Catégorie: Tokio Hotel
Paring : Bill/Tom.
Genre: Friend-ship, romance, humour, univers alternatif
Rating : M.
Résumé: « Bill, un jeune homme comme tant d'autres, se retrouve propulsé au coeur de Malmedy, le lycée "riche" du quartier. Il fait la connaissance de son colocataire, Tom, avec qui les débuts sont plutôt difficile. A force d'effort, les deux garçons finissent par trouver une certaine stabilité, mais tout se bouscule lorsque Tom devient un peu trop curieux. Bill s'enfuit sans un mot tandis que Tom décide de le suivre. Les deux colocataires se réconcilient finalement, pour le plus grand soulagement de leurs amis respectifs. Mais tout le monde n'apprécie pas cette étrange amitié qui semble se renforcer de jour en jour entre Bill et Tom. Tout se complique quand Tom sans que la situation lui échappe chaque jour un peu plus, jusqu'à ce que, profitant de l'ébriété de Bill, ils passent la nuit ensemble. Perdu et totalement déboussolé, Tom s'enfuit sans rien dire à personne, provoquant de nombreux doutes et suscitant diverses questions où chacun se remet en cause. Georg et Gustav finissent par avoir le fin mot de cette histoire, mais les problèmes ne font que commencer pour le guitariste qui s'est enfin avoué ses sentiments pour son colocataire. Sans nouvelle de son ami, Bill s'inquiète puis finit par lui en vouloir pour ce long silence inexpliqué. Ne voulant pas perdre son ami, Tom lui présente finalement ses excuses le soir de Noël mais refuse toujours de lui avouer ses sentiments. A leur retour à Malmedy, Bill offre un chaton à son colocataire, scellant par la même occasion une nouvelle promesse. »
Mise en garde : En plus d'être centrée sur un couple gay, cette fic est basée sur une relation entre deux frères. Donc homophobe, puriste, ou chieur : casse-toi !
Disclaimer : J'ai beau toucher ce rêve du bout des doigts, ils ne m'appartiennent toujours pas.
Note de l'auteur : ... Que dire que dire, mise à part que j'ai honte de moi ? Le chapitre était prêt, pas mis en page, mais entièrement écrit. Je me suis juste laissée bouffer par ce foutu job d'été aux horraires impensables et que je me suis vue plus ou moins obligée de prolonger d'un mois. Ca va bientôt faire deux mois que je n'ai pas été capable d'écrire la moindre ligne sur cette histoire. Et mine de rien, ça me fait peur. Parce que je veux absolument y mettre un point final. Pas question de tout plaquer comme ça. J'm'accroche, donc ça ira :)
Note de l'auteur 2 : Rendre à César ce qui appartient à César, donc je précise que l'une des idées de ce chapitre est basée sur une fiction du fandom Harry Pooter. Merveilleuse fiction qui m'a beaucoup fait rire, mais dont j'ai, malheureusement, perdu le titre.
Deux frères, deux mondes
Chapitre 22 : Encore une fête
Il ne devait pas être plus de sept heures du matin. Bill nageait encore entre rêves et réalité lorsque sa source de chaleur disparut brusquement. Difficilement, il ouvrit un oeil, se retrouvant face à un Tom apparemment pressé, et qui avait pris sa couette en otage.
- Allez Honey, lève-toi ou on va être en retard !
- Darling ... la douceur, tu connais ?
- Oui mais si je l'utilise avec toi, je finis toujours par me faire avoir !
Le brun ne pu s'empêcher de sourire. Son colocataire était loin d'avoir tort. A chaque fois que le musicien essayait de le réveiller en douceur, il parvenait à ses fins et gagnait facilement une demi heure de sommeil supplémentaire. Ce qui leur valait toujours une course poursuite dans les couloirs, priant pour que leur professeur n'ait pas encore fermé la porte de sa classe. Tom n'avait jamais su résister à ses petits yeux de chiot battu. Le guitariste s'en alla aussi vite qu'il était venu, laissant le brun seul, luttant contre Morphée qui le rappellait à ses côtés.
