Assit devant la télévision, Eren était à même le sol, et mangeait calmement son assiette de spaghettis tandis que Rivaille était sur le canapé, son assiette à la main.

Pour le moment, le début de leur colocation démarrait plutôt bien même si ils s'envoyaient des pics de temps à autres. Après avoir fini les devoirs, les deux garçons c'était mis devant la télé, ne sachant trop quoi faire. Il n'avaient échangé que quelques mots, n'aillant pas grand chose à dire. Et c'est comme ça qu'ils c'étaient retrouvaient à manger devant une jeux télévisé à huit heure du soir dans un calme presque religieux. Seule le bruit des assiettes et des couverts venait rompre le calme plat de l'atmosphère.

Eren avala sa dernière bouché avant de boire son verre d'eau. Il s'apprêtais à se lever pour aller mettre son assiette à laver lorsque son téléphone sonna. Soupirant, il l'attrapa, étant sur la table basse, et décrocha avant de coincé son cellulaire entre son épaule et son oreille, afin de pouvoir mieux se lever et amener ses couverts dans l'évier.

-Allô ?

-Yo Eren, comment tu-vas ? La forme ?

-Si on veux, et toi ? Dit-il en posant ce qu'il tenait dans ses mains dans l'évier, avant de reprendre correctement son téléphone, et de se tourner vers le bar, pour croiser le regard de Rivaille qui le fixait sans manger. N'y prêtant pas attention, il retourna à la conversation.

-Tranquille, dit, Sasha, Armin, Jean et moi on vas en boite demain, ça te dit de venir ?

-Heu...

Eren ne savait pas quoi répondre. Il y avait Rivaille maintenant. Certes, il était grand, mais bon. Cela ne se faisait pas de le laisser seule, sans compagnie pendant que lui partait s'éclater en boite.

Sentant le regard insistant du plus vieux sur lui, Eren fit patienté Connie, et s'adressa au plus vieux.

-Quant tu auras fini de me fixer sans manger.

Rivaille ricana avant de reprendre sa dégustation de pâte, laissant Eren peser le pour où le contre. Devait-il être gentil et lui proposer de venir, ou bien devait-il joué les enculer et ne rien lui dire. Soupirant, il redemanda à son ami d'attendre et se ré adressa à Rivaille.

-Il y a Connie qui me propose d'aller en boite demain, tu veux venir ?

-Connie ?

-Un ami à moi.

Rivaille le fixa de nouveau, mais cette fois réfléchissant. Il était surpris. Il ne pensait pas qu'Eren serais le genre à l'inviter en boite. En générale les jeunes ne sont pas du genre à vouloir s'encombrer de personnes adultes. Ils préfèrent être entre eux, tranquille. Libre.

-Pourquoi tu me propose ça à moi ?

-Parce que se serais dégueulasse de te laisser tout seule ici pendant que moi je m'éclate, tien !

Rivaille releva les sourcils, signe qu'il était surpris.

Eren l'invitait à sortir pour ne pas le laisser tout seule ? Non, vraiment, il n'avait jamais vu de personne comme lui. Il était décidément unique en sont genre. Mais bizarrement, cela lui allait bien. Il ne l'imaginait pas dans le rôle de l'ados rebelle et connard qui s'en fou royal de son prochain.

-Tic Tac, j'attends ta réponse moi.

-Comme tu veux.

-Ok.

Reprenant sa conversation avec Connie, il lui affirma qu'il viendrais, et Connie en profita pour demander avec qui il parlait . Eren ne répondit pas, se contentant d'un « Tu verras », signe qu'il ne voulait pas en parler.

Finissant par dériver sur autres choses, il fini par raccrocher un quart d'heure plus tard, Connie lui aillant tenu la jambe. Soupirant, il posa son téléphone sur le comptoir et profita d'être dans la cuisine pour faire la vaisselle, Rivaille aillant eu le temps de terminer de manger et était désormais assit sur l'un des tabourets du bar, à regarder Eren de profil qui travaillait.

Le reste de la soirée se passa dans le calme et la sérénité. Comme il n'a pas beaucoup d'espace, Eren proposa à Rivaille de prendre son lit tandis qu'il dormirait sur le canapé.

-Non, tu dors dans ton lit répliqua presque aussitôt Rivaille d'un air catégorique.

-Je ne vais pas te faire dormir sur le canapé !

-C'est déjà assez gentil de ta part de m'héberger, pas besoins de faire passer mes besoins avant les tiens Le canapé me va très bien, t'en fais pas.

Eren resta un moment devant le canapé où Rivaille était assit. Il venait de le remercier de le prendre à charge. Il n'était pas si insensible que ça en fin de compte. Souriant à Rivaille, il lui souhaita bonne nuit avant de retourner dans sa chambre, pour se glisser sous les draps.

Ses bras derrière sa tête, il fixait son plafond blanc tout en se plongeant dans ses pensées.

Si on lui avait dit qu'un jour, alors qu'il vivrait seule après avoir perdu ses parents, à l'âge de dix sept ans, il hébergerait le petit fils d'une vieille dame malade de qui il s'occupait, et qui était âgé de trente deux ans, il aurait rit au nez de la personne et lui aurait dit d'aller se faire interner d'urgence. Et pourtant, c'était belle et bien réel. Il était là, dans son lit, dans un petit appartement, seule, sans ses parents qui sont mort il y a de cela deux ans, avec dans le salon, sur son canapé, Rivaille, le petit fils bourgeois de Mme Arnaud qui n'a même pas de logement et encore moins de boulot. D'ailleurs, comment se fait-il qu'un homme de famille riche se retrouve en quelque sorte à la rue ? Qu'avait-il fait ou vécus pour passer d'un statut bourgeois à sans abris ? Est-ce que ces parents l'on jeté à la rue ? Ou pire, régné ? Que c'était-il passé ? Il était tout d'un coup envahie d'une curiosité grandissante qui le poussait à se renseigner . Mais bon, le problème, c'est qu'il n'est pas facile le Rivaille. Il est froid et dur. L'air blasé de tous. Ennuyé. Et en plus de ça, très vulgaire. Il se voyait déjà lui demander pour satisfaire sa curiosité et se prendre un vent magistrale, ou une réplique bien sanglante du genre : « Mêle toi de ton cul gamin ! Est-ce que je te demande comment son mort tes parents moi ? Non, alors ne fait pas aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te face. ». C'est tout à fait ça. Il ne le fait pas et en le fera pas, parce que lui-même n'aimerait pas qu'on le lui face. Il serais aussi cinglante dans sa réponse que le serais Rivaille, parce qu'il n'a pas besoins, et personne n'a besoins de savoir. Tout le monde à sa vie privée et ses secrets qu'il garde enfuis au fond de lui-même. Ceux sont des blessures qui ne se voient pas. Et qui ne se verront jamais car il fait partit, lui, ainsi que Rivaille, des personnes qui savent le vrai visage du monde qui les entoures. Et qui est bien loin de celui que beaucoup d'autres voient .Tout beau tout rose. Non. Cruel, vile, froid et méchant, sans couleur. Et les sentiments tel que la joie, l'amour, tout ces sentiments si positives sont ici dans l'unique but de ce consoler de la vrai vie. Car après tout, il vaut mieux mourir en paix que tracassé et remplit de regrets.

Soupirant, Eren fini par se tourner, fermant les yeux, il se laissa sombrer dans un profond sommeil.