Bonsoir...

Me voici avec la suite de mon petit (tout est relatif..) OS ! Donc pour répondre aux questions, ou aux commentaires qui me disait qu'il aurait fallu une suite... Là voilà, il fallait juste que je comprenne comment marche ce fichu site, qui garde toujours un milliards d'énigmes non résolues...

Bref ; j'espère que ça va vous plaire, je poste dès à présent la suite de l'OS, qui est coupé en plusieurs "séquences" (je ne dirai pas chapitre, puisque ce n'est pas une fiction), sinon, il serait beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) trop long.

En attendant, c'est une dramione, mais elle n'avancera pas super vite non plus, la passion qui en découle se construit au FUR ET À MESURE des "séquences" ou "fragments" de la nouvelle.

J'espère que vous aimerez. Je suis désolé si je ne réponds pas aux reviews, mais je ne sais pas comment on fait (don't blame me svp...).

Sur ce, bonne lecture !

Louve.

La lionne se réveilla dans une enveloppe de couverture et de vêtements qui n'était pas à elle ; humant l'odeur qui s'en dégageait. Elle eu un sursaut de terreur lorsqu'elle la reconnue : l'odeur en question n'était autre que celle de Drago Malefoy, son ennemi de toujours. Elle voulut se lever précipitamment, mais elle sentait que son corps lui refusait cette requête. En levant les couvertures et le seul vêtement qu'elle portait -qui n'était autre qu'un pull noir de Drago-, elle découvrit un énorme bandage qui allait du dessous de sa poitrine au bas de son ventre.

La première pensée qui lui vint à l'esprit fut : « si ce n'est pas moi qui a fait ça, il ne reste qu'une personne. » Dégoûtée, même écœurée que le serpent aie pu voir son corps abîmé par la guerre, elle se leva avec précaution pour aller à sa rencontre.

Elle se trouvait dans une tente du même type que celle du trio, sûrement elle aussi protégée par un sortilège de dissimulation. L'espace était vaste et parfaitement rangé, mais elle comprit vite que ce lieu n'accueillait qu'une seule personne, et sa seule question fut « pourquoi ? »

Elle le trouva assit devant le feu, contemplant les flammes de ses iris aciers, le poing contre ses lèvres -signe qu'il réfléchissait-. Il ne l'entendit pas arriver, trop perdu dans ses pensées, et la jeune lionne put l'observer plus aisément pendant quelques secondes. Ses cheveux blonds étaient ternes, et tombé devant ses yeux vide de vie, ce qui lui donnait un aspect sauvage mais presque étudié. Une longue cicatrice encore rougie lui barrait le côté droit du visage, touchant presque son œil. Ses mains paraissaient elles aussi endommagées : ses phalanges rougies contrastait avec la blancheur cadavérique de sa peau. Cependant, ses mains restaient belles et puissantes. Comme son entière personne, remarqua-t-elle. Même si Drago semblait avoir souffert, il restait quelqu'un de très séduisant, aux allures mystérieuses et dangereuses.

Hermione eut un raclement de gorge, comme pour se rappeler les pensées horrifiantes qu'elle venait d'avoir, ce qui permit au blond de sortir de sa torpeur et de l'apercevoir. Il tourna le regard vers elle, tout en calant son dos dans le fond du fauteuil. « Salut », fut tout ce qu'il réussit à articuler. Hermione en resta interdite.

« - Salut ? Elle se planta face à lui et fit face à des prunelles pleines de points d 'interrogations. Salut ?! Répéta-t-elle. Malefoy où sommes-nous ? Pourquoi ? Qu'est-ce que..

- À quelle question veux-tu que je réponde en premier ? Dit-il de sa voix froide, mais sarcastique.

- Arrête de jouer à ce jeu immature et qui n'amuse que toi. Qu'est-ce qu'on fait ici ? Pourquoi je suis avec toi ? Et...

- Tu as faillit te faire tuer par des rafleurs, dit-il en la coupant, et tu étais seule. Tes deux idiots de copains avaient transplanés en te croyant déjà partie. Je passais par là, vois-tu, et...

