Disclaimer : Tout appartient à S. Meyer, sauf bien entendus les personnages ajoutés par moi-même, ainsi que l'histoire d'Enée.
Bonjour à toutes ! Merci pour celles qui ont laissés des reviews :).
Voici le premier chapitre, et donc la suite de l'extrait que j'ai déjà posté.
J'espère que ça vous plaira, et n'hésitez pas à laisser un petit ou grand commentaire ! C'est toujours utiles pour s'améliorer et aussi très gratifiant.
Je risque de me répéter, mais ce sera une courte nouvelle, avec des chapitres plus ou moins longs.
Si jamais à la fin de cette histoire (si vous allez jusqu'au bout), vous voudrez une suite, vous pourrez me le dire en mp ou en review.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.
PS : (N'ayant pas de Beta, il est possible qu'il y ai des fautes, et je m'en excuse.)
Je souris de toutes mes petites dents bien blanches. Et je sautais au cou de ce garçon merveilleux.
«- Merci ! Merci ! Merci ! Tu ne peux pas savoir comment ça me soulage que tu sois avec moi ! Je vais essayer de bloquer ma télépathie du mieux que je peux pour ne pas tuer quelqu'un! Et puis aussi l'autre pouvoir … mais t'inquiètes ! J'ai réussis à le bloquer presque définitivement. »
Il rigola, et je me surpris à faire de même. Je lui fis un bisou sur la joue et m'en alla en direction de la villa, ou le monde commençait à affluer. Je devais me dépêcher pour pouvoir parler à Bella.
J'ouvris la porte d'entrée en faisant comme chez moi. Qui m'en voudrait, et en me servant de ma capacité à entendre les pensées, j'entendis celles de Bella à l'étage. Seule ? Je n'entendais qu'elle. Je refermais mon don comme on éteint une radio. Personne ne faisait attention à moi. A vrai dire, en deux ans j'avais beaucoup changé. Si avant j'étais banale, j'avais maintenant les cheveux noirs, mes yeux étaient gris, ma peau très pale en dépit du soleil et j'avais une bouche pulpeuse. Certains disait que j'étais le portrait craché de Grace Kelly, mais en brune. Soit, pourquoi pas. Mais on ne pouvait donc pas me reconnaître. En effet, ces petits changements étaient dus à mes pouvoirs, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs. Mais pour exemple avant j'avais les yeux marron, comme ceux de ma sœur. Si je ne pouvais pas expliquer ce fait, j'avais dû l'accepter.
Je réfléchis l'espace d'un instant et je me décidais. En montant les escaliers, je sentis des regards se poser sur moi, mais je n'y prêtais pas attention. Ils devaient surement se demander qui j'étais pour pouvoir grimper là-haut. J'ouvris une porte qui, normalement, devait donner sur ma sœur.
« SURPRI ... »
Je ne finis pas ma phrase car plusieurs personnes me regardaient avec incrédulité ? Non, avec dégoût. Je croisais les bras sur ma poitrine. J'étais dans une sorte de bureau rond, où un tas de livres se cumulaient autour de trois canapés en cuir brun où était assis le petit comité. J'ouvris la bouche pour parler. Non pas après avoir détaillé toutes les personnes. Six hommes avec des capuchons cachant leur visage. Seulement deux personnes avaient les leur à découvert, un homme et une fillette blonde. Ils avaient des yeux étranges, rouge pour la fille, mais je voulais vite partir, donc je n'y prêtais pas attention.
« Excusez-moi, je croyais avoir entendu Bella penser.. Euh parler ! Oui parler. On ne peut pas entendre quelqu'un penser n'est-ce pas ? »
Je ris nerveusement, et je continuais en fixant mes pieds. Telle est la meilleure façon de se faire passer comme inoffensif. Et je repris la parole comme personne ne me parlait.
« Je suis la sœur de Bella. Oui je sais, personne n'a jamais entendu parler de moi, c'est normal ! Maintenant, si vous voulait bien m'excuser, je vais partir, je me suis trompée de porte comme vous avez pu le constater.»
L'homme, blond, la trentaine, avec un regard doré plein de compassion s'adressa à moi.
« Elle est dans sa chambre, à deux portes d'ici. Je ne savais pas qu'elle avait une sœur. Mais je suis enchanté que tu sois parmi nous. »
« Vous seriez bien le seul ... »
Il me toisa avec une expression de surprise sur son visage.
« Oh, je suis désolée, je pensais avoir dit cela dans ma tête. »
La fille bonde me regarda avec dédain avant de s'adresser à moi, même si apparemment j'étais une moins que rien dans son esprit.
« Tu aurais mieux fait, même si ce que tu as dit me paraît juste. »
Sur ce coup-là je n'en revenais pas de sa remarque. Je la regardais en essayant de capter ses pensées, mais trou noir. Rien. Je serrais les poings devant mon échec et laissais échapper un grognement de dépit.
« Vous savez quoi ? Je ne suis absolument pas désolée! »
Je me retournai et claquai la porte.
J'ouvris ''ma radio'' afin de chercher Bella. Toujours aucunes pensées du côté de la salle, où deux minutes plus tôt, j'étais entrée. Je ne comprenais pas comment cela était possible. J'ouvris une seconde porte, et cette fois je vis ma sœur.
Elle était en train de se faire maquiller et coiffer par deux femmes sublimes. Une petite brune et une grande blonde. Elles avaient tout qui les différenciés mais elles auraient pu être sœur à cause de leur teint très pale et de leur yeux. Les mêmes que l'homme. Je m'approchais vers ma sœur, qui se tourna en ayant vu mon reflet dans le miroir. Elle ouvrit la bouche pour parler mais aucuns sons ne sortirent.
