NA: Double chapitre cette semaine, bonus. Parce qu'il est court. Du point de vue de Santana. On en sait un peu plus sur sa vie.

NT: Hey! je sais que ça fait un petit moment que je n'ai pas posté, mais je viens de reprendre les cours et j'ai du mal à me réhabituer. Je suis vraiment désolée, mais ce soir je ne vais pas prendre le temps de répondre à vos reviews parce que je tombe de fatigue et que j'ai hâte de me mettre sous les couettes ^^ Je suis sûr que vous allez aimé ce chapitre! Il est génial! Je remercie Heya-Nahe qui à partir de maintenant, me corrigera. N'hésitez pas à donner votre avis, que ce soit pour l'auteur ou pour moi ;)

Malheureusement, je n'ai aucune idée du temps que je vais mettre pour traduire le prochain chapitre, encore désolée pour l'attente. Bonne lecture!


Je me réveille et sans même ouvrir les yeux tout me semble agréable, chaleureux, confortable et bien. Mais, quelques secondes passent et quelque chose ne va pas. Je remue un peu. Ça n'a pas l'air d'être mon lit. En réalité, ça n'a pas l'air d'être un lit tout court.

Je me tourne et je ne suis définitivement pas couché dans mon lit. C'est un canapé. Mais pourquoi j'ai dormi sur le canapé ? Ça n'a aucun sens. Pourquoi j'ai dormi sur le canapé alors que je peux monter les escaliers et dormir dans mon lit ?

J'ouvre un œil pour regarder autour de moi et voir s'il y a un quelconque indice.

Merde, ce n'est pas du tout ma maison. Je ne reconnais rien. Je ne sais pas où je suis. J'ouvre mon autre œil et lève la tête, je baisse les yeux, l'oreiller où ma tête était posée.

Il y a une télé de l'autre côté de la pièce en face de moi et une petite table à quelques pas de moi. Je ne reconnais vraiment rien. Cet endroit me semble familier mais je ne sais pas où je suis. Je pense que je devrais peut-être arrêter de boire autant.

Je jette la couverture qui me recouvrait et regarde entièrement mon corps. Heureusement, je suis toute habillée. C'est bien. Je m'assois et quelque chose m'interpelle. Je me tourne sur la droite et il y a un gros chat assis sur la petite table. Je porte ma main à ma bouche et j'halète. Cette chose me regarde fixement. Il me regarde comme s'il voulait me manger. Mais, je n'ai vraiment aucune idée de ce qu'il veut. Le chat miaule fortement. Je me penche en avant et met mon doigt contre mes lèvres pour faire taire le chat. Je ne sais pas pourquoi, bien sûr. Je ne sais pas quelle heure il est et je ne sais pas s'il y a quelqu'un d'autre qui dors dans cette pièce. Je ne sais rien.

Je m'assois et regarde autour de moi. C'est une grande pièce ouverte. Ça semble être un salon et je peux voir la cuisine d'ici. C'est agréable. Rien de comparable à l'immense maison où je vit mais la personne qui vit ici a aussi un bel endroit. C'est un peu intime. Chaleureux et invitant. C'est peut-être pour ça, quand je me suis réveillée, je me suis sentie à l'aise et confortable et tout simplement bien.

C'est une honte que la seule chose que mon esprit me dit de faire est de partir. Cours. Sort d'ici.

Je suis debout et je remarque que je n'ai pas mes chaussures. Je ne me rappelle pas les avoir enlevées. Encore une fois, je ne me rappelle pas grand-chose de la nuit dernière. Je repère mes chaussures justes à côté du canapé et je me rassois pour les mettre. Je peux sentir le chat me fixer alors que je fais mes lacets. Je lève les yeux quand je finis et regarde la chose damnée.

Je me relève et regarde autour de moi. Il ne semble pas y avoir quelqu'un ici. Je peux voir une porte fermé, bien que, et je suppose que c'est une chambre et que quiconque vit ici est assez gentille pour me laisser dormir là.

