Good eveniiing )

Hey les amies voilà le chapitre 7 !

Je remercie pour sa review ainsi que maomaa ( Oui sadique je suis, sadique je resterai mouahahahahaa ah ah eurf hum hum).

Ce chapitre sera un des plus longs, ou pas ! Il comportera de nouveaux personnages aussi, j'espère que ça vous plaira. L'histoire d'Enée ressort et n'est pas joli joli !

Un petit bisou a toutes celles qui me lise dans l'ombre ou dans la lumière..

Sur ce, Bon chapitre et Papuche ! (Oui oui papuche, celle qui saura d'où je sors ça pourra me demander ce qu'elle veut par rapport a mon histoire !)

Disclaimer: Rien ne m'appartiens hormis les personnages ajoutés. Tout est à Stephenie Meyer.

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Je tapais son dos avec mes poings mais ça ne semblait pas le toucher le moins du monde. Il marchait dans un sombre couloir, voir plusieurs, car il allait trop vite pour mes yeux d'humaine.

« - Lâchez-moi espèce de sale vampire répugnant ! » Lui hurlais-je dans l'oreille, toujours sur son épaule.

« Tes jacassements de petite fille capricieuse sont inutiles avec moi, humaine. » Me répondit-il glacial, d'une voix grave et suave.

Je me laissais tomber mollement sur son dos en croisant les bras tant bien que mal pour soutenir ma tête. A quoi bon ? Et puis je venais de m'apercevoir de la vue magnifique sur ses fesses. Fesses, qui avaient l'air musclées, comme deux belles pommes. Bref. Nous arrivions dans un couloir plus clair que les autres. Et en me détournant de ma vue, plutôt intéressante, je vis une grande porte en bois rouge sombre de détachant des murs gris.

« -On va ou là ? » Me risquais-je.

Pas de réponse. Nouvelle tentative, beaucoup plus formelle.

« Si Maître Caius voulait bien se donner la peine de satisfaire ma demande, je lui en serais éternellement reconnaissante.»

BOUM.

Le sol aurait pu me casser une jambe tellement qu'il était dur. Ce satané vampire venait juste de me laisser tomber par terre dans la pièce. Dans la pièce ? Je n'avais même pas remarqué notre entrée…

Je m'asseyais afin de détailler l'endroit.

Un immense lit à baldaquin noir en bois, où des draps couleur de sang flottaient comme s'il y avait une brise d'été, se dressaient au centre de la chambre. Une bibliothèque occupait tout un mur, et une échelle sur le côté de celle-ci permettait d'accéder aux manuscrits. Il y avait aussi un violon placé sur un coffre. Je pouvais discerner dans un coin sombre un renfoncement taillé dans la pierre où trois fauteuils en velours prenaient place autour d'une petite table ronde. Il faisait frais dans la pièce. J'essayais de voir d'où provenait cette fraicheur et je vis les nombreuses fenêtres, ou vitraux pour être plus précise. Cette chambre reflétait bien le caractère de Caius. Sombre, froide, mystérieuse, mais je m'y sentais bien.

« -Tu as finis ton examen ? » Me demanda une vois froide.

Je cherchais ou pouvait bien être le vampire, mais je ne le trouvais pas. Je me levais car j'étais toujours assise sur le sol. Je me retournais afin de continuer ma recherche et j'eus la peur de ma vie.

Il se trouvait devant moi. Ses yeux étaient noirs et il me fixait étrangement. Il passa sa main sur ma joue. J'en eu des frissons. Des frissons de plaisir. C'était effrayant, comment pouvais-je ressentir cela alors qu'il me faisait peur ? Mais je ne pouvais pas contrôler mes émotions. Avant que je ne puisse m'approcher de lui, il s'assit sur un des fauteuils, loin de moi. La lumière de la nuit lui donnait un air irréel, un dieu qui se serrait égaré sur terre. J'avais tellement envie d'être dans ses bras, qu'il m'embrasse et de sentir son corps sur le mien. Mais cela ne pouvait pas être mes émotions propres. Non. Elles devaient être altérées par le fait d'être âme sœur. Je devais donc écouté ma tête et non mes émotions.

« -Je dirais oui, mais comme la chambre est grande je ne suis pas sure. » Lui répondis¬-je, sarcastique.

Il gronda à en faire trembler les murs et mon cœur manqua un battement.

