Catégorie : Tokio Hotel

Paring : Bill/Tom.

Genre : Friend-ship, romance, humour, univers alternatif

Rating : YES ! On a franchit le M, les enfants ! Ok je sors XD

Résumé : « Bill, un jeune homme comme tant d'autres, se retrouve propulsé au coeur de Malmedy, le lycée "riche" du quartier. Il fait la connaissance de son colocataire, Tom, avec qui les débuts sont plutôt difficile. A force d'effort, les deux garçons finissent par trouver une certaine stabilité, mais tout se bouscule lorsque Tom devient un peu trop curieux. Bill s'enfuit sans un mot tandis que Tom décide de le suivre. Les deux colocataires se réconcilient finalement, pour le plus grand soulagement de leurs amis respectifs. Mais tout le monde n'apprécie pas cette étrange amitié qui semble se renforcer de jour en jour entre Bill et Tom. Tout ce complique quand Tom sans que la situation lui échappe chaque jour un peu plus, jusqu'à ce que, profitant de l'ébriété de Bill, ils passent la nuit ensemble.»

Mise en garde : En plus d'être centrée sur un couple gay, cette fic est basée sur une relation entre deux frères. Donc homophe, puriste, ou chieur : casse-toi !

Disclaimer : Bill & Tom, Georg & Gustav, Simone Trümper et Jorg Kaulitz ne m'appartiennent pas, contrairement à tous les autres.

De plus, contre toute plainte déposée pour torture morale, mon avocat vous opposera l'argument de la maladie mentale profonde ! Comprenez bien que face à cela, vous ne gagnerez jamais le procès u.u

Note de l'auteur : Semaines blanches enfin commencées ! Ce qui veut dire beaucoup plus de temps à consacrer à cette fic ! Gné ? Réviser pour les partiels ? Ca veut dire quoi, ça ? XD


Deux frères, deux mondes

Chapitre 14 : Une disparition, une mise au point

Son comportement s'apparentait à une fuite, mais il ne se sentait pas capable d'engager une longue discussion à propos de leur nuit. Après avoir raccompagné son colocataire à sa chambre, il n'avait pas réussi à trouver le sommeil. Il ne parvenait toujours pas à croire qu'il ai pu faire ça. Et surtout pourquoi ? La simple curiosité ne l'aurait pas conduit jusque là. Les pages qu'il avait couverte de leur ébat avaient finit froissées dans la corbeille à papier. Il ne servait à rien de ressasser tout ça. On ne change pas le passé. Résigné, il avait entreprit de boucler ses bagages et avait attendu le levé du jour. Sept heures passé, il était désormais attablé dans la cuisine, une tasse de café en main, repensant encore et encore à ce qu'il avait fait. La honte de l'acte se mêlait au souvenir des frissons provoqués par les petits baisers échangés. Trop peu nombeux à son goût.

Une porte s'ouvrit, le faisant sursauter. Il quitta brusquement sa chaise et attendit, anxieux. Il avait perdu du temps à rêvasser. Son escapade s'annonçait compromise. Avec un peu d'aubaine, Bill se rendrait directement dans la salle de bain, ce qui lui permettrait de quitter les lieux sans être vu. Mais Dame Chance ne semblait pas avec lui aujourd'hui puisque le brun franchit le seuil de la pièce, se frottant les yeux. Le musicien ne pu s'empêcher de le trouver adorable. Il se gifla mentalement et guetta la suite des évènements, prêt à la confrontation.

- 'jour Darling.

Le guitariste se tourna vers l'androgyne, plus qu'effrayé. Il le regarda prendre un bol, ouvrir le réfrigérateur, étalé les divers éléments composant son futur petit déjeuner sur la table, ... Pas un mot concernant leur erreur partagée. Calmement, il reprit sa place. Son ami avait l'air bien trop naturel pour quelqu'un qui jouerait la comédie. Ou alors il était très bon acteur.

- Y s'est passé quoi hier soir ? J'me rappele de rien.

