Bonsoir Bonsoir …

Tout d'abord je suis désolée pour le retard que j'ai, j'avais pourtant affirmé à Liz que je posterais toutes les semaines, mais j'ai été débordée ces temps-ci. Je sais c'est facile de dire ça, mais j'ai eu une série d'exams pour l'entrée dans la prépa que je vise. Et autant dire que le stress n'a pas favorisé l'écriture de la suite. Car oui ! Je vous avais dit que la fiction était déjà écrite et finis, mais j'ai décidé de la prolonger ! Normalement le dernier chapitre ( le 8 ) devait être la fin.

Alors j'espère sincèrement que la suite vous plaira et que je ne suis pas trompée en me disant qu'il fallait que je rajoute des chapitres! J'ai pleins d'idées en tête en tout cas.

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Un grand merci à vos reviews, qui me font chaud au cœur ! Surtout quand je reçois l'email « Nouvelle review » Ouiiiiiiiii :D.

Donc merci à N la C, Annadriya, miss-volturi-vivi à qui j'ai normalement répondu si tout va bien.

Liz : Merci merci et re merci pour tes reviews ! :) D'ailleurs ta dernière m'a fait l'effet d'un coup de pied au c** ! En me disant viite dépêche-toi ! Alors c'est vrai qu'Enée perd ses plus puissants pouvoirs, mais en écrivant j'ai préféré que ça se passe comme ça, surtout par rapport a Caius qui n'en a pas, je trouvais ça injuste pour lui d'avoir une compagne surpuissante. Même si c'est cool. Alors non je savais pas que j'etais une des rares a faire un Caius/OC, mais j'ai pu en lire avec Bella. Sinon ce sera des fics en Anglais .. Mais un peu dur de bien tout comprendre ! Et merci pour ton petit conseil ! J'avais pas vu l'incohérence, et c'est dur de le voir même en se relisant plein de fois !

En Fout Fas, un Frand Ferci ! Bref tu m'auras comprise :).

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Nicky : Et bien merci d'avoir tenté « l'aventure » ! :) Je conçois et sais bien (hélas ) que le début est confus, mais merci d'être arrivé jusqu'à ce chapitre ! Oui Athenadora est la femme de Caius ! Et oui tu as bien compris qu'il y aura de l'action par rapport à ça. J'espere que ce nouveau chapitre va te plaire. A bientôt !

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Angie : Merci pour tes encouragements, ça me fait énormément plaisir ! Je suis contente que tu aimes ! :)

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Sur ce les amies, bonne lecture et n'hésitez pas à laisser tout commentaire, même si c'est pour me hurler dessus parce que vous n'aimez pas! :)

Disclaimer : Rien ne m'appartiens, hormis les personnages ajoutés. Tout est à Stephenie Meyer.

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Je me réveillais en fixant le plafond.

Je m'étirais lentement, les muscles endoloris en raison des évènements de la veille. Ma colonne vertébrale craqua et je poussais un soupir de bien-être. J'avais adoré m'endormir près de Caius. Ça avait été réconfortant à un point que je n'aurais pu imaginer. Ecartant les bras et prenant ainsi toute la place dans le lit, je m'apercevais que le vampire n'était plus là. Surement entrain de torturer quelqu'un de bon matin. Cependant une question plus importante à mes yeux me vint à l'esprit. Qu'allais-je faire maintenant de ma vie, sans réels pouvoirs et en tant que Doks. Je retenais un grincement de dent à ce statut.

Je ne regrettais pas ma décision, non, une fois que j'en prenais une je ne changeais pas d'avis, mais l'endroit où je me trouvais ainsi que la relation vraiment étrange avec mon compagnon me laissait pantoise. Son comportement envers moi changeait d'une seconde à l'autre, c'était déroutant à la fin ! Mais maintenant que je redevenais une banale humaine je devais faire attention à mon comportement. Je ne pourrais plus me défendre aussi facilement qu'avant.

