Catégorie: Tokio Hotel

Paring : Bill/Tom.

Genre: Friend-ship, romance, humour, univers alternatif

Rating: K (pour le moment). Le M se rapproche ... enfin je crois XD

Résumé: « Bill, un jeune homme comme tant d'autres, se retrouve propulsé au coeur de Malmedy, le lycée "riche" du quartier. Il fait la connaissance de son colocataire, Tom, avec qui les débuts sont plutôt difficile. A force d'effort, les deux garçons finissent par trouver une certaine stabilité, mais tout se bouscule lorsque Tom devient un peu trop curieux. Bill s'enfuit sans un mot tandis que Tom décide de le suivre. Les deux colocataires se réconcilient finalement, pour le plus grand soulagement de leurs amis respectifs. Mais tout le monde n'apprécie pas cette étrange amitié qui semble se renforcer de jour en jour entre Bill et Tom. Tout ce complique quand Tom sans que la situation lui échappe chaque jour un peu plus.»

Mise en garde: En plus d'être centrée sur un couple gay, cette fic est basée sur une relation entre deux frères. Donc homophe, puriste, ou chieur : casse-toi !

Disclaimer: Blablabla, blablablablabla. Bla blablabla, blabla. u.u

Note de l'auteur: Quand l'auteuse remet toujours à demain ses devoirs/dissertation/commentaires de textes et autres joyeusetés qu'elle pourrait faire le jour même ça donne quoi ? Des nuits blanches à répétition, des journées à côté de ses pompes et des week-ends noyée dans les bouquins pour essayer de tout rendre en temps et en heure. Ô joie -.-"


Deux frères, deux mondes
Chapitre 13 : L'erreur de Tom

Vendredi 19 Décembre. Les cours se sont terminés il y a à peine deux heures, les élèves sont officiellement en vacances. Comme il l'avait promis, Tom a déserté l'appartement, accordant à Bill un moment de tranquillité. Le guitariste déambulait dans les rues de Lepzig, ne sachant pas comment occuper sa soirée. Il aurait pu aller voir Georg et Gustav. Mais quelque chose l'en avait dissuadé. Peut-être cet étrange pincement au coeur à l'idée qu'une inconnue allait poser ses lèvres contre celles d'un certain petit brun.

Il chassa ces pensées de son esprit, se trouvant soudain ridicule et poursuivit sa marche. Il allait continuer de errer sans but lorsqu'il la vit. Adeline. Chatain aux yeux vert, grande, bien foutue, ... Il y a encore quelques mois, il aurait donné n'importe quoi pour une nuit avec elle. C'était peut-être l'occasion ou jamais. Et puis ... si ça pouvait lui enlever une certaine personne de la tête, pourquoi pas ? Son éternel sourire charmeur en place, il se dirigea rapidement vers la jeune fille, bien décidé à occuper dignement ses prochaines heures.

- B & T -

Il la domine. Elle est sous lui, jambes écartées. Ses mains lui caressent doucement le dos tandis qu'elle commence à jouer avec les lèvres du musicien. Elle les frôle, les lèche, les suçote ... Ce n'est pas ce dont il a envie. Il passe ses mains sous les fesses de la jeune fille, la soulevant pour la rapprocher de lui. Elle passe ses bras autour du cou de son amant d'une nuit pour approfondir leur baiser. Ce n'est pas ce qu'il veut. Sa bouche l'importe peu, au contraire de son corps. Les jambes de sa partenaire l'entourent. Elle commence à faire un léger mouvement de bassin qui le fait vraiment réagir. Il parcourt sa poitrine de sa bouche tandis qu'elle gémit toujours plus. Il lève les yeux et voit dans son regard une envie indescriptible. Il ignore si ses propres yeux reflètent la même chose, mais il en doute fortement. Il aurait presque pitié d'elle. Presque ...
Se reprenant, il lui enlève son dernier vêtement. Dernier rempart qui s'opposait à lui. Il a, à peine le temps de le balancer plus loin qu'elle a déjà empoigné sa virilité. Il ne veut plus penser à rien. Et certainement pas à son colocataire qui doit être en ce moment même en train de faire la même chose que lui. Il se fige soudain, se giflant mentalement. Il ne veut pas penser à lui mais c'est exactement ce qu'il fait.

