Disclaimer: Rien ne m'appartiens, hormis les personnages ajoutés. Tout est à Stephenie Meyer.
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Bonsoir à toutes! Toujours là ?
Encore un grand désolé pour le retard, et merci à Liz, Gaellezjey, Nicky XYZ, et Lilijoy pour leur mot qui m'ont fait plaisir et qui m'ont rassurés.
Liz: Voilà le chapiiiitre! :)
Lilijoy: Je commence à pouvoir m'organiser et gerer mon temps! Merci pour ton mot en tout cas! :)
Critique-fanfic: Et bien ton avis et un avis comme les autres. Je pense juste que tu pourrais le dire d'une meilleure façon. Personne n'est parfait. Tout ce que j'ai à te dire, c'est que si ma "fic est tellement mal écrite ! sa fais pitié", alors ne viens pas la lire.
Je finirais pour te répondre par une belle citation de Bob Marley: "Qui êtes vous pour juger de la vie que je vis ? Je sais que je ne suis pas parfait et je ne vis pas pour l'être ! Mais avant de commencer à pointer le doigt, assurez-vous que vos mains sont propres."
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Sur ce, voici le dixième chapitre. Bien qu'il ne soit pas long par rapport au temps que j'ai mis à le poster, j'ai travaillé dessus, effaçant et re écrivant. C'est un chapitre qui était important pour moi, et je le voulais parfait ( je précise, pour moi, car rien n'est jamais parfait et vous pouvez ne pas aimer). Et ce soir je l'ai trouver à mon goût et prêt à être publié.
Toutes vos remarques sont bonnes à entendre.
Bonne lecture, et à très vite pour la suite! :)
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Je sentais ma peau se déchirer, fondre ou encore cuire sur tout mon corps. La douleur était insupportable, jaillissant de toute part sans pouvoir l'arrêter. Je priais pour que l'on mette fin à mon calvaire, mais sans peine, c'est comme si le mal empirait. Je suffoquais mais la fumée entrant dans mes poumons provoquait un brasier en moi. Je découvrais l'enfer. Je voulais pleurer pour libérer mes souffrances mais je me desséchais au fur et à mesure que les flammes léchaient mon corps. J'hurlais de l'intérieur, n'étant pas capable de le faire. On dit que lors de sa mort nos souvenirs défilent devant nos yeux, mais moi tout ce que je voyais c'était les flammes de l'enfer. Je voulais me battre pour vivre, je ne voulais pas abandonner. Seulement je finis par céder.
Le noir, voilà ou me je trouvais à présent. Un noir pur cependant. Je ne pouvais rien voir mais je pouvais sentir mon corps, je levais mes mains devant moi par réflexe. Je les avançais doucement sur mon visage, m'arrêtant à deux centimètres de celui-ci. J'avais peur de ce que j'allais sentir. Je pris une inspiration et je comblais le vide. Les larmes s'échappant sans que je ne puisse les empêcher je me pliais en deux sous le coup de l'émotion. Ma peau était douce, lisse et agréable au toucher, aucune trace de ce qui avait pu m'arriver. Je me mis alors à palper mon corps sur tous les endroits possibles pour savoir si ce n'était pas une hallucination. Mais c'était bien réel. La joie fit exploser mon cœur l'espace d'un instant. Car oui, j'avais beau avoir retrouvé mon apparence et ne pas ressembler à un cadavre, je ne savais pas si j'allais rester enfermée dans ce noir toute mon éternité. Je fis un pas en avant en me retenant de tomber comme je pouvais. Je ne pouvais pas voir ou j'allais et j'en étais déstabilisée. Je continuais mon avancée de cette façon pendant quelques instants avant d'entendre un rire. Je me tournais dans tous les sens afin de localiser la source du son mais il semblait se mourir.
« -Il y a quelqu'un ? » Demandais-je, avant de me rendre compte de l'absurdité de la chose.
J'étais morte, et donc seule à présent. Mais je testais quand même quelque chose. J'ouvris les vannes de mon conscient afin de chercher ne serais-ce qu'une seule petite pensée. Je m'effondrais alors sous l'assaut des centaines de milliers de pensées, hurlements et cris qui s'engouffraient dans ma tête. Je réussis je ne sais comment à éteindre ma radio. Tremblante, les mains sur ma tête, je tentais de me relever mais au moment où j'allais m'effondrer sur le sol, je sentis des bras me soutenir.
« -Ca va aller Enée, ça ira toujours »
Je levais les yeux tentant de voir son visage, mais impossible. Je soufflais et le pris dans mes bras.
« Oh mon dieu, Francis ! »
Je le serrais de toutes mes forces, ne pouvant y croire. Blottie contre lui, je lui posais milles questions.
« -Ou sommes-nous ? Suis-je morte ? Oui c'est sûr. Pourquoi es-tu ici ? Caius ou es-t-il ? Oh mon dieu ne me dis pas qu'on va rester enfermé dans le noir pour toujours ? »
Je sentis que Francis se raidissait au fur et à mesure de mes mots. Je me détachais et l'attaquais d'une voix dure.
« - Que me caches-tu Francis ? »
Je l'entendis souffler. Je pouvais bien l'imaginer croiser les bras tout en mettant sa main droite sous son menton comme il avait l'habitude de le faire. Je secouais la tête, me débarrassant de cette pensée fugace. Au bout d'un moment il finit par prendre la parole d'une voix grave et basse.
« -Je suis désolé pour ce que tu as traversé Enée. Ce n'était pas censé se passer comme ça, ce n'est pas ton destin. Athenadora ne devait pas rentrer avant encore trois semaines. »
Je fronçais les sourcils.