Je me relevai en position assise et passai mes mains sur mon visage. Je décidai de prendre une douche rapide et de trouver une occupation digne de ce nom pour la journée, histoire de ne plus penser à rien. Une fois sèche, j'ouvris le dressing afin de réfléchir à une tenue adaptée. Les robes de soirée et autres jogging, ça allaient bien cinq minutes. Cependant devant le nombre de vêtements qui était empilé devant moi je ne savais pas quoi choisir. J'eus alors un sourire en coin, pourquoi ne pas en faire baver Caius ? Je pris rapidement un jeans taille haute noir, une chemise blanche et une paire de bottines à talon. Je relevais mes cheveux en un chignon lâche, désirant montrer mon cou. Moi suicidaire ? Pour si peu.

Une fois prête, j'observais la chambre. Celle de mon psychopathe d'âme sœur. Mais aucune source de divertissement n'était à l'appel. Je pris donc la décision de visiter le château. Les couloirs se ressemblant, j'errais d'aile en aile, en essayant de trouver la salle des Trônes ou autre pièce un peu plus sociable que le sol froid sur lequel je marchais depuis bien une heure. M'attardant sur une statue, des effluves délicieuses parvinrent à mon nez. J'avais vraiment faim, à vrai dire j'aurais mangé un sanglier ! Si ce n'est du grignotage apporté par Jane, je n'avais pas eu de repas digne de ce nom. Je suivis l'odeur alléchante et tombais sur une petite fenêtre. Évidemment, ce n'était pas des vampires qui auraient fait à manger spécialement pour moi. Je réalisais vite que si je voulais me mettre quelque chose sous la dent je devrais sortir d'ici. Mais comment ? Les couloirs étaient déserts et je devais être perdue je ne sais ou. Je devais avoir deux solutions plutôt radicales, hurler jusqu'à la mort ou saigner pour qu'on vienne à moi.

Je retins ma respiration et hurlais d'un seul coup.

« -AAaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! »

Je me figeais dans l'attente de je ne sais quoi, mais rien de vint. Peut-être étaient-ils trop habitués à entendre des hurlements venant de nulle part. Je réessayais, mais en vain. M'énervant et tapant du pied, je pris la décision de passer par la fenêtre. Elle était petite mais suffisamment grande pour faire passer une femme de mon gabarit. Je faisais 1.65 environ et j'espérais donc pouvoir m'y glisser. Cependant elle était trop haute. Je regardais autour de moi, mais a par quelques statues ou tableaux il n'y avait pas de chaises.

Après avoir poussé une représentation d'un loup sous l'ouverture, je m'appuyais dessus et escaladais comme je pouvais. Mon buste, calé sur le rebord, je pus voir la distance entre le sol et l'endroit où je me trouvais, il devait avoir environ trois mètres. Dangereux, mais pas impossible. Je me hissais au maximum en prenant appui sur mes jambes et je me jetai dans le vide. La chute fut rapide mais l'atterrissage douloureux, surtout pour mon pied gauche, il devait être foulé. Mais j'avais vraiment faim.

Après avoir longé un parc plutôt sombre, je débouchais sur une ruelle, puis enfin une rue marchande, où j'en étais sure, il y avait une pizzeria. Je traversais la rue rapidement mais lorsque j'allais ouvrir la porte de l'enseigne, quelqu'un posa sa main sur mon épaule et me retourna d'un coup. En reconnaissant mon agresseur, je soufflais de dépit. Surtout au moment où il m'emmena dans le parc.

« -Mais est tu folle ?! »

« -Felix, merci de me priver de mon repas » Râlais-je en croisant les bras.

Il s'approcha vers moi en me dominant de toute sa hauteur. Je reculais d'un pas, mais je butais sur un obstacle. Il sourit et se rapprocha encore plus, jusqu'à me frôler. Il toucha ma joue en prenant la parole.

« -Tu ferais mieux de ne pas quitter ta chambre pour ta propre sécurité. Je ne doute pas qu'il y aurait des vampires prêt à te vider de ton sang. »

Je me crispais à ces mots.

« -C'est une menace ? »

Il s'écarta en me souriant.