La rage commence à se répandre en lui. Pas contre elle. Non, juste contre lui-même. Sans aucune douceur, il écarte un peu plus les cuisses de sa partenaire et la pénètre. Elle crie sous le plaisir. Il commence aussitôt ses va et vient. Elle penche la tête en arrière, comme pour mieux appréçier l'instant. Il pourrait déposer des dizaines de bisous sur ce cou offert. Au lieu de ça, il se contente de poursuivre son acte sans se soucier d'elle. Ses coups de reins se font plus fort et plus violent. Elle relève le visage et cherche son regard. Leur souffles sont saccadés. Elle se penche vers lui, réclamant ses lèvres. Mais lui ne veut pas. Il n'y a qu'une personne qui a droit à ses baisers. Il détourne la tête, lui interdisant l'accès à sa bouche. Elle semble l'avoir comprit et se reconcentre sur cette jouissance qui la parcourt. Elle finit par atteindre l'orgasme dans un cri tandis que lui se libère en elle. Il n'a pas gémit. Aucun son, aucune parole.

Il se retire et s'assoit sur le rebord du lit, la tête dans les mains. Elle se recroqueville sur elle-même, reprennant doucement ses esprits. Elle se lève et se rhabille, s'attendant à ce qu'il fasse de même. Mais il ne bouge pas, perdu dans ses pensées. Il y était finalement arrivé. Il avait couché avec une fille. Une fois de plus, il n'y est pas aller en douceur. Et la demoiselle ne s'en était pas plaint. Alors pourquoi ... pourquoi avait-il imaginer l'espace d'un seul instant que ce n'était pas une fille entre ses bras ?

- B & T -

Tom soupira de soulagement en franchissant enfin les grilles de son lycée. Il n'avait qu'une envie, retrouver le confort de son appartement. Sa conquête de la soirée l'avait traîné dans d'inombrables boutiques avant de l'entraîner dans un endroit beaucoup plus intime. Le premier hôtel qu'ils avaient pu trouver. Il y a bien longtemps qu'il n'avait plus touché une fille. Mais il restait un mec avant tout et n'avait pas su résister à toutes ses avances. Et peut-être aussi voulait-il se prouver quelque chose. Ce qui avait lamentablement échoué.

- C'est la dernière fois que je passe du temps avec une fille avant de me l'envoyer. Me suis jamais autant fait chier.

Longeant les couloirs, il finit par trouvé sa porte d'entrée et l'ouvrit. Il faisait noir, et le silence semblait lourd jusqu'à ce qu'une voix pâteuse le brise :

- Qui ?

- C'est simplement moi. Je viens tout juste d'arriver. Pourquoi est-ce qu'il fait aussi noir ici ? On n'y voit rien.

- J'avais pas envie d'allumer les lumières.

Tom fronça les sourcils, entre surprise et inquiétude. Il chercha à tâtons l'interrupteur, légèrement troublé par le comportement de son coloc. Lorsqu'il alluma, il aperçut l'androgyne avachit sur le canapé. Il sourit en le voyant ainsi, jusqu'à ce qu'il remarque que le brun avait les yeux un peu rouges, et que de nombreux mouchoirs jonchaient le sol.

- Bill, ça va ?

- Non.

- Qu'est-ce qui se passe ?

Le brun ouvrit la bouche pour répondre mais disparu dans la noirceur.

- Oups, je suis aveugle !

- C'est les plombs qui viennent de lâcher.

Il se leva pour aller chercher des bougies et se heurta à une bouteille vide sur le sol. Il la ramassa puis alla chercher les chandelles.

- Merde, le chauffage a planté lui aussi. Tu parles d'une poisse.

Il soupira, cherchant les allumettes, tout en se demandant de quoi Bill pouvait bien rire.