Dans la cuisine, Georg et Gustav se chamallaient, comme toujours. Le propriétaire des lieux les écoutait d'une oreille distraite, essayant de se souvenir de la dernière fois où ces deux-là ne s'étaient pas pris la tête dès le matin. Il regarda une énième fois l'horloge murale et constata qu'une fois de plus, l'androgyne avait dû se rendormir. Ce dernier apparu finalement, démontrant que Tom ne s'était pas trompé. Encore en pyjama et les yeux tout ensommeillés, le brun évita de justesse une rencontre avec l'embrasure de la porte. Il s'étira, ce qui eu pour effet de lever sa veste de pyjama dévoilant par la même un ventre plat et pâle. Si cela avait été le seul effet résultant de son étirement, le guitariste n'aurait probablement pas rougit autant. Son geste avait également fait lentement glisser le pantalon, dévoilant des hanches fines et blanches, qui s'arrêta au niveau de l'aine, révélant la présence d'un tatouage en forme d'étoile. Devant cette vision, le musicien se sentit déglutir avec difficulté tandis qu'une myriade d'émotions l'envahissait. Complètement inconscient du trouble qu'il provoquait chez son ami, Bill s'approcha de son colocataire et l'embrassa sur la joue. Il salua les deux autres d'un vague signe de la main avant de prendre machinalement le dernier bol propre qui traînait sur la table. Il se laissa choir sur une chaise avant de se rendre compte que son bol était désespérément vide. Il soupira, déjà fatigué à l'idée de devoir se relever. Il jeta un oeil sur son voisin et ne réfléchit pas plus longtemps. Sans lui demander son avis, il lui pris sa tasse des mains et versa la moitié de son contenu dans son propre bol. Il commença à boire son chocolat chaud, l'air de rien. Il n'avait pas conscience des trois regards ébahit posés sur lui. Peu à peu, il se réveilla et réalisa qu'on le fixait plutôt bizarrement. Il demanda, le plus naturellement du monde :
- Ben quoi ?
- B&T -
Chacun un panier sous le bras, Georg et Gustav arpentaient les rayons du supermarché. La fête qu'ils avaient prévu aurait lieu demain soir. Bill et Tom étaient restés à l'appartement pour commencer à ranger les objets fragiles. Arrivé devant le magasin, les deux musiciens s'étaient séparés, jugeant qu'ils seraient plus efficaces ainsi.
- Gus ?!?
- Oui ? Cria en retour le jeune homme un peu plus loin.
Les gens se retournèrent vers lui, choqués de le voir parler si fort dans un lieu public. Mais le batteur n'y prêta pas attention, plongé dans le cruel dilemme qu'était le choix des amuses-bouches.
- Tu sais s'il reste des bouteilles de la dernière fois ?
Le blond sourit, attrapa les paquets de chips qu'il était venu chercher et rejoignit Georg qui se trouvait quelques mètres plus loin, jugeant inutile que tout le magasin prenne part à leur conversation.
- J'en sais rien. Alors dans le doute on a intérêt à faire le plein. Si on veut qu'il se passe enfin quelque chose, il faut que l'alcool coule à flot. Et cette fois, pas question que Bill ne se souvienne de rien. Et puis n'oublie pas qu'à la base, c'est une fête tout ce qu'il y a de plus normale. Donc, il faudra satisfaire les invités.
Le brun eu un sourire en coin. Son ami était visiblement déterminé à faire avancer toute cette histoire de lui-même puisque Tom semblait vouloir rester les bras croisés. Ils avaient dit qu'ils ne se mêleraient pas cette histoire, mais ils pouvaient bien donné un petit coup de pouce au destin. Quand leur guitariste avait lancé cette idée de soirée, le blond avait sauté sur l'occasion, l'alcool semblant ôter toute inhibition à l'androgyne.
- J'vais peut-être reprendre quelques packs de bière et deux trois trucs forts.
- Ok. J'vais faire un tour du côté des sucreries.
- On va avoir l'air fin devant la caissière. Si elle nous prend pas pour des alcoolos en herbe, on aura de la chance.
- Tu n'as qu'à te dire qu'on fait ça pour le bonheur de notre ami.
- B&T -
La musique résonnait fortement dans l'appartement et les gens semblaient apprécier jusqu'alors la soirée. Il est vrai que la plupart d'entre eux dansaient, buvaient et riaient à gorges déployées. Mais les deux G trouvèrent que rester par petits groupes éparpillés dans le salon n'était pas suffisant pour que la soirée soit géniale. Ce qu'ils voulaient ? Qu'elle soit mémorable. Surtout pour leurs deux amis. Ils les cherchèrent alors du regard et les trouvèrent non loin de l'entrée de la cuisine, proches l'un de l'autre. N'importe qui aurait attribué cette proximité au besoin de se faire entendre par-dessus la musique qui résonnait contre les murs. Cependant le batteur ne pu s'empêcher d'y voir autre chose. De là où ils étaient, les deux musiciens pouvaient apercevoir qu'un immense sourire ornait leurs visages. Inconsciemment ou non, ils se cherchaient du regard.