Toujours assis, il me fixait intensément en tapotant le bord du siège avec ses doigts. Je ne savais pas quoi dire, n'y quoi faire. Suivant mes actions il pourrait tout aussi bien vouloir me tuer. Je décidais donc de regarder le sol et de ne pas bouger. Une réaction un peu stupide certes, mais que faire d'autre ?

« -Regarde-moi !.. » M'ordonna le vampire.

Je levais la tête, méfiante en reculant d'un pas sans le vouloir vraiment.

«-Sais-tu pourquoi tu te trouves dans mes quartiers personnels ? » Me demanda-t-il.

C'était un interrogatoire ou quoi ? Il commençait sérieusement à m'énerver.

« -Non. Je suppose que je devrais me trouver ailleurs, mais VOUS m'avez enlevé sur votre épaule comme un vulgaire sac à patate et VOUS m'avez emmené ici. » Lui répondis-je agacée.

Le silence fut glacial. Son regard noir. Il se retrouva devant moi avec une rapidité déconcertante. Il m'enserra la gorge avec une seule main et mes pieds se retrouvèrent à 10 cm du sol. Je portais mes deux mains sur la sienne pour essayer de me dégager, mais en vain. Sa peau était glaciale, dure comme du granit, mais à la fois douce. J'avais du mal à respirer, et encore moins quand il approcha son visage du mien. J'écarquillais les yeux sous la peur et je ne faisais aucun mouvement. Quand il prit la parole, ce fut pour des menaces qui me firent froid dans le dos.

« -A partir de maintenant tu vas bien m'écouter humaine. Tu te crois peut être forte avec tes petits pouvoirs, mais ici tu n'es rien et je ferais en sorte que tu le reste. Tu n'es rien pour moi, tu es insignifiante et remplaçable. Si tu tentes quoi que ce soit, je serais en mesure de te détruire, est ce que c'est clair ? »

Sa voix était dure, comme du poison à l'état pur.

Il me relâcha et je tombais sur le sol. Ma gorge me faisait souffrir et j'essayais tant bien que mal de reprendre mon souffle. Il me toisa, cruel, et il partit en claquant la porte.

Je me sentais perdue et isolée. Seule et vulnérable. Les larmes coulaient sans que je ne puisse me contrôler. Les sanglots allaient et venaient plus forts les uns que les autres et je me recroquevillais en boule dans un coin de la pièce.

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Je rêvais cette nuit-là.

Elle s'avançait maintenant d'un pas paisible vers la cabane en bois. Elle lança un regard vers son maitre qui hocha la tête. C'était bien là. Il était là. Le moindre détail avait été réglé et sans nul doute tout se passerait bien. C'était sa première fois. Sa première excursion où elle devrait appliquer tout ce qu'elle avait appris. Elle respira à fond et ferma les yeux. L'exercice était simple. Entendre les pensées était naturel chez elle. Elle se concentra. Il y avait quatre personnes à l'intérieur.

« -Il y en a 4, maître. ».

Il hocha de nouveau la tête. Après tout ce serait elle qui devrait se charger de la mission, et non lui. Son initiation. Pendant qu'il se tenait à l'écart, la jeune femme prit son arc et ses flèches. Des flèches en argent. Les ordres avaient été clairs : pas de magie.

« -Marius ! » Elle cria une seule fois le nom de l'Homme.

Il sortit de son abri, affolé et il émit un grondement sourd. Elle banda son arc et se tenu prête. Lorsqu'il se transforma en bête, elle tira. Le loup s'effondra en un souffle au sol, sous le clair de lune. La pleine lune. Elle mit du temps à comprendre ce qu'elle venait de faire. C'était son premier.

Mais elle n'eut pas plus de temps pour digérer son action car trois autres loups, déjà transformés courraient vers elle. Elle recula d'un pas sous la peur mais se ressaisit, toujours son arc en main. Ce fut son second. Ce fut son troisième. Et enfin, ce fut son quatrième assassinat.

Elle respirait par a coups, extenuée. Elle ne se rendait pas encore compte.

Elle tressaillit lorsqu'elle sentit une main sur son épaule. Son maître la félicita.

« A partir de maintenant tu es un Chasseur. Bienvenue dans notre monde. »

Alors à ce moment-là, elle comprit. Elle leva ses deux mains devant elle. A priori aucune trace de ce qu'elle venait d'accomplir. Mais elle ne pouvait s'empêcher, même après sa formation digne des plus grandes élites militaires du monde entier, de voir du sang sur ses mains.