« -Athenadora ? »
« -La femme de Caius. »
Je bloquais sur cette affirmation. Caius ? Femme ? Cet abruti avait une femme ! Je tapais du pied et m'énervais.
« -Non mais c'est une blague ? Depuis quand il a une femme ?! » Questionnais-je.
Mais je ne lui laissais pas me répondre.
« -Et personne ne pouvais me le dire bien sûr ?! Non mais oui, ce n'est qu'un détail ! C'est n'importe quoi Francis ! »
Il soupira et je l'entendis faire un pas vers moi.
« -Je te l'ai dit, ça ne devait pas se passer comme ça, maintenant les choses vont se compliquer. Elle ne devait pas rentrer avant un moment. » Affirma-t-il.
« -Ah oui ? Et pourquoi elle est rentrée au juste ? » Demandais-je mauvaise.
« -Il semblerait que quelqu'un lui ai dit pour toi. Il existe surement un vampire ou deux ayant une dent contre ton compagnon, sans mauvais jeu de mots. »
Je levais les yeux au ciel, sans blague. Mais je le laissais continuer.
« -Lorsque la reine a appris la nouvelle, que Caius avait trouvé sa compagne, j'ai pu observer sa réaction. Cette femme était très en colère, non parce qu'elle l'aime, mais à cause de son rang. Bien qu'elle devait se douter que ce jour arriverait, elle souhaite se venger de toi. Tu es la personne qui va prendre sa place. La haine l'a poussé à provoquer ton accident de voiture. Elle a juste eu à sauter sur l'occasion de te voir fuir le château. Ce qui est nettement plus simple pour elle que de te tuer devant tout le monde. » Me narra-t-il, las.
Je secouais la tête, ne pouvant en entendre plus. J'avais causé ma propre perte en fuyant la vérité. Le fait d'apprendre qu'Il avait une femme me confortait dans mon idée. J'étais amoureuse de Caius, je l'aimais, c'est pourquoi j'avais pris la fuite. Etais-je allergique au bonheur ? Si seulement j'avais eu mes pouvoirs, le problème aurait été réglé. A cette pensée je me figeais. Etait-il possible que ?
« -Donne-moi mes pouvoirs Francis. » Ordonnais-je d'une voix dure.
« -Je te demande pardon Enée ? Je te parle de ta mort et tout ce que tu trouves à dire c'est ça ?! » S'exclama-t-il.
« -Le domaine des Dunes, Francis. Ne me dis pas que tu ne sais pas de quoi je parle. » Lui dis-je, sûre de moi.
Il eut un hoquet de surprise, ne s'attendant surement pas à ça. Nous n'en avions jamais reparlé.
« -Tu sais, le sortilège. Que tu as si bien effectué. » Le narguais-je.
« -C'était une erreur, la mort me convient, je ne l'utiliserais pas. » Affirma-t-il.
« -Parce que tu n'as personne qui t'attends en bas. Mais moi si. » M'opposais-je avec humeur.
« -C'est trop dangereux Enée. On ne sait même pas s'il fonctionne réellement. » Essaya-t-il.
« -Nous avons fait un pacte avec Adelaïde. La destruction des Dunes contre le sort de résurrection. Meurt, et dans l'au-delà tu te verras récupérer tes pouvoirs, pour revenir dans le monde des vivants. Pouvoirs, d'ailleurs, qui en y réfléchissant, tu m'as ôté sans me demander vraiment lequel je voulais garder. » Enonçais-je.
« -Oui, bon je t'avouerais que je ne voulais pas vraiment que tu gardes les autres, car ils sont trop puissants et que tu as du mal à gérer tes émotions. Et puis c'est quand même bien toi qui m'as demandé lequel tu pouvais garder. » Me répondis-il avec malice.
« -Non mais je rêve ! Rejette la faute sur moi ! » M'écriais-je avec de la mauvaise foi.
Il rit et il s'approcha de moi pour mettre sa main sur ma joue.
« -Je ne voulais que ton bien. Pour le pacte, je n'ai plus envie d'être seul, tu vas me manquer, et tu m'as manqué depuis ma mort. Mais je comprends. Tu es jeune et il t'attend. Si tu voyais dans quel état il est. J'ai rarement vu autant de souffrance de la part d'un vampire. Adelaïde respectera sa part du marché, nous lui avons rendu service autrefois. Et un pacte est un pacte. Avec le temps tu comprendras, mais nous avons étés égoïstes, tant de morts en une nuit. Même s'ils étaient coupables, dans la mort, les conflits n'existent plus. Et c'est pour ça que je ne me servirais pas de ce sort, je suis bien dans les ténèbres. » Déclara-il en un souffle.
« -Montre le moi Francis, je t'en prie. Je veux voir Caius, comment il va. Juste une vision. » Demandais-je avec émotion.
Il soupira mais accéda à ma demande.
Une image apparue dans ma tête. Une image dont je me souviendrais toute ma vie. Caius tenant mon corps sans vie, se balançant d'avant en arrière, hurlant et sanglotant, bien que pleurer lui fût impossible.
La vision se termina et je sentis un trou béant à la place de mon cœur, comme si on me l'avait arraché.
« Fais le sort, vite je t'en supplie. » Ordonnais-je.
« Tu sais bien qu'on ne peut être un vampire et avoir plusieurs pouvoirs … »
« …En même temps, merci je sais. Alors rends-moi le pouvoir d'explosion. C'est tout ce que je demande. » Le coupais-je.
« -Bien. Si c'est ce que tu veux. Tu es prête ? » Me demanda-t-il.
« -Je suis prête. » Affirmais-je.
« Ad vitam æternam. »
Je me tordis sous le choc. Je revivais ma mort en accéléré mais de façon à renaître.
Du noir, je sombrais dans l'inconscience.
Pour renaitre de mes cendres.