Curieux de savoir ce qu'ils se racontaient, Gustav interrogea silencieusement son acolyte mais ce dernier haussa seulement les épaules en retour. Ils les observèrent encore quelques minutes se chuchoter leurs secrets et virent rapidement que les autres ados présents à cette fête commençaient à trouver leur comportement un peu étrange. Depuis quand étaient-ils si dépendant l'un de l'autre ? Leur sortie magistrale du cours de géo-politique avait fait le tour du lycée en moins de deux heures. Certains n'y avaient pas cru, mais même les plus réfractaires ne pouvaient nier leur évidente complicité. Afin d'éviter toutes effusions précipités et non voulues, ils les rejoignirent rapidement, slalomant entre les danseurs.
- Alors qu'est ce que vous cachez ?
- Rien qui puisse te concerner.
- C'pas gentil ce que tu dis Tom ... Ta méchanceté me brise le cœur.
- Peut-être mais c'est vrai.
- Vas y moque toi. Je ne venais pas pour ça. Ça vous dit de s'faire un rail ?
Pas surpris le moins du monde par cette proposition, le dreadé accepta en riant. Il suivit alors les deux garçons afin de rejoindre leur bar improvisé. Voyant que Bill ne bougeait pas, le guitariste revint sur ses pas et pris son colocataire par la main. Main que ce dernier s'empressa de mêler à la sienne. Il appréhendait un peu ce qu'il pourrait se passer, connaissant les effets de l'alcool sur lui. Il chassa ses craintes, se disant qu'après tout, ils étaient là pour s'amuser. Georg commença à faire de la place et installa les verres par rang de huit. Il en prépara quatre et les remplit de Rhum brun. Un fort parfum d'alcool se dégagea rapidement tandis qu'ils s'installèrent les uns face aux autres autours de la petite table du salon déplacée dans un coin de la pièce. Gustav ne retint pas son sourire. La soirée pouvait officiellement commencer. Et lorsqu'avant de faire disparaître le premier verre il regarda ses deux amis se fixer, il ne pu s'empêcher de rire intérieurement.
- B&T -
Il ne leur restait plus que trois verres pleins. Chez certains on pouvait commencer à admirer la belle teinte rose sur leurs joues mais chez d'autres l'état était déjà bien plus avancé. Notamment chez l'androgyne. Ce dernier bataillait pour sortir dès maintenant de cette course qu'il savait perdue d'avance. Ce jeu ne lui était pas inconnu, mais ses soirées arrosées n'étaient pas basées sur des alcools aussi fort.
- Nooooon Darling ! J'peux pas ...
- Honey s'teux plait !! Il n'en reste plus beaucoup !
- Vas y abandonnes, Bill ...
Le batteur n'avait dit cette phrase que pour l'inciter à continuer. Il fallait absolument qu'il les suive jusqu'au bout. Avec le temps, il avait appris à déceler les points sur lesquels il fallait appuyer pour le faire démarrer au quart de tours. Et sous-entendre qu'il le trouvait lâche était un de ceux-là. Gonflant le torse non pas par courage, mais plus par dédain, le brun prit un nouveau verre qu'il porta à ses lèvres. Il le vida rapidement et posa brusquement le gobelet sur la table. Il plissa les yeux en faisant toujours cette grimace qui faisait tant rire ses amis. Il ouvrit les paupières et observa les trois autres. Leur adressant un sourire de vainqueur, il rétorqua fier de lui :
- Allez ! Faites moi disparaître tout ça ou laissez tomber ...
- Même pas en rêve !
Voilà comment en trois gorgées, les rails ne furent plus qu'un souvenir. Ils se relevèrent sous les yeux moqueurs des autres invités. Puis la fête continua à battre son plein. Rien n'avait changé ... Ou presque. En effet, peu habitué à la prise d'autant d'alcool fort, Tom constata une nouvelle fois que son Honey était maintenant bien amoché. Lui qui n'avait pas osé rejoindre la piste de dance improvisée était maintenant au centre du salon à se déhancher sur Green Day. Il ne serait pas surpris si son colocataire se mettait même à chanter. Son éternelle peur de déranger ainsi que sa sensation d'exclusion de ce monde avaient disparu sous les centilitres de rhum brun qu'il avait ingurgité. Lui-même ne se sentait d'ailleurs plus très clair.
- B&T -
... C'EST LA CHENILLE QUI REDEMARRE ...
Le propriétaire des lieux se demandait sérieusement ce qu'il faisait là. Il avait les mains sur les hanches d'une belle blonde et derrière lui Georg, qui l'avait entraîné de force dans cette danse, ne cessait de gigoter en hurlant les paroles en même temps que la chanson.
... EN AVANT LES VOYAGEURS ...