« Fermes ta bouche Bella, ça sent les égouts. »
J'entendis un rire tonitruant venant du bureau, à l'autre bout du couloir. Etait-ce possible qu'on puisse m'entendre à cette distance ? Pourquoi pas ? Après tout je suis bien télépathe.
« Merci Enée pour ce conseil. » Bella me regarda et sans se concerter on éclata de rire. Elle me sauta dans les bras et la brune lâcha un soupir. Elle s'adressa d'ailleurs à moi pendant que ma sœur me tournait autour en sautillant et en gloussant. Oui, je sais, Bella n'est pas comme ça, mais ça lui arrive de temps en temps. Ce devait être le stress du mariage qui devait lui retourner le cerveau.
« Enée ? Tu as un joli prénom, très original. Je m'appelle Alice, et voici Rosalie, la blonde. Tu es donc la sœur de Bell's ? »
J'allais lui répondre mais elle ne m'en laissa pas le temps tellement elle était extravertie si on peut dire. Elle adressa un regard plein de reproches à la future mariée.
« Elle ne nous a jamais parlé de toi tu sais, c'est étrange. Mais je suis sure qu'on va bien s'entendre surtout que tu à l'air d'aimer la mode à ce que je vois. Cette robe te va à merveille, et ça ne m'étonnerais guère que les hommes soient tous à tes pieds d'ici la fin de la cérémonie. Tu veux que je te coiffe ? Ou tu préfères garder tes sublimes cheveux de jais au naturel ? Hum … oui au naturel c'est très bien. Tu devrais aller t'asseoir sur les bancs en bas, ça va bientôt commencer. Et prépare un petit discours en honneur à ta sœur. Pas de protestations, tu y passeras comme tous les autres. Allez sors d'ici ma belle. »
J'étais bouche bée devant la tirade qu'elle m'avait faite, et il faut dire que j'étais assez mal à l'aise. Un discours ? Les hommes à mes pieds ? La mode ? Bella profita de ce moment pour se foutre de moi.
« Alors, qui sent les égouts maintenant ? »
J'haussais un sourcil et je lui tirais la langue comme une enfant.
« Tu m'as l'air très mature dis-moi. »
Rosalie venait de me sortir ça tout naturellement, et je lui répondis avec toute la repartie que je pus fournir à ce moment-là.
« Dis-moi la blondasse, tu te prends pour qui ? »
« Pour une fille intelligente, riche et belle, contrairement à toi. Mais on ne peut pas tous être comme moi que veux-tu ! »
Alors là elle avait déclenché les hostilités, et bien que quelque part mon instinct me souffle qu'elle fût dangereuse, j'en avais cure.
« Qu'est-ce que tu viens de dire ?! Non mais tu es qui pour me juger ? Tu te crois tout permis ? »
Je hurlais littéralement et j'entendis que de nouvelles personnes étaient entrées dans la pièce. Blondie me toisa avec dédain et elle en rajouta une couche.
« Tiens un peu de public. Bella je suis désolée mais il faut que je m'exprime. Alors, ou en étais-je ? Ah oui ! Tu es insignifiante, petite humaine. Ta race se croit toujours tout permis. Tu te sens puissance à cause des compliments d'Alice ? Crois-moi, tout est faux car tu es d'une banalité effarante très chère. »
J'allais lui sautais à la gorge mais je sentis des bras autour de mon ventre pour me retenir.
Quand je pris la parole, j'étais folle de rage et je sentais mes barrières mentales qui allaient lâcher d'un moment à l'autre. J'essayais de me débattre des bras dans lesquels j'étais, mais sans résultats.
« Saches que tu es aussi sexy qu'un phacochère empaillé Rosalie ! Je vais te dire comment ça va se passer. Quand je regarde quelqu'un je ne vois pas son apparence ou son nombre de chromosomes, je vois juste une cible à détruire ou pas. Et toi tu fais partie de la première catégorie. Tu te crois invincible ? Saches que tu ne sais pas qui je suis et ce dont quoi je suis capable. »
Elle éclata d'un rire cristallin. Je ne me calmais pas mais je regardais autour de moi, Bella et Alice n'étaient plus là, et en écoutant les pensées de ma sœur, elle ne m'en voulait pas. Il y avait l'homme blond du bureau et Jacob, c'était lui qui me tenait.
« Lâches moi Jacob. »
Et je partis de cette pièce avant que je fasse une bêtise de plus. Je m'assis par terre dans le couloir, à défaut d'un siège décent. J'allongeais mes jambes et fermais les yeux pour me détendre. J'entendais des éclats de voix et je pouvais deviner aisément que Jacob avait pris mon relais contre cette garce. J'étais tellement dans mes pensées que je ne sentis pas la présence du blond à mes côté.
« Je me nomme Carlisle. Je suis vraiment navré pour Rosalie, elle aurait dû se contenir, mais elle est jalouse. »
« Jalouse ? Jalouse de quoi ? De moi ? Non mais sans blague je ne sais pas à quoi vous tourner le matin mais ça doit être puissant. »
Je le regardais pour appuyer mes paroles mais il était hypnotisant. Ses yeux étaient magnifiques, couleur miel, et il était très pale. Un beau grec du temps de Platon quoi.
« Tu es unique Enée, tu es aussi très téméraire, fais attention, car il y a des gens qui ne seront pas aussi clément que ma fille si tu t'adresses à eux de la sorte, qu'importe qui ai commencé les hostilités. »
« Vous êtes la deuxième personne à me dire ça aujourd'hui, c'est étrange. Je suis désolée pour mon comportement, je suis un peu à fleur de peau en ce moment. Mais cette fille est vraiment désagréable. »
Il me sourit, condescendant.
« Va, ça va bientôt commencer. »