Elle ferma les yeux.

Je me réveillais d'un seul coup. Toujours allongée par terre dans la chambre de Caius, je m'asseyais en essayant de me calmer. Ce n'était qu'un rêve, qu'un tout petit rêve. Tout cette période était révolu. Si au début de ma carrière, je pouvais sentir les remords me ronger, je m'étais endurcit. Mais personne n'oublie son initiation. Surtout moi. Car si Marius était un meurtrier de 50 ans, ses trois enfants en avaient moins de 15. Je regardais mes mains.

On put entendre ce matin-là un hurlement dans le château des Volturi. Car je ne rêvais pas. Il y avait du sang sur mes mains.

Je me relevais et décidais de chercher de l'eau pour essuyer. Enlever cette preuve. Mais bien sûr, les vampires n'avaient pas de bouteille à porter de main. Je retirais mon tee-shirt pour effacer ces traces sur ma peau blanche. Une fois le liquide parti, je jetais le tissu à l'autre bout de la pièce. Je respirais un bon coup et en essayant de me calmer.

« -Ce n'est rien. Ce n'est absolument rien. Du sang. Ce n'est que du sang. Pas le leur ni le tiens. » J'essayais de me rassurer.

Mais quand je rouvris les paupières, Il se trouvait devant moi. Je poussais un autre hurlement et je me mis à pleurer de peur.

« -Bonjour Chasseur. » Me dit calmement l'homme.

Essayer de se calmer. Respirer. S'approcher de la porte pour s'enfuir. Je reculais de quelques pas vers celle-ci, non loin.

« -Tu es un fantôme Marius. Tu n'es pas réel. Un fantôme du passé. » Articulais-je , la voix dénuée de toutes traces d'émotions, contrastant avec les dernières larmes qui roulaient sur mes joues.

Il s'avança mimant la réflexion. Il prit en main un couteau. Mais d'où sortait-il ce couteau ?! Il me regarda étrangement l'espace d'un moment et il me le lança en pleine poitrine.

Je sentis une douleur indescriptible au niveau de l'épaule. J'arrachai la dague plantée dans mon corps en gémissant de douleur. Je la tenais en main pour se défendre, mais l'arme n'était pas en argent pur hélas …

« -Alors, qu'est-ce que cela fait de sentir ce couteau s'insérer dans ta chair ? Je suis peut-être un fantôme, mais tu ne pourras pas te débarrasser de moi aussi facilement. Sais-tu que j'avais une famille ? Des enfants ? » Commença-t-il. « Je ne peux pas te tuer, certes, mais je peux te torturer éternellement de ce genre de façon. Couteaux, peur, angoisses, hallucinations. Tu n'as aucuns moyens de te libérer de moi. »

Un moyen ! Si, il y en avait un, enfin techniquement parlant ce n'était pas si sûr. Je devais tenter le tout pour le tout. Mais d'abord je devais rejoindre au plus vite la salle des trônes.

Je répliquai avec le couteau en le lançant dans l'œil du spectre et je partis en courant hors de la chambre. Le problème était maintenant de savoir comment se rendre aux rois. Eh bien, j'allais le faire à l'instinct, et au pire, je croiserais un vampire attiré par l'odeur de mon sang qui me conduirait là où je voulais me rendre. A moins qu'il me tue. Au choix !

Je me mis à courir du mieux que je pus en haletant sous l'emprise de la douleur. Je pouvais presque entendre les insultes de Marius derrière moi. J'accélérai. Cela dura pendant dix longues minutes avant d'apercevoir Gianna, la secrétaire. Je poussai un soupir de soulagement, mais je pilais net en voyant la femme s'avancer vers moi avec un sourire ? Ce pouvait-il que … ?

« -N'approchez pas ! » Dis-je calmement. Les mains en avant, prête à tout.

La femme s'approcha avec un sourire. Ses yeux. Mon dieu ses yeux ! Ils étaient vitreux. Et en un pas de plus, la jolie secrétaire se mua en Marius. Je secouai la tête. C'était une illusion, je le savais, mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir peur, et de me défendre s'il le fallait.

Le sosie du loup s'approcha encore de moi. Sous l'emprise de la peur, et surtout de la fureur, je me ruai sur lui et lui rompit le coup. Merci au cours de combat que j'avais reçu pendant des mois. J'avais tué Marius, enfin débarrassée ! Je me penchais vers le corps sans vie gisant au sol.

