Bonjour les amies !
Voilà le chapitre 8 de Je suis toi. Ca à l'air de rien, mais pour moi c'est énorme, c'est la plus longue fiction que j'écris !
Je remercie chaleureusement, oui oui, Alena Robynelfe, tia 63, annadriya à qui j'ai pu répondre en mp.
Liz, je ne t'oublie pas, merci beaucoup pour ta review ! J'essaie de poster toute les semaines voir un peu plus que 7 jours, mais je vais essayer de ne pas dépasser deux semaines. Je n'abandonnerai pas, t'inquiète pas :).
Sur ce, bonne lecture ! :)
PS : ( Est-ce que quelqu'un pourrait me donner une solution pour pouvoir garder les lignes sautées, et ne plus être obligée de mettre des points ? Merci d'avance :) )
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Disclaimer : Rien ne m'appartient hormis les personnages ajoutés. Tout est à Stephenie Meyer.
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Tu as le choix.
Tu ne peux pas défier la mort.
Un seul de tes pouvoirs.
Je me réveillais doucement dans de confortables draps. Je m'étirais en me disant que tout ça n'était qu'un rêve. Je gémissais de plaisir dans mon lit. Dans mon lit ? Il n'était pas aussi grand. Je soupirais. Le Volturi et Marius n'avaient pas étés un rêve. Ni Caius du coup. Je me tournais sur le ventre en étouffant une tirade de jurons dans mon oreiller.
« -Misé…ble… serpents…vil bat…va en enf… »
« -Eh bien. Tu es très matinale. »
Je me retournais vers la voix, et je m'assis en tailleur en passant la main dans ma tignasse. Jane, qui d'autre ? Je lui souris. Je lui étais redevable de m'avoir aidé.
« -Merci. Vraiment. » Lui annonçais-je.
Elle haussa un sourcil, et me fis un grand sourire. Elle se leva et vint s'assoir près de moi.
« -Pas de quoi. Tu sais, on est parti sur de mauvaises bases. » Me dit-elle, sincère en levant la main.
Je la lui serrais après un court moment d'hésitation. Elle m'attrapa et me pris dans ses bras.
Je ne savais pas trop quoi faire, alors je lui rendis son étreinte. Elle se recula et me regarda heureuse.
« -Je sens qu'on va devenir de très bonnes amies tu sais ! Et je te présenterais Heidi ! Elle a été très impressionnée par toi hier soir ! »
Je me tortillais mal à l'aise.
« -Tu n'as pas à avoir honte. C'était ton métier. »
C'était. En effet. Je fus confortée ma décision à l'instant où Jane m'avais dit le mot amie.
« -Merci … Tu sais, je crois que j'ai pris ma décision … » Lui dis-je avec un petit sourire.
Elle sauta littéralement de joie et elle me tira pour me mettre debout.
« -C'est pas que tu pue Enée, mais tu devrais aller te laver, d'autant plus que j'ai fait couler un bain spécialement pour toi ! »
C'est vrai que maintenant qu'elle le disait j'en avais vraiment besoin ! Je sautais sur mes pieds en me dirigeant vers la salle de bain. La chambre de ''maitre Caius'' devait bien avoir une salle de bain non ? J'allais ouvrir une porte quand j'entendis un rire enfantin.
« -Ce n'est pas par là. Ici c'est le dressing ! Viens avec moi que je te montre. »
Elle me prit par la main et me tira vers l'autre côté de la pièce. Deux portes sculptées s'ouvrirent alors devant une salle d'eau magnifique. C'était juste splendide et je me demandais comment le vampire pouvait avoir de si bons gouts, mais Jane répondit à ma question muette.
« -Tu sais, le maître peut avoir de très bons goûts. »
Je la regardais étonnée et haussais les épaules. J'observais la pièce pendant que Jane refermait les portes pour me laisser mon intimité. Il y avait au centre de la pièce une baignoire grande pour au moins deux personnes. Je rougissais malgré moi en imaginant Caius dans cet endroit. Je secouais la tête pour me remettre les idées en place. Il y avait quelques statues grecques par ci par là, et au plafond un dôme qui laissait filtrer la lumière. Un peu comme dans la salle des trônes. Ce faisant, la lumière formait un halo autour de la baignoire, ce qui était assez artistique en soi. Je continuais à observer la pièce. Dans un coin, il y avait une douche. Elle était dans un renfoncement au sol, avec de la végétation autour, comme une mini cascade aurait eu autour d'elle. J'étais subjuguée par ce naturel, par cette beauté. Un immense miroir prenait place sur tout un mur, ce qui agrandissait la pièce. Je m'observais.