« -C'est un avertissement. »

Il se baissa légèrement en avant et me désigna le chemin.

« -Si Madame veut bien se donner la peine. » Railla-t-il.

Je ne bougeais pas d'un pouce, décidée à prendre mon repas coute que coute.

« -J'ai faim, Felix. »

Il haussa un sourcil, surpris.

« -Mais tu as mangé une pomme hier. » Me dit-il sûr de lui.

Je tapais du pied comme une enfant, m'énervant.

« -Mais justement ! Hier ! L'être humain à des besoins nom de dieu ! Je tuerais pour manger ne serais-ce qu'un morceau de pain ! Tu le comprends ça ? Ou ça te passe au-dessus de la tête ? » Criais-je hors de moi.

Il me fit un sourire goguenard.

« -Vraiment ? Tu tuerais pour ça ? Moi je le fais déjà, et je peux te dire que c'est jouissif. Tu veux que je te montre peut-être ? »

« -Non merci. Je suis sérieuse Felix, donne-moi à manger, n'importe quoi ! » Fulminais-je.

« N'importe quoi ? Bien, je reviens. Ne bouge pas d'un millimètre. Est-ce clair ? » Me demanda-t-il.

Je le regardais dans les yeux.

« -Oui. »

En l'espace d'une seconde il avait disparu et je pus enfin respirer convenablement. Je soupirais et passant ma main sur mon front. Je devais avoir une discussion sérieuse avec Aro si je ne voulais pas mourir de faim ou de soif, au sens littérale. Je sentais mon estomac se tordre, mes lèvres étaient sèches. Je partis vers un banc non loin de là, et me couchais à moitié dessus en attendant. Je recommençais à me poser des questions. Sur Caius. Pourquoi ne pouvais-je pas enlever son visage de ma tête ? Il me poursuivait même dans mes songes à vrai dire. De plus, la question de ma transformation m'angoissait, quand serais-ce le moment, et qui le ferait ? Etait aussi douloureux que les vampires le disaient ? Je frissonnais. Je ne savais pas si j'étais prête à devenir immortelle. Surtout vivre l'éternité aux côtés d'un crétin fini.

« -Hé, se serait bête de t'endormir ici, qui sait, peut-être que des monstres rodent dans le coin. »

Je me redressais d'un coup en fusillant du regard Felix. Puis je vis ce qu'il avait dans les mains.

Un hot dog et une boisson fraiche. J'avançais ma main pour attraper mes victuailles mais il fit un pas en arrière. J'écarquillais les yeux et me jetais sur lui pour attraper mon dû. Mais il devait bien faire dans les 1.95 m, c'était donc impossible pour moi d'accéder à la nourriture. Je sautillais sur moi-même, mais je finis par abandonner en lui donnant un coup de pied dans le tibia.

« -Aaaaiiiiee » Hurlais-je.

La douleur avait été fulgurante, j'avais oublié que je m'étais foulée la cheville, pensant à autre chose depuis. Je tombais sur les fesses dans l'herbe et enlevais ma chaussure. J'avais un ongle en sang et un bleu sur la cheville. Je grimaçais, jusqu'à ce que je vois mon hot dog et ma boisson tomber devant moi et que j'entende Felix gronder. Je levai la tête vers lui et ce que je vis me fit peur.

Ses yeux étaient devenus noirs et il avait un regard de tueur. Le buste en avant et les poings serrés, il ressemblait à une bête prête à me vider de mon sang. Mais n'était-ce pas ce qu'il était ? Mais pas le temps de réfléchir à des questions philosophiques, je devais m'enfuir le plus rapidement possible. Je reculais doucement pour ne pas brusquer le buveur de sang et tentais de me relever de mieux que je pouvais. Mais je tombais aussitôt, mon pied ne pouvant tenir mon poids, sous la panique. Je chutais cette fois sur les mains et reculais comme je pouvais. Relevant la tête, la dernière chose que je vis fut deux yeux noirs avant de fermer les miens et de me protéger de mes deux bras. Le corps du chasseur sur moi me coupa le souffle. J'hurlais de terreur et tentais de me débattre, mais il bloqua mes mains au-dessus de ma tête. Les larmes coulaientt sous la colère de me retrouver dans une telle situation.