- Tu passais par là ? Lâcha-t-elle d'un ton mauvais, signifiant qu'elle suspectait ses paroles.

- Exactement Granger, et si tu avais l'obligeance d'arrêter de me couper lorsque je te donnes des explications que tu as toi même exigé, tu me serais d'une grande aide. Hermione garda le silence, face aux paroles du Serpentard qui tranchait l'air comme un poignard. Je me suis jeté sur toi, parce que vois la réalité en face : tu allais mourir. J'ai transplané au premier endroit que j'ai pensé, c'est à dire dans une forêt non lointaine de l'autre. »

La jeune femme resta interdite quelques secondes, réalisant.

« - Alors tu m'as... sauvé la vie ?

- J'en ai bien l'impression, dit-il impassiblement. »

Le silence et la gêne s'empara d'Hermione, avant que celle-ci bredouille un « merci » presque inaudible. Elle remercia le blond intérieurement de ne pas rétorquer, et d'accueillir ses remerciements d'un hochement de tête.

Oui mais voilà : les questions elles, ne demeureraient pas muettes et inaudibles. Hermione Granger ne garderait pas pour elle ses doutes qui lui indiquait que cette histoire était complètement ahurissante. Depuis quand, lorsque la situation se présentait, Drago Malefoy venait la sauver des griffes de la mort elle-même ? Depuis quand pouvait-il non seulement compatir, mais laisser tomber son profond égoïsme ? Et depuis quand, réellement, Drago Malefoy venait-il en aide aux Sang-de-Bourbes ?

Elle restait silencieuse.

Soudainement, elle vit que le regard de Drago descendit sur ses jambes nues. Son sang arrêta sa course jusqu'à son cœur et se glaça instantanément. Paradoxalement, une bouffée de chaleur lui enveloppait le visage. Se retrouvait-elle à moitié dénudée devant le regard froid du Serpentard ?

« - Couvres-moi ça, cracha-t-il en lançant une couverture. »

Hermione vexée, couvrit ses jambes de la couverture que Drago lui avait gentillement jeté au visage. Elle essaya de cacher son regard au Prince des serpents, indiquant que le ton écœuré qu'il avait prit en regardant ses jambes l'avait blessé. Elle savait qu'elle n'était plus aussi regardable qu'avant, et même si elle s'en souciait peu, le changement de son corps face à la guerre la faisait tout de même souffrir. Amaigrie, présentant de nombreuses cicatrices aux longueurs variantes, affaiblie.

Drago n'en resta pas moins aveugle, et se mordit la langue face à cette fierté qu'il ne contrôlait pas. Il n'allait tout de même pas à s'abaisser à des excuses pour l'une des personnes qu'il avait le plus détesté à Poudlard, si ? Même si les jambes de la jeune femme n'était pas un supplice à regarder.

« - Qu'est-ce que tu as fait à mon ventre, dit-elle d'un ton froid.

Hermione se maudissait de poser des questions si futiles, alors que des centaines d'autres percutaient son crâne avec violence : comment ? pourquoi ? pour qui ? Dans quel intérêt ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Seul, en plus de ça ? Que cherches-tu à fuir ?

« - Ce que j'ai pu.

- Tu ne pourrais pas me répondre avec plus de syllabes que nécessaire ? Histoire que je comprennes ! D'ailleurs, Malefoy, qui t'as donné le droit de me déshabiller ainsi ? Comment as-tu pu... commençait-elle d'un ton qui dissimulait peu le dégoût.

- Ne crois pas que ce que j'ai vu m'a plu, sainte Granger. Mais il fallait te soigner, sinon mes efforts pour te sauver là-bas n'aurait servit à rien si tu mourrais ici. »

Puis il se leva, n'attendant pas la réponse de la Gryffondor, qui ne venait pas, de toute évidence. Malefoy bouillonnait de rage et recrachait sa colère contre elle, n'acceptant pas que le corps de la jeune femme lui fasse autant d'effet. La seule solution possible était le fait que, voilà bien une dizaine de mois que Drago n'avait pas connu la chaleur d'un corps féminin, et cela lui avait manqué. Et Granger, restait une femme, c'était indéniable. Une femme maintenant, et malgré son corps qui avait vécu et voyagé avec elle, il était là. Et il était bourré du charme de la Gryffondor. Et il s'en voulait au delà du possible de ne serait-ce que penser la désirer.