Ma peau était très pale, et mon teint blafard. J'avais de grosses cernes sous mes yeux gris sans leur éclat habituel. Mes cheveux noirs étaient emmêlés et j'avais du sang séché sur moi. Je me déshabillais. J'avais un autre jogging, bleu cette fois avec un tee shirt gris. Encore une fois qui m'avait changé ? Je croisais les doigts en espérant que ce soit ma nouvelle amie. Mon corps, face à moi, me semblait maigre. Depuis quand n'avais-je pas manger ? Depuis le voyage en jet à vrai dire, ce qui devait remonter à deux jours. Génial. J'avais un petit tatouage sous mon sein gauche, qui représentait l'infini. Encore un signe appartenant exclusivement aux chasseurs. Je soupirais tout en me dirigeant vers la douche. Je tournais le régulateur d'eau chaude. Lorsque l'eau coula sur moi je me décontractais. Ça faisait du bien, et je pouvais enlever toute la crasse qui me recouvrait, avant d'aller plonger dans le bain.
« -C'est pas pour décorer que j'ai fait couler ce bain Enée ! » Je rigolais sur la plainte de Jane qui devait toujours être dans la chambre.
« -Je prend juste une douche rapide Jane ! » Lui criais-je en retour.
Sur ce, je sortis de ma cascade personnalisée et je fonçais en courant dans le bain. Sauf qu'évidemment, je glissais et m'étalais par terre. Face contre le sol je me relevais en jurant.
« -Mais quelle conne ! Je ne suis vraiment pas douée parfois ! » Grommelais-je.
Cette fois je rentrais dans l'eau chaude avec précaution. Je repensais à ma chute et étrangement je n'avais pas entendue de remarque de la part de la vampire. Etait-elle partie ? Je haussais les épaules et fermait les yeux, relaxée dans ce bain chaud.
Je repensais à ce qu'il s'était passé hier. Avais-je le choix comme je le pensais ou Francis avait-il raison ? Les sorciers possédant plusieurs pouvoirs et qui finissaient transformés en créatures surnaturelles telles que vampires, loups etc.… devaient mourir. C'était la loi. Or si je choisissais de rester avec les Volturi, bon certes je n'avais pas le choix là-dessus, je devrais soit laisser mes pouvoirs et en garder un seul, soit mourir. Mais oh joie ! Quelle situation pour quelqu'un comme moi qui ferait tout pour garder son statut.
« -Stupides Meneurs ! Stupides lois ! » Murmurais-je énervée.
« -Si il y a des lois, c'est parce qu'il y a des raisons. »
J'ouvris les yeux pour savoir qui avait dit ça, mais il n'y avait personne dans la pièce. Je plissais les yeux, quand même douteuse, et je décidais de les garder ouverts, au cas où. Je devenais folle, enfermée dans ce château. Pour me détendre je décidais de fredonner un air. J'aimais bien chanter.
Tell me you love me,
Come back and haunt me,
Oh and I rush to the start
The Scientist. Aller savoir pourquoi, je me reconnaissais dans cette musique.
Running in circles,
Chasing tales,
Coming back as we are.
« Très belle chanson.» Me susurrât une voix à l'oreille.
Je sursautais et je me retournais. Mais toujours personne. Je me levais et cachais ma poitrine sait-on jamais. Je prenais une serviette et m'enroulais dedans. Je me dirigeais avec précaution vers une petite table ou se trouvait un chandelier et le pointait devant moi comme une arme.
« -Je vous préviens, montrez-vous ! Je suis armée ! » Lançais-je pas très sure de moi.
Je m'avançais en tournant sur moi-même. Je tremblais de froid, oui bon, aussi un peu de peur, mais pas beaucoup ! Ok, de peur, mais ça reste entre nous. Il n'y avait absolument personne dans la salle de bain. Mais je demandais quand même.
« -Est-ce qu'il y a quelqu'un ? »
« -Derrière toi. » Me murmura-t-on dans mon cou.