- J'ai un chauffage qui marche avec une batterie dans ma chambre, viens, on y sera au chaud.

Il entendit le divan grincer légèrement, signe que l'occupant s'était levé. Il marcha vers lui lorsque le bruit d'une bouteille roulant sur le sol se fit de nouveau entendre.

- Heureusement que je n'ai pas marché dessus. Tom je vois rien, où est-ce que tu es ?

- Près de ma piaule, à ta droite. Dis moi, tu avais rudement soif ?

- Non, pas spécialement. Mais là, oui. Tu veux à boire ?

- J'veux bien. Je vais éclairer avec des bougies, tu suivras la lumière.

- Mais oui, t'inquiète.

Tom fronça les sourcils et entra dans sa chambre. Eclairé par la lune, il se dirigea ensuite vers la commode et en sortit finalement un briquet, à défaut d'autre chose. Bill n'était définitivement pas dans son assiette. Il l'entendit hoqueter de nouveau et foncer doucement dans un mur. Le brun rigola et se remit en chemin pour trouver la pièce où son colocataire l'attendait. Celui-ci cherchait un mot pour définir l'attitude du jeune homme. Il eut soudainement un flash, le mot arrivant dans son esprit comme par magie. L'androgyne n'était pas fatigué, contrairement à ce qu'il avait cru en entrant. Soûl était l'expression appropriée. Il alluma les chandelles en soupirant, et Bill put enfin trouver son chemin. Il se laissa tomber sur le grand lit de son ami et lui tendit une canette. Tom la décapsula et but une longue gorgée avant de toussoter, ne s'attendant pas à de la bière. Le brun laissa échapper un rire en ouvrant sa propre canette.

- On a plus de sodas, alors je t'amène ce qui nous reste.

Tom soupira avant de s'assoir près de Bill. Il passa une main dans les cheveux ébènes de son vis à vis avant de demander doucement :

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Me suis disputé avec Sam.

- À quel sujet ?

- Elle est venu ce soir, comme prévu, peu après que tu sois parti. Je lui ai fait visité le campus, on s'est baladé, puis on est rentré ici. J'avais fait livrer chinois et on a regarder des films en mangeant. Elle devait pas dormir ici, tu sais. Je voulais pas. Mais elle était pas d'accord. Alors j'ai accepté. Mais après, elle a voulu couché avec moi.

- Où est le problème ?

- Mais moi j'avais pas envie ! Cette fille ramène toujours tout au sexe, j'en ai marre ! Je devrais te la présenter, tiens. Vous vous entendriez à merveille !

Prenant sur lui, le guitariste ne releva pas et poursuivit son interrogatoire :

- Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?

- Elle s'est foutue en rogne. Elle ne comprenait pas pourquoi je refusais et m'a accusé de ne plus l'aimer, de jouer double jeu, de voir une autre fille, blablabla. Bref, tu vois le genre. Je me suis excusé et après on est parti se coucher. Seulement, là elle m'a encore fait des avances alors je l'ai envoyer se faire voir. Elle m'a fait une scène comme quoi des dizaines de mecs n'hésiteraient pas une seule seconde si elle leur faisait une proposition pareille. Mais moi j'en avais rien à foutre, je voulais pas coucher avec elle. Alors je suis aller m'enfermer dans ta chambre en attendant qu'elle parte. J'avais plus envie de la voir ou de lui parler.

Bill se mit à hoqueter plus violemment. Il se redressa, bu sa bière d'une seule traite avant de se rallonger, laissant tomber la canette vide sur le sol.

- A ce moment là, j'ai recu un sms de Mel. Elle me disait qu'elle avait vu Sam s'envoyer en l'air avec un autre. J'avais envie de la frapper. Elle m'accusait de la tromper alors que c'était elle qui allait voir ailleurs.

Cette fois, Bill avait céder et ses larmes lui échappaient. Il n'avait plus aucun envie de se retenir. Tom s'allongea à ses côtés et le prit dans ses bras. L'androgyne ne semblait attendre que ça puisqu'il se blotti contre lui.