J'eus un hoquet d'horreur. Ce n'était pas Marius que j'avais tué mais la pauvre Gianna. Sans m'en rendre compte, j'avais entièrement cru que c'était lui tellement la vision semblait réelle, malgré mon entrainement contre ça. Je tombai à genoux en approchant ma main du visage de la morte, les yeux écarquillée d'incompréhension. Et c'est à ce moment-là que les deux grandes portes s'ouvrirent. Les gardes, les rois, tout le monde y était et pouvait me voir agenouillée auprès d'un cadavre.

Je me levais et m'approchais des monarques en levant les mains, tachées de sang à nouveau. Le mien cependant.

« -Ce n'est pas ce que vous croyez. » Tentais-je

Aro me regarda avec tristesse et il soupira avec exagération.

« -J'aimais bien Gianna… C'est dommage, je voulais la garder en réserve pour un de mes futurs repas. » Il secoua la tête en signe de désolation.

« -Vous… Hein ? » Demandais-je surprise.

Je ne regardais pas Caius, je ne voulais plus le voir depuis ce qu'il s'était passé. Je me tournais donc vers la salle pour voir si un vampire serait prêt à m'aider. Ils me regardaient tous comme s'ils allaient me tuer. Je ne comprenais pas dans un premier temps, puis je me souvins que je saignais et que j'étais en soutient gorge et en pantalon. Je me raclais la gorge et je repris du courage.

« -Si vous vouliez bien arrêter de me fixer comme une friandise et m'aidez ce serait sympa ! » Lançais-je amère et énervée de toute la situation.

Mais ils n'eurent pas le temps de répondre car Marius apparu entre Aro et moi-même. Je lui lançais un regard noir. Espérons que mon plan marche. J'avais aperçut un pendentif en or en forme de V pendant au coup de Caius avec une chaine en argent. Comme je le disais espérons que ça marche, mais pour cela je devais me mettre en condition, c'est-à-dire me comporter en Chasseur, tuer sans remords, torturer si nécessaire. Que le jeu commence.

« -Bonjour Marius. » Dis-je calmement.

Il me toisa et gronda, savourant d'avance de me voir souffrir devant du monde, qui ne pouvait rien faire à cause de l'odeur de mon sang. Les vampires étaient comme pétrifiés. Seul quelques-uns semblaient regarder curieusement l'affrontement entre une sorcière et un fantôme. Quoi de plus normal vous me direz ?! Jane et Alec penchait la tête pour ne manquer aucuns détails. Aro s'était rassis et jubilait. On aurait presque pu le voir sautiller sur place. En fait, on le voyait sautiller sur place. Marcus le blasé était … roulement de tambour… intéressé ! Je le fais ou pas ? Ok. Caius me regardait de haut en bas et il souriait, sadique. Et bien le spectacle allait lui plaire c'était sûr ! N'empêche, je m'attardais deux secondes sur lui. Se cheveux étaient relevé en en chignon lâche et il portait un jeans noir slim avec une veste noire, comme toujours, et une écharpe. A tomber cet homme ! Enfin si homme il y avait, vampire serait le mot juste. Je ne l'avais jamais vu avec les cheveux attaché, c'était pas mal, ça lui donnait un petit air de rock star. Enfin bref. J'avais autre à faire que d'admirer quelqu'un qui me traitait d'insignifiante humaine. Qu'il aille au diable ! Je me concentrais sur ma mission.

Je déplaçais mon pied droit en arrière pour me mettre en position de garde. J'allais devoir me battre avec un fantôme. Vous allez me dire que je n'ai qu'à passer à travers, mais ce n'est pas si facile contrairement à ce que vous pouvez penser. Ici, ce n'est pas un ectoplasme, oh non ! C'est bien réel. Un corps animé par un souvenir. Pour certain vous allez rapprocher cela à des morts vivants, mais non, encore une fois c'est bien plus compliquer que ça. Même moi je me perds dans tout ça, et si vous voulez mon avis, heureusement qu'il y a les Meneurs pour s'occuper de ce genre de classification.

« -Je suis réellement étonnée de te voir ici. Je ne pensais pas qu'un loup puisse si aisément s'accaparer de son corps depuis le royaume de la mort. Tu es bien plus puissant que je ne le croyais. » Commentais-je, feintant une pointe d'admiration.