Tom Trumper faisait la chenilledans ce qui devait être la plus grosse fête de l'année. Il ne savait pas au juste comment cette soirée avait pu dégénérer à ce point ni à quel moment. Tom était un être simple qui croyait aux choses évidentes de la vie comme : le feu ça brûle et l'eau ça mouille, un train peut en cacher un autre, le chocolat c'est bon, et bien entendu, les élèves de Malmedy ne dansaient jamais la chenille. Question d'éthique.
Et là, non seulement ils la dansaient mais c'était Bill qui en était le chef de file et qui trimbalait tous ses invités à travers les couloirs du campus. Parce que oui, l'appartement avait été jugé trop étroit et leur petite sauterie avait continué dans les corridors de la résidence universitaire. Il savait que son colocataire avait un peu forcé sur l'alcool, mais il n'aurait jamais imaginé que cela le mènerait là.
... METS TES DEUX PIEDS EN CANARD ...
Le musicien ne savait pas si la chenille partait toujours à l'heure, et pour tout dire il s'en foutait, mais il savait que son ami avait complètement déraillé. Le brun était donc loin devant lui, à une vingtaine de personnes à peu près, les bras en l'air, Gustav accroché à sa taille et il se déhanchait, entraînant le reste de la chenille à sa suite. A plus de minuit passé, Bill se trémoussait sur la chenilleet réussissait l'exploit d'être sexy en le faisant. Lorsque la chanson s'arrêta enfin, ils étaient tous revenu à la case départ. Chacun retourna dans le salon, attendant le prochain air qui les ferait vibrer. Des notes commencèrent à s'élever mais moururent rapidement. La musique s'était arrêtée brusquement et tous les invités se tournèrent vers l'étudiant qui avait eut le malheur de stoper leur soirée. Tenant difficilement sur ses jambes, il ne leur prêta aucun regard et changea de CD sans demander l'avis de personne. Lorsqu'il entendit les premières notes de la mélodie, Tom cru à une mauvaise blague. De l'autre côté de la pièce, la réaction de l'androgyne ne se fit pas attendre :
- Ouais, la Macarena !
La main de Tom rencontra brusquement son front dans un geste désespéré. Après la Chenille, la Macarena. Il ne savait pas si c'était mieux, surtout en voyant Bill commencer à danser avec la plupart des invités. Et bientôt quoi ? La danse des canards ? Le brun avait peut-être bu, mais il se souvenait des pas avec une facilité déconcertante. Le guitariste décida de ne pas chercher à comprendre. Un coup d'oeil jeté à la table collée au mur lui indiqua qu'ils allaient bientôt manquer de provisions. Il se leva, un peu trop brusquement, faisant tanguer la pièce devant ses yeux. Évitant les danseurs déchaînés, il se rendit jusqu'à la cuisine où il trouva Gustav. Celui-ci avait apparament eu la même idée que lui. Ils ramenèrent plusieurs bouteilles au salon sous les exclamations ravies des invités.
N'ayant aucune envie de danser pour le moment, le guitariste voulait reprendre sa conversation là où il l'avait laissé quand les deux G étaient venus le chercher pour leur rail. Il chercha l'androgyne du regard. Ayant probablement compris son geste, le batteur lui agrippa le bras et lui désigna un recoin de la salle légèrement dans l'ombre. Tom plissa les yeux pour mieux distinguer ce que lui montrait son ami et son visage se renfrogna lorsqu'il compris finalement. Une grande blonde avait réussi à traîner Bill à l'abri des regards. Ils échangeait un baiser passionné tandis que la demoiselle se frottait contre le corps de son partenaire. Le musicien sera les poings, tentant de calmer sa colère. Une crise de jalousie jetterait un froid sur leur soirée. D'autant plus que le brun ne semblait pas se débattre énormément. Malgré ses efforts, il ne parvenait pas à se détacher de ce spectacle qu'offraient les deux futurs amants sans le savoir. Voyant que son ami ne se décidait pas, Gustav l'incita à agir :
- Tu comptes les laisse faire ?
- Il n'a pas l'air de s'en plaindre. Je n'ai pas à intervenir.
- Tom ! On l'a soulé comme pas possible, tu crois vraiment qu'il a encore les idées claires ? Tu ne l'as peut-être pas vu, mais une fois le jeu arrêté, il ne s'est pas privé d'alcool.
- Je n'ai pas le droit de l'empêcher de vivre sa vie et de trouver le grand amour sous prétexte que je suis ... Bref, tu as compris.
- Si tu ne les arrêtes pas, tu t'en voudras. Et puis s'il te reproche quelque chose demain, tu lui diras que tu voulais simplement l'empêcher de faire une connerie.