« -Felix, Arrete ! Stop ! »

L'espoir serra mon cœur et je tentais de voir d'où venais la voix. Mais je ne vis rien. Ma tourmente ne s'arrêtant pas, je fis quelque chose que je n'aurais jamais oser faire.

« -Pitié .. A l'aiiide ! » Criais-je, priant pour qu'on m'entende.

Felix jouait avec moi, reniflant mon cou, léchant mon visage, raflant ma poitrine de ses dents. Je ne pouvais plus retenir les sanglots qui m'oppressaient. Je crus que j'allais y passer quand le vampire fut arraché de moi. Me recroquevillant comme je pus en pleurant mon soul, je vis Jane arracher un bras à Felix tandis que Demetri tenait sa tête. Ils allaient l'écarteler s'ils continuaient, mais j'étais incapable de leur dire d'arrêter. Cependant d'autres gardes arrivèrent et les emmenèrent je ne sais ou. Quant à moi je me retrouvais seule. Du moins c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je vois Sulpicia. Je retenais à peine un soupir de soulagement. J'essuyais nerveusement les larmes sur mes joues, tentant de reprendre contenance. Elle s'accroupit près de moi et me redressa en position assise. Elle souleva mon menton afin de m'observer. Je la fixais, un peu choquée de ce qui venait d'arriver. Elle parut mécontente de ce qu'elle vu et entreprit de me recoiffer et de remettre mon chemisier à moitié ouvert. Elle siffla de colère devant mon état.

« -Je suis désolée Enée, terriblement. Je ne pensais pas qu'une telle chose puisse t'arriver. » Murmura-t-elle presque pour elle.

Je ricanais, méprisante devant sa naïveté. C'est pourquoi je pris la parole, avec aigreur.

« -Vous êtes des vampires, c'est d'une logique. Non mais franchement, je voudrais me frapper pour avoir cru que je survivrai ici. Et puis je trouve que les gens se foutent de si je vis ou pas, ou même de mes besoins ! Une pomme par jour comme simple repas ! Et encore c'est parce que Jane semble y penser ! Caius est un schizophrène qui ne sait pas ce qu'il veut de moi, il me voit comme un objet dont il peut disposer ! »

Sulpicia soupira et me prit dans ses bras. Je me raidissais automatiquement avant de me détendre.

« -Caius à un passé chargé Enée, il est roi, peut être le pire aussi. Ne crois pas que c'est facile de l'approcher ou d'avoir sa confiance. Cependant, pour toi les choses sont différentes, alors espérons que la situation va s'arranger. Maintenant, lève-toi. Jamais un humain ne met les pieds dans ce jardin, mais on ne sait jamais. »

Me redressant, j'hochais la tête. La reine partit devant moi et se retourna pour me faire signe de la suivre. J'obtempérais donc, mais en boitant. Je ne savais pas où elle pouvait bien m'emmener, mais je la suivais du mieux que je pouvais en essayant de ne pas réfléchir à ce qui venait de se passer, mais en espérant tout de même que Felix ne soit pas blessé outre mesure. Bien qu'il m'ai attaqué, je lui étais redevable pour avoir pris le temps de m'acheter de la nourriture, même gaspillée à cause de mon sang. C'était d'ailleurs pied nu du pied gauche que je marchais et j'étais étonnée que Sulpicia n'en soit pas affectée.

« -Si je peux me permettre, comment vous faite pour ne pas m'attaquer ? Je veux dire que je saigne quand même. » Demandais-je.

Elle me regarda tout en continuant notre avancée vers ce qui me semblait la salle des trônes.

« -Felix est plus jeune que moi. »

Devant les deux portes, elle se figea et se retourna pour me regarder attentivement. Elle soupira puis appela Gianna. Celle-ci derrière son bureau s'avança rapidement et s'inclina. Je levai les yeux au ciel sans pouvoir m'en empêcher.