Etape 1 : Flatter pour dégager la voie.

Il rit d'un rire sans joie et il sourit en marchant un peu sur le côté pour me tourner autour comme un rapace. Bien joué Enée.

« -Tu te crois peut être puissante Chasseur ? J'ai toujours était bien plus rusé que les sorciers qui sont obnubilés par le pouvoir. Dès mon enfance j'étais plus doué que les autres loups pour ce qui est de la ruse. D'ailleurs…. » Et il partit dans une longue tirade parlant de son enfance, de son talent de loup, de sa supériorité. Bref, comme chaque enfant de la lune sait si bien se vanter.

Deux étapes en un seul coup. Etape 2 : Le faire penser à autre chose. Etape 3 : Faire croire qu'il est en position de supériorité, de contrôle.

Cependant, ce qui m'étonna ce fut mon soit disant compagnon qui commençait clairement à ne pas apprécier la scène. Aurait-il peur que je fus atteinte ? Pff bien sûr que non ! Je le regardais dans les yeux en essayant de capter son attention, ce qui arriva en l'espace d'une demi-seconde. Je fis exprès de bien loucher à son pendentif et ensuite à Marius. Il sembla deviner mon idée et il grogna en se levant d'un bond. Il retira son collier et il me le lança. Caius resta cependant debout, comme prêt à intervenir. Je commençais sérieusement à le croire schizophrène ce garçon…

Enfin ! Marius se trouvait depuis 5 bonnes minutes à regarder une statue tout en continuant à déblatérer ses propos sur la sois disant future mort de tous les sorciers et blablabla. L'avantage c'est qu'il n'avait pas vu l'échange entre le vampire et moi. Je décidais de couper Marius dans son histoire passionnante pour faire avancer les choses, car ce n'est pas comme si je perdais mon sang depuis tout à l'heure. Merci à mes pouvoirs pour me maintenir consciente le temps de cette intervention.

« -C'est passionnant Marius. » Lâchais-je d'une voix froide.

Il se retourna, vif, et s'avança vers moi lentement. Prêt à me tuer. Génial, le jeu peut commencer. « Ne me tue pas, je t'en prie … » Chuchotais-je juste assez fort pour qu'il m'entende.

Je faisais semblant de sangloter. Mais dans ma main se trouvait la chaine en argent et étrangement, le fait qu'elle appartienne à Caius me rassurait.

« -Oh oh oh mais que voilà ! Serais-ce des remords ? De la culpabilité ? Tout cela de la part de la célèbre Faucheuse ? » Se moqua-t-il.

Merde. Ma réputation me précédait et il connaissait le surnom que les loups utilisaient pour me décrire à travers leurs histoires. Car évidemment quand on fait ce métier, nos plus infimes actions sont analysées pour évaluer notre dangerosité. A ce qu'il parait j'étais une des pires, et ce pourquoi je fus surnommée la Faucheuse. Génial … Je n'allais plus être crédible s'il croyait à ces histoires … qui hélas s'avéraient parfois ... bon ... ok... souvent justes. Le pire serait avec les Volturi.

« -Ce n'est qu'une réputation basée sur des rumeurs, je ne pensais pas que tu puisses croire ces idioties, je te croyais plus intelligent. » Essayais-je de le convaincre.

« -Là c'est toi qui me prend pour un idiot Chasseur. Ne crois pas que j'ai eu vent de la descente au domaine Des Dunes. Toi ainsi que ton maître, accompagnés des plus vaillants soldats des Chasseurs. Un bain de sang. On raconte même qu'en guise de punition vous avez … »

« -La ferme ! » Hurlais-je.

J'étais vraiment furax. Comment osait-il me parlait de ça devant les Volturi ? Il fallait que je me calme si je voulais l'éliminer, surtout qu'avant je voulais quelques informations.

« -En guise de punition ? » Demanda Jane. Je lui lançais un regard assez éloquent de ma pensée. Elle n'en avait cure et elle redemanda, au fantôme cette fois. Sale stupide vampire trop curieuse.

« -Jane, ma chère, si Enée à quelque chose à nous dire, elle finira par le faire tôt ou tard, n'est-ce pas. » Intervint Aro.

J'ouvris la bouche et la refermait ne sachant quoi dire. Marius répondit à ma place avec sarcasme.