Je me retournais et assommais mon agresseur en hurlant. Le corps, inconscient qui gisait à mes pieds n'était autre que Francis. Oh mais quelle poisse ! Il venait pour connaitre mon choix. Je baissais le candélabre et soupirais en me pinçant l'arête du nez.
Il se releva comme si de rien n'était.
« Que veux-tu Francis ? » Criais-je.
POV Jane.
Après avoir laissé Enée, j'étais allée chercher maître Caius pour l'informer de son réveil. J'espérais qu'elle aurait fini de se laver avant notre retour. Surtout avant son retour. J'étais surprise qu'une humaine puisse être la compagne de mon roi. Mais depuis le spectacle de hier, je comprenais. Elle et lui se ressemblaient plus qu'ils ne le voulaient. Car il fallait bien avouer que le maître ne voulait pas de cette relation, surtout avec Athenadora qui devait rentrer de chez des amis dans environ trois semaines. J'osais à peine imaginer le scandale. Et avec Enée impulsive et téméraire … Je ne comprenais pas la réaction de Caius par rapport à cette fille. Elle était sa compagne et il s'en foutait. Du moins … Disons plutôt qu'il prenait plaisir à la rabaisser et à la torturer. Il voulait jouer. Mais il ne pourrait pas éternellement le faire. Je crois d'ailleurs qu'il avait franchis un pas hier en la défendant. Mais là aussi, est-ce pour réellement la protéger, ou est-ce pour protéger un jouet ? Je devais en toucher deux mots à Aro. J'aimais bien cette fille finalement. Elle m'avait fait penser à moi, quand devant Marius je l'avais vu à l'œuvre. Et puis, Caius avait beau dire ce qu'il voulait, on pouvait tous remarquer son regard sur elle. Désir, passion. Certes enfouis derrière la haine, la colère et le dégout, mais c'était déjà ça.
J'étais maintenant arrivée dans la salle des trônes et je posais un genou à terre.
« - Relève-toi ma chère Jane. » J'obéis à Aro.
« -Elle est réveillée maîtres. » Annonçais-je avec dédain. J'avais une réputation à tenir moi, même en étant amie avec Enée. « A l'heure qu'il est, elle se lave enfin. »
Felix et Demetri rigolèrent et je souris à Alec. Mon frère me fit un clin d'œil. Maître Aro se leva et me prit la main. Je revoyais la conversation que j'avais eu avec l'humaine. Je grimaçais devant ce qu'il était en train d'apprendre, je devais avoir son consentement. Il hocha la tête avec un sourire en guise de permission. Si j'étais encore humaine j'aurai retenu mon souffle, mais je ne l'étais plus depuis 500 ans.
« -Caius tu devrais te rendre dans tes appartements afin de parler avec Enée. » Annonça Aro.
Nous étions tous sur le qui-vive. Qu'allait-il dire ?
« -Crois-tu vraiment que je n'ai que ça à faire, mon frère ? » Répondit Caius énervé.
« -Tu y vas, c'est tout. Et Marcus penses la même chose que moi, quant à notre petite conversation. »
Le concerné hocha la tête. Ça alors ! Pour que maître Marcus intervienne dans une affaire, surtout contre Caius, c'était historique ! J'osais afficher un petit sourire, tout petit.
« -Jane ! Ravale ce sourire tout de suite ! » Me cria dessus Caius.
Mon semblant de sourire mourut sur le coup. Et je reprenais contenance tout en le maudissant intérieurement.
« -Caius, Caius, ce n'est pas la peine de hurler sur Jane voyons. Nous ne te demandons pas la lune, seulement d'aller souhaiter la bienvenue à notre invitée. Chose que nous n'avons pas encore faite. D'ailleurs, tu seras aimable de lui annoncer la date de sa transformation et surtout qui est son créateur. » Lui dit Aro avec un sourire démoniaque.
Surement pour faire flancher Maître Caius, parce qu'en réalité Aro était très sympa pour un roi. Mais surtout il était mon créateur, peut-être pour ça que je l'apprécie en dépit de ses comportements bizarres. De mauvaise foi, le roi aux cheveux blond se leva et s'arrêta devant moi. Je me figeais en attendant une quelconque sentence pour mon sourire d'il y a quelques instants. Il me fixa durement.
« -Tu m'accompagnes. »
Je jetai un coup d'œil à Aro mais il hocha la tête.