Je me demande ce qu'il s'est passé et comment je suis arrivée ici, mais je pense que je me suis endormie, et voilà. C'est déjà arrivé, à l'université. Je voulais sortir la nuit, me soûler, m'endormir, et ne pas m'en rappeler le jour suivant. Que ce soit pour l'alcool ou si c'est moi qui le voulais, je ne sais pas.

Le chemin jusqu'à la porte d'entrée est court. Je la déverrouille et l'ouvre. Je me tourne pour sortir et le chat est là, me regardant fixement. C'est maintenant que je me souviens de ce qu'il s'est passé la nuit dernière. Ou des parties de ce qu'il s'est passé. Je me souviens être debout à cet endroit précis et ce chat qui me regardait comme maintenant.

Brittany.

J'ai fermé la porte aussi rapidement et tranquillement que possible. Ce chat est celui de Brittany. Je ne me souviens pas de son nom mais c'est quelque chose de long. Je le sais. Cet appartement est celui de Brittany. Ce canapé est celui de Brittany. La personne qui dort derrière la porte de la chambre est Brittany.

Je souris un peu, debout en haut des escaliers. Je me souviens qu'elle m'a emmenée ici après que je me sois montré au bar. Après qu'elle m'ait apportée quelque chose à manger. Nous nous sommes assises sur le canapé, on a regardé la télé et on a joué avec le chat. Un sentiment étrange traverse mon corps. Je ne suis pas vraiment sûre de ce que c'est. Reconnaissance sûrement.

Je descends les escaliers le plus doucement possible. Seulement quelques marches craquent sous mon poids. Je me sens chanceuse mais je ne sais pas vraiment pourquoi. Et je ne sais définitivement pas pourquoi je suis allée au bar hier soir. Je ne sais pas pourquoi j'ai accepté d'aller avec Brittany chez elle, soit. Bien que, je ne savais pas où elle m'emmener quand nous avons quitté le bar. Je ne sais pas pourquoi j'y suis allé si librement. Elle est pratiquement une étrangère. Ce n'était probablement pas le choix le plus intelligent mais je ne pense pas que Brittany me ferait du mal.

Je pousse la porte et fais un pas dehors. Quand je regarde à ma droite je vois le devant du bar et marche en cette direction. Je me rappelle vaguement avoir entendue Brittany dire qu'elle habitait à côté.

Alors que je marchais je remarque ma voiture sur le parking. Parfait. Mais il me faut mes clés. Je tapote mes poches. Dans ma poche droite il y a mon téléphone et dans ma poche gauche je trouve mes clés. Je les sors et me précipite vers ma voiture.

Je ris un peu parce que ma voiture est ici, dans le parking du bar depuis vendredi soir. Maintenant on est dimanche matin. Mec, c'est terrible. Je suis un gâchis sacrément sexy.

La voiture démarre quand je tourne le contact. Un certain Bon Jovi retentit dans les hauts parleurs. Je donne un coup contre la radio pour étouffer le bruit. Il ne fait qu'empirer mon mal de tête.

Une fois que c'est calme, je démarre la voiture et rentre à la maison. Je suis sûre que ma mère sera ravie de me voir à cette heure.


Je gare la voiture dans l'allée quand j'arrive à la maison. Après avoir coupé le moteur, je repose mon front contre le volant redoutant mon entrée dans la maison. Je sais que ma mère est réveillée. Il est un peu plus de 8 heures. Je sais qu'elle est levée et qu'elle lit le journal. J'espère pouvoir éviter son interrogatoire.

Je sors de la voiture et ferme la porte. Si j'y vais, les chances pour que ma mère me voit ou m'entende sont faibles. J'entre à l'intérieur et ferme la porte sans un bruit. Je m'arrête et tend l'oreille pour voir si j'entends ma mère. Je n'entends rien donc je fais quelques pas hésitants vers l'escalier. L'étape suivante est plus dur parce que de la table de la salle à manger on peut voir les escaliers.