Mais son ami ne bougeait toujours pas. Le blond leva les yeux au ciel et soupira bruyamment. Il s'empara du verre que Tom avait commencé à boire pour se détendre et le poussa en avant. Le guitariste lui lança un regard désespéré auquel le batteur répondu par un regard noir. Georg et lui s'étaient donné beaucoup de mal pour mettre Bill dans cet état, pas question que Tom laisse filer l'occasion. Ce dernier inspira profondément puis se lança. Une fois de plus, il traversa la foule de danseurs. Au fur et à mesure qu'il avançait, sa colère augmentait. Il n'y avait que lui qui avait le droit de toucher l'androgyne de cette manière. Il n'y avait que lui qui avait le droit de dévorer son cou. Caresser son ventre, passer sa main dans ses cheveux, ... entendre ses gémissements. ce que pouvait donner l'androgyne, de quelques façon que ce soit, ne devait appartenir qu'à lui. Il était conscient d'agir par pur égoïsme. Mais il ne supportait pas de le voir dans les bras de quelqu'un d'autre. Son ami avait sa vie à mener, il le savait. Qu'il lui parle de ses conquêtes si ça pouvait lui faire plaisir. Tant qu'il ne s'agissait pas d'une histoire longue durée, il pourrait le supporter. Mais pour les coups d'un soir, pas question que ça se passe sous ses yeux.
Sans aucune douceur, il attrapa la blonde par les hanches et la décolla brutalement de son colocataire. Elle poussa un cri indigné avant de se tourner vers celui qui avait osé l'interrompre. Elle s'énervait et criait contre lui, mais il ne l'écoutait pas. Il n'avait d'yeux que pour cet être collé au mur qui semblait totalement perdu. Il traîna la jeune fille jusqu'à la porte d'entrée et l'éjecta sans cérémonie hors de son appartement. Ses actes avaient été irréfléchi, une fois de plus. Si jamais elle racontait ça autour d'elle, d'autres rumeurs allaient encore voir le jour. Il maudit silencieusement tous ces étudiants qui, en manque de vie sociale, s'intéressaient de trop près à celle des autres. Heureusement pour lui, personne ne semblait avoir remarqué l'incident. Il préféra ne pas penser aux conséquences pour ce soir et chercha l'androgyne du regard. Celui-ci était de nouveau sur la piste de danse, une autre fille agrippé à lui. Il pesta contre le charme du brun qui attirait toutes ces filles. Tout en traversant la pièce une énième fois, il songea au temps où tous le regardaient de travers et refusaient de s'approcher de ce « punk » débarqué à Malmedy du jour au lendemain. Sans un regard pour lui, il lui attrapa la main et le tira avec lui. Personne ne prêta attention à eux. Il se dirigea vers sa chambre où il les enferma. Bill alla s'asseoir sur le lit, comme si de rien n'était. Il fixa Tom, des questions muettes plein les yeux. Le guitariste baissa la tête, comme pris en faute. Il n'avait pas réfléchit mais maintenant que son comportement lui revenait en plein visage, il ne pu s'empêcher de rougir.
- Qu'est-ce qui t'arrive Darling ? C'est la fête, éclate-toi !
Le musicien ne répondit pas, se contentant de s'installer aux côtés du responsable de son trouble. Sans prévenir, il se jeta dans ses bras, les faisant tous deux basculer sur le matelas. Bill laissa échapper un rire avant de se blottir contre son ami. Il déposa ses lèvres sur la tempe de son colocataire, avant de descendre sur sa joue et de faire le tour de sa mâchoire. Entre ses bras, Tom ne disait rien, se contentant d'apprécier. Il profitait de l'état d'ébriété du brun mais il envoya balader sa morale quand deux mains passèrent sur son ventre. Il se retrouva rapidement allongé sur le dos, son amour secret au-dessus de lui. Il sentit son cœur se serrer lorsqu'il réalisa que l'androgyne se serait comporter ainsi avec n'importe qui. Il avait le sentiment de n'être que le coup d'un soir. Celui dont on se sert une nuit et que l'on oublie le lendemain. Pour la première fois, il se retrouvait à la place de toutes ces filles qu'il avait possédé. Il attrapa les bras du brun, l'empêchant de poursuivre ses caresses. Son corps lui disait de se laisser faire. Sa tête n'aspirait qu'à revivre cette nuit qui l'avait fait vibrer. Mais il savait que son cœur ne supporterait pas d'oublier encore une fois.
Il sentit sa volonté faiblir lorsque deux lèvres se posèrent sur les siennes. Avec une infinie douceur, son partenaire lui demanda l'accès à sa bouche. Lorsque leur langue se rencontrèrent pour la deuxième fois depuis leur cohabitation, il se sentit fondre. Complètement détendu, il sentait une douce chaleur se répandre dans tout son corps tandis qu'un millier de papillons semblaient avoir élu domicile à l'intérieur de lui. Il grogna lorsque leur baiser pris fin mais un gémissement lui échappa lorsque Bill commença à déposer des dizaines de petits bisous sur son cou, mordillant parfois sa peau. Et puis tout sembla s'arrêter d'un coup. Au-dessus de lui, Bill ne bougeait plus et son corps se fit plus lourd.