« -Oh elle ne vous la pas dit ? Vous avez des tas de choses à vous dire alors. »

Sous l'influence de la colère je sentais mes pouvoirs affluer, si le fantôme continuait, je finirai par tous les tuer. A moins que… C'était exactement ça qu'il voulait. Il savait ce qu'être compagnon voulait dire et je devinais qu'en le tuant je me sentirai tellement mal qu'il espérait que je me tuerai moi-même. En fait il ne voulait pas me tuer lui-même. Non. Quelque chose se cachait derrière ça. Quelque chose, ou quelqu'un. Mais j'avais ma petite idée. Et justement cela avait avoir avec la descente au Dunes.

Le loup était toujours là devant moi, avec un sourire moqueur. Je lui souris en retour et lui lançais la chaine en argent. Que la chaine, pas le médaillon de Caius, il avait trop de valeur. Il se cabra sous la force du coup et l'argent commença à se serrer autour de sa gorge. Il commençait à s'étouffer. Mais il ne devait pas mourir, je devais lui poser quelques questions tout d'abord.

De cette manière, pendant qu'il se roulait par terre en essayant d'enlever son entrave, j'allais chercher la chaise du bureau de Gianna en prenant soin de contourner le corps. Je revins peu de temps après, car j'avais aussi trouvé des menottes en argent dans un tiroir. Allez savoir ce qu'elle pouvait bien en faire … Rien de très catholique si vous voulez mon avis.

J'attachais le fantôme les mains dans le dos pour qu'il ne puisse rien tenter. De plus étant de l'argent, il en était affaiblit. Les Volturi commençaient à se demander ce que j'allais faire et sincèrement j'aurai aimé ne jamais faire ça devant eux. Je respirais un bon coup. J'ôtais la chaine du coup de Marius pour qu'il puisse parler et je me dirigeais vers Caius en réarrangeant le bijou. Arrivée devant lui, qui était toujours debout. Je ne sus comment lui remettre, il regardait le loup avec une fureur immense et il ne me regardait même pas. Je soupirais. Je pris l'initiative de m'approcher doucement du roi pour lui mettre le collier. Lorsque je passais mes mains à côté de son visage, il me tint les poignets et il m'avança à lui de telle manière que je pouvais sentir son souffle sur moi. Il se pencha furtivement vers moi en me regardant dans les yeux, et il déposa un baiser sur mes lèvres entrouvertes. J'étais sous le choc, et en cet état, je ne répondis pas à ce geste. Il se recula la seconde d'après en me regardant haineux, comme dans la chambre et il retourna s'assoir sur son trône en fulminant des paroles incompréhensibles contre moi. Je soupirais encore une fois, de pire en pire. Surtout qu'en reprenant mes esprits, je constatais que rien qu'un baiser de lui, était la chose la plus merveilleuse au monde.

Mais en entendant une plainte, je me souvins de Marius. Je me ressaisis et je laissais de côté ce qu'il venait de ce passer pour plus tard.

Je me retournais et allais me poster devant le loup. Qu'est-ce que j'allais faire exactement ? Je devais rapidement y réfléchir mais j'avais en tête ce que je venais de faire foirer. Je n'avais pas répondu à son baiser. Si je le pouvais, je me frapperai, mais à la place je me pinçais l'arête du nez en me maudissant intérieurement. Ce comportement n'échappa pas d'ailleurs à Aro.

« -Quelque chose ne vas pas Enée ? »

« -Je ne vous ai pas parlé à vous ! » Aboyais-je.

« «-Toi. » Lançais-je hargneusement au mort. « Maintenant tu vas répondre à toute mes questions c'est clair ? » Mais ce n'était pas une question et il le savait. Il hocha la tête, apeuré. Tient, changement de situation n'est-ce pas ?

Je commençais l'interrogatoire, tel que mon maître me l'avais enseigné.

« Comment t'appelles-tu loup ? » Demandais-je.

Il me regarda bizarrement car il savait que je connaissais la réponse. Mais je n'étais pas seule, il y avait des témoins.

« Ma... Marius. » Balbutia-t-il.

« Et bien Marius, je suppose que tu connais ma réputation. Tu dois savoir comment cela va se passer. Quel âge avais-tu lorsque tu es mort, et quel âge as-tu à ce jour ? » Lui ordonnais-je de répondre.

Il se tortillait sur sa chaise mal à l'aise.

« -50 ans et 55 ans. » Répondis-t-il sûr de lui.