Je pose mon pied sur la première marche et toujours rien. Je le sens bien ce coup là. Je monte une deuxième marche et toujours rien. Une troisième.

« Santana. » La voix de ma mère résonne dans la maison. Je m'arrête et fais demi-tour. Je sais que je ne peux pas, juste, partir en courant. Ça empirerait les choses.

« Oui maman. » Je dis en me tournant vers elle et essaye de la regarder le plus innocemment possible. Pas que j'ai fait quoi que ce soit de mal.

« Où étais-tu ? » Elle demande, ne tournant pas autour du pot.

« Je suis resté chez un ami. » Je lui dis et ce n'est pas un mensonge. Eh bien, « ami » peut être un mot généreux. Brittany n'ait pas vraiment mon amie. Je pense qu'elle est juste une personne qui a eu pitié de moi et qui a prit soin d'une femme donc je n'ai pas finis morte sur le côté de la route ou quelque chose comme ça.

« Vraiment ? Et cette amie et une fille, par hasard ? » Elle baisse le journal et me lance un regard furieux.

« Elle l'est. Quel est le rapport ? » Je ne sais vraiment pas pourquoi cette question.

« Alors je suppose qu'il y a plus que de l'amitié entre toi et ton ami. » Elle lève les sourcils en faisant son commentaire salace.

Ça suffit. J'ai eu ma dose. Je fais quelques pas jusqu'à la cuisine. « Tu sais quoi ? Ce n'est pas parce que je suis gay que ça veut dire que je dors avec toutes les filles avec qui je suis en contact. »

« Ne prends pas ce ton avec moi, Santana. Et je n'ai pas dit ça. » Elle pose le journal sur la table. « Je dis juste que tu as passé beaucoup de temps « dehors » ces deux dernières semaines. Je suppose qu'une fille à un rapport avec ça. Et, j'espère que tu as plus d'estime de toi que ça pour dormir n'importe où. Je t'ai élevé mieux que ça. » Elle finit son petit discours et reprend son journal mais me regarde toujours comme-ci que je l'avais déçue. Et je suppose que je l'ai fait.

« Il n'y a pas de fille. Pour ton information. Je suis resté chez une amie hier et rien n'est arrivé. Et c'est la vérité. Je vais monter prendre une douche. » J'informe ma mère.

« Bien. » Je me tourne pour monter les escaliers, encore.

« Et, Santana. » Je m'arrête et me tourne pour faire face à ma mère. « Je vais aller à l'église à 10 :00 sois prête à 9 :30. » Elle dit derrière son journal sans même me regarder.

Je jette mes mains en l'air. Je sais que je ne peux pas me disputer avec elle. « D'accord. » Je grommelle et monte les escaliers.

Je ne comprends pas pourquoi elle ne me croit pas. Genre, jamais. Pas seulement avec ça, mais avec d'autres choses, aussi.

J'irai à l'Eglise avec ma mère juste pour me moquer d'elle. Ce n'est pas que je ne crois pas en dieu ou en la religion ou autre chose comme ça, c'est juste que l'église catholique n'a pas trop de bonté avec les gens comme moi.

A mon avis c'est juste une bande de vieux types qui sont coincés avec leurs vieilles habitudes.


Je vais à l'église et m'assois avec ma mère pour la messe. C'est une messe habituelle. Je ne me sens pas à ma place. Je viens à l'église depuis que je suis bébé avec mes parents. Nous marchons vers la voiture après la messe quand ma mère me dit que nous sortons ce midi.

« Ok. » J'accepte. Encore une fois, ce n'est pas comme-ci que j'avais le choix. On a prit qu'une seule voiture et il n'est même pas envisageable que je rentre à pied.

« Comment trouves-tu le BreadstiX ? » Elle demande en ouvrant les portes de la voiture.