« -Maitresse, que puis-je pour vous ? » Demanda Gianna.

«- Aide Enée à nettoyer sa plaie. » Ordonna la reine.

La secrétaire s'inclina à nouveau et me fit signe de la suivre dans une petite pièce. J'étais mal à l'aise par rapport aux évènements récents, mais elle ne me dit rien. Elle nettoya toute trace de sang puis appliqua une compresse qui tenait avec un petit bandage sur mon orteil. Elle allait ranger le matériel quand je lui fis part de ma cheville.

«- Vous devriez faire attention Enée, saigner en présence de vampire peut être dangereux. » Me dit-elle.

« -Sans deconner » Ironisais-je. « C'était un accident, et je vous serez reconnaissante de ne pas poser de questions et de faire quelque chose pour ma cheville. S'il vous plait. » Rajoutais-je de mauvaise grâce.

Elle bandât alors mon pied de long en large pour que je ne puisse plus avoir mal. Je me relevais de la chaise ou elle m'avait dit de m'assoir pour faire quelque pas. Tout allait bien, la douleur était moindre. Je lui souris et l'a remerciais avant de rejoindre Sulpicia.

« -C'est arrangé je suppose ? » Demanda-t-elle.

J'hochais la tête en silence, me postant à ses côtés devant la grande porte qui s'ouvrit.

Relevant le menton, essayant de ne rien faire paraitre, je me marchais d'un pas vif au centre de la pièce avant de m'arrêter. La reine se dirigea vers Aro , lui effleura la main et se posta derrière son trône. Le roi me regarda attentivement, puis regarda Felix à son tour qui venait de rentrer dans la pièce accompagné de Jane et Demetri. Je ne voulais pas que Caius sache ce qui s'était passé, alors je pris la parole, fixant un point au loin, la voix morne.

« -Vous vouliez me voir peut être ? » Demandais-je.

Aro bougea sur son siège, et mon regard se tourna vers lui. Il paraissait en colère.

« -Il paraîtrait que tu sois sorti hors du château. » Affirma-t-il.

Caius siffla et me toisa avec fureur avant de me hurler dessus.

« -Mais es-tu folle ?! Sais-tu seulement ce que tu risques dehors ? »

Je me crispais et serrais les dents.

« - Non, je ne le sais pas. D'ailleurs comme je pourrais le savoir ? Vous me laissez seule dans une pièce sans directives ou quoi que ce soit. » Osais-je dire, ne pouvant me taire.

Aro ouvrit la bouche mais compagnon le coupa, se levant et marchant vers moi, avant de s'arrêter a à peine cinq centimètre de moi. Je le regardais dans les yeux, attendant je ne sais quoi.

« -Crois-tu que je t'aurais laissé seule ? » Me murmura-t-il à l'oreille, jouant avec une mèche de mes cheveux. Je pouvais sentir l'aura qu'il dégageait, et j'en eus des frissons de peur. Mon cœur rata un battement mais je repris vite contenance, ne devant pas céder à la tentation. Car cet homme m'appelait de tout mon corps et je devais lutter pour l'embrasser même en sachant qu'il me détestait.

« -Jane devait normalement t'apporter ton repas et te tenir compagnie. » Cracha-t-il dans sa direction, mauvais, faisant les cent pas.

Mon amie se figea, mais Aro intervint d'une voix calme.

«- Mon frère, calme toi. Je suis sure que Jane avait une bonne raison de ne pas s'être aperçut de la disparition d'Enée. Ce n'est pas sa faute si notre chère invitée à besoin de … liberté. »

Je remerciais mentalement cet homme pour son tact, même si tout était calculé, et pour le fait d'arranger la situation.

«- Jane a fait une erreur et elle doit être punis comme il se doit ! » Clama Caius tendant le doigt dans sa direction, toisant durement son frère.

J'avançais d'un pas et ouvrais la bouche pour la défendre, mais mon compagnon me coupa en hurlant.

