu ne lui adresses pas le moindre mot, tu le fixes d'un air hautain, ... C'est bien simple on dirait que tu le snob. Cruelle ironie, tu ne trouves pas ? D'autant plus qu'il ne t'a rien fait !
- Mais je sais qu'il va lui faire du mal ! Les snobs et les gens comme nous ne vont pas ensemble, Jezz ! Tu le sais aussi bien que moi ! Pourquoi ta dernière conquête en date t'a quitté, hein ? Elle a tout simplement fuit quand elle a apprit que tu vivais ici ! Elle a pensé que tu n'étais pas assez bien pour quelqu'un comme elle ! »
S'il fut blessé à l'évocation de ce souvenir, Jezz n'en montra rien. Il préféra ne pas relever et continua :
« - En attendant, c'est toi qui fais du mal au petit prince. Lui il tient à Tom. Tu le connais aussi bien que moi et tu sais que malgré tout ce que tu pourras dire, il ne le laissera pas tomber. Tout ce que tu vas gagner dans cette histoire, c'est son malheur ! Tu ne sais pas à quel point il tient à lui, alors tu feras quoi si jamais il ne te choisi pas ? Parce que oui c'est possible ! Même s'il t'adore, qui te dis que Tom ne te remplacera pas si tu demandes à Bill de faire un choix ? Maintenant c'est à toi de voir si pour le bonheur de ton frère tu es prête à accepter son colocataire ou non. »
Il vit le regard de sa protégée se faire plus vague. Il n'avait pas l'intention de la blesser mais elle devait prendre conscience de certaines choses. Il secoua la tête, dépité, avant de prendre sa veste. Mel était beaucoup trop sur-protectrice avec Bill. Tous ne le savaient que trop. Il s'apprêtait à franchir la porte d'entrée pour retourner à son travail, mais il y avait encore une dernière chose qu'il devait mettre au clair :
« - Et au fait Mel, si Katie et moi ça n'a pas marché, c'est parce qu'elle m'a demandé de choisir entre les personnes que j'appelle ma famille et elle. A ton avis, quelle a été ma réponse ? »
Les yeux de la brunette s'agrandirent face à la révélation. Elle n'avait jamais eu le fin mot de cette histoire. Aujourd'hui elle comprenait pourquoi. Jezz les avait choisi eux plutôt que le bonheur d'avoir une épouse et un enfant à ses côtés. Elle entendit la porte claquer, signe que son père de substitution venait de partir. Elle balança rageusement la télécommande qu'elle tenait toujours en main avant de rapprocher ses jambes de sa poitrine, les entourant de ses bras. Elle se balançait légèrement d'avant en arrière, tentant de retenir ses larmes.
- B&T -
Il dort à moitié dans cette voiture qui le ramène à la maison. Il sent le regard de sa belle mère posé sur lui. Son père conduit, ne lâchant pas la route des yeux. Il se sent partir vers le sommeil. La conversation lui échappe, mais une phrase prononcée plus fort que les autres le réveille :
« - Chérie, ta ceinture ! On est sur l'autoroute je te rappelle !
- Ne parles pas si fort voyons, tu vas le réveiller ! »
Il ouvre légèrement les yeux, avant d'être aveugler par une lumière qui vient d'en face. Il entend son père crier, rapidement imité par sa belle-mère. Un mouvement brusque de la voiture le fait se cogner contre la portière. Son front heurte violemment la vitre. Sa tête tourne beaucoup trop. Il sent son cœur s'accélérer avant qu'un énorme crash ne l'assomme.
Dans une chambre de l'appartement 121, un jeune homme se réveille en sursaut. Il vient encore de faire cet éternel cauchemar. Toujours la même scène, mais chaque fois plus de détails. Il retire ses couvertures, recherchant un peu de fraîcheur. Il prit sa tête entre ses mains, comme épuisé. Son rythme cardiaque se calmait doucement, de même que sa respiration. Il se trouvait ridicule de se mettre dans un état pareil pour un simple mauvais rêve. Mais c'était plus fort que lui.
Il pesa le pour et le contre, avant de se décider à se lever. Sans faire de bruit, il quitta sa chambre et se dirigea vers celle de son colocataire. Il hésita à frapper. Il était plus de deux heures du matin. Tom devait certainement dormir. Mais l'androgyne ne pouvait se résoudre à retourner d'où il venait. En silence et avec de nombreuses précautions, il ouvrit la porte et entra. Ses yeux s'habituèrent à la pénombre et il pu distinguer la silhouette de Tom cachée sous une montagne de couvertures. Sur la pointe des pieds, il se rapprocha du lit. Il repoussa les draps avant de s'allonger aux côtés du corps endormit. Se calant contre le dos du guitariste, il soupira d'aise. Mais son cœur s'affola à nouveau lorsqu'il le sentit se retourner. Il n'osa plus bouger, attendant d'être mis à la porte. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il tomba sur le regard plus que sérieux de son vis-à-vis. Il se mordit la lèvre, anxieux.
« - Qu'est-ce que tu fais là ?
- J'ai ... je ... euh ... j'ai juste fait un cauchemar et ... »
Il ne finit pas sa phrase et baissa le regard. Il n'aurait pas dû venir, il le savait. De son côté, Tom fixait le brun, amusé. Il s'embrouillait dans ses mots, s'excusait silencieusement d'être là mais ne partait pas pour autant. Le voyant immobile, et comprenant qu'il ne ferait pas le premier pas, le musicien finit par ouvrir ses bras et rapprocha le corps de Bill contre le sien sans vraiment réfléchir. Le sommeil le gagnait à nouveau, c'est tout ce qui lui importait désormais.
« - Darling ?
- Hummm, quoi ?
- Merci.
- Pas de quoi. Maintenant, dors Honey. J'te rappelle qu'on commence à huit heures. »
Blablabla d'une auteuse perdue : comme je le disais plus haut, mon retard est de plus en plus grand. Je suis juste blasée de tout ça. Je pensais pouvoir reposter tranquillement, mais la vérité c'est que mes premières lectrices me manquent. La suppression de ma fic m'a touché bien plus que ce je n'ose l'avouer, et cela se ressent dans mes écrits. Il m'aura fallut un mois pour oser ouvrir à nouveau cette fic. Un mois avant que je ne crois de nouveau en moi et que je puisse continuer à écrire. Le problème, c'est que je me demande maintenant s'il y a vraiment encore des gens pour me lire.