Son coeur rata un battement, avant qu'un étau ne semble l'enserrer. Alors c'était ça ? Bill avait tout oublié ? Leur soirée, les paroles échangées, ... les gestes aussi. Il devrait s'en rejouir. Et pourtant aucune joie ne l'habitait. Pas plus que le soulagement. Mais la tristesse était bien là. Il aurait dû être heureux d'apprendre ça. Pas de discussion, pas de regards gênés, pas d'excuses communes. Pas de rôle à jouer, ni de mensonges à faire passer.
Retenant les larmes qui menaçaient de couler, il adressa un sourire à son colocataire avant de lui répondre :

- Eh bien ... apparemment ta soirée avec Sam s'est mal passé. Quand je suis arrivé, tu étais ivre mort sur le canapé. Tu as trempé mon tee-shirt avec tes pleurs. Tu m'as raconté pourquoi tu étais dans cet état et tu as finit par t'endormir dans mes bras. Je t'ai reconduit dans ta chambre. Voilà.

Il tenta d'avoir l'air convaincant. Bill sembla le croire puisqu'il acquiesca avant de fixer un point invisible sur le mur. Il cherchait à se souvenir, espérant ne pas avoir fait de conneries.

- C'est un peu flou pour moi. J'suis désolé. Je tiens pas vraiment l'alcool, tu sais. Alors je te demande pardon si j'ai dit ou fait quelque chose que je n'aurai pas dû.

Tom l'observa longuement. Vérité ou mensonge ? On oublie pas facilement ce genre de chose. Mais dieu sait que l'alcool peut faire des ravages. Et quelque chose lui disait que ces yeux là ne pouvaient pas mentir.

- Hey Darling, ça va pas ?

L'interpelé se reprit et afficha un nouveau sourire. Il se devait de faire bonne figure.

- J'ai juste pas assez dormi, c'est tout.

- Oh. Excuse-moi. J'ai dû t'occuper une partie de la nuit. C'est pas beau à voir quand je suis dans cet état.

- C'est rien, t'inquiète.

Légèrement abattu, Bill débarrassa sa table, déposa un baiser sur le front de son coloc et parti en direction de la salle de bain. Le musicien le suivit du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse. Il n'était plus très sûr de ce qu'il devait faire. Lui parler de ce qu'il s'était vraiment passé ? Ou bien faire semblant de rien et garder tout ça pour lui ? Ne rien dire, c'était prendre le risque que cela ne se reproduise jamais. Mais l'avouer reviendrait à jouer leur amitié à quitte ou double. Même si lui avait de possible sentiments pour le brun, la réciprocité était loin d'être là.

Il se décida finalement à se lever aussi. Il regagna sa chambre et en ressorti chargé. Une valise en main, un sac sur le dos, et un paquet rectangulaire sous le bras. Le plus silencieusement possible, il déposa la boîte sur la table du salon ainsi qu'une feuille contenant trois simple mots. Il adressa un dernier regard à cette barrière de bois qui le séparait de son ... de son quoi ? Ami ? Amant ? Il ne savait même plus.

- C'est sans doute mieux comme ça. On se revoit dans deux semaines, Honey.

Toujours sans un bruit, il franchit la porte d'entrée et s'engouffra dans les couloirs videsdu lycée. Il voulait être seul avant de craquer. Mais il se retenait depuis trop longtemps. Ses barrières cédèrent et les perles salées prirent place sur ses joues.

- B&T -

Se coiffant les cheveux pour leur donner un minimum d'ordre, Bill quitta la salle de bain. Déjà qu'il avait l'impression d'imposer sa présence pour ce départ commun, il ne voulait pas risquer de les mettre en retard.

- Hey Darling, en général vous partez à quelle heure, les deux G et toi ?

Il cessa tout mouvement, attendant une réponse. Mais rien ne vint. Fronçant les sourcils, il se rendit dans la cuisine mais ne trouva que le vide. Etrangement, il commença à s'inquiéter. Délaissant sa brosse sur la table, il partit en direction de la chambre du musicien. Vide, elle aussi.

- Mais où est-ce qu'il peut bien être ?

De ses yeux, il fit le tour de la pièce. Son colocataire n'avait jamais été un maniaque du rangement. Alors voir que rien ne traînait plus au sol l'intriguait. La main tremblante, il ouvrit l'armoire où Tom rangeait ses vêtements. Rien. Il n'y avait plus rien. Même sa guitare n'était plus là. Il ne s'en séparait pourtant jamais.

- Qu'est-ce que ça veut dire ?

Courant presque, il se rendit au salon. Il tourna sur lui même, posant son regard un peu partout à la recherche d'un indice. Un détail. N'importe quoi. Quelque chose qui lui montrerait où était le guitariste. C'est alors que son regard s'arrêta sur une boîte posée sur la table. Il s'approcha, incertain. Une simple feuille. L'incompréhension pouvait se lire sur son visage. Joyeux Noël Bill.

