Disclaimer : Tout appartient à S. Meyer, sauf bien entendus les personnages ajoutés par moi-même, ainsi que l'histoire d'Enée.

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Bonjour à toutes ! Je n'ai pas publié depuis un petit moment, mais voici le cinquième chapitre qui sera plus un chapitre de transition, mais il reste important. Pour les amatrices de Demetri, je vous laisse savourer ! Mais je n'oublie pas Caius ne vous inquiétez pas ! (Comment l'oublier de toute façon ahah)

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Merci à toutes celles qui ont laissés une review, ça me fait énormément plaisir, donc merci encore une fois à Alena Robynelfe, et à zhenli.

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J'ouvris les yeux d'un coup. J'étais allongée sur la banquette arrière d'une voiture. Il faisait nuit et je pouvais voir la pleine lune à travers la vitre teintée. Il n'y avait personne avec moi, mis à part le conducteur que je pouvais reconnaitre comme étant Demetri. Il fixait la route. J'attendais des réponses, mais j'en avais peur.

« Tu es enfin réveillée. » Cela sonnait plus comme une affirmation qu'une question.

Je ne répondais pas, vexée par tout ce qu'il s'était passé depuis le mariage de Bella. L'adrénaline étant retombée, je n'avais plus rien à dire, je n'avais plus envie de hurler ma rage. J'étais lasse de toute cette histoire.

« Tu peux me poser des questions tu sais, tu dois bien en avoir non ? » Me demanda doucement le vampire.

« Ou est Caius ? » Je portais la main à la bouche, étonné de cette question.

Il rigola.

« Je n'aurai pas pensé à ce genre de question. Mais maître Caius est dans une autre voiture avec maître Aro et les jumeaux. » Me répondit-il.

« Pourquoi je suis seule avec toi ? » Demandais-je.

Il souffla.

« Ce sont les consignes, et puis je ne pense pas que tu préfèrerais être avec Jane, n'ai-je pas raison ? » Rigola-t-il, sarcastique.

« Bien sûr ... » Je murmurais.

J'essayais tant bien que mal de m'étirer et mon dos craqua. Je fis de même avec mes doigts, et mon cou. Je portais la main pour le masser quand Demetri exprima son dégout.

« Si tu pouvais éviter de craquer tous tes os, ce serait bien, merci. »

« Tu bois à même le cou des gens, si tu pouvais éviter, ce serait bien merci. » Lui répondis-je sans grande conviction.

« Tu m'as l'air plus calme que dans l'avion. Que me vaut cet honneur ? » M'interrogea Demetri.

Je me disais que quitte à répondre à cette question, autant bien le faire. Je me lançais dans un long monologue. Je pense que le vampire allait regretter sa question.