« Bien. Je te remercie. » Il fallait toujours remercier l'accusé.

« -Comment es-tu mort ? Avec qui ? Et pourquoi ? » Je savais que je remuais le couteau dans la plaie et cela aurait l'effet escompter, il avouerait bientôt toute la vérité.

« -Tu m'as… » Commença-t-il.

« Nom et prénom du ou des Chasseurs. » Ma voix claqua comme un fouet. Je faisais les cent pas en repensant à Caius. Et la déception que j'éprouvais à cet instant se répercutait sur l'enfant de la Lune.

« -Le Chasseur Enée Swan et son maître Francis Blake m'ont tué moi et mes enfants sur ordre du Meneur Valentin Auguste. Ma famille et moi avons été condamné à mort à cause … » Mais il commença à sangloter. Bien sûr qu'il devait avoir honte, ce qu'il avait fait était absolument immoral, bestial et monstrueux.

Je me dressais fière et autoritaire devant l'assemblée de vampire qui s'agrandissait par d'autres. Des curieux je suppose. Je lançais un coup d'œil au roi blond. Il semblait calmé et on aurait dit qu'il dégustait chacun de mes mots. Eh bien, en plus de ça c'était un fou furieux sadique psychopathe égoïste. Je rajoute égoïste car c'est vrai, enfin je pense que c'est vrai. J'ai oublié de dire schizophrène, mais cela va de soit quand on a une humeur aussi changeante.

Mais reprenons.

« A cause de quoi ? » Répliquais-je, glaciale.

Il commença à gémir et à réciter des prières. Je levais les yeux au ciel.

« Parce qu'en plus il est croyant ? Comment on peut être croyant en étant un tel meurtrier ? » Marmonnais-je pour moi-même.

Je secouais la tête tristement.

« Je ne vais pas me répéter une fois de plus, ou sinon tu sais ce qu'il t'attend. » Le menaçais-je.

Il déglutit et se lança dans une tirade rapide. Très rapide.

« Nous avons exterminés un village entier. Nous les avons tous tuer sans hésitation sous l'emprise de la pleine lune. »

« Sous l'emprise de la pleine lune, vraiment ? Et vous avez eu cette idée tout seul je suppose ? Sachant que vous avez la possibilité d'ingérer une dose infime d'argent pour stopper le processus ? » Questionnais-je.

Il ne savait plus où ce mettre. Evidemment. Je n'avais même pas besoin de recourir à la force. A mes pouvoirs pour être plus juste.

« Nous ne voulions pas, mais Il nous a dit de le faire. Et vous savez bien que nous n'avons pas le choix quand il nous ordonne quelque chose. » Tenta-il.

Je savais cependant que c'était vrai. Ils n'avaient pas eu le choix, mais nous l'apprîmes bien que plus tard, au domaine Des Dunes. Maelström. C'était le nom du réel coupable. Encore une fois je savais tout de l'accusé, mais c'était dans mon devoir de faire cet entretien.

« -Qui est ton maître ? Celui qui t'as ordonné de commettre ces atrocités ? » Demandais-je en me postant devant lui et en croisant les bras sur la poitrine.

« -Maelström. » Chuchota-il.

Il répondait sans mentir à toutes mes questions. Cependant, je me méfiais de lui, sentant la plaie sur mon épaule.

Maintenant, les choses sérieuses allaient commencer.

« Pourquoi es-tu là ? Qui ta envoyé de l'au-delà pour venir me torturer de culpabilité et de remords pour ton assassinat ? » J'avais enchainé ces questions avec aigreur et à mes mots J'entendis un grondement depuis les trônes. Entre nous, on sait très bien qui c'était.

« Tu as réussis. » Me répondit-il avec un sourire.

Je le dévisageais, abasourdie.

« Pardon ? » Articulais-je.

Et là je compris. A côté de Marius était apparu le spectre de mon maître. Je mis un genou à terre en guise de salutation et de respect. J'avais l'estomac noué sous l'émotion.

« Lève-toi Enée. Tu n'as pas à me craindre. » M'annonçât-il d'une voix calme.

Je lui obéis.

« Tu voulais des explications, alors les voici. Lorsque nous avons tous les deux su que nous avions une dernière mission à accomplir, tu étais encore mon élève, bien qu'ayant achevée ta formation il y a quelque mois avant ce malheureux évènement. L'expédition aux Dunes fut très violente et comme tu le sais j'y perdais la vie. »

Devant mon regard il me sourit, se voulant rassurant sans doute.