La jeune femme se mordit la lèvre, extrêmement blessée et tomba à genoux devant le feu. Elle essuya une larme rageusement avec la manche du pull de Drago. L'odeur de celui-ci l'enivrait, et ce serait mentir si elle disait qu'elle ne l'appréciait pas. Cette alcôve mystérieuse et sauvage lui rappelait le personnage qu'était Malefoy : blessant et dur. Le même, envers et contre tout.

Few days later.

La cohabitation pour les jours à venir s'avéra complexe. Les deux anciens élèves de Poudlard ne se regardait et parlait que très peu. Hermione n'osait contrarié l'homme sombre qui partageait la tente avec elle, car même si il avait été clément de la sauver, il pouvait aussi se montrer cruel. Même si le serpent ne lui faisait pas peur. Au contraire, sa compagnie la rassurait : maintenant seule, ne sachant comment retrouver ses deux meilleurs amis, elle attendait ici que le blond lui révèle enfin le pourquoi du comment. Et comme celui-ci ne l'avait toujours pas expulsé de l'endroit où il se trouvait, elle profitait de son aimable hospitalité..

Elle avait pourtant décelé dans le silence du Serpentard, une certaine maturité qu'elle ne lui connaissait pas : celui-ci s'abstenait de tout commentaire puérile, même quand des situations en or se présentaient à lui. Et là était la réelle différence entre le Drago de Poudlard qu'elle avait toujours connu, et ce Drago, seul, mais changé. Pourtant, des centaines de questions s'entrechoquaient dans son crâne, mais elle préférait garder la frustration de ne pas avoir de réponses pour elle.

Hermione se trouvait devant le feu, tentant de se réchauffer les mains, seule, le pull de Drago sur elle. Elle ne l'avait d'ailleurs pas quitté. Celui-ci s'étant absenté, sans donner plus d'informations que ça à la jeune femme. Cependant, elle entendit des craquements de branche aux alentours, et terrifié, elle se releva, baguette à la main. La panique grandissait à mesure que les pas se rapprochaient. Son corps tremblait, et même elle ne s'en était pas aperçu. Sa respiration se faisait difficile, ne trouvant plus l'air nécessaire à ses poumons tellement la panique l'habitait.

Lorsque le voile de la tante s'ouvrit, la jeune femme hurla et Drago laissa tomber le bois qu'il tenait dans les bras, surpris.

Il allait s'énerver lorsqu'il aperçu la détresse de la jeune femme qui vivait une réelle et terrifiante crise d'angoisse. Drago se précipita vers elle, après des jours sans l'avoir même frôlé. Il s'agenouilla en même temps qu'Hermione, qui s'accrochait à son manteau noir désespérément. Des pleurs l'empêchait de respirer à sa guise, et Malefoy entoura son corps chétif avec ses bras puissants.

« - Calme-toi, c'est que moi... Respire, mais respire bon sang ! »

La couleur de la peau de la jeune femme virait au bleuté.

« - Granger! Hurla-t-il. Respire ! Ce n'est que moi ! Inspire, expire !

- J'ess.. J'essayes, murmura-t-elle. »

Le blond la força à respirer normalement, tout en la serrant dans ses bras et lui offrant l'alcôve dont la jeune femme avait de plus en plus de mal à se séparer.

Drago, la souleva comme la première fois, qui datait seulement de quatre jours. Il coucha la jeune femme dans son propre lit, celui qu'il ne lui avait réservé qu'une seule fois. Hermione, après avoir retrouvé une respiration habituelle, s'endormit aussitôt, la tête lourde et douloureuse.

Malefoy partit ramassé le bois qu'il avait fait tomber en entrant, le rangeant rageusement à côté du feu qu'il avait fait plutôt dans la journée. Une colère s'éveilla en lui, incontrôlable, manipulatrice et dévastatrice. Ses gestes étaient brusques et d'une certaine violence, comme si l'ancien Drago ne l'avait jamais quitté...

Merci d'avoir lu.