« Quand je me suis fait virée de chez moi, après avoir fait exploser une maison par accident … Je ne maitrisais pas mes pouvoirs, je ne savais pas comment stopper le processus… Jacob m'est venu en aide. Je le connaissais car il était le fils d'un ami de mon père. Il m'a aidé pendant quelques mois à apprendre à maitriser ces deux pouvoirs. La télékinésie que je peux stopper quand je souhaite avoir l'esprit tranquille, et les explosions. Mais tout au long de ces moments avec lui, je sentais qu'il avait pitié de moi, puis la peur s'en mêla. On a fini par se disputer et je suis partie. Je voulais savoir d'où pouvais bien venir ce pouvoir. J'ai alors découvert un monde caché aux yeux de tous, un peu comme le vôtre. Le monde des sorciers, tout ça fait très Harry Potter, mais ça n'a rien à voir. Enfin bref. Chaque sorcier devant avoir un maître, afin d'apprendre les règles, les lois etc…, je fus confiée à un chasseur. Dans la société sorcière il y a trois catégories sociales si on peut dire ça comme ça… Il y a les Doks. Ce sont ceux qui n'ont pas réellement de pouvoirs, un peu comme ma sœur Bella… Ils ne sont pas très appréciés. Ensuite, les Meneurs, ceux qui restent à étudier et qui détiennent un grand savoir, en quelque sorte des sages. Ils proposent certaines lois, ils s'occupent aussi de recenser tout être magique. Et enfin il existe les chasseurs, il peut y en avoir de tout type, mais mon maître chassait en particulier les loups garous. Il faut savoir que ce sont parmi les chasseurs que se trouvent les sorciers les plus puissants, ceux qui détiennent réellement le pouvoir. Les chasseurs, quoi qu'ils fassent ont les pleins pouvoirs et ne sont jamais remis en questions. C'est l'aristocratie de notre monde, les rois, des dieux comme parfois les appellent les humains. Ayant eu la chance de tomber sur un de ces aristocrates, je fus gradée Chasseuse. Nous avons arpenté avec mon maître toute l'Amérique afin de trouver les derniers loups. Notre mission achevée, il me laissa le choix. Soit de le suivre en Asie, soit de me laisser vivre ma propre expérience en tant qu'aristocrate. Mais ça s'est avérer plus compliqué que prévu, et nous avions une dernière mission à accomplir ensemble. Mais je préfère garder cela pour moi, du moins pour l'instant. Certaines choses pourraient être dures à encaisser ou plus simplement à comprendre. C'est comme ça que je suis revenue à Forks, pour le mariage de ma sœur. Même si le fait de me mêler à ces humains me répugne au plus haut point. Ils n'ont aucun respect envers moi, mais parce qu'ils ne savent pas qui je suis, ce que je pourrais leur faire. Cela peut paraitre monstrueux, mais j'ai eu cette éducation magique. Nous sommes supérieurs, mais malgré cela nous devons nous cacher. »

Je reniflais, dédaigneusement. Pourquoi devrions-nous nous cacher au final ? Pour ne pas leur faire peur ? Foutaises. Les humains s'entretuent entre eux, alors savoir notre existence pourrait être bénéfique dans le sens où ils seraient remis à leur place. Il régnait la paix entre les sorciers, engendré par l'éthique et les lois.

Je regardais Demetri dans la glace. Ce que je ne vis pas en revanche, c'était le téléphone ouvert et en liaison avec un autre portable. Ça, je le remarquais que lorsqu'il le remit dans sa poche, avec une expression troublée sur son visage.

« -C'était quoi ça ? » Demandais-je.

« -J'ai pu penser que mes maîtres seraient intéressés par ta charmante histoire.» Il me répondit tout naturellement.

Je pestais intérieurement, ils n'avaient pas à savoir ça.

« -Je doute fort que ça puisse les intéresser une seule seconde. » Lui lançais acide.

« -Détrompe toi, au contraire Caius m'avait l'air très … hum. Très captivé par ton récit. » Rigola-t-il.

Je croisais les bras sur ma poitrine. Eh bien, si cela ne l'intéressait pas qu'il aille se faire voir. Le vampire souffla de dépit. Et il me regarda par le rétroviseur.

« -Je n'ai jamais vu quelqu'un être aussi impulsive, à part peut-être Caius … Oui. Donc je disais, arrêtes d'être aussi injuste envers toi-même. Tu as un compagnon maintenant, nous n'avons pas tous cette chance-là. Et qui plus est, le tien est un des trois vampires les plus puissants au monde. » Me dit Demetri doucement.

« -Je n'ai jamais demandé à en avoir un. J'étais heureuse célibataire et en plus ton Caius fait flipper. Je n'ai jamais vu un homme, oui bon, vampire aussi froid, hautain et méprisant. » Dis-je résignée. Comment pouvait-il vraiment être mon âme sœur ? Je ne me laisserai pas faire.

La seule réponse que je pus avoir fus inutile, décevante.

« -Volterra. »

Je regardais par la fenêtre se dessiner les remparts de la ville Italienne. Ainsi donc, nous étions arrivés.