- Honey ?
Il n'obtint aucune réponse. Il le secoua légèrement, attendant une quelconque réaction. Il abandonna finalement lorsqu'il comprit que son colocataire s'était tout simplement endormit. Il ne savait plus s'il devait se sentir soulagé ou pleurer. Cette nuit était peut-être la seule occasion qu'il aurait de connaître à nouveau l'extase d'être touché par celui qu'il aimait. Et pourtant, une petite voix au fond de lui ne cessait de lui répéter qu'il n'aurait pas supporter de jouer à nouveau les indifférents le lendemain matin. Le plus délicatement possible, il repoussa le dormeur, se libérant de son emprise. Il lui retira ses chaussures et déposa une couverture sur lui. Mika sauta sur le lit et vint se coucher contre son deuxième propriétaire, son pelage caramel se mêlant à la chevelure brune. Le chaton avait été enfermé dans la chambre pour ne pas se faire piétiner pendant la fête. Tom les fixait quelques minutes, attendrit. Du bout des doigts, il caressa la joue de l'androgyne, le faisant sourire dans son sommeil. Il se demandait comment il pouvait dormir malgré le volume excessif de la musique. L'alcool ne devait pas être étranger à tout ça. Après un dernier regard, il quitta finalement la pièce, refermant la porte à clé derrière lui. Hors de question que quelqu'un viennent déranger son colocataire.
De retour dans le salon, il trouva Georg et Gustav avachit sur le canapé, soufflant quelques instants entre deux danses. Il les rejoignit et se laissa tomber entre eux. Il aurait voulu continuer à profiter de la soirée, mais le cœur n'y était plus. Voyant qu'il ne parlerait pas de lui-même, le batteur demanda :
- Tu l'a séquestré et tu attends que les invités soient parti pour pouvoir abuser de lui ?
- Idiot. Il s'est endormit.
Le bassiste éclata de rire, ne s'attendant pas à ce que leur plan prenne une telle tournure. Tom se renfrogna aussitôt et croisa les bras, boudeur. Plus de doute, pour lui la fête était finit. Le brun n'y prêta pas attention et insista, voulant connaître les détails :
- Tu es si nul que ça ? Tes autres conquêtes ont largement exagéré ta réputation ! Pauvre Bill. Tu l'as endormit en moins de dix minutes.
- Lâche-moi pour voir. Avec tout ce que vous lui avez fait avaler, il tenait à peine debout. Mais de toute façon je crois ... que c'est mieux comme ça.
Les deux G retrouvèrent leur sérieux et se rapprochèrent de lui, voulant éviter les oreilles indiscrètes. D'un coup de coude, le blond l'incita à continuer. Tom le fixa quelques instants, ne voyant pas quoi rajouter d'autre :
- Qu'est-ce vous voulez que je vous dise. J'veux pas être l'histoire d'une nuit. J'veux pas toucher les étoiles et devoir retomber plus bas que terre le lendemain parce qu'il ne se souviendra de rien. Je le veux entièrement. Peut-être pas pour toute une vie, mais pour quelques années au moins.
Les deux plus vieux échangèrent un regard attristé. Rien ne se passait comme ils l'avaient prévu. Si leur ami n'avaient pas eu ces remords, leur réveil à deux auraient pu être plus que prometteur. Ils n'avaient pas pris en compte les scrupules, mais surtout les peurs, qui habitaient le guitariste. Celui-ci soupira, hésitant sur ses sentiments. Il ne savait plus s'il devait être rassuré de voir qu'il n'avait pas fait de bêtise, ou s'il devait désespéré d'être aussi stupide pour avoir laissé passer une occasion en or.
- J'vais faire un tour.
Sans un regard, il se leva, traversa la piste de danse et franchit la porte d'entrée. Avec un peu de chance, son Honey ne se souviendrait de rien, une fois encore. Cela évitera une longue et dangereuse conversation. Son cœur se serra, plus vraiment sûr de ce qu'il voulait vraiment.
- B&T -
La couette qui le recouvrait totalement commençait à lui tenir chaud. Sans ouvrir les yeux, il la repoussa un peu, offrant ainsi son visage à la fraîcheur de la pièce. Malheureusement pour lui, le soleil en profita également, la lumière du jour traversant ses paupières closes. Il se retourna, faisant désormais dos à la fenêtre, et retomba dans les bras de Morphée.