- Comment elle a pu te faire ça ? T'es adorable comme petit ami, pourquoi elle est allé voir ailleurs ?

- Parce que j'la baisais pas assez, cette salope. Mais j'men fiche qu'elle m'ai trompé. J'vais m'venger de toute façon.

- Tu vas faire comment ?

- Je sais pas encore mais crois moi je trouverai.

- Tu devrais commencer par rompre.

- T'as raison. Pas question qu'elle remette les mains sur moi.

Tom soupira en lui caressant les cheveux. Sans prévenir, Bill se redressa face à lui, l'obligeant à s'assoir s'il voulait continuer à lui parler en face. L'androgyne lui souriait, semblant aller beaucoup mieux.

- Tu devrais dormir, tu sais. Je crois que tu as suffisament bu pour ce soir.

- Veux pas.

Doucement, le brun se rapprocha. Il était à présent à quatre pattes, leurs visages séparer de quelques centimètres. Tom n'osait plus bouger, légèrement effrayé par la situation. Cette proximité lui faisait peur. Il sentit son coeur se mettre à battre plus vite.

- Je vais lui faire payer, Tommy.

Il s'avança un peu plus, obligeant le guitariste à s'allonger complètement. Il passa ses mains sous le tee-shirt trop large du musicien et caressa sa peau, redessinant les courbes de son corps.

- Je vais lui faire payer, et tu vas m'y aider.

- B & T -

Assis à même le sol, le dos appuyé contre la porte, Tom n'ose pas faire le moindre mouvement. Il commence a ressentir les premiers désagréments de ses actes. Ses bras entourant ses jambes repliées contre lui, il tremble. Il réalise seulement ce qu'il a fait. Ce qu'il a laissé faire. Ce qui n'aurait jamais dû se passer. Et cette éternelle question qui ne cesse de marteler son crâne : pourquoi ? Il ne se comprend pas. La scène repasse inlassablement devant ses yeux. Culpabilité, honte, ... de s'être laissé faire. Honte ... d'avoir aimé ça. Il faut qu'il se débarrasse de tout ça. Le dire ... non. L'écrire ...

Je sentais ses ongles sur mon ventre. Je savais déjà où il voulait en venir, et pourtant je ne l'arrêtais pas. Simple curiosité de la chose ? Non, je ne pense pas. Je m'attendais à ce que ce soit plus ou moins violent. Après tout, il n'était pas vraiment dans son état normal. Et pourtant ... pourtant ses mains se sont fait caresses. Ses gestes étaient tendres, rassurant. J'aurai juré qu'à ce moment là, il était totalement sobre. Sa langue a parcouru mon torse, me faisant frissoner. Ses paumes se promenaient partout sur moi. Et je ne l'en empêchais même pas. Je n'ai pas fait le moindre mouvement, me contentant d'appréçier ce plaisir qu'il me procurait. Je sentais ses lèvres sur moi ... et c'est comme si je décollais. Lentement, il a commencé à défaire ma ceinture. Mon baggy l'a rapidement rejoint sur le sol. Il s'est redressé, me surplombant de toute sa hauteur, ses jambes de part et d'autre de mon corps. Son souffle était court, ses yeux brillant de désir, ... Il a oté son tee-shirt et l'a jetté sur le sol. Sa langue est passée sur ses lèvres ... J'étais littéralement hypnotisé par ce que je voyais. Une chaleur se répandait en moi. Mes pulsions reprenaient le dessus sur ma raison. Et je ne voulais plus que lui. Je ne voyais plus que lui. Tout semblait disparaitre autour de moi. Seulement lui ... et moi. J'avais besoin de lui. Il fallait que je le sente conte moi. Sa peau sur la mienne, c'est tout ce que je demandais. Il porta deux de ses doigts à ses lèvres et les mordillent doucement. Ce spectacle avait suffit réveiller toutes les partie de mon corps. A ce moment là, je ne ressentais plus la moindre gêne face à ce qui était en train de se produir. J'étais terrorisé. Et pourtant c'est bien moi qui ai tendu la main vers son visage. C'est bien moi qui l'ai inciter à poser ses lèvres sur ma peau. C'est bien moi qui ai gémis de nouveau sous ses assauts. Ses mains descendant toujours plus bas. Il les a posé sur chacune de mes cuisses qu'il a écarté outrageusement. Je n'avais même pas réalisé que mon boxer n'était plus là. J'étais totalement soumis à ses attouchements. Son index s'est posé sur la base de ma virilité, me faisant sursauter. Mes yeux se sont fermés, comme pour mieux appréçier le contact. J'ai sentis son souffle chaud tout près mon sexe. Je redoutais ce qu'il allait faire. Mais avant que je n'ai pu émettre la moindre protestation, il m'avait déjà prit en bouche, me faisant crier de plaisir. J'étais à ce moment là incapable de dire quoi que ce soit. La seule chose que je pouvais encore faire c'était gémir. Sa bouche, sa chaleur, ses mains, ... je me perdais dans un tourbillon de sensation. J'avais déjà l'expérience de pas mal de fellation. Mais aucune ne ressemblait à ça. Rien n'était laissé au hasard. Chacun de mes points sensibles fut assaillit par cette langue mutine. Mon bassin commença à suivre ses mouvements. J'en voulais plus. Tellement plus. Mon sens de la moral a finit par céder lui aussi. Je n'étais plus que plaisir. Je n'aurais pas tenu encore bien longtemps à ce rythme là. Encore juste ... quelques secondes et ...