« Bien. » J'adore le BreadstiX, donc c'est un plus. Cette journée ne sera pas complètement merdique après tout. Moi, au moins, je vais avoir un repas génialement délicieux. Et ma mère va sûrement payer, encore mieux.

Nous sommes assises l'une en face de l'autre dans une des nombreuses cabines. Je mange un bout de pain quand ma mère s'éclaircit la voix. « Quoi ? » Je dis en mangeant un gressin.

« Santana. » Ma mère soupire. « Ne parle pas la bouche pleine. » Elle me gronde. « Je veux que tu te prennes plus au sérieux. Tu n'es plus une enfant maintenant. »

« Je suis sérieuse. » Je soutiens. Parce que, oui, je suis sérieuse, mais pas tout le temps comme elle. Je ne veux pas être vieille et ennuyeuse. Pas encore, du moins.

« Non. Quand vas-tu grandir et prendre tes responsabilités ? »

« Je suis responsable. »

« Non. Santana tu ne l'es pas. Tu as 23 ans et tu vis encore à la maison. Tu passes les week-ends à faire la fête ou je ne sais quoi. Tu ne rentres pas à la maison la nuit ou tu restes dehors toute la matinée. »

« Ce n'est pas vrai. »

« Si. Ça l'est. Santana tu dois te ressaisir. Et bientôt. Dans quelques années, je partirais en retraite et tu reprendras mon affaire. Et plus tôt tu mets de l'ordre dans ta vie mieux c'est. Je ne dis pas ça comme ça. Je le dis parce que tu dois te ressaisir. »

« Maman, ça ne fais même pas 1 an que je ne suis plus à l'université. J'habite à la maison parce que je ne peux pas me permettre de déménager. L'université n'est pas vraiment donnée. Et je sais que toi et papa avait payé la moitié mais j'ai encore des dettes. Et je travaille dessus. Je ne sais pas ce que tu veux de plus de moi. »

« Que dirais-tu de ne plus sortir tout le temps et d'avoir –peut-être- une relation sérieuse ? » Elle me regarde dans les yeux et je peux voir son regard de défi.

Je voudrais en discuter mais je ne sais pas si je peux. Elle n'a pas tort. En plus, tout le monde ne peut pas avoir l'argent et la prise en charge de la putain d'agence d'assurance, elle a raison. Je grandis mais je n'agis pas toujours comme ça. Surtout avec le travail. Je pourrais être plus responsable et je passe beaucoup de temps à boire mais c'est surtout parce qu'elle me rappelle tous mes échecs et déceptions, un peu comme elle fait maintenant.

Mais je suis encore jeune et je peux faire ce que je veux. Je suis une adulte et ma mère n'a pas à me dire quoi faire.

« Ouais, bien. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Je ne suis pas parfaite. » J'hausse les épaules nonchalamment.

Ma mère soupire. « Santana. » Elle dit comme-ci qu'elle ne savait pas quoi faire de moi. Elle détourne alors son regard vers la fenêtre.

Je ne sais pas ce qu'elle veut de plus de moi, eh bien, autre chose que ce qu'elle vient de mentionner. Mais, allez, ce n'est pas si mauvais que ça. Je m'en sors foutrement bien pour quelqu'un qui a 23 ans. J'ai un travail. J'ai un futur dans ce travail. J'ai un toit au-dessus de ma tête. Je fais beaucoup plus que certaines personnes à mon âge.

Eh bien sûr, peut-être que je vis encore à la maison, que je ne suis pas dans une relation stable, mais tant pis. Beaucoup de personnes ne le sont pas.

Elle devrait être heureuse que je sois allé à l'université et que j'ai choisi le secteur des assurances que j'ai plus pris pour elle pour qu'elle puisse prendre une retraite anticipée. Elle devrait être heureuse que je vis encore chez elle et que je lui donne quelque chose à faire. Parce que si je n'était pas là elle aurait personne à pister ou critiquer. Elle devrait me remercier pour garder sa vie intéressante.