Les lèvres de son vis-à-vis bougent mais il ne les entend pas. Il le fixe en silence, peu soucieux de savoir ce que l'autre raconte. Il se rapproche doucement, faisant légèrement tanguer le matelas. Avant que son interlocuteur n'ai pu esquisser le moindre geste, il prend son visage entre ses mains et s'empare de sa bouche. Sans se séparer de lui, il l'incite à s'allonger. Bill surplombe désormais son partenaire et caresse son torse de ses mains.
Un bruit provenant du salon fait s'envoler les images de son rêve. L'androgyne grogna dans son demi sommeil, frustré d'avoir été interrompu. Il récupéra finalement toutes ses couvertures et s'y cacha, se coupant du monde extérieur. Il voulait retrouver ce corps sous le sien, cette bouche contre la sienne.
Il dépose des dizaines de petits bisous sur ce torse offert et descend toujours plus bas, arrachant des gémissements de plaisir à son amant. Il l'incite à écarter les cuisses et commence à caresser doucement ce sexe érigé dans sa direction. Il le frôle de ses doigts, le fait frémir. Il rapproche son visage et souffle doucement sur cette verge, conscient de le torturer. Sa langue mutine vient toucher le membre de cet inconnu, provocant un frisson dans tout son corps. Il a les pleins pouvoirs sur cet être qui tremble entre ses mains. Il le domine, joue avec lui. Et il adore ça.
Quelque chose d'humide et de râpeux vint se frotter contre sa joue, transformant le songe en mirage. D'une main un peu brusque, il repoussa la chose au doux pelage et se roula en boule, bien décidé à connaître la fin de cette chimère.
Il est en lui, provoquant des gémissements à chaque coup de reins. Il s'enfonce dans cette chaleur et réalise que ça n'a jamais été aussi plaisant. Le plaisir est de plus en plus fort, leur corps sont parcourus de frissons. Ils glissent l'un dans l'autre naturellement. Ses lèvres parcourt ce visage en face du sien. Il ôte les quelques dreads qui l'empêche de voir pleinement les yeux de son amants. Il sent que le plaisir est proche mais refuse de le laisser le submerger. Il veut continuer encore et encore. Mais son corps est pris de spasmes et il ne peut se retenir plus longtemps.
Bill se réveilla en sursaut, le cœur battant la chamade. Il ne parvenait pas à croire qu'il ait pu rêver qu'il faisait ça avec Tom. Son bas ventre lui faisant mal, il se décida à regarder l'ampleur des dégâts. Il ne refusait d'admettre que ce fantasme nocturne ait pu le faire réagir à ce point. Pas question qu'il se soulage manuellement alors que cette réaction venait d'un rêve impliquant Tom. Il se leva précipitamment, traversa le couloir à toute vitesse et s'enferma dans la salle de bain. Il avait besoin d'une douche froide.
Lorsqu'il ressortit de la salle d'eau pour retourner dans sa chambre, ses idées étaient déjà plus claires. Mais il ne parvenait pas à comprendre pourquoi il avait fait un rêve comme celui-là. Ce n'était pas comme s'il avait déjà pensé à son colocataire de cette façon. Et peu importe toutes les théories de Freud ou autre psychanalyste, il était certain que son subconscient ne tentait pas lui faire passer le moindre message.
Néanmoins, il devait bien y avoir une raison, et surtout une cause à ce cauchemar. Allongé sur son lit, il tenta de se remémorer les événements de la veille. Ses souvenirs devenaient flous à partir du moment où Georg et Gustav l'avaient pratiquement obligé à participer à leur rail. Après ça, sa mémoire défaillait. Il se revoyait danser au milieu des autres invités, un verre à la main. Il ne saurait pas dire combien, mais il avait l'impression d'avoir beaucoup bu. Inconsciemment il passa deux doigts sur ses lèvres. Il ne pouvait pas avoir seulement rêvé ce baiser. Il y avait plus que ça, il en était certain. Un étrange sentiment, une sensation au creux de l'estomac, ... Il ne se l'expliquait pas mais il était prêt à parier qu'il avait fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû.
D'un geste de la main il chassa ses pensées de son esprit. L'alcool avait laissé derrière lui un mal de crâne atroce et il ne se sentait pas d'humeur à réfléchir pour le moment. Après deux aspirines, par exemple. Il se redressa bien trop rapidement, ce qui amplifia son mal de tête. Il laissa échappé un faible gémissement de douleur et se leva en douceur.
