Le coin de l'auteure :

Bonsoir !

Cette histoire n'appelait techniquement pas de suite. Mais il s'avère que j'ai des lecteurs adorables et enthousiastes et que je pourrais faire n'importe quoi pour qu'ils soient contents. Du coup, j'ai écrit la suite qu'ils me réclamaient à cor et à cri (j'exagère peut-être un chouïa, là...) En tout cas, voilà la suite, avec la réaction des parents. Je ne sais pas trop quoi en penser, à vous de me le dire.

Bonne lecture !

Bises ;)

Peaseblossom

Disclaimer : cf. chapitre 1

Réponse aux reviews anonymes :

11 février 2015 : Guest : merci beaucoup ! Je suis très contente que ça t'ait plu. J'avoue que le deuxième OS n'était pas du tout prévu au programme, mais c'était assez drôle à écrire. ^^ Merci de ton passage et de ta review. Bises ;)


Hermione se glissa entre les couvertures du lit et se blottit contre Ron. Sa peau dégageait une chaleur bienvenue et elle s'empressa de coller ses pieds gelés contre ses mollets tièdes. Il grommela avant de refermer les bras autour d'elle.

Le matin-même, ils avaient déposé Rose et Hugo à Londres, sur les quais du Poudlard Express. Les vacances de Noël s'étaient, encore une fois, terminées trop tôt à son goût. Elle aimait tellement profiter de ses enfants… Quand ils étaient à Poudlard, elle avait l'impression de ne pas les voir grandir. Même si elle devait bien admettre que leur absence prolongée avait quelques points positifs, en particulier quand venait l'heure de se mettre au lit…

Elle secoua la tête en réprimant un léger fou rire et ses pensées se tournèrent vers un autre sujet fâcheux.

« Tu sais, Ron, je crois que Rose est amoureuse. »

Elle sentit la respiration de son mari se bloquer une brève seconde.

« Je te demande pardon ?

- Oh, ne joue pas à ça avec moi, gronda gentiment Hermione. Tu as parfaitement compris ce que j'ai dit. »

Un silence songeur, s'abattit sur la chambre baignée de pénombre.

Pendant toutes les vacances, Rose lui avait semblée étonnamment rêveuse. De temps à autre, un sourire passait sur ses lèvres comme une ombre, sans raison apparente. Et elle avait passé des heures entières dans sa chambre, à envoyer des hiboux et à attendre leur retour avec une impatience à peine contenue, ce qui était loin d'être dans ses habitudes. Pour elle, il n'y avait guère de doutes à avoir. Rose était amoureuse.

« Tu en es sûre ? Elle te l'a dit ? » demanda avidement Ron au bout d'un temps nécessaire à la digestion de l'information.

Hermione leva les yeux au plafond. Vu qu'ils étaient dans le noir presque complet, cela n'eut pas grand effet mais qu'importe.

« Non, elle ne me l'a pas dit. Mais une mère sait voir ce genre de choses. »

Elle put presque voir une expression renfrognée se peindre sur le visage de Ron malgré l'obscurité. Néanmoins, il ne remit pas en cause son intuition, ce qui était déjà beaucoup. Ron était du genre à polémiquer pour un oui ou pour un non.

N'empêche, Ron était beaucoup trop surprotecteur avec sa fille. Hermione avait légitimement pu penser qu'en lui donnant le temps de se faire à l'idée qu'un jour, sa petite fille chérie lui échapperait, que quelqu'un parviendrait à lui voler son cœur, il ne jouerait pas au père jaloux et suspicieux. Mais de toute évidence, elle avait encore du pain sur la planche.

« De qui crois-tu qu'elle pourrait être…amoureuse ? »

Ce mot semblait lui écorcher la langue. Et elle voyait bien qu'il était tendu. Hermione songea mentalement à avoir une petite discussion avec Rose avant qu'elle n'annonce officiellement la chose devant son père, histoire qu'elle ne joue pas à la brute de décoffrage qu'elle pouvait être parfois. Elle tenait ça de son père. Et Merlin merci, Hugo n'avait pas récupéré ce travers typiquement Weasley. Elle avait déjà bien assez à faire avec deux représentants de l'espère à demeure.

« Le fils de Neville, peut-être ? réfléchit-il à voix haute. Ou peut-être l'un des jumeaux de Luna ? Ils s'entendaient bien, non ?

- Ron, tu ne facilites vraiment pas les choses, tu sais ? soupira-t-elle.

- Qu'est-ce que j'ai encore dit ? » s'indigna-t-il.

Elle secoua la tête. Elle se releva pour pouvoir regarder son mari. Malgré l'obscurité générale, un faible rayon de lune faisait briller ses yeux comme deux étoiles d'obsidienne.

« Ce n'est pas parce que tout le monde savait avant nous que nous allions finit mariés qu'il faut que ce soit la même chose pour tes enfants. Laisse-les faire leur choix. C'est leur vie, pas la tienne. »

Ron grommela quelque chose qu'elle ne comprit pas mais qu'elle n'aurait sûrement pas apprécié. Elle décida de passer outre et posa la tête sur le torse de Ron.

« Je préférerais quand même que…

- Ne va pas embêter Rose avec ça, le coupa Hermione d'un ton définitif. Je te l'ai dit pour que ne réagisses pas bêtement le jour où elle se décidera à nous en parler, pas pour que tu la fliques. C'est son secret. »

Ron ne protesta pas et la chambre retomba dans le silence. Hermione laissa Ron méditer sur la question et entreprit de s'endormir, bercée par les battements réguliers de son cœur qui s'accordait si bien au sien.

Puis soudain :

« Hermione, ça veut dire quoi « fliquer » ? »


« Scorpius nous cache quelque chose, » décréta Drago.

Astoria leva les yeux de son livre. Son mari retira sa robe de chambre et se glissa à ses côtés. Il avait son air pensif des mauvais jours, ceux où quelque chose l'inquiète et où une ride d'inquiétude barre son front.

« Et quoi donc ? » fit-elle en cherchant son marque-page.

Drago souffla la chandelle sur sa table de chevet. Il se contorsionna, faisait gémir les lattes du sommier et se tourna vers elle.

« Je ne sais pas. Mais il a été distant pendant toutes les vacances, comme s'il avait peur qu'on apprenne qu'il avait fait quelque chose de louche. Il avait l'air presque soulagé de prendre le train. Tu te rends compte ? Ce n'était jamais arrivé. Je te dis qu'il nous cache quelque chose. »

Astoria réprima un sourire amusé. Sous les airs de grand seigneur qu'il voulait se donner, Drago était un père possessif et excessif, dans le bon comme dans le mauvais sens, bien plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer, à la vérité. A dire vrai, elle n'aurait jamais réussi à voir son mari en papa gâteau et pourtant, c'était bien arrivé. Quand Scorpius était petit, c'était tellement drôle de le surprendre dans des positions aussi étranges qu'inattendues ou adresser des grimaces improbables à son fils. Mais depuis peu, il se rendait compte que Scorpius grandissait, qu'un jour il partirait en les laissant seuls dans ce grand manoir silencieux. Et elle était certaine que cette perspective effrayait Drago bien plus qu'il ne voudrait jamais l'admettre.

« Pourquoi tout de suite penser au pire ? Tu ne crois pas qu'il pourrait simplement être amoureux ? » répondit-elle en refermant son livre.

Elle posa l'ouvrage sur sa propre table de chevet et se tourna vers son mari. Une mèche blonde pendouillait piteusement sur son front et elle la remit tendrement en place. Son regard gris était perplexe.

« Amoureux ? Non, impossible.

- Qu'est-ce que ça a de si improbable ? répliqua-t-elle doucement. Il a seize ans, ce serait tout à fait normal. Ne me dis pas que tu n'es jamais tombé amoureux à seize ans. »

Astoria se rendit compte trop tard de son erreur. Une ombre passa sur le front de Drago. Il bascula sur le dos et fixa le plafond.

« J'étais bien trop occupé à sauver ma peau. »

Elle n'aurait jamais dû évoquer cette période. Elle savait que de temps à autre, les souvenirs trop violents de ce qui s'était passé plus de vingt ans plus tôt l'empêchaient de dormir. Astoria souffla sa chandelle pour se donner une contenance et masquer le trouble qu'il lirait dans ses yeux. Elle essayait simplement de le tranquilliser quant à la situation de leur fils. Souplement, elle fit volte-face et s'allongea. Elle pencha la tête pour la poser sur l'épaule de son mari.

« Quoi qu'il en soit, reprit Drago, pourquoi Scorpius aurait honte d'être amoureux ? Il n'aurait pas été si… angoissé si ce n'était que ça.

- Mais si c'était vraiment grave, il nous en aurait parlé. »

Le reniflement peu convaincu de Drago fut on ne peut plus éloquent. Astoria soupira. Depuis deux ou trois ans, Drago et Scorpius ne savaient plus comment se parler. Un effet secondaire du malaise adolescent et de la crise de la quarantaine conjuguées, selon Astoria. Elle voyait mal comment expliquer la distance qui s'était progressivement installée entre les deux hommes de sa vie.

« Il m'en aurait parlé à moi, » insista fermement Astoria.

Et c'était la vérité. Sa relation avec son fils était beaucoup plus détendue. Si quelque chose l'avait sérieusement inquiété, il lui en aurait parlé à elle, même s'il avait eu trop peur d'en parler à son père.

« Cesse de te faire du souci, conseilla-t-elle en se nichant contre lui. Je suis certaine qu'il va bien. »


Le quai 9 ¾ était bondé, grandes vacances oblige. Un brouhaha informe planait sur la voie comme à chaque fin d'année scolaire. Le Poudlard Express venait tout juste d'entrer en gare et les premiers élèves commençaient à en descendre. Des exclamations de joie, des appels fusaient dans tous les sens.

Bref, une joyeuse pagaille.

Scorpius se tourna vers Rose, le regard vide et angoissé. Sa nervosité n'avait cessé de grimper depuis qu'ils avaient quitté la gare de Pré-au-Lard. La veille, ils avaient décidé de ne plus se cacher face à leurs parents, ne serait-ce que pour ne pas devoir rester éloignés l'un de l'autre durant les deux mois des vacances scolaires. Et depuis, Scorpius était tendu.

Rose était un peu inquiète elle aussi mais tâchait de ne rien en montrer. Elle était à peu près certaine que sa mère se doutait de quelque chose et elle lui faisait confiance pour tempérer la réaction de son père. Mais visiblement, Scorpius n'avait pas les mêmes assurances. Elle avait eu beau lui dire que leurs parents étaient des adultes responsables qui ne se risqueraient pas à causer un esclandre en public, il n'avait pas semblé du tout rassuré.

Et à présent, c'était à leur tour de descendre du train et Scropius était pâle comme la mort. Rose le força à la regarder dans les yeux.

« Respire, Scorpius, ordonna-t-elle. Tout va très bien se passer.

- Ce n'est pas une bonne idée. »

La jeune fille pencha la tête sur le côté, agacée.

« On était d'accord et je refuse de renoncer maintenant. Il faudra bien qu'ils s'y fassent, décréta-t-elle. Et s'ils ne sont pas contents, c'est leur problème.

- Eh, vous descendez là ! pesta une voix derrière eux.

- Une seconde ! » rétorqua Rose.

Son regard brun se tourna de nouveau vers son petit-ami.

« Détends-toi. Ne leur montre pas que tu as peur et personne ne sera blessé. »

Sur ce, elle poussa Scorpius qui se retrouva bien obligé de descendre sur le quai. La foule était tellement compacte que c'était à peine s'il avait assez de place pour poser sa valise. Il se tourna mécaniquement vers Rose et tendit le bras pour l'aider à descendre sa volumineuse malle. La jeune fille descendit à son tour, soudain étourdie par le bruit. Un panache de fumée échappa à la locomotive avec un long sifflement et se dispersa comme une brume grisâtre sur le quai.

Ils se décalèrent pour laisser les autres sortir à leur tour. Rose glissa sa main dans celle de Scorpius et la serra, autant pour sentir la chaleur de sa peau que pour le rassurer de sa présence. Il s'y accrocha fermement, les doigts raides.

« Je suis là, » souffla-t-elle à son oreille.

Il tourna son regard bleu vers elle, tâchant de paraître aussi impassible qu'il le pouvait. Elle balaya tendrement une mèche blonde de son front en lui souriant d'un air rassurant. Elle se haussa sur la pointe des pieds pour embrasser Scorpius.

Un hoquet de stupeur sur sa droite la força à se détacher à contrecœur du jeune homme. Elle se tourna vers les intrus et croisa le regard abasourdi de son père. Jusque-là, rien d'inattendu. Elle vit sa mère lui envoyer un coup de coude dans les côtes et lui adresser un regard empli d'un avertissement ferme. Puis elle se tourna vers le jeune couple.

« Bonjour, Rose.

- Maman ! »

La jeune fille se précipita pour la serrer dans ses bras. Elles se séparèrent après quelques secondes.

« Ton frère n'est pas avec toi ? s'étonna sa mère.

- Non. Il a fait le voyage avec ses amis. »

Elles échangèrent un sourire complice et au fond d'elle, Rose sentit un léger poids s'en aller. Parce qu'elle savait bien que Drago Malefoy et sa mère ne s'étaient jamais très bien entendus et qu'il demeurait un risque qu'elle n'accepte pas très bien que sa fille sorte avec le fils du concerné.

« Bonjour, Scorpius, » ajouta-t-elle doucement à l'attention du jeune homme.

Cela sembla réveiller Ron de son apathie et il en profita pour fusiller Scorpius du regard. Le jeune homme préféra concentrer son attention sur le visage plus ouvertement amical d'Hermione, ce que Rose ne pouvait vraiment pas lui reprocher.

« Bonjour, madame Weasley, salua-t-il poliment.

- Scorpius, qu'est-ce que tu fais ? intervint une voix impatiente. Ça fait une éternité qu'on t'attend. »

Rose vit Scorpius fermer les yeux. « Les ennuis commencent, » soupira-t-elle intérieurement. Elle se rapprocha imperceptiblement de son petit-ami.

« Papa, Maman. »

Mais Drago Malefoy ne l'écoutait plus et gardait le regard fixé sur les Weasley. Un silence tendu s'installa.

« Ne me dis pas que c'est ce que je pense… » gronda le père de Scorpius d'une voix étonnamment grave.

Rose décida de prendre les choses en main et entrelaça ses doigts à ceux de Scorpius.

« J'ai bien peur que oui, » répondit-elle.

L'atmosphère devint soudain polaire. Ron et Drago Malefoy se dévisageait avec cet éclat hostile dans le regard qu'elle avait tant redouté de voir. « Ce sont des adultes responsables, s'admonesta-t-elle mentalement. Ils ne vont pas s'entretuer. Respire. »

Fort heureusement, Hermione avait un don pour la diplomatie, ce qui n'était pas plus mal pour une aspirante Ministre de la Magie. Rose lui aurait sauté au cou pour la remercier si elle avait pu.

« Comment allez-vous Astoria ? » demanda-t-elle affablement.

La mère de Scorpius parut décontenancée une brève seconde mais elle renvoya un sourire hésitant à Hermione.

« Très bien, je vous remercie. Je ne m'attendais pas à vous voir ici. Vous devez avoir énormément de travail avec votre candidature. »

Hermione sourit.

« Oh oui, mais je garde toujours un peu de temps pour mes enfants. »

Rose sentit Scorpius se détendre légèrement mais son regard restait bloqué sur son père qui n'avait pas lâché Ron des yeux. Tous deux se dévisageaient comme s'ils envisageaient sérieusement de se sauter à la gorge. Une veine violacée battait furieusement sous l'oreille de son père, ce qui ne la rassurait guère.

« Papa ! »

Ça, c'était Hugo. L'enthousiasme de son frère retomba dès qu'il sentit l'atmosphère glaciale qui régnait sur cette partie du quai.

« Hugo ! s'écria Hermione. Merlin tout-puissant, tu as encore grandi, toi. »

Ron tapota la tête de son fils d'un air distrait et s'éloigna. Rose le regarda faire, les sourcils froncés. Qu'est-ce que… C'est à ce moment qu'elle se rendit compte que le père de Scorpius avait profité de la confusion occasionnée par l'arrivée d'Hugo pour s'éclipser également. La jeune fille eut soudain un mauvais pressentiment. La situation lui échappait totalement, à supposer qu'elle l'ait eu en main à un moment ou à un autre. Elle échangea un regard avec Scorpius qui lui, semblait tout à fait paniqué. Elle lui enjoignit du regard de se calmer.

Rose se haussa sur la pointe des pieds, espérant apercevoir une tête blonde ou rousse, quelque part dans la marée humaine qui peu à peu se dirigeait vers la barrière. C'était tellement facile de disparaître dans une telle foule… Par les caleçons de Merlin, qu'est-ce qui leur était passé par la tête ?

La jeune fille croisa le regard de sa mère qui remarqua immédiatement que quelque chose n'allait pas. Dès qu'elle constata l'absence conjointe de son mari et de Drago, elle leva les yeux au ciel. Et en même temps, Rose vit s'allumer une inquiétude sourde dans son regard.

« Ces hommes… » maugréa-t-elle.

De son côté, Scorpius discutait à voix basse avec sa mère.

« Si ton père fait une bêtise, je te jure que je l'étripe, gronda Hermione. Tu l'as vu partir ?

- Quelque part par-là, fit Rose, mais avec cette foule, c'est dur à dire.

- Ils n'ont pas pu aller bien loin. Ils doivent bien se douter qu'on va les chercher. Mais quels imbéciles… »

Elles furent toutes deux rejointes par Scorpius et sa mère.

« C'était à prévoir, nota Astoria avec justesse.

- Ils auraient pu faire un effort, tout de même. Où ont-ils pu aller ? »

Ils passèrent les minutes suivantes à aller et venir le long du quai qui commençait sérieusement à se vider à la recherche des deux pères fugueurs. En vain. Merlin seul savait où ils avaient pu aller se fourrer. Rose sentait l'agacement la gagner en même temps que l'inquiétude. Si son père n'était pas si borné… Si… S'il avait pu abandonner quelques minutes son étroitesse d'esprit… Peut-être qu'ils n'en seraient pas là.

« Ils n'ont pas pu disparaître comme ça…. » soupira Astoria.

Finalement, ils n'eurent pas à chercher beaucoup plus longtemps. Une poignée de minutes plus tard, Ron et Drago revenaient l'un à côté de l'autre, pas souriants mais nettement plus détendus. Et accessoirement, le premier arborait un bel œil au beurre noir, et l'autre une lèvre fendue et une arcade sourcilière en sang.

Hermione et Astoria échangèrent un regard empli de soulagement, d'indignation et d'exaspération. Mais les deux hommes se dirigèrent directement vers Rose et Scorpius, sans accorder d'attention au regard furibond de leur épouse respective.

« Pas de blague avec ma fille, » prévint sévèrement Ron à l'adresse de Scorpius.

Le jeune homme déglutit et hocha frénétiquement la tête.

« Mais ça vaut pour toi aussi, Weasley, » ajouta Drago en regardant Ron.

Hermione et Astoria les rejoignirent à ce moment et se mirent en devoir de réprimander leur mari comme il se doit pour leur imbécilité chronique.

Rose se tourna vers Scorpius.

« Finalement, ça ne s'est pas si mal passé, » fit-elle avec un sourit hésitant.

Scorpius lui adressa un sourire tout aussi incertain.

« Tu as sans doute raison. »

Il glissa un bras autour de la taille de la jeune fille et elle appuya la tête contre son épaule.

« Au moins, personne n'est mort, » murmura-t-il.