« Ce n'est pas de ta faute, mon heure était venue. Tu n'aurais rien pu faire. Mais depuis le royaume des morts je t'ai surveillé afin qu'il ne t'arrive rien, jusqu'à ce que tu le trouve Lui. Ton compagnon d'âme. J'ai donc voulu vérifier si tu possédais toujours en toi le Chasseur. Et j'ai ainsi demandé à Marius, avec qui je suis désormais très bon ami, de te tendre un piège. Piège que tu as maitrisé avec succès. Mais cela ne m'étonne pas de toi. Comme tu le constate par toi-même, la blessure qu'il ta infligée ne t'affaiblit pas, c'était prévu. La dague fut ensorcelée pour. »

Je le fixais, choquée et déçu par cette histoire. Ce n'était qu'un fichu test de relais ! Pour savoir si j'étais digne de suivre ses traces.

Mais il continua ses explications, coupant court à mes spéculations.

« Mais tu vas devoir choisir. L'âme sœur et le Chasseur ne vont pas ensemble. C'est malgré tout un choix que tu dois prendre maintenant. Alors je te pose la question. Es-tu prêtes à délaisser ton statut de la haute société sorcière pour vivre, avec un seul de tes pouvoirs, au choix, avec Caius Volturi ? »

Alors, si c'était une blague elle n'était vraiment pas drôle.

Un long silence dans l'assemblée. J'étais pétrifiée, dans le déni.

« -Si c'est une blague, elle n'est pas drôle du tout. » Dis-je en colère. En colère, le mot est faible, très faible. « Tu sais très bien que pour rien au monde je n'accepterai ça. »

J'entendis Aro pousser un cri outré et de colère. Je me retournais vers lui étonnée. Demetri était avec Felix et ils essayaient de retenir Caius, qui lui, était dans un état de fureur totale. Mais je revenais à Francis. Je me pinçais l'arête du nez.

« -N'y a-t-il pas d'alternative ? » Demandais-je dans un souffle.

« -Tu sais très bien qu'il y en a une. » Me répondis-t-il.

« -Alors je la prend. » Le défiais-je.

Il me toisa, déçu et pendant ce silence, Marius disparut. La chaise et le lien s'éclipsèrent et j'entendis même Gianna se réveiller depuis le hall. Tout était annulé avec le départ de Marius. Et comme ça avait été un test, la secrétaire n'était pas vraiment morte, plus inconsciente qu'autre chose. D'ailleurs quand Aro remarqua cela, il claqua ses mains avec enthousiasme et il ria.

« -Tu ne peux pas prendre ce risque et tu sais ce que tu deviendras par la suite. » M'informa-t-il.

« -C'est un risque en effet. » Je haussais les épaules.

« -Tu ne peux pas défier la mort, tu n'es pas un dieu Enée ! » Cria-t-il.

« -Ne me tente pas plus Francis. » Le défiais-je encore une fois avec un sourire.

« -Tu mourras alors de ma main s'il le faut ! » Dit-il en serrant les poings.

Cela m'amusa et j'ouvris les bras pour qu'il le fasse, qu'il fasse cesser tout cela s'il en était capable.

« -Alors Vas-y, je t'en prie. » Le narguais-je.

Quelle situation Caucase. Mais je n'eus pas le temps d'en rire plus que ça car quelqu'un me poussa contre un mur avec violence. Sous le coup de la chute je me tordais le poignet et je saignais du nez. Génial ! Je levais la tête vers mon agresseur et je vis Caius tenir mon maître par la gorge en grondant violemment. Je crois que je n'avais jamais vu mon précepteur dans un tel état de peur.

« Si tu veux rester en vie je te conseille de retirer ce que tu viens de dire. » Siffla le roi tel un serpent.

Francis n'en menait pas large et il me regarda apeurer. Il essaya de se libérer de la poigne du vampire mais sans résultat. Pendant ce temps j'essayais de me relever, mais je tanguais dangereusement. Je décidais de m'appuyer sur Jane, et étrangement elle me soutenu même.

Avant de se volatiliser, mon maître me regarda.

« -Fais attention à ce que tu pourrais devenir. Tu as le choix. »

En un clignement d'œil ce fut le noir total.

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Fin.

Ahah non je deconne ! Pensez à laisser une review, par pitié, je vous implore …