Lorsqu'il arriva sur le seuil de la cuisine, il hésita à aller plus loin. Assis à la table, Tom regardait par la fenêtre, l'air pensif. Son bol refroidissait devant lui sans qu'il ne s'en soucis. Bill se demanda ce qui pouvait bien le préoccupé de cette façon. Avait-il encore fait un faux pas sous l'emprise de l'alcool ? Il s'en voulait de ne pas pouvoir être capable de se contrôler dans ces situations, blessant parfois les gens sans le vouloir. Une autre scène se superposa à celle-ci. Quelques mois auparavant, son ami avait déjà affiché cet air là. Là aussi il s'agissait d'un lendemain de fête.
Il cessa de vouloir comprendre et avança. Son entrée sortit son colocataire de sa rêverie et il porta son attention sur lui :
- Bonjour Honey.
- 'jour Darling.
Il commença à préparer son petit déjeuner mais son esprit restait obstinément bloqué sur ce rêve. Il sentait qu'il n'avait pas tous les éléments en main. Il lui manquait quelque chose. Un détail, un événement. Trois fois rien.
- Quelque chose ne va pas ?
La voix du musicien le ramena à la réalité. Son air soucieux le toucha et il ne pu s'empêcher de lui sourire pour le rassurer. Il s'assit finalement aux côtés du guitariste qui posait toujours sur lui un regard inquiet :
- T'en fais pas, j'ai juste mal au crâne. Va falloir que j'apprenne à mieux tenir l'alcool, moi.
Tom émit un petit rire à peine voilé, au plus grand bonheur de l'androgyne. Il n'aimait pas le savoir préoccupé, et encore moins lorsque cela le concernait.
Il se rapproche de lui jusqu'à emprisonner ses lèvres entre les siennes. Il le pousse doucement pour l'obliger à s'allonger. Il passe ses mains sous ce tee-shirt trop fois trop grand jusqu'à rencontrer la peau de Tom. Sans cesser de l'embrasser, il commence de légères caresses qui déclenchent involontairement un faible rire chez le musicien.
Bill secoua la tête, chassant les dernières bribes de cette étrange vision. Rêve éveillé ? Fantasme inavoué et un peu trop envahissant ? Il se sentait perdre le fil de cette histoire. Un étrange sentiment le perturbait. Il savait que certains songes pouvaient paraître particulièrement réels mais là ... Une autre hypothèse s'imposa à son esprit : et si tout cela n'était qu'un souvenir ?
Il se gifla mentalement, se traitant d'idiot. Tom n'était pas gay et lui non plus. Et pourtant ... Il reporta son attention sur son voisin, bien décidé à ignoré cette partie de lui qui l'entraînait vers de drôles de pensées. Il n'écoutait pas ce que lui disait son vis-à-vis, bien trop occupé à observer ses lèvres. Bizarrement, elles l'intriguaient. Il avait l'impression de les connaître. S'il les embrassait maintenant, il était certain de reconnaître leur goût.
Ses joues s'empourprèrent tandis qu'il se frappa le front. Mais qu'est-ce qui lui prenait de penser ça ? Lorsqu'il rouvrit les yeux il tomba sur le regard perdu de Tom. Ses questions muettes n'obtinrent pour seule réponse qu'un sourire désolé. Le musicien était loin d'être rassuré mais il savait que s'il avait un problème, Bill viendrait le voir de lui-même. Inutile de le forcer à parler. Il se leva et dépose sa bol dans l'évier. La vaisselle devrait attendre que le reste de l'appartement soit un peu plus présentable. Il s'approcha de son ami et le pris dans ses bras. Il n'avait pas eu son premier câlin de la journée. Le brun ne se leva pas de sa chaise et se contenta de répondre à l'étreinte comme il pouvait. La faible épaisseur de son pull lui permettait de sentir les mains de son colocataire descendre ne long de sa colonne vertébrale. Arrivées à ses hanches, elles remontèrent, passant innocemment sous le vêtement.
Tom, totalement soumis à ces gestes tendres, passe lentement ses mains sur sa chute de reins. Ne voulant pas être totalement passif le guitariste caresse, frôle cette peau douce et chaude qui subit les assauts de ses doigts. Le brun gémit faiblement tout en continuant son œuvre.
Lorsque son flash prit fin, l'androgyne constata que son ami n'était plus dans la pièce. Il tendit l'oreille et le localisa dans la salle de bain. Le regard de Bill se perdit dans le vide. Il entoura son corps de ses propres bras, là où ceux de Tom se trouvaient quelques secondes auparavant. Quelque chose lui échappait. Il était prêt à le parier.
Bien ! Comme vous avez pu le constater, la mémoire de Bill commence sérieusement à la chatouiller. Mais vous me connaissez maintenant, les choses ne peuvent pas être aussi simple u.u
Merci d'être toujours là *hugz*