Les mots défilent sous la pointe de son stylo. Il ne se contente plus de raconter ce qu'il s'est passé. Il le revit.

Il relâche mon membre et ne fait plus le moindre mouvement. Redescendant sur terre, je cherche son regard, croisant les doigts pour qu'il n'ai pas retrouver un peu de sa sobriété. Je tombe sur un sourire rassurant. Mais ses yeux reflètent toute sa perversité. Ce que je comprend ? Qu'il me désire. Mais qu'il ne veut pas me faire mal. Nos torses se touchent, et des frissons se répandent sur tout mon être. Ses lèves se posent sur les miennes. Il ne fait que les effleurer, me frustrant encore un peu plus. Et puis je sens de nouveau ses mains qui me parcours. Ses gestes se font encore plus doux, voulant me mettre en confiance. Ses mains agiles descendait de nouveau vers ma virilité dressée. Je suis ses mouvements du regard, légèrement inquiet. J'ai peur. Et pourtant j'ai confiance. Même si je ne me l'explique pas. Je tremble d'impatience, alors que mes yeux dévorent son corps. Mon torse se soulève et s'abaisse rapidement, alors que mon cœur s'embrase. Il a reprit ses assauts. Rapidement, sa langue vient remplacer ses mains. Il me gobe entièrement en bouche dans un mouvement d'aller et retour enivrant, me faisant crier de plaisir
L'un de ses doigts vient s'insinuer en moi, ce qui me fait trembler. De peur, cette fois. La douleur m'a fait reprendre contact avec la réalité. Ma respiration s'accélère. Je ne veux pas ce qui va se produire. Non. Je ne suis pas prêt. Et je ne le serai sans doute jamais. Je veux tout arrêter. Mais ma voix ne m'obéit plus. Son index rejoint son majeur. Malgré la fellation qu'il me fait, le plaisir ne reprend pas le dessus. Ma vue se brouille. Et pourtant je ne dis rien. Ses doigts vont et viennent en moi, au même rythme que sa bouche sur mon sexe. Un troisième entre en moi. Il commence un lent, très lent mouvement en moi. Je ne peux pas nier que j'ai beaucoup moins mal qu'au début. Mais quelque chose en moi me retient d'appréçier vraiment cet instant. D'un coup, je ne ressens plus rien. Il ne me touche plus. Son visage apparaît face à moi. Je le distingue malgré ces larmes qui ont fait leur apparition. Il se colle contre moi, me murmurant des mots doux. Il tente de me rassurer et je lui en suis reconnaissant. Il dépose une kyrielle de petits baisers sur ma mâchoire et descend jusqu'à ma clavicule. Ses mains posées sur mes fesses, il m'incite à lever mon bassin. Il se rapproche de moi et me repose sur ses cuisses. Je sens sa propre virilité à l'entrée de mon intimité. Il s'allonge un peu plus sur moi, et lorsque ses lèvres rencontrent les miennes, son membre s'enfonce doucement en moi. Je me crispe immédiatement. Plutôt que d'intensifier le baiser pour me faire oublier cette intrusion, il multiplie les attouchements. C'est stupide, mais à ce moment là, j'aurai aimé qu'il m'embrasse. Il continue d'entrer en moi. C'est ... plus qu'étrange. Un cri de douleur m'échappe lorsqu'il s'enfonce jusqu'à la garde. Une larme m'échappe. Suivit d'une autre. Je me sens ... tellement étroit. Il ne bouge plus. J'ouvre les yeux que je n'avais pas conscience d'avoir fermé et tombe sur son regard inquiet. Il reste un moment comme ça, attendant que je m'habitue à sa présence. Sa langue me parcours à nouveau, m'aidant à oublier. Un de ses mains attrape ma virilité, et commence unlent va et vient. Je le sens se retirer, au même rythme que sa main qui remonte le long de mon membre, pour rentrer à nouveau en moi. Il sort encore une fois, avant de revenir.