«- On ne te demande pas ton avis Enée ! »

J'eus l'impression d'avoir un poignard planté en plein cœur et reculais de plusieurs pas, hébétée qu'il ait pu me parler de cette manière. Les larmes montèrent et je ne pus les retenir. Je mettais ma main sur ma bouche pour étouffer les sanglots, mais rien ne changerait le fait que son comportement me faisait du mal. Je ressentais pour la première fois le côté néfaste d'avoir une âme sœur. La douleur d'être rejetée. Je vis Marcus me regarder avec tristesse et Aro avec compassion. C'en fut trop et je partis sans me retourner. Je poussais violement Gianna qui était sur mon chemin mais m'arrêtais finalement.

« -Ou se trouve la sortie de cet enfer ? » Demandais-je froidement.

Elle écarquilla les yeux avant de me répondre.

« -Ascenseur sur ta gauche, Deuxième étage. »

Nous étions donc aux sous-sols, je mettais cette information de côté pour le moment, et me dirigeais vers cet ascenseur. J'appuyais sur le bouton et attendit que les portes s'ouvrent. Je tapais du pied et m'énervais sur ce maudit bouton quand les portent s'ouvrirent. Le voyage fut de courte durée et je sortis de la boite en métal pour me retrouver dans un corridor. Je regardais autour de moi et je vis une grille qui donnait sur une ruelle. Parfait. Je courus et tentais de l'ouvrir, mais elle était verrouillée. Cependant en regardant de plus près, il y avait une ouverture en haut de ce rempart. C'est donc pied nus que j'escaladais le grillage, ayant abandonné ma seconde chaussure dans l'ascenseur. Lorsque je sautais de l'autre côté, je respirais profondément. Le gout de la liberté. J'allais m'enfuir loin d'ici. Et plus jamais je n'y mettrais les pieds.

Je m'enfonçais dans le cœur de la ville. Volterra avait beau être habité par des buveurs de sang, c'était magnifique. J'espérais pouvoir trouver un moyen de sortir d'ici et pas à pied. C'est pourquoi je cherchais depuis un moment déjà une voiture. Mais en tournant dans une rue marchande, j'en vis une. Les clefs sur le moteur, allumée, son propriétaire était sorti du véhicule pour parler à un autre passant. Je ne réfléchis pas une seconde de plus et courus le plus vite possible vers eux. Les deux hommes se retournèrent vers moi et n'eurent pas le temps de réagir. J'abattis mon poing sur le premier, et donnait un coup de pied dans le plexus de l'autre. Les voyant ne plus réagir, écroulés sur le sol, je m'engouffrais dans la voiture.

Je rigolais toute seule fière de moi, sortant de la ville et prenant la route principale à l'opposé de Volterra.

« Enfin libre. » Murmurais-je pour moi-même.

« Pas tout à fait ma chérie. » Murmura une voix féminine dans l'habitacle.

J'hurlais et freinais d'un coup. La voiture fit de nombreux tonneaux avant d'atterrir dans un champs.

A moitié consciente, je défis ma ceinture et essayait de pousser la porte pour me dégager, mais c'était impossible. Je voulus alors passer par la fenêtre, mais ma jambe droite était bloquée par je ne sais quoi. Je commençais à paniquer.

«- A l'aide ! » Hurlais-je en vain.

Je me débattais sur mon siège pour me sortir de la voiture, mais je ne fis qu'aggraver l'état de ma jambe. Je crus que la situation ne pouvait être pire quand de la fumée s'échappa de l'engin et que des flammes commencèrent à se former.

« -Non... Non ! Pitié ... Tout mais pas ça! Help ! » Criais-je encore en tapant de rage sur le volant.

Je commençai à avoir du mal à respirer, et les flammes commencèrent à bruler ma peau.

J'hurlais encore et encore, suppliant, priant pour qu'on me vienne en aide. Je toussais, pleurait sous la douleur du feu.

Ma tête tomba en arrière et je cessais de me débattre.

Je perdis connaissance, et ce fut une fois de plus le noir.

Certaine cette fois ci de ne jamais me réveiller.