- Putain Darling, à quoi tu joues ?

- B&T -

Tous deux chargés de divers sacs, Georg et Gustav longeaient les différents corridors du lycée pratiquement désert. La plupart des étudiants ne voulaient pas attendre une nuit de plus pour rentrer chez eux. Mais depuis leurs toutes premières vacances en classe de seconde, les deux musiciens et leur ami Tom avaient prit l'habitude de partir le samedi matin, évitant ainsi la cohue mélant les élèves pressés de quitter les lieux et les parents heureux de revoir leur progéniture.

Le sourire au lèvres, les deux G arrivèrent enfin devant l'appartement 121. Le blond toqua à la porte et attendit une réponse. Il renouvela l'expérience, étonner de voir que personne ne répondait. Plaisantant à moitié, le brun lança :

- Putain me dis pas qu'ils ne sont pas encore réveillés, sinon je te jure que je les frappe.

- Calme toi. Tu sais bien que Tom n'est jamais très enthousiaste à l'idée de rentrer chez lui.

- Mouais. Mais c'est pas une raison.

Gustav se décida finalement à ouvrir lui même la porte d'entrée grâce aux clés que le guitariste leur avait confié il y a maintenant plusieurs années. Il pénétra dans le salon, suivit du bassiste. Leur bonne humeur perdit de son intensité lorsqu'ils remarquèrent Bill, planté au beau milieu de la pièce, l'air perdu. Se débarrassant de leurs affaires encombrantes, ils rejoignirent le brun en quelques enjambées. Le batteur posa une main sur son épaule, le faisant sursauter :

- Quelque chose ne va pas ?

- Je ... sais pas trop. Je crois que j'ai ... besoin de m'asseoir.

Joignant le geste à la parole, il se laissa choir sur le sofa, les yeux dans le vide, les mains sur les tempes. Il n'arrivait pas à comprendre pourquoi son colocataire n'était plus là. Ce n'était pas dans ses habitudes de partir sans prévenir. Encore moins si les deux G avaient prévu de passer. Avait-il fait quelque chose de mal ? Ou alors il avait eu une parole malheureuse hier soir. Pourquoi avait-il bu autant, aussi ? Il savait pourtant qu'il ne tenait pas l'alcool. Perdu dans ses pensée, l'androgyne ne remarqua pas les regards inquiets de ses deux amis sur lui.

- Où est Tom ?

- Si seulement je le savais ...

- Comment ça ?

- Quand je me suis levé, il était encore là. On a même prit le petit dèj ensemble. Mais quand je suis sorti de la salle de bain ...

Il ne termina pas sa phrase, cherchant encore une raison à cette soudaine disparition.

- Il ne t'a pas donné la moindre explication ?

L'interrogé hocha la tête de gauche à droite. Il relut encore une fois cette feuille qu'il n'avait pas lâché, espérant y trouver un détail, un mot, qui justifierait l'acte du guitariste. Mais le papier restait désespérément vide sous ses yeux. A leur tour, les deux musiciens firent le tour de l'appartement et tombèrent sur les mêmes conclusions. Pour la première fois depuis qu'ils faisaient leur scolarité ensemble, Tom ne les avait pas attendu.

- Mais c'est quoi ce délire ?

- Si seulement je le savais. Bill, est-ce qu'il t'a paru ... étrange ce matin ?

L'interpellé releva la tête et réfléchit quelques instants. C'est vrai qu'il lui avait semblé un peu plus tendu qu'à l'accoutumé. Mais il avait mis ça sur le compte du manque de sommeil.

- Tout ce qu'il m'a laissé c'est ... ça.

Il pointa du doigt le paquet qui n'avait pas bougé depuis que son propriétaire avait quitté les lieux. Le blond s'en rapprocha, curieux. Une boîte comme il y en avait des dizaines d'autres. Il tendit la main, voulant l'ouvrir, mais se rappeller qu'elle ne lui était pas destiné. Il la déposa finalement sur la table basse, devant son destinataire.

- J'ai cru comprendre que c'était pour toi.