Après quelques minutes de ce traitement je suis complètement détendu. Mes gémissements de douleur ont fait place à des soupirs d'extase. Ses mouvements s'accélèrent, me faisant gémir de plus en plus fort. Un coup de reins un peu différent des autres me fait hurler. Je lui aggripe les avant bras, lui demandant silencieusement d'attendre quelques secondes. Je ne sais pas ce qu'il a touché. Mais c'était le bonheur à l'état pur. Mes jambes s'enroulent autour de sa taille, l'incitant à reprendre là où je l'avais arrêté. Il ne se fait pas prier. Le plaisir est de plus en plus fort, nos corps sont parcourus de frissons. Ils glissent l'un dans l'autre naturellement.

Je me sens venir de plus en plus. Plus rien ne me retient. Je donne de la voix, imiter par mon partenaire. Sa bouche légèrement entrouverte, ses yeux qui se perdent dans le vide, ... Tout ça ne fait que m'exciter encore plus. Je sens que je ne suis plus très loin de la délivrance. Mon corps est pris de spasmes et je me libère dans un cri. Instinctivement, je ressers mon antre autour de son membre. Il ne lui en faut pas plus pour jouir à son tour. Il se laisse tomber contre mon torse, le souffle court. Je cherche moi aussi ma respiration. Ses bras entour ma taille. Il se détache de mon corps et vient se blottir contre moi.

Il s'est endormit, tout contre moi. Sa respiration au creux de mon cou me donnait des frissons. Je me suis levé et ai porté mon androgyne jusque dans son lit, avant de le recouvrir de ses couvertures. J'espérais simplement qu'il ne se poserait pas trop de questions quant à sa nudité. J'ai prit une douche sans vraiment m'en rendre compte. Je crois que je voulais inconsciemment effacer toute trace de ce que nous avions fait. Je suis retourné dans ma chambre, presque dans un état second. Et depuis j'écris encore et encore, couvrant ses feuilles blanches de mon écriture désordonnée, tremblante. Et là, seulement à cet instant, je réalise vraiment ce que j'ai fait. Moi Tom Trümper, le plus hétéro de tous les mecs, je venais de me faire baiser par un garçon. Non ... Je venais de faire l'amour. Et le pire, c'est que je ne le regrettais absolument pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'était lui.


Note de fin: Grande nouvelle ! Vendredi je suis officiellement en vacances *.* Bon d'accord, en fait je suis en semaines blanches pour réviser les partiels. Mais c'est la même chose, non ? XD J'vais pouvoir continuer d'écrire et surtout de retranscrire tous mes manuscrits *.*