« -Bien. » Répondis-je sure de moi.
Nous avancions dans le silence vers les appartements du maître. Nous n'avions pas échangé au seul mot sur tout le chemin.
Nous arrivions devant la porte quand je m'arrêtais, ne sachant quoi faire et attendant les ordres.
Il se retourna et me regarda. L'expression qu'il arborait m'était inconnue jusqu'à ce jour. Il semblait ... inquiet. Je ne savais pas si je devais en rire ou en pleurer. J'ouvris la bouche quand il me coupa.
« -Je t'ai amené ici avec moi, car je ne sais pas comment aborder cette foutue situation. Tu sembles proche de l'humaine. »
De l'humaine. Moi qui pensait qu'il avait fait un pas en avant, et bien il en avait fait deux en arrière à l'évidence. Il continua sur sa lancée.
« -C'est pourquoi tu vas lui annoncer qu'elle devra se tenir prête pour ce soir, minuit. »
J'écarquillais les yeux de stupéfaction. Alors il n'allait même pas le lui dire lui-même ? J'aurai du m'en douter, c'était ma punition pour avoir ri de lui. Je ne pus empêcher un grognement. Il me toisa, menaçant.
« -Si tu contestes mes ordres, Jane, je te tuerais, est ce clair ? » Me demanda-t-il, cruel.
Je hochais la tête et la baissais en guise de soumission. Caius serait toujours le même, rien n'y personne ne le changerai. Il allait partir par l'aile ouest, surement pour se rendre dans les jardins, quand on entendit Enée crier. Nous nous regardâmes l'espace d'une demie seconde avec le maître avant d'entrer dans la chambre.
« -Que veux-tu Francis ? » Cria à nouveau l'humaine.
Elle devait encore être dans la salle de bain. Mais même avec notre force vampirique, nous ne pouvions l'ouvrir et Caius exprima sa rage en réduisant une table en miette avant de s'assoir sur un fauteuil en jurant en Italien. Je m'adossais contre un mur. Je ne me serai surement pas permise de m'assoir en présence de lui, dans ses appartements qui plus est.
Nous n'avions plus qu'à attendre.
POV Enée.
« Que veux-tu Francis ? » Criais-je.
« Rien ne sert de crier. » Me répondit-il.
« -Ça défoule pourtant. » Riais je, un peu amère.
Je baissais mon arme de fortune et le posais à terre avant d'aller enfiler un peignoir qui se trouvait non loin.
« -Tu sais, je t'ai déjà vu nue, pas besoin de te cacher pour mettre un peignoir. » Railla mon maître.
Je me retournais en fulminant.
« -Et crois moi que je n'étais pas d'accord ! Nous n'avions pas le choix de nous déshabiller pour pouvoir entrer dans le Domia. C'est une de nos plus anciennes lois et c'est pour cela que je l'ai respecté. »
Le Domia était le noble temple de la déesse mère de notre société. Pour rentrer dans ce lieu sacré, tout être devait se révéler tel qu'il fut à la naissance. C'est-à-dire nu. Chaque sorcier, avant son initiation se veut emmener en cet endroit, pour prier. Le maître et son élève. L'initié doit alors se rendre seul devant une fontaine qui repose au centre du temple. Une goutte de sang, une larme et un cheveu en offrande afin de voir la déesse mère.
Le sang pour notre naissance.
Une larme pour la douleur de l'accouchement.
Et un cheveu pour notre devenir.
Trois symboles, trois offrandes. Ainsi, en fonction de notre âme, apparente en ces cadeaux, la déesse acceptait notre initiation. Comment est-ce que nous le savions ? Une brise se levait et se mouvait autour de nous si nous étions admis. Si non, nous mourrions. Tout simplement. Pour renaitre dans un nouveau corps pour une nouvelle vie, adaptée à notre âme.
La déesse mère se prénommait Adélaïde. Nous lui devions respect et obéissance dans le cas où elle se présenterait à nous physiquement. Mais ce genre de cas était rarissime. Une fois, voir deux, dans toute l'histoire du monde sorcier.
« Certes. » Accepta Francis.
Je me dressais devant lui.
« -Pourquoi es-tu ici ? » Lui demandais-je, calme pour une fois. Oui ça arrive de temps en temps.
« -Elle m'envoie pour connaitre ta réponse. » Elucida-t-il.
Je me figeai et m'agenouillais en symbole à notre déesse Adélaïde.
« -Déesse mère. » Soufflais-je avant de me relever.
« -Enée, elle souhaite que tu choisisses la bonne option, et elle-même est intervenu. Ce qui est très rare et tu le sais. C'est un honneur et tu te dois d'y répondre. » M'expliqua Francis.
Je hochais la tête, pas très sure de moi. Un choix s'imposait désormais et j'y étais obligée, car elle me l'ordonnait par la présence de Francis.
« -J'ai fait mon choix. » Murmurais, cependant assez fort pour qu'il l'entende.
« -Quel est-il ? » Me demanda-t-il.
Courage Enée. Dis-le. Annonce ton choix.
« -Je le choisis. » Dis-je rapidement.
Mon maître fut surpris. Il ne s'attendait surement pas à ça.
« -Quoi ?! »
« -Je le choisit. » Dis-je plus fort.
« -Je suis réellement étonné que tu choisisses cette option-là. Vraiment. » Ajouta-il avec un sourire.
« -Que puis-je garder ? » Demandais-je.
« -La télépathie. » Annonça-t-il.
Je déglutis, triste de perdre ce pour quoi j'existais jusqu'à présent. Les larmes roulaient sur mes joues sans que je ne puisse les empêcher.
« -Tes autres pouvoirs vont disparaitre, pour toujours. Tu perds ton grade de chasseur par la même occasion. Ton contrat est fini auprès des Meneurs. Ton tatouage disparaitra aussi. Ta mémoire restera intacte malgré ça. Tu seras à présent une Doks, comme ta sœur Bella. C'est-à-dire que tu es libre. Et sois en fière, car la liberté n'est pas permise à tous. Evidemment, tu ne pourras plus avoir de contact avec notre monde. En somme, tu n'es plus une sorcière. »
Il venait de m'annoncer ce que je redoutais le plus au monde.
« -Tu seras heureuse Enée. » Ajouta-il en me tendant la main.
Je regardais cette même main avec angoisse. Toute ma vie disparaitrait par ce simple toucher.
Je lui serre alors la main. Je la lui serrais avec force en lui enfonçant mes ongles dans sa peau en tentant de retenir un sanglot. Je sentais toute ma magie qui me quittait. Sans fut plus que je ne puisse supporter et je tombais au sol sur les genoux.
« -Je suis fier de toi. Tu ne me reverras plus alors je te le redis. Tu peux être fière de ta décision. »
Et il disparut.
Les portes s'ouvrirent d'un seul coup sur Caius, Jane, Aro et Demetri. Mais je ne pouvais me permettre de les regarder. J'avais tout perdu. Tout perdu pour un homme. Pour Caius.
Je sentis des bras me soulever. Je ne pouvais retenir les sanglots qui étaient là en nombre.
« -J'ai ... j'ai pris … décision … Caius.. » Réussis-je à dire entre trois ou quatre sanglots.
Je mis mes mains devant mes yeux comme pour me cacher de la réalité. Ma décision était-elle la bonne ? Serais-je réellement heureuse avec lui ?
J'entendis Aro parler, c'était lui qui me tenait.
« -Elle doit se reposer. Tout le monde sort. » Ordonna-t-il.
Je sentis qu'on me transférait dans d'autres bras. Et je m'accrochais avec force à mon nouveau porteur.
« -Je m'en occupe Aro. » Une voix. Sa voix.
Quelqu'un referma la porte pendant qu'il me transférait sur le lit. Il m'aida à me glisser sous les draps. Mais lorsqu'il voulut se redresser j'ouvris les paupières en le regardant droit dans ses yeux rouges.
« -Reste. » Lui demandais-je.
Il se figea sous ma demande, l'air étonné.
Je réitérais ma demande, mon besoin.
« -Reste auprès de moi Caius. »
C'est à ce moment-là, pour la première fois que je vis un soupçon de tendresse qui passa dans ses yeux. Mais il reprit vite contenance, tout en s'allongeant près de moi. Il passa même un bras sur mon ventre.
Je me blottis dans ses bras. Calmée, apaisée par sa présence.
Je souris.
Ce que je ne vis pas en revanche, ce fut son sourire à lui, cachée par la nuit.