Bill le regarda, interloqué. Pourquoi Tom lui offrirait-il quelque chose ? Il fronça les sourcils, plus qu'intrigué. Il perdait totalement le contrôle de la situation, ce qui était loin de lui plaire. Les yeux rivés sur le présent, il ne semblait pas décidé à faire le moindre geste. Un toussotement le fit sursauter, lui rappellant qu'il n'était pas seul. Tremblant légèrement, il empoigna le couvercle à deux mains, indécis. Il se sentait ridicule. Le colis ne risquait pas de lui explosé au visage et pourtant il hésitait. Il inspira, ferma les yeux et s'executa. Deux exclamations de surprise l'incitèrent à regarder de lui même. Comme ses compagnons, la stupeur le gagna. Timidement, il empoigna l'un des deux objets pour le rapprocher de son regard. Il ne parvenait pas à y croire. Il en avait rêvé des mois. Il les avait admiré à chaque fois qu'il passait devant le magasin. Et aujourd'hui elle étaient devant lui. Entre ses mains. Ses fameuses santiags noires, au nombreuses arabesques argentés. Il ne comptait plus le nombre de nuits où il en avait rêvé. Alors qu'un énorme sourire prenait place sur son visage, il sentit les larmes de joie le gagner, oubliant bien vite ses craintes et ses questions.

- Putain j'arrive pas à y croire ...

Se redressant brusquement, il se débarassa vite fait de ses chaussures actuelles et s'empressa d'essayer sa nouvelle aquisition. La bonne taille en plus. Il marcha un peu partout dans le salon, fixant ses pieds, l'air particulièrement heureux.

- J'le crois pas, j'le crois pas, j'le crois pas ...

De leur côté, les deux G sentait la situation leur échapper doucement. Ce cadeau ne ressemblait pas du tout au Tom qu'ils connaissaient. Redescendant sur terre, Bill remarqua l'air songeur de ses amis. Sa bonne humeur diminua légèrement, soudainement inquiet.

- Quelque chose ne va pas ?

- Non c'est pas ça. C'est juste que ... Ca nous surprend beaucoup qu'il t'ai offert ça.

- Ben pourquoi ?

- Tom n'est pas du genre ... à faire des cadeaux.

Voyant que tout n'était pas clair pour l'androgyne, Gustav préféra éclaircire les choses :

- Ca fait huit ans qu'on le connaît. Huit ans qu'on s'offre des trucs pour noël et autres occasions. Pas une seule fois on a eu droit à un présent personnel. Il disait manqué d'imagination et préférait qu'on lui fasse une liste. Alors que là, tu ne t'y attendait visiblement pas.

- Ben ... En fait on a même jamais évoqué l'idée de cadeaux mutuels.

- Tu vois, c'est exactement de ça qu'on veut parler. Ca ne lui ressemble pas.

- Mais ... ce n'est pas non plus une mauvaise chose. N'est-ce pas ?

- Non, bien sûr que non. C'est juste que ... ça choque un peu.

Rapidement, le brun ôta ses nouvelles chaussures pour les replacer dans leur boîte. La joie l'avait soudainement quitté pour laisser place à un malaise qu'il ne connaissait que trop. Soupirant, il alla se poster devant la fenêtre, regardant tomber la neige sans vraiment la voir. Le front contre la vitre froide, il repensait à tout ce qu'il s'était passé ces derniers mois. Tout cela ne lui plaisait pas. Il avait tenté de ne pas y prêter attention, se disant que les choses finiraient par s'arranger. Mais plus le temps passait, et plus il avait l'impression de s'immiscer entre eux.

- J'voudrais m'excuser, les gars.

- Euh ... c'est gentil, mais pourquoi ?

- J'voulais pas que ça se passe comme, vous savez. J'ai jamais voulu ...

Un faible sanglot se fit entendre. Les deux musiciens se fixèrent, perdus. D'abord Tom qui s'enfuyait et maintenant Bill qui craquait.

- De quoi tu parles ?

- Je ... je sais pas comment vous faites pour ne pas me détester. Je débarque comme ça du jour au lendemain dans vos vies, je ... j'accapare votre meilleur ami et pourtant vous êtes là. Vous ne m'en voulez pas, vous me supporter, ... mieux encore, vous m'intégrez à vous, me faisant partager tout votre quotidien comme si on avait toujours été ensemble. J'voulais pas prendre votre place.

Une fois de plus, Georg et Gustav échangèrent un regard. Le blond se décida finalement à bouger. Peu sûr de ce qu'il devrait dire sans trahir ses récentes découvertes sur le guitariste, il préféra agir et se leva pour prendre Bill contre lui. Celui ci ne protesta pas, bien qu'un peu tendu. La seule pensée du brun fut pour constater que cette étreinte ne valait pas celles de Tom. Il sentit une main lui caresser le dos, voulant l'apaiser. Il n'avait pas laisser libre court à ses larmes. Il n'y avait aucune raison de pleurer. Il voulait simplement des réponses.

- Pourquoi vous ne m'en voulez pas ?

- Pourquoi on t'en voudrait ? On ne peut pas nier que tout ça nous a plus que surprit au début. Puis on a vite remarqué qu'avec toi, Tom semblait plus serein. Pas qu'il aille vraiment mal. Mais tu lui a rendu une telle joie de vivre ... On ne te remerciera jamais assez pour ça. C'est vrai aussi que ... vous voir coller comme ça ... Ca a pu nous destabiliser. D'autant plus que Tom n'est vraiment pas du genre tactile. Pourtant avec toi ça parait naturel. Si c'est toi qu'il faut pour le bonheur de notre chieur préféré, alors ça nous va.

- ...

Gustav avait conscience de jouer avec le feu. A vouloir trop se justifier, il allait finir par dévoiler ses doutes concernant les sentiments du guitariste. Mais il ne pouvait pas non plus laisser le petit brun dans cet état.

- Ecoute, tu ne dois pas te prendre la tête pour ça, d'accord ? On ne t'accepte pas parmi nous uniquement parce que Tom le veut. On t'appréçie vraiment. Pour ce que tu es.

- ...

- Et puis ... une fois qu'on te connait, ton sale caractère de cochon n'est pas si terrible que ça. Il suffit juste de savoir comment te prendre !

Un faible rire lui échappa, détendant l'atmosphère. Ce n'était pas grand chose, mais il se sentait mieux. La culpabilité le quittait peu à peu, même s'il restait tout de même un peu mal à l'aise. Il se détacha de ces bras, un sourire de nouveau sur les lèvres.

- Merci.

- Pas de quoi !

Gustav lui ébouriffa les cheveux, le faisant râler. Dans son coin, Georg assistait à la scène, souriant lui aussi. Les choses changeaient, c'était indéniable. Mais avec un peu de chance, ce serait dans le bon sens. La glace définitivement brisée, il ne restait plus que ce problème de sentiments entre les deux phénomènes.
Le sofa s'affaisa sur sa droite, le sortant de ses pensées. Bill venait de se rasseoir à ses côtés, fixant de nouveau son cadeau, des étoiles plein les yeux.

- Tu les voulais vraiment ?

- T'imagine même pas à quel point. Des mois que je bave devant. Je les ai montré à Tom quand je l'ai emmené se faire faire son pierçing. J'arrive pas à croire qu'il s'en soit souvenu après tout ce temps.

Le batteur fronça de nouveau les sourcils, intrigué. Ainsi, déjà à ce moment là leur guitariste avait commencé à changer ? Il passa une main sur son visage, las. Il faudrait qu'ils aient une vraie conversation à ce sujet. Et quelque chose lui disait que ça ne se passerait pas en douceur. Un cri affolé le tira brusquement de ses songes. Tout comme Georg, il posa un regard ébahit sur l'androgyne. Qu'est-ce qui lui prenait de hurler comme ça ? Celui ci se tourna vers eux, complètement paniqué :

- Qu'est-ce que je vais pouvoir lui offrir ?

Les yeux équarquillés, les deux G le fixaient, stupéfaits. Pour Bill, la situation n'avait visiblement rien de comique. Mais le voir comme ça, totalement bouleversé pour une chose si futile, ce fut trop pour eux. La pression des derniers jours retombant, ils ne purent se retenir plus longtemps et explosèrent de rire, sous l'air boudeur du propriétaire des lieux. Il leur balança à chacun un coussin, vexé qu'ils aient osé se moquer de lui. Les deux carrés de plumes lui revinrent en plein visage avant qu'il ne les renvoit à nouveau. Une véritable bataille s'en suivit, mêlant rires et cris de joie.


Les nouveaux chapitres se rapprochent ! =D Même si je ne me souviens plus à quel moment nous avons été coupé u_u Si je me souviens bien (et aussi grâce à Laura) vous n'avez jamais su ce qu'il se passait après que Bill et Tom se soient réconciliés par téléphone le jour même de Noël. C'est bien ça ?