Héhéhé ! Me revoilà ! Je susi vraiment contente que ça vous plaise toujours ! Et surtout que la relation Rizzle soit à votre goût !
Je vois que le personnage de Korsak plait aussi. Je ne le voyais que comme ça dans ma FF, pas dans un autre rôle.
Et pour Hoyt … Il me le fallait pour faire avancer l'intrigue de l'histoire ! Héhéhé vous verrez bien ce qu'il va faire plus tard !
Et L.I.E, je suis peut être stupide, mais je n'ai pas compris ton adresse mail ( J'ai préféré supprimer le commentaire, que tu n'es pas trop de soucis ^^.)
Après cette FF, il y aura sûrement une suite. Tout dépendra de comment je publie, mon imagination et ma motivation !
Encore une fois, désolée pour les fautes. Je ferais une correction groupé plus tard. Je remplacerais les chapitres pas corrigés pas ceux qui le seront.
Voili, voilou, sur ce, bonne lecture !
Sur le pas de la porte, Jane était figée sur place. Elle n'osa pas bouger lorsque Maura releva son regard vers elle. Pourquoi diable cette femme était si curieuse ! D'un côté, c'était attendrissant, d'un autre côté cela pouvait se révéler … Gênant, comme cette situation. La jeune bourgeoise avait décidé de regarder de plus près la toile, son côté critique d'art avait refait surface. Elle avait remarqué le surélève ment de la toile et avait décidé de regarde ce qu'il y avait dessous. Mais elle ne s'était pas attendue à voir une toile comme celle ci. La jeune femme était gênée, mais en même temps … Flattée. Elle qui voulait faire tomber Jane dans ses bras, elle savait que ce serait simple. La brune la désirait déjà, il lui faudrait un petit coup de pouce afin de la faire chuter.
Jane se racla la gorge gênée et sans un mot, s'approcha de ses toiles afin de les rassembler. Elle ne jeta aucuns regard vers son amie, elle ne voulait pas croiser son regard dégoutté. Murée dans un silence étrange pour les deux jeunes femmes, elle se rhabilla et commença à quitter la chambre lorsque la voix de Maura s'éleva, dure :
« -Tu comptes fuir ? »
Jane s'arrêta mais ne regarda pas la blonde. Cette attitude agaçait la jeune bourgeoise. Elle se déplaça jusqu'à être derrière la brune. D'une voix plus douce, elle demanda :
« -Jane, regarde moi. »
Jane voulait obéir à cette ordre, si doux, mais elle se retint. Si elle regardait l'autre jeune femme, elle craquerait. Elle serra les poings, et contracta ses épaules. Elle tentait de se fermer hermétiquement à cette femme qu'elle désirait avec tant d'ardeur.
Maura remarqua de suite les changements physiques de son vis-à-vis et fronça les sourcils. Elle réitéra sa demanda d'une injonction plus directe, elle en avait marre de jouer au chat et à la souris. La jeune femme avait peint ce tableau, qu'elle assume !
« -Regarde moi ! »
Encore une fois Jane ne réagit pas. Le seul petit élément qui trahissait son envie d'obéir était le tremblement de ses épaules. Au bouts d'une minute, Jane craqua et se tourna vers la blonde, son regard trahissait l'envie et le désir qu'elle ressentait. Maura en fut surprise au départ et regretta son choix. Jane avait un regard bestial, comme si elle allait lui sauter dessus. La tenue qu'elle portait n'aidait pas non plus Jane à garder son calme. En effet, Maura portait seulement une robe de chambre qui modelait son corps et qui laissait apparaître ses formes plus que de raison. Jane préféra mettre une distance de sécurité entre elles afin de ne faire aucune erreurs. Maura attendait des explications, les bras croisés sur sa poitrine dans une posture autoritaire.
Jane émit un rire sans joie avant de prendre la parole, acide :
« - Qu'est ce que tu veux que je te dise ? Que je pense à toi autrement que d'une façon amicale ? Que je te veux ? J'aurais préféré le garder pour moi, être à tes côtés me suffisait. Je pense que je ne reviendrais plus, excuse moi. »
Lors de sa tirade, une larme solitaire avait roulé sur sa joue. Cela bouleversa Maura plus qu'elle ne l'aurait pensé. La jeune femme voulait seulement que Jane lui avoue qu'elle la désirait. La blonde s'approcha de l'autre jeune femme, mais cette dernière recula à nouveau. D'un geste brusque, Maura lui saisit le poignet et la remmena vers elle avant de l'embrasser. Jane en fut surprise au début et la repoussa violemment, lui lançant un regard mauvais. Maura n'y fit pas attention et la réembrassa. La brune tenta de se débattre, mais Maura l'avait plaqué contre la porte de sa chambre avant de coller son corps contre le sien.
Jane était obligée de subir cette douce torture, mais elle refusait d'y participé malgré son envie. Elle resta passive, pour faire comprendre à la blonde que ses provocations ne marchaient pas. Maura soupira d'exaspération et murmura a l'oreille de la brune :
« -Tu n'es pas la seule à vouloir ce genre de choses ... »
Jane frissonna et se retint à nouveau de réagir. Souvent les Bourgeois, faisaient ce genre d'expériences seulement pour s'amuser. Bien qu'elle en ai envie, Jane ne voulait pas lui donner satisfaction. Son attitude énervait Maura. Elle qui était habituellement si calme s'exclama :
« -Mais si toi aussi tu en as envie, pourquoi tu ne réagis pas ?! »
« -Parce que je n'ai pas envie de n'être qu'une expérience. »
La réponse de Jane était froide et blessa la blonde. Celle ci se recula et libéra la brune avant de s'asseoir sur son lit. Elle tentait de rester digne, même si ce que Jane lui avait été vrai. Maura ne voulait que tenter une nouvelle expérience.
Jane se retourna et partit. Dans le couloir Barry Frost, le serviteur de Maura l'arrêta pour lui demander ce qu'il se passait. Il était gentil, et Jane l'aimait bien, mais là, elle ne voulait pas parler. Elle s'excusa rapidement et descendit les escaliers sous les regards peinés des deux occupants de la maison.
La brune se rendit rapidement jusqu'à chez elle où elle retrouva sa mère :
« -Jane ! Mais où étais tu passée ! Je me suis fais un sang d'encre ! »
« -Désolée Ma', j'ai dû passer la nuit chez Maura … Elle ne se sentait pas très bien et avait besoin de moi. »
« -J'espère qu'elle va bien cette petite … Murmura Angela. »
« -Oui, elle va bien, mentit Jane. J'ai du travail, je vais à l'atelier. »
Une fois dans son repaire, Jane se laissa aller. Elle se défoula sur les murs jusqu'à ce qu'elle entende ses os craquer. Elle s'adossa au mur et se ramassa sur elle même. Pourquoi diable cela faisait il si mal ? Elle s'était beaucoup trop attachée à Maura et cela aller la détruire. Elle ne pouvait pas vivre sans elle, mais Maura, elle, le pourrait.
Elle se saisit de la toile qu'elle avait commencé lorsque la blonde dormait et l'observa quelques instant avant de la placer sur le chevalet et la continuer. Maura était une Reine, et il fallait lui rendre grâce. Jane se saisit de sa palette et de son pinceau avant de continuer son œuvre. Elle rajouta une sorte de couronne de rose à sa belle pour souligner la beauté de ses lèvres et entremêla à ses cheveux des pétales rouges, comme si elle en était recouverte. La blonde semblait être couché sur de l'herbe recouverte d'un tapis de fleurs. Son expression était sereine et l'on pouvait comprendre qu'elle était heureuse d'être là.
Une fois que Jane eut mis la touche finale à sa toile elle s'éloigna pour l'observer de loin. Un sourire naquit sur son visage, cela représentait parfaitement la véritable Maura. Elle fut sortie de ses pensées lorsqu'elle entendit un léger ' toc toc' résonner contre la porte en bois. Elle se retourna et sa bouche forma un 'O' silencieux. Maura se tenait là, devant elle dans une tenue sobre afin de se fendre dans la masse. Elle s'avança vers Jane et lui murmura :
« -Je suis désolée Jane, je ne voulais pas … Je regrette tellement ce que je t'ai fais tout à l'heure. »
Son regard était sincère et Jane ne put s'empêcher de s'avancer vers elle et de la prendre dans ses bras. L'étreinte dura un moment avant de Maura ne se recule afin d'observer à son tour le tableau. Elle était estomaquée. La toile était si belle qu'elle ne pouvait croire que c'était pour elle qu'elle avait été peinte. Que c'était elle qui avait servit de modèle. Plusieurs larme de joie perlèrent sur ses joues rosées. Elle ne savait pas quoi dire. Il n'y avait aucun mot pour décrire ce qu'elle voyait.
Devant sa réaction, Jane ne put que sourire. Elle s'approcha de la toile et dit en la désignant :
« -Elle est pour toi. »
Maura la regarda et ne put que hocher la tête. Aucuns sons ne voulait sortir de sa gorge. Puis elle commencèrent à parler de tout et de rien afin de dissiper le malaise qui s'était instauré plus tôt. Le temps passa rapidement et lorsque la pièce ne fut plus éclairé que par un mince rayon de soleil, Maura paniqua :
« -Mince ! C'ést aujourd'hui que je dois officiellement rencontrer Charles Hoyt … Je ne veux pas Jane ... »
« -Courage Maura, il le faut. Je passerais après la fête, je demanderais à Frost de me faire entrer, je te le promet. »
« -Merci … Murmura la jeune blonde. »
La jeune femme rentrait à peine de chez Jane lorsque Barry Frost, son jeune valet, lui annonça que Charles Hoyt avait prévu de passer dîner dans la soirée. Maura devint livide et Frost ne put que lui lancer un regard compatissant. Le jeune homme savait à quel point Maura détestait, haïssait même cette homme.
Elle devint livide à l'entente de la nouvelle et une panique sans nom la saisit. Elle n'était pas prête et portait encore le vêtement qu'elle avait emprunté à la vieille Germaine pour aller voir Jane.
Quatre à quatre, elle monta les escaliers et stoppa sa course devant sa porte. Elle s'était figée lorsqu'elle avait vu la personne qui attendait dans la pièce. Sa mère se tenait face à elle les bras croisées sous la poitrine et l'expression mauvaise.
Maura déglutit en voyant son aînée la scruter de haut en bas. Quand enfin, elle prit la parole, ce fut d'une voix froide :
« -Tu étais avec Elle, n'est ce pas ? Ne t'avais pas interdit de la voir en dehors de vos séances ? Déjà que je la tolère à peine ici ! Elle va te pervertir ! »
Maura serra les poings et baissa la tête, se retenant de dire le fond de sa pensée. La femme ne comprendrait pas, elle était bien trop engrenée dans son système bourgeois et elle ne pensait qu'à l'argent et à sa réputation. Pour elle, le bonheur de sa fille passait après son bonheur a elle. Si Maura n'était pas parfaite, Constance Isle lui donnait une correction pour qu'elle le soit et ainsi de suite. Il fallait que Maura ait un mari riche, c'était pour cela que son père avait accepté la demande en mariage de Charles Hoyt.
La blonde sursauta lorsqu'elle sentit une brûlure sur sa joue, sa mère venait de lui mettre une claque.
« -Tu m'écoutes quand je te parle, tu as compris ? »
« -Oui, mère, ne put s'empêcher de murmurer la jeune femme. »
« -Bien ! Johanna, vient ici et donne un bain à mademoiselle pour qu'elle soit présentable et arrête d'empester la crasse. »
« -Bien Madame, s'inclina la dite Johanna. »
Johanna était la servante personnelle de Constance Isle, elle faisait tout ce qu'elle lui demandait, même les tâches les plus ingrates. La jeune femme avait un visage qui rappelait celui d'une fouine et des cheveux d'un roux éclatant. Son regard était mauvais, tout comme celui de sa mère. Maura ne l'appréciait pas du tout, mais elle n'avait le droit de rien dire.
La blonde suivit la jeune servante jusqu'à la salle d'eau où trônait un baque en bois simple remplit d'eau. Maura frissonna en l'apercevant, se disant que l'eau devait être glaciale.
Une fois qu'elle eut finit de se déshabiller, elle se glissa dans l'eau et retint de justesse un petit cri. Elle avait raison, l'eau était glacée.
A cette vue, Johanna ne put s'empêcher de sourire. Voir sa jeune maîtresse dans une situation comme celle ci la ravissait. Pour elle, Maura ne méritait pas de faire partie de la famille Isle.
« -C'est la punition de votre mère pour ne pas lui avoir obéit. Maintenant, tournez vous que je vous frotte le dos. »
Maura fit ce qu'on lui demandait et grimaça en sentant l'épaule sèche et dure lui frotter sa peau sensible. Elle grimaça encore plus lorsque Johanna lui rinça le dos avec de l'eau encore plus gelée. Celle ci s'en amusait et cela n'échappa pas à Maura qui lui lança un regard noir.
La torture dura une dizaine de minutes jusqu'à ce qu'elle termine de s'habiller.
Maura enfila une robe pourpre qui mettait en valeur ses formes ainsi que son visage et ses yeux en particulier. Johanna souffla de dépit. Pourquoi était elle obligée d'être aussi belle ? Ne pouvait elle pas être laide ?
La jeune femme descendit les escaliers au même moment ou Charles Hoyt toqua à la porte. Monsieur Isle lui ouvrit et le salua avec enthousiasme :
« -Conte Hoyte ! Je suis ravi de vous voir ! »
« -Tout le plaisir est pour moi, répondit l'invité d'une voix traînante, en observant Maura. »
Charles Hoyt était un homme d'une quarantaine d'années aux cheveux grisonnants. Un sourire qui se voulait amicale était plaqué sur ses lèvres, mais ses yeux étaient si froids, si cruels qu'ils cassaient l'illusion.
Ses parents le guidèrent vers un salon dans lequel ils se posèrent avant le dîner, parlant beaucoup de politique. Mais Hoyt, avait son regard rivé sur Maura. Cela la mettait mal à l'aise et elle ne savait pas comment réagir. La soirée se passa tout le long comme ça, et Maura parla peu, tentant tant bien que mal de disparaître.
Ses parents les laissèrent seuls afin de donner quelques indications à leurs serviteurs et Charles Hoyt en profita pour demander :
« -J'ai entendu dire que vous serviez de modèle à une jeune peintre très douée ? »
« -Oui, vous avez raison, Jane est une excellente peintre ! »
Hoyt sembla pensif, puis il demanda :
« -Puis je voir une de ses œuvres ? »
Maura était méfiante, mais elle se devait d'accéder à sa requête, sinon ses parents le lui feraient payer. Elle le guida jusqu'à sa chambre et lui désigna la toile que Jane avait fait d'elle le matin même.
« -Elle est sublime. Vous pourriez passer le bonjour à Jane Rizzoli de ma part … ? »
L'homme s'était rapproché de Maura et lui avait susurré ses mots à l'oreilles. Maura était abasourdie. Pourquoi l'avait il appelé Jane Rizzoli … ? Jane Rizzoli comme la jeune femme qui avait assassiné son mari avant de fuir avec sa famille … Elle ne pouvait pas croire que c'était elle. Maura se retourna vers l'homme mais ce dernier était repartit discrètement. La jeune femme s'addossa à sa porte et se prit la tête entre les mains. Il mentait, n'est ce pas ? Sa Jane serait incapable